L’appel, l’appel des éléments tome 1 de Stéphane Melin.


18920506_307271089719575_3323682806777008613_nLe livre : L’appel, l’appel des éléments tome 1 de Stéphane Melin. Paru le 01 juin 2017 en Autoédition. 14€90 ; 376 pages.

 

4e de couv :

« La prophétie te réclame, tu ne peux t’y soustraire »
Cette mystérieuse phrase va bouleverser la vie paisible du jeune Abel.
Il devra quitter les siens pour parcourir des contrées inconnues, à la recherche de mystérieux compagnons qui le seconderont pour repousser la menace qui pèse sur sa Province et le reste du monde.
Une lutte de chaque instant, un danger permanent, mais aussi l’amitié et l’amour, tant de choses que notre jeune héros va découvrir.
Mais parviendront-ils à leur fin ? Quels sacrifices devront-ils faire pour mener à bien la mission qui leur a été confiée ?

Le résumé de la quatrième de couverture devrait vous inciter à entrer dans le monde d’Abel !!

 

smL’auteur : Stéphane Melin est un jeune auteur de 36 ans aujourd’hui

Il a écrit de premier opus de la trilogie L’appel des éléments  à  31 ans .

Nouvel auteur dans la Fantasy, il cherche à faire partager l’univers qu’il a créé. Bercé depuis tout jeune dans des univers imaginaires, il ose enfin prendre la plume pour proposer son monde. Il est actuellement Taxi Ambulancier.

 

 

L’accroche de Miss Aline

L’appel, l’appel des éléments tome 1, Stéphane Melin

 

19437624_321323964980954_1632175090108922652_nAprès un rêve étrange, Abel découvre à son réveil un tatouage sur sa poitrine. Le doyen d’Adonia lui révèle qu’il est l’Elu de la Prophétie de l’Appel des éléments. Il doit donc parcourir la Province à la recherche des autres Elus et affronter l’envoyé du Chaos pour lui reprendre le Souffle de la Terre, une relique assurant la paix du monde.
Aidé par ses amis, Abel parcourra la région pour découvrir les secrets de la Prophétie et repousser la menace qui pèse sur la Province.
Bien évidemment, leur adversaire dressera de terribles obstacles sur la route des jeunes héros.
Abel devra se surpasser pour vaincre cet ennemi.

Non je ne me suis pas égarée dans mon choix. J’aime aussi la fantasy. Bien sûr j’ai lu  » le trône de fer » mais ma préférence va à Robin Hobb pour l’assassin royal.

Bref, parlons plutôt du Livre qui nous occupe actuellement.

L’élément majeur dans la fantasy c’est la quête. Il y en a une ici.
En général tu trouves le bien contre le mal. Il faut des personnages emplis de bons sentiments, des idéaux, de l’amitié, de l’amour (ben oui il en faut toujours un soupçon !), du sacrifice (voire plusieurs). Il faut des épreuves, des combats, des animaux qui n’existent plus ( je devrais dire « pas » mais j’aime bien l’idée qu’ils puissent être vrais dans une certaine mesure). Le tout dans un monde qui n’est pas celui d’aujourd’hui.
Il y a tout ça dans le roman de Monsieur Melin. Pas de lourdeur dans l’écriture, le rythme est tout de suite marqué comme vif et tu ne peux/veux que le suivre.
Les personnages sont attachants. Mon préféré c’est Kroll. Vous me direz quel est le votre quand vous aurez terminé votre lecture. Ah, parce que je recommande ce livre ? Ben oui que le le recommande. Allez lancez vous ! Pour les novices dans le genre fantasy c’est un très bon début.
Hâte de lire le tome suivant…. Merci Monsieur Melin pour ce bon moment de lecture et d’évasion.

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Nous rêvions juste de Liberté d’Henri Loevenbruck


Les off de OPh 1

 J’ai la chance aujourd’hui de vous présenter le premier billet d’Ophélie, notre nouvelle chroniqueuse.

Ophélie nous propose son ressenti de lecture avec ce premier Off de Oph sur :

Nous rêvions juste de liberté d’Henri Loevenbruck.

 Et… Pour mieux connaitre Ophélie c’est ICI

 

Nous rêvions juste de Libertéle livre : Paru le 29 mars 2017 chez J’ai lu dans la collection Thriller.  7,80 € ; (491 p.) ; 18 x 11 cm.

  4e de couv :

Nous rêvions juste de liberté

Providence, le grand nulle part.

La bande d’Hugo, dit Bohem, s’englue dans un avenir opaque. Pour s’en affranchir, vivants et libres, ces rêveurs intrépides entreprennent une traversée du pays qui n’épargnera rien ni personne. Guidant leur devoir d’insoumission, trois valeurs tutélaires : loyauté, honneur et respect.

Sur la route, Bohem et les siens feront l’expérience de la vie, splendide et décadente. À la fin du voyage, au bout de l’initiation, un horizon : la liberté.

« Jusqu’où iriez-vous par amour de la liberté ? »

L’auteur : Henri Lœvenbruck
Henri Lœvenbruck est né en 1972 à Paris, dans le quartier de la Nation, où il a passé toute son enfance et son adolescence. Après le bac, hésitant entre la musique et la littérature, il tente d’allier ses deux passions : la semaine, il étudie en khâgne au lycée Chaptal et le week-end il se défoule en concert ou en studio avec de nombreux musiciens.
Après avoir étudié la littérature américaine et anglaise, l’heure du service national venue, il fait une objection de conscience et passe 17 mois comme maquettiste aux Editions Francophones d’Amnesty International, puis il part vivre en Angleterre, près de Canterbury, où il enseigne le français dans un collège.
De retour en France, il exerce divers métiers, de barman à web-designer en passant par professeur d’anglais, avant de se diriger vers le journalisme littéraire. Pigiste pour la radio (TSF) et la presse écrite (L’Express), il signe de nombreuses chroniques sur les littératures populaires avant de créer son propre magazine (Science-Fiction magazine). Après être resté rédacteur-en-chef de ce titre pendant deux ans, il publie à 25 ans son premier roman aux éditions Baleine, un polar futuriste où l’on devine l’influence manifeste de Philip K. Dick… Cette fois, son choix est fait, il décide de se consacrer pleinement à l’écriture. Il publie alors deux trilogies de Fantasy, La Moïra et Gallica, lesquelles rencontrent un succès inédit pour un auteur français (La Moïra dépasse en France les 300 000 exemplaires, toutes éditions confondues, et les droits sont vendus dans 11 pays). Suivront de nombreux thrillers aux éditions Flammarion (Le Syndrome CopernicLe Rasoir d’Ockham…) qui lui vaudront d’être qualifié par le Nouvel Observateur de « nouveau maître du thriller français ».
Membre fondateur de la Ligue de l’imaginaire aux côtés, entre autres, de Bernard Werber, Franck Thilliez, Bernard Minier et Maxime Chattam, en juillet 2011, il est nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.
En 2015, son roman Nous rêvions juste de Liberté rencontre un joli succès médiatique et fait à présent l’objet d’un projet d’adaptation cinématographique avec l’un des plus grands réalisateurs français.
Passionné par l’histoire de la contre-culture américaine en générale, et du mouvement biker en particulier, Henri Lœvenbruck tient une rubrique historique dans le mensuel Freeway.
Aujourd’hui, il partage son temps entre l’écriture et l’assouvissement de ses deux passions : la moto et la collection de montres cassées…

Les off de OPh 1

Le OFF de OPH ou L’avis d’Ophélie

 

« Nous rêvions juste de Liberté »

Pas de mots, juste des larmes et le cœur serré…

« Nous rêvions juste de Liberté » n’est pas un livre mais un trésor, un trésor que je vous conseille d’ouvrir et de lire sans attendre…

Un trésor qui vous fera sans doute passer au delà du miroir si, derrière Bohem, vous décidez de prendre le chemin de la liberté…

Un trésor qui vous fera forcément ouvrir les yeux sur le sens profond de l’amitié…

J’avoue ne pas être une fidèle de l’ensemble des œuvres de Sieur Henri Loevenbruck. Jusqu’à ce jour je n’en n’avais lu que deux (Le rasoir d’Ockham et les cathédrales du vide) qui m’avaient été conseillés par Christophe de la Librairie des 4 chemins à Lille. Christophe, un de ces Libraires magiques qui vous connaît tellement bien que quand vous allez le voir il met à chaque fois dans le mille quand il vous conseille.

J’avais beaucoup entendu parlé de ce roman par des amis. Ils le décrivaient avec ferveur comme une œuvre bouleversante et ils y ont mis tellement d’émotion que je n’ai pas su résister.

Je l’ai donc acheté et me suis plongée dedans…

Comment vous faire comprendre à quel point ce roman m’a percuté… Au delà du chemin initiatique que beaucoup évoquent et que je considère comme quelque chose de très personnel, j’ai vu tellement d’autres choses… les valeurs qui sont décrites, la loyauté, le respect, l’honneur… l’amour inconditionnel que l’on peut ressentir pour des amis bien plus que pour des « amoureux », voir même de la famille…
Ce besoin d’être libre au delà des apparences et des pressions de conformité auxquels nous sommes soumis en permanence, cette envie de ne pas entrer dans un moule et de refuser ce que certains appellent « la fatalité » ou encore « l’inéluctable »…
Cette amitié qui nous transcende même quand nous n’avons plus de contacts avec celui ou celle à qui on se sent lié à jamais (je vais d’ailleurs offrir ton livre à « ma Freddy » pour qu’elle sache à quel point je l’aime), mais aussi le goût amer de la trahison… la douceur du pardon quand au delà de la douleur nous restons fidèle à nos valeurs…
L’écriture est touchante de naïveté et c’est aussi ce qui fait la force de ce roman et lui donne son caractère universel, il parle à tous sans besoin de se plonger dans un dictionnaire ou de réfléchir au sens exact d’une phrase… Cette naïveté qui nous fait ressentir tellement d’émotions, qui donne l’impression que c’est un ami qui nous raconte son histoire autour d’une bière fraîche, qui donne cette impression de partager un moment intime avec Bohem, un moment où il se livre entièrement, sans fard, sans artifice, lui tout simplement.
Ce roman illustre parfaitement le pont qui peut se créer entre un auteur et ses lecteurs, avec ce sentiment de partager ensemble un secret ou en tout cas un moment d’échange privilégié.
Dans tous les cas, cette œuvre ne peut pas laisser le lecteur indifférent!
Je vous conseille de monter derrière Bohem, sur sa moto, et de faire ce voyage avec lui, attaché à sa taille, les cheveux au vent et la liberté vous fouettant le visage… Dépliez vos bras et laissez vous emportez avec lui…

Moi j’y suis encore, sur les routes, et ne suis pas prête à le laisser partir.

Les maraudeurs de Tom Cooper


 

tc Le livre : Les maraudeurs  de Tom Cooper. Traduit de l’américain par Pierre Demarty. Paru le 4 mai 2016 chez Albin Michel dans la collection Terre d’Amérique. .  22€ ;  (398 p.) ; 22 x 15 cm

4e de couv :

Les Maraudeurs

À Jeanette, en Louisiane, on survit tant bien que mal grâce à la pêche, de génération en génération, mais depuis le passage de l’ouragan Katrina rien n’est plus pareil. Et quand la marée noire vient polluer les côtes, les habitants sont de nouveau confrontés au pire. Parmi eux, Gus Lindquist, un pêcheur manchot accro aux antidouleurs, qui rêve depuis toujours de trouver le trésor caché de Jean Lafitte, le célèbre flibustier, et parcourt le bayou, armé de son détecteur de métaux. Ou encore Wes Trench, un adolescent en rupture avec son père, et les frères Toup, des jumeaux psychopathes qui font pousser de la marijuana en plein coeur des marécages. Leurs chemins croiseront ceux de Hanson et Cosgrove, deux losers prêts à tout pour devenir riches, et de Brady Grimes, mandaté par la compagnie pétrolière pour inciter les familles sinistrées à renoncer aux poursuites en échange d’un chèque. Mais tous n’en sortiront pas indemnes…

Alliant humour et noirceur avec une réelle virtuosité, Tom Cooper réussit à rendre presque palpables l’atmosphère du bayou et l’attachement que lui portent ceux qui y vivent, faisant des Maraudeurs un roman tout à la fois profond, inventif et jubilatoire.

« Un premier roman aussi brillant que palpitant. »
Donald Ray Pollock

 

tcL’auteur :  Tom Cooper s’est fait connaître par ses nouvelles, publiées dans de nombreux magazines littéraires, qui lui ont valu d’être nominé à quatre reprises pour le prestigieux Pushcart Prize. Les Maraudeurs, son premier roman, a été largement salué par la presse américaine et sera prochainement adapté à la télévision par les producteurs deBreaking Bad. Il vit et enseigne à La Nouvelle-Orléans.
Extrait : 
Grimes pénétra dans le bungalow et regarda autour de lui, avisant les serpentins de papier tue-mouche au plafond, le canapé déplumé en peau de ragondin, les trous dans les murs colmatés avec des boîtes de sardine aplaties et des morceau de carton. Encore cinq heures avant la tombée de la nuit, se disait-il. S’il expédiait la visite, il aurait le temps d’aller frapper à dix ou douze autres portes. (…)
Le vieil homme se frotta le menton, examina la paperasse avec un air d’intense concentration. Grimes n’était pas sûr que ce vieux péquennot comprenne un traître mot ce qui était écrit. « Et vous êtes pas du gouvernement », dit-il.
Grimes secoua la tête.
« Mille dollars comme ça, pour rien.
-Eh bien, votre communauté a souffert. Nous avons à coeur de tenir nos promesses. Aider la communauté à se reconstruire.
-Faut que j’aille pisser », dit le vieux en se levant avec une agilité surprenante, faisant craquer ses genoux. (…)
Les pensées de Grimes continuaient de jouer au yoyo quand le vieux revint dans la cuisine, des plumes de paon plantées dans les cheveux comme une coiffure indienne ratée. Marmonnant de manière incompréhensible, roulant des yeux comme une truie égorgée, il tenait à la main un verre rempli à ras bord d’un liquide ambré qui ressemblait à du jus de pomme.
Grimes entreprit de se lever, la bouche entrouverte, ne sacahnt que penser. « Mr Baker, dit-il.
Putain! éructa le vieux en français. Va niquer ta mère!
– Mr Bakker », dit Grimes en regardant tour à tour le verre et le visage du vieux.
Celui-ci projeta alors son bras en avant et vida le contenu de son verre sur son visiteur. De la pisse. Grimes le sut tout de suite, à l’odeur. Il poussa un cri étranglé et bondit sur ses pieds. Sa chaise bascula en arrière et tomba au sol.
« Qu’est-ce que c’est? dit-il, le visage luisant. Putain, mais c’est de la pisse?
Va niquer ta mère!
-Espèce de taré!
Ta gueule! » (…) 

 

Petit résumé et avis

Dans un coin perdu de Louisane La Jeanette, petite ville  dévastée par l’ouragan Katrina puis par une marée noire dans le golfe du Mexique. Gus Lindquist, pêcheur amputé d’un bras accro à l’alcool et aux antidouleurs, arpente les marais à la recherche du trésor du célèbre corsaire Jean Lafitte, sans que personne le prenne au sérieux. Autour de lui gravite une série de personnages rocambolesques. Une bande de Pieds nicklés tous plus attachants les uns que les autres.

Dans ce premier roman, on va donc suivre les aventures de ces Pieds nicklés en Louisiane. Une Louisiane dévasté où le commun des mortel a vu disparaître le monde qu’il connaissait. Certains ont même tous perdu ou plus rien à perdre.

Dans ce premier roman, avec son humour noir et féroce, Tom Cooper nous décrit un monde en déliquescence .Un monde en sursis où chacun se bat  avec ses propres armes quand la pauvreté et la misère est votre seul quotidien.

Pour autant si l’histoire peut paraître sombre et désespérée, le ton de l’auteur lui est rayonnant. On sourit souvent à la lecture de ce titre. On rit aussi. Il faut dire que le duo Lindquist et Wess est irrésistible. Et accompagner ces héros pardon ces losers dans leurs galères et leurs petits trafiques est parfois jubilatoire.

Un vrai belle découverte que ses Maraudeurs. Et si Tom Cooper était la nouvelle révélations de la littérature américaine.

« Toc toc toc! – Qui est là? -Ricky. – Ricky qui? – Mais non, t’inquiète, elle est pas si petite que ça! ».

Lire le début Ici de :Les Maraudeurs

Trois mille chevaux-vapeur d’ Antonin Varenne


Antonin Varenne sera présent au salon de Saint Maur en poche

les 24 et 25 juin prochain.

Aussi je vous propose de découvrir son roman d’aventure

Trois mille chevaux-vapeur

 

Trois mille chevaux-vapeur d_ Antonin VarenneLe livre : Trois mille chevaux-vapeur d’ Antonin Varenne Paru en poche le 30 septembre 2015 chez Le Livre de poche. 8€30 ; (689 p.) ; 18 x 11 cm

L’histoire

Le sergent Bowman appartient à cette race des héros crépusculaires qui traversent les livres de Conrad, Kipling, Stevenson… Ces soldats perdus qui ont plongé au coeur des ténèbres, massacré, connu l’enfer, couru le monde à la recherche d’une vengeance impossible, d’une improbable rédemption.

De la jungle birmane aux bas-fonds de Londres, des rives de l’Irrawaddy à la conquête de l’Ouest, ce roman plein de bruit et de fureur nous mène sans répit au terme d’un voyage envoûtant, magnifique et sombre.

 

varenneL’auteur : Né à Paris en 1973, Antonin Varenne est diplômé de philosophie. Il a parcouru le monde avant de revenir en France pour se consacrer à l’écriture. Ses romans Fakirs, Le Mur, le Kabyle et le Marin et Le Gâteau mexicain sont aussi disponibles en Poche.

Avec Trois mille chevaux-vapeur, Antonin Varenne,  renoue avec la lignée disparue des grands écrivains d’aventures et d’action. Une réussite qui marquera.

 

Extrait : « Au lever du jour ils étaient entrés dans un désert. John Doe se dirigeait à la façon d’un animal, suivant un itinéraire inscrit dans une mémoire plus vieille que la sienne, sans repères visible pour Bowman. Quand Arthur commençait à savoir soif et s’inquiétait de ne voir que les cailloux à perte de vue, John s’arrêtait au pied d’un rocher où coulait un filet d’eau, à côté duquel n’importe qui serait mort sans savoir qu’il était sauvé. Pour les bêtes il trouvait toujours un coin où poussaient des arbustes aussi secs que des pierres, sur lesquels les bêtes se jetaient. Leur course avait quelque chose d’erratique et de nécessaire, suivant des détours incompréhensibles qui les menaient le soir jusqu’à une petite source surgissant d’une fissure, disparaissant un mètre plus loin sous la roche. »

Résumé et avis :

Birmanie, 1852. Arthur Bowman doit accomplir une mission secrète avec ses  hommes, mais l’expédition tourne mal. Ils sont capturés et torturés pendant plusieurs mois, seuls dix d’entre eux s’en sortiront vivants. Londres, 1858. Alors qu’Arthur tente d’oublier, il découvre un cadavre ayant subi les mêmes tortures que lui. Il décide d’enquêter pour comprendre le comportement de certains de ses hommes.

Une plongée crépusculaire dans la second moitié du 19e siècle. Une traversée troublante, nous menant de la jungle birmane à la naissance de la démocratie américaine en passant par le Londres conservateur de la reine Victoria. Une rencontre avec des personnages étonnants. Un héros brut de décoffrage, un dur à cuire qui ne laisse rien entrevoir de ses blessures, de ses souffrances, de ses errements. Le homme rude, brutal parfois violent qui est en quête de rédemption.

Un magnifique roman d’aventure. Une fresque au souffle épique remarquable.  Un roman plein de bruit et de fureur nous mène sans répit au terme d’un voyage envoûtant, magnifique et sombre.

Un nouveau coup de cœur.

Encore un, allez vous dire …?…

 

 

Pourvu que ça brule de Caryl Ferey


Collectif Kris
97822263259520-3718799Le livre : Pourvu que ça brûle : récit  de Caryl Férey. Paru le 4 janvier 2017 chez Albin Michel. . 20€ ; (297 p.) ; 21 x 14 cm

4ème de couv : 

De la Nouvelle-Zélande à l’Australie en passant par l’Indonésie, la Jordanie, le Chili ou les Etats-Unis, un carnet de route très rock, l’autoportrait en noir et blanc de l’auteur de Zulu, Mapuche et Condor, Caryl Férey, chantre du thriller engagé, avec qui la réalité devient fiction survoltée.

 

 

 

Résultat de recherche d'images pour "Pourvu que ça brule de Caryl Ferey"L’auteur : Caryl Férey vit à Paris. Après s’être aventuré en Nouvelle-Zélande avec sa «saga maorie» (Haka et Utu), en Afrique du Sud avec Zulu (récompensé entre autres par le Grand Prix de littérature policière en 2008 et adapté au cinéma en 2013) puis en Argentine avec Mapuche, il nous entraîne avec Condor dans une exploration sombre du Chili, dans une course-poursuite sanglante transfigurée par l’amour. Le nouveau roman de Caryl Férey nous fait voyager et frémir autant que réfléchir et nous rappelle, s’il le fallait, que l’auteur s’est imposé comme le maître du thriller des grands espaces et de l’ailleurs.

 

Extrait : 
Quinze jours passèrent encore, puis soudain mon amour réapparut, là, au comptoir du Cornerbar où l’attendait mon désespoir le plus féroce. J’oubliai jusqu’à respirer en l’abordant, mais Francesca m’entraîna à l’écart pour m’expliquer la situation. Roscoe était jaloux et lui interdisait de parler aux garçons, en particulier moi, qui traînais dans leur bar fétiche. Je lui répondis qu’on s’en foutait de Roscoe, mais le lâche avait chargé ses copains maoris de la surveiller. Je n’eus pas le temps de lui conseiller d’envoyer paître son idiot du village qu’une poigne d’acier comprima ma gorge : d’une solide manchette, un Maori de cent dix kilos me tira en arrière sous les yeux atterrés de Francesca. Manquant d’oxygène, mes bras s’accrochèrent au vide tandis que le colosse me soulevait de terre. J’eus une dernière vision de Francesca, le regard à la fois désolé et furieux, avant de me faire jeter dehors.
Je ne parle pas le maori mais nul besoin de traduction : j’approchais d’elle encore une fois, le guerrier me mâchait menu et me renvoyait en France sous forme de Canigou.
Roscoe, son of a bitch.
Roméo et Juliette, Othello, je traversais Shakespeare par l’express du soir.

 

Chronique de lecteurs

Le petit avis de Kris

POURVU QUE CA BRULE – Caryl Ferey

A mi-chemin entre fiction et réalité, le romancier raconte ses voyages, ses rencontres et quelques événements de sa vie.
Découverte d’un Caryl aventurier un peu à l’image de ses personnages et on comprend mieux l’intensité et l’épaisseur de ses héros.
Une quête incessante dans ces pays souvent touchés par la pauvreté, le gangstérisme ou plus simplement l’ignorance.
Un roman qui est en réalité l’essence même de l’auteur. Plus habituée aux polars et thrillers j’ai été subjuguée par la force de cette écriture et je l’ai dévoré comme un roman d’aventures.
Découvrir la naissance, le cheminement, l’élaboration (parfois sur plusieurs années) des héros de romans tels que ZULU et MAPUCHE apporte une lumière différente sur ceux-ci et les sublime encore plus s’il en est besoin.
Toutefois l’écriture de MAPUCHE reste un morceau d’anthologie ! Ah Jana !!     
Et l’émotion de Cannes pour Zulu … grandiose !
Enfin les clins d’œil à l’éditrice font mouche à chaque fois.

 

Le chouchou du week-end : On se souvient du nom des assassins de Dominique Maisons


 chouchous-du-week-end
dmLe livre : On se souvient du nom des assassins de Dominique Maisons. Paru le 13 octobre 2016 à La Martinière. 22€ ; (518 p.) ; 23 x 14 cm.

4e de couv :

Un thriller d’atmosphère envoûtant et sanglant.L’Aliéniste de Caleb Carr a trouvé son successeur.

Max Rochefort, dandy parisien et feuilletoniste à succès, croise le chemin de Giovanni Riva, jeune employé du journal Le Matin. L’excentrique Rochefort prend le jeune homme à son service dans son atelier d’écriture.

Mais la réalité rattrape les meilleurs scénarios issus de l’imagination de Max : lors d’une soirée mondaine, un cardinal est retrouvé mort, atrocement mutilé dans sa chambre d’hôtel. Sous pression politique, la Sûreté doit désigner un coupable rapidement. Pour sauver une jeune innocente accusée du crime, Max et Giovanni se lancent dans l’enquête… Entourés d’une ligue de gentlemen extraordinaires – l’écrivain Gaston Leroux, l’aéronaute Louis Paulhan, le psychologue Alfred Binet et bien d’autres -, ils seront conduits des splendeurs aux bas-fonds du Paris bouillonnant et amoral de 1909.

dmL’auteur : Dominique Maisons est né en 1971., éditeur de presse, passionné de cinéma, de littérature américaine et d’intrigues complexes. Il a reçu le Grand Prix VSD du Polar 2011 pour son thriller, Le Psychopompe (réédité par Pocket sous le titre Les Violeurs d’âme). Son précédent roman, Le Festin des fauves, a été sélectionné pour le Prix Polar 2016 de Cognac.
Extrait : 
(…) « Leroux répondit en riant à la saillie de Rochefort :
– Ce n’est tout de même pas ma faute si tu ne goûtes pas la compagnie des actrices et des danseuses, ce sont des loisirs d’honnête homme !
Puis, sur un ton moins enjoué, il ajouta :
– Tu sais, Max, cet Opéra et ton amitié sont les dernières choses qui me retiennent à Paris.
– Retourne donc quelques semaines sur la côte normande pour réfléchir. Ton envie d’arrêter le journalisme ne me plaît guère. La presse française a grand besoin de ta clairvoyance.
– Elle a besoin d’idéologues et de procureurs. Je suis las de ces pitreries sanglantes. J’ai de plus en plus envie d’aller chauffer ma carcasse de vieux chat sur les bords de la Méditerranée et de me contenter d’y écrire des romans, précisa Leroux en nous servant deux grands verres de vin blanc frais.
– Le Mystère de la chambre jaune que tu as écrit pour L’Illustration est une merveille, tu le sais, je te l’ai déjà dit. Mais avec un peu d’organisation, tu parviendrais à mener de front ces deux carrières, argumenta Rochefort.
– C’est-à-dire que je tiens à écrire mes textes moi-même, plaisanta Leroux avec un clin d’œil complice. »

Résumé et avis :

Voici un livre qui m’a totalement surprise.  Je m’explique.

J’ai découvert Dominique Maison en 2011 avec son premier roman, comme quelques-un de ses camarades de plume chez les Nouveaux Auteurs.  Je pense à Laurent Guillaume et Hervé Jourdin en 2009 ou Claire Favan, Jean Depreux, Valentin Musso, Samuel Delage et David Moitet en 2010 ou encore  François-Xavier Cerniac et Jacques Saussey  la même année que Dominique Maison. Toute une génération d’auteur qui depuis on fait leurs preuves.

Alors j’ai lu le premier roman de monsieur Maison. Et je dois dire que j’ai été soufflée par Le Psychopompe. Il faut dire que ce thriller machiavélique était marquant par son style. Dominique Maison a une façon d’écrire différente des auteurs classiques de thrillers. Et puis, comme pour ces petits camarades, j’ai lu les suivants. D’excellent thriller à nouveau, mais ce qui a retenu mon intention c’est que  son 3e livre ait été édité au éditions de la Martinière. Une maison d’édition surtout connue pour les beaux livres et les livres d’art, même si elle avait publié en 2012 une biographie d’Agatha Christie, en 2013 Le grand panorama de la littérature noire et en 2014 un livre sur Sherlock Holmes, La Martinière n’avait pas encore de collection roman policier. Et puis en 2015, voilà qu’apparaissent les premiers polars. Et comme souvent chez cet éditeur, l’exgigeance est de mise. Et les polars de Dominique Maison ne faut pas exception à la règle.

Mais revenons à notre bouquin.

dmMax Rochefort, auteur d’un feuilleton à succès dans un quotidien, est flanqué d’un assistant qui l’admire, Giovanni Riva. Ils seront tous deux mêlés à une sombre enquête suite au meurtre d’un cardinal et constitueront, au fil de leurs pérégrinations, une ligue de gentlemen extraordinaires.

Je disais donc que j’ai été surprise par ce roman.

En effet après trois excellents thriller, voici que l’auteur me propose un véritable roman policier. Vous savez, un polar à l’ancienne quoi. Façon, 19e siécle. Ou plutôt début du 20e. Un polar historique, rien de moins !

D’ailleurs c’est au début de ce XXe siècle naissant que notre auteur place son intrigue. Et il reconstitue avec minutie cette époque étonnante. Il nous plonge dans le ventre de Paris, cette ville lumière qui donne le tournis au monde entier. Le Paris de la Belle Epoque, des innovations techniques, de l’effervescence culturelle, de l’élégance de la Parisienne … Ce Paris dont la littérature et le cinéma n’ont cessé depuis de véhiculer l’image dans le monde entier.

Nous allons ainsi sillonner ce Paris de la belle époque, des grands boulevards, de l’opéra, des théâtres aux cafés concerts mais aussi faire un tour dans les catacombes ou du coté de Saint Anne.

On va voyager dans des voitures de luxe ou en montgolfière. Faire un tour en Bugati ou une course poursuite en dirigeable.

On va connaitre des meurtres sanguinaires et sanglants.

 Et, nous allons croiser de bien illustres personnes : l’éditeur Arthème Fayard, l’écrivain Gaston Leroux , l’aliéniste Alfred Binet, le pionnier de l’aviation Louis Paulhan…Mais aussi Aristide Briand et Guillaume Apollinaire, ou Célestin Hennion le père des brigades du Tigre… , le mage Aleister Crowley et le dramaturge André de Lorde

Nous allons assister à la constitution de la ligue des  gentlemen extraordinaires. Et suivre leurs aventures rocambolesques.

Ce polar est écrit à la façon des romans feuilletons de l’époque. Dominique Maisons c’est appliqué à faire revivre la langue des feuilletonistes tout en gardant un rythme très actuel. Et avec l’histoire qu’il nous propose, nous allons  vivre la plus exaltante des aventures.

Alors vous n’avez plus qu’à noter le titre de ce roman car croyez moi, toujours On se souvient du nom des assassins 

Et si vous n’êtes toujours pas convaincus, filez voir le billet de mon ami Yvan sur On se souvient du nom des assassins 

Chroniques de l’Armageddon : Journal d’un survivant face aux zombies de J.L. Bourne


mes-petites-lectures (1)

Je me disais, comme cela en passant, que des Zombies et une fin du monde, cela ferait sans doute assez peur en ce jour d’Halloween. Et pour les autres jours aussi d’ailleurs !

9782362700149,0-1129854Le livre : Chroniques de l’Armageddon, Volume 1, Journal d’un survivant face aux zombies  de J.L. Bourne.Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Julien Drouet. Paru le 21 mars 2011 chez Eclipse dans la collection Horreur. 15€30 ; (305 p.) ; illustrations en noir et blanc, cartes ; 20 x 13 cm
 9782809448252,0-2547065Réédité en poche le 8 avril 2015 chez Panini Books dans la collection Zombi. 8€30 ; (309 p.) ; illustrations en noir et blanc, cartes ; 18 x 11 cm
 
 
 4e de couv :

Journal d’un survivant face aux zombies

Chroniques de l’Armageddon

+++Mes chers concitoyens, je suis navré de vous faire part qu’en dépit de nos efforts, nos mesures de confinement ne sont pas parvenues à enrayer l’épidémie. Essayez de conserver votre calme. D’après les rapports, cette maladie se transmet par la morsure des individus contaminés. Les personnes infectées décèdent rapidement pour se relever dans l’heure qui suit à la recherche d’êtres vivants dans le but de les tuer. Puisse Dieu nous venir en aide.+++

Vous tenez entre les mains le journal de l’un des derniers survivants de l’apocalypse zombie, que ces quelques notes vous viennent en aide si vous avez le malheur de faire partie des survivants. Bonne chance…

+++Début d’interception Des bulletins d’information sporadiques indiquent que le chaos et la violence se répandent à travers les villes américaines. Un mal inconnu balaie la planète : les morts se lèvent pour s’approprier la Terre en tant que nouvelle espèce dominante de la chaîne alimentaire. Interception terminée+++

Cher Survivant, vous avez entre les mains le journal manuscrit d’un homme décrivant son combat pour survivre. Pris au piège au milieu d’un désastre d’ampleur mondiale, il doit prendre des décisions, faire des choix qui lui permettront de vivre, ou le condamneront à déambuler à jamais comme l’un des leurs. Pénétrez, si vous l’osez, dans ce monde. Un monde où les morts-vivants règnent en maîtres.

 

sopravvissuto1L’auteur :

J. L. Bourne est en service actif en tant qu’officier de l’U.S. Navy. Natif de l’Arkansas, il vit actuellement à Washington D.C. partageant son temps entre l’écriture et ses obligations militaires.

 Extrait :
« Ensuite, j’ai expliqué à John pourquoi je ne m’étais pas réfugié à la base aérienne avec mes camarades. Ça m’a fait réfléchir. Je me suis demandé si j’aurais du me battre avec eux. J’ai dit à John que des fois, je regrettais de ne pas les avoir rejoints. Mais le fait est que je suis encore vivant, et pas eux. Je lui ai dit qu’à choisir, il valait mieux être une aiguille dans un botte de foin qu’un trou du cul dans une forteresse. »

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Petits résumé et avis :

9782809443912,0-2272182« +++ Mes chers concitoyens, j’ai le regret de vous annoncer qu’en dépit de tous nos efforts, les mesures de confinement mises en oeuvre n’ont pas permis d’enrayer l’épidémie. Essayez de conserver votre calme. D’après les rapports, cette maladie se transmet par morsure ou griffure profonde d’un individu infecté. Les personnes contaminées décèdent rapidement, mais se relèvent dans l’heure et partent à la recherche d’humains. Puisse Dieu nous venir en aide. +++

Vous tenez entre les mains le journal de l’un des derniers rescapés de l’apocalypse zombie. Que ces quelques notes vous viennent en aide si vous aussi avez le malheur de faire partie des survivants… »Des morts reviennent à la vie, et un homme seul doit se débrouiller pour survivre à cette catastrophe. Ici commence l’histoire d’un survivant face aux zombies. Un anonyme désemparé qui va pourtant faire face.

Un excellent roman de zombie. Il faut dire que ce personnage est en vogue actuellement. L’auteur part d’un postulat effrayant pour livrer un récit sans temps mort, dans un univers post-apocalyptique.

Journal d’un survivant face aux zombies est le premier volet d’une trilogie et son intrigue en est parfaitement maîtrisé. Cette histoire fonctionne à merveille. On ne la lâche pas une minute de peur que celle si soit fatale à notre héros malgrès lui. Alors…

Forcément on est impatient de connaitre la suite…

Comment je me convertie à la BD grâce à La Religion : Rencontre à la Griffe Noire


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A la librairie ils ont, régulièrement, la saugrenue idée de proposer des rencontres et des dédicaces le samedi. Mais, moi je bosse le samedi ! Et en plus c’est la plus grosse journée le samedi en bibliothèque.

Aussi depuis quelques semaines, ma bibliothèque est en travaux, alors c’est plus facile pour moi de poser un jour de congé un samedi. J’en profite un max, je me rattrape de toutes ses années où je n’ai pas pu me rendre en librairie, sur un salon ou à une rencontre parce que j’avais une obligation de service public.

Finalement quand j’y pense, c’est bien une bibliothèque sans lecteur ! Mais non je plaisante, sans lecteur point de bibliothécaire, alors ! Forcément !!!

Bon bref, ce samedi j’ai pris ma journée et je suis allez à la Griffe Noire.

A la Griffe Noire, encore, je vous alliez dire. Ben oui, quoi c’est ma libraire !

Et à la Griffe Noire, ils ont eu la merveilleuse idée de faire venir Tim Willocks.

Qui ça, Tim Willocks ? Mais si vous savez, l’auteur de La Religion, le  fabuleux roman historique . Bon ok, je vais vous rafraîchir la mémoire.

 

       La religion de Tim twWillocks. Traduit de l’anglais par Benjamin Legrand. Paru le 26 mars 2009 chez Sonatine,  23€,  (852 p.) ; 22 x 14 cm

Mai 1565. Malte. Le conflit entre islam et chrétienté bat son plein. Soliman le Magnifique, sultan des Ottomans, a déclaré la guerre sainte à ses ennemis jurés, les chevaliers de l’ordre de Malte. Militaires aguerris, proches des Templiers, ceux-ci désignent leur communauté sous le vocable de «la Religion». Alors qu’un inquisiteur arrive à Malte afin de restaurer le contrôle papal sur l’ordre, l’armada ottomane s’approche de l’archipel. C’est le début d’un des sièges les plus spectaculaires et les plus durs de toute l’histoire militaire.

Dans ce contexte mouvementé, Matthias Tanhauser, mercenaire et marchand d’armes, d’épices et d’opium, accepte d’aider une comtesse française, Carla La Penautier, dans une quête périlleuse. Pour la mener à bien, ils devront affronter les intégrismes de tous bords, dénouer des intrigues politiques et religieuses, et percer des secrets bien gardés.

Sur fond de conflits et de mystères religieux, cet ouvrage follement romanesque et d’une érudition sans faille témoigne d’un sens de l’intrigue remarquable. En explorant la mystérieuse histoire des chevaliers de l’ordre de Malte, Tim Willocks, porté par une langue aussi intense que réaliste, évoque autant Alexandre Dumas qu’Umberto Eco. Un classique immédiat.

twrVous voyez ce Tim Willocks là.  Et comme ils font les choses bien, ils ont invité aussi son traducteur Benjamin Legrand mais aussi Luc Jacamon. Ben oui, parce que La Religion vient d’être adaptée en bande dessinée.

 

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twDonc me voilà à la Griffe Noire, il est 15 heure et la séance de dédicace doit débuter.  Mais comme je m’approche du fonds de la librairie je m’aperçois que je ne suis pas la seule à m’être déplacer car une file d’attente c’est former devant les tables des auteurs. Il y a du monde, et c’est tant mieux. Je m’insère dans la file et j’entame la discussion avec les personnes présentes.
– Bonjour !
twzEt vous vous êtes là pour qui, pour quoi ? Vous avez lu le bouquin ? Vous connaissez l’histoire ? Et l’auteur ? Non, que l’illustrateur ! Ah bon !!!
Et oui il y a dans la file très peu de fans de Tim Willocks, mais des fans de Luc Jacamon et des fous de BD. Serais-je la seule exception.

Bon j’abandonne ma place dans la file, il sera temps que j’y revienne un peu plus tard.

bpSurtout que j’ai aperçu dans la librairie un petit homme que je commence à bien connaître. Alexis Soumachedchi alias Bernard Prou, venu en voisin et ami faire son petit tour lui aussi. Il a eu une excellente idée de passer par là, j’ai quelques bouquins à lui faire dédicacer. Aller Bernard, si on allait prendre un café.  Et prépare ton stylo, tu vas en avoir besoin. Et puis avec Bernard, c’est toujours un agréable moment de partage que l’on passe. Et hop, un gros plus à ce bel après midi qui s’annonce.

 

De retour à la Griffe Noire, je m’avance doucement vers nos auteurs et notre illustrateur. En bout de file j’observe Benjamin Legrand, la tête de ce monsieur ne m’est pas inconnu. mais où ai-je bien pu déjà le rencontrer ?

Jean Edgard Casel qui passe par là, m’explique qu’en plus d’être le scénariste c’est aussi le traducteur de Tim Willocks. – « Il est très connu dans le milieu, me dit-il ! »

Mais oui c’est bien sur ! Il a traduit aussi  Tom Wolfe, Paul Cleave, Robert Ludlum, Kent Haruf, Nelson DeMille, Megan Abbott et  John Grisham aussi. Mais surtout c’est un auteur de polar et de roman d’anticipation. J’ai lu il y a quelques année Le Cul des anges et bien avant ça La Mécanique des ombres mais aussi Lovely Rita et La Face perdue de la lune.  Bien sur que sa tête ne m’est pas inconnue ?

Aussi arrive mon tour, et  si jusque là les lecteurs étaient plutôt mutiques, cette fois, ils vont l’un et l’autre  devoir répondre à quelques questions. Vous me connaissez, je suis curieuse de nature. Après avoir expliquer que j’étais là avant tout pour le bouquin de Tim Willocks que j’ai adoré, (Ma petite chronique de La Religion Ici si vous voulez tout savoir.) je demande  :

-Qui a bien pu avoir l’idée saugrenue d’adapté un tel pavé en bande dessinée ? 
-C’est une commande de l’éditeur « Casterman », me répond Benjamin Legrand. Ils ont acheté les droits d’adaptation et je me suis proposé comme scénariste. Je connais bien maintenant l’univers de Tim. Luc a lu le roman et il a été captivé aussi il a voulu et n’a laissé le soin à personne d’autre que lui pour illustré mon scénario.
-ça n’a pas pu être simple de transposer ce roman tellement il est foisonnant
-Effectivement, je voulais faire ressentir toute l’intensité de ce texte. Je ne voulais pas trahir les propos de Tim, mais il m’a fallu faire des coupes, c’est si dense. J’ai essayé de garder cette force d’évocation qu’à Tim dans son écriture. Il nous fallait retranscrire tout cela à travers les dessins et les dialogues. Je crois que l’on a bien réussi avec ce premier tome car Tim est très content du résultat.
-Puis-je vous demandez de dire à Tim toute l’admiration que j’ai pour lui et pour les livres qu’il nous a donnée à lire. J’en profite j’ai son traducteur comme interprète. Et aussi s’il veut bien me dédicacer Les douze enfants de Paris . (Là je sors le livre de ma sac à dos) 

 

Là Tim me remercie, me demande mon nom. Je le remercie à mon tour des émotions qu’il m’a fait vivre à travers ces différents bouquins. Benjamin lui traduit mes remerciement qu’il trouve très jolis. Nous papotons un peu autour des titres de Tim.

Jacamon a fini ces dessins à sa dédicace sur les 2 albums que je lui ai tendu. C’est à Tim et puis à Benjamin de jouer.

J’interroge donc l’illustrateur :

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-Luc; si j’ai bien compris, la lecture du livre de Tim vous a tellement plu que vous n’avez laisser le soin à personne d’autre de faire l’illustration.
-Oui j’ai trouvé que ce livre dense était tellement visuel que j’ai en le lisant commencer à entrevoir les dessins qui pourraient l’illustrer.
-Je vois que vous crayonné avant d’attaquer votre dessin alors que visiblement vous avez le trait sur, pourquoi ?
-c’est simplement pour me rassurer. C’est vrai que souvent j’en aurais surement pas besoin mais…Et puis comme vous le voyez c’est juste une esquisse au crayon, c’est avec le feutre que j’affine les traits des personnages.
-Justement les personnages comment les avez vous imaginés ?
-Dans le livre Tim nous propose des héros avec de vrais caractères. Il ne les décrit pas physiquement, non ! D’ailleurs il me disait qu’il avait une vision très floue de ses personnages en revanche il les connaissait très bien. 
-L’image que vous vous êtes fait de ceux-ci à la lecture est-elle la même que celle que vous avez dessinée ?
-Non pas tout à fait même si durant la lecture je me les imaginais très bien. Regardez Tanhausser, il est à la fois bon et cruel. Pas facile de mettre en dessin un homme aussi contrasté. Tim en voyant la couverture m’a fait remarqué que les yeux de Tanhausser reflétés bien sa double personnalité. Et en effet si vous regarder bien, il y en a un qui est terrifiant et l’autre on pourrait croire qu’il va pleurer. Cachez successivement un œil puis l’autre…
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– Ah oui ! C’est un effet voulu ? twp
-Non, mais je crois sincèrement que c’est mon inconscient de dessinateur qui a parlé à travers ma main et mon dessin. Je le voulais ainsi !
-Bravo c’est réussi, je crois que je vais aimé cette bande déssinée m^me si je ne suis pas très doué pour lire des BD !
-Merci c’est un beau compliment.

 

Pas facile de discuter avec nos auteurs, scénaristes et illustrateurs alors que les fans font la queue pour avoir un beau dessin et une belle dédicace.

Mais ce fut une super idée que de réunir c’est trois là en m^me temps. Bien joué, Jean, bien joué la Griffe Noire.

Cela restera un très bel après midi de dédicace et plus si affinité.

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Retour à Montechiarro de Vincent Engel


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97822136089070-52060Le livre : Retour à Montechiarro de Vincent Engel. Paru le 3 avril 2001 chez Fayard. 28€ ; (763 p.) ; 24 x 16 cm.

97822531546240-147957Réédité en poche en 2007 par Le Livre de poche. 9€10 ; (727 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Retour à Montechiarro

1855. Adriano Lungo, un jeune orphelin, arrive dans la propriété du comte Della Rocca, à Montechiarro, en Toscane. Sous sa protection, Adriano va faire des études et s’impliquer dans le destin collectif d’une Italie en pleine unification.

1919. Agnese, la petite-fille du comte Della Rocca, se voit contrainte, pour sauver la propriété familiale, d’épouser le riche Salvatore Coniglio, aux sympathies fascistes déclarées.

1978. Laetitia revient à Montechiarro. Dans l’Italie des « années de plomb », elle ne sait rien des espoirs, des combats et des déchirements qui ont fait le destin de la petite cité.

Trois volets, trois époques : ainsi revit toute l’histoire de l’Italie moderne, dans une saga puissante où les destins individuels s’entrecroisent avec les enjeux et les bouleversements de l’Histoire.

veL’auteur : Vincent Engel vit près de Bruxelles. Auteur d’une vingtaine de titres, dont le très remarqué Retour à Montechiarro (prix Rossel des jeunes et prix des Libraires du Livre de Poche), également dramaturge et scénariste, il collabore régulièrement avec Franco Dragone. Chroniqueur au Soir. Professeur de littérature à l’Université de Louvain et d’histoire à l’Ihecs (Bruxelles)  Son roman, Oubliez Adam Weinberger, vient de recevoir le prix Sander Pierron de l’Académie royale de langue et de littératures françaises de Belgique, et fait l’objet de plusieurs traductions.
 Extrait :
« A présent, sa famille prenait plus de place dans le cimetière que dans les rues de Montechiarro. Adriano suivit le père Baldassare et les quelques villageois qui les avaient accompagnés jusqu’à l’entrée où on l’embrassa encore, mais avec plus d’empressement qu’à l’annonce du décès de ses parents ; la vie, décidément, était impatiente, et il fallait être riche pour pouvoir s’adonner au malheur. »

 

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Le résumé et le petit avis

 En 1855, dans le petit village toscan de Montechiarro, le père Baldassare gravit le chemin de la prestigieuse villa Bosca en compagnie du tout jeune orphelin Adriano Lungo. Cet immense domaine est la propriété du comte Bonifacio Della Rocca, père d’un petit garçon et abandonné par la femme qu’il aimait éperdument : la princesse Lætitia Malcessati.
En 1919, la crise économique frappe l’Italie. Agnese, la petite-fille du comte Della Rocca, se voit contrainte d’épouser un fils de notable aussi obtus que violent, Salvatore Coniglio, afin de sauver la propriété familiale.
En 1978, Lætitia, l’arrière-arrière-petite-fille de la princesse Malcessati, revient à Montechiarro, ignorant tout des cinq générations de femmes qui s’y sont battues et y ont souffert le pouvoir absurde des hommes en quête de vaines révolutions.

Le Risorgimento, le fascisme, les années de plomb : chacune de ces trois périodes clés de l’histoire italienne sert de cadre à cette magnifique saga où les femmes cherchent à être heureuses et à rendre heureux, tandis que les hommes aspirent à conquérir le pouvoir et la gloire par la force, la ruse ou l’argent.

Au centre de ce triptyque dont le souffle et le charme nostalgique ne sont pas sans rappeler le grand roman de Tomaso di Lampedusa, Le Guépard, s’imposent les personnages d’Agnese Della Rocca et Sébastien Morgan, photographe et bourlingueur de l’histoire contemporaine, qui tenteront tous deux désespérément de mettre un terme à la malédiction qui semble peser sur ce pays et sur ses habitants.

Vincent Engel nous fait revivre toute l’histoire de l’Italie moderne depuis l’unification de la péninsule jusqu’aux années terribles, celles que l’on a nommées de plomb. A travers cette saga familiale nous allons aussi découvrir 5 générations de femmes qui y ont souffert le pouvoir absurde des hommes. Et c’est à travers les portraits de celles-ci que prendra forme la grande histoire. Celle d’ une Italie flamboyante, même si parfois cruelles mais toujours éternelle.

Une véritable fresque, Retour à Montéchiarro est à la fois un roman d’aventure , un roman historique mais aussi une aventure intérieure doublé d’une allégorie du XXe siècle

Ecouter le début : 

 Françoise Licourt lit en studio Retour à Montechiarro de Vincent Engel une oeuvre qui retrace l’épopée toscane d’une lignée de femmes à travers les siècles

Les Chants de la terre de Elspeth Cooper


  mes-petites-lectures (1)
  9782352945321,0-1290608La chasse sauvage, Volume 1, Les chants de la Terre de Elspeth Cooper.Traduit de l’anglais par Caroline Nicolas.Paru le 18 novembre 2011 chez Bragelonne dans la collection Fantasy. 28€ ; (476 p.) ; 25 x 17 cm

 

4e de couv :

Les Chants de la terreLa chasse sauvage

Tome I

Gair est condamné à mort.

Il est le seul à entendre le Chant, une terrible magie qui le déchirera de l’intérieur s’il n’apprend pas à la maîtriser.

Pourchassé par les Chevaliers de l’Église qui veulent le jeter au bûcher, Gair a pour seul espoir un ordre secret que des siècles de persécution ont presque anéanti : les Protecteurs du Voile, l’unique rempart contre les démons du Royaume Caché.

Mais le Voile entre les mondes est en train de faiblir.

Bien avant d’y être prêt, Gair devra combattre pour sa propre vie, pour l’Ordre du Voile et pour la femme dont il est tombé amoureux…

Laissez-vous conter l’ancienne légende du monde.

Écoutez la musique secrète de la magie.

 

1111-cooper_3L’auteur : Elspeth Cooper est née en 1968 à Newcastle (Grande-Bretagne). Les Chants de la Terre est son premier roman, le début d’une saga qu’elle a passé dix ans à élaborer tout en luttant contre une grave maladie.

 

 

Extrait :
— Ces livres ne sont-ils pas hé­ré­tiques ?
— Qu’est-ce que l’hé­ré­sie, si ce n’est un point de vue dif­fé­rent ? Les livres sont faits pour être par­ta­gés, Gair. Ils de­vraient être ou­verts à tout le monde, non conser­vés à l’abri des re­gards parce qu’ils risquent, le ciel nous en pré­serve, d’en­cou­ra­ger la li­berté de pen­sée.
Gair fronça les sour­cils.
— Mais l’In­dex a été créé pour nous pro­té­ger du péché.
— Et quel péché est-ce là ? ré­pli­qua le vieil homme. Le péché de phi­lo­so­phie, d’as­tro­no­mie, de mé­de­cine ? Non ; l’In­dex a été créé pour contrô­ler les connais­sances et main­te­nir les gens dans l’igno­rance, les lais­ser croire que la fièvre est due à un dés­équi­libre des hu­meurs, plu­tôt qu’au fait d’avoir creusé les la­trines trop près du puits.
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Petits résumé et avis :

Depuis 1.000 ans, les chevaliers de l’Eglise poursuivent quiconque pratique la magie, même s’il est l’un des leurs. Pour échapper à la mort par le feu, le chevalier Gair est contraint de fuir. Novice, il ne maîtrise pas encore la force qui grandit en lui et doit apprendre à la contrôler. La mystérieuse société des Protecteurs du Voile reste son unique espoir.

467hgdigh« Rares sont les écrivains qui, depuis J.R.R. Tolkien, ont su nous rendre l’âme du monde à travers le merveilleux.

Elspeth Cooper est de ces enchanteurs. Elle renoue avec la grandeur et le plaisir qiu ont fait les plus grands succès de l’aventure initiatique.

Les Chants de la Terre est un superbe récit d’apprentissage de la magie, du combat, de l’amour, raconté avec une aisance et une foi vibrante qui le rendent parfaitement accessible à tous les publics.

Elspeth Cooper a le pouvoir de rendre au lecteur son innocence. Elle sait la féerie et le mystère… les forêts profondes, les monts embrumés, les ruines surplombant la lande… Elle chante le vol de l’aigle, la clameur des épées, l’amitié complice, les amours fiévreuses et le goût amer de la trahison. Elle nous rappelle un temps mythique, celui d’avant l’époque moderne et d’avant l’âge adulte, où le spectacle de la nature, la parole des gens et la tradition des histoires livraient la vérité de l’existence.

Lorsque la légende enseignait la vie, et que la magie était authentique. »

Bragelonne vante ainsi les mérites du premier roman traduit d’Elspeth Cooper.

Et ils ont bien raison. Voici un excellent roman de fantasy à mettre entre toutes les mains. Une aventure flamboyante, une écriture soignée, un plaisir qu’on n’arrive pas à lâcher.

Ce livre est un enchantement.

Vite la suite…

 

Lire le début de la Chasse Sauvage