Le top 10 des indics #2 Chantal

Le top 10 des indics 2021

#2 Chantal Criscuolo

Bonjour, Ge !

Voici enfin ma petite liste, j’espère que cela donnera qqs idées à tes lecteurs, mais rien de vraiment inconnu dans mes choix !

Bises,

Chantal

Mes TOP

Oui, je mets le pluriel, car dans mon Top 10, il y en bien 3 que je n’arrête pas de recommander, dès que je le peux ! et puis après, ceux que j’ai aimés, dans le désordre, et pas forcément récents. Choix forcément incomplet et très personnel, mais qui peut parfois rejoindre un absolu consensus ?

Voilà :

 D’abord, le TOP 3 :

*Pukhtu, T 1 & 2, de DOA.

Sa lecture a été un gros coup de poing et de cœur, de par le style , les personnages, le contexte … À lire, pour se plonger dans un pan de l’histoire afghane, par l’œil et la plume acérés de DOA.

Pukhtu : Primo

Pukhtu

Primo

Un chef de clan pachtoune en quête de vengeance après la mort de ses enfants dans une attaque de drone ; une société de sécurité privée aux relations troubles ; un ancien militaire français manipulé par la CIA pour infiltrer un réseau de mercenaires ; un conseiller occulte de la République française aux étranges amitiés ; deux journalistes prêts à sacrifier leur carrière et plus encore pour la vérité.

Les destinées de ces personnages à l’ombre du monde se lient dans une vaste fresque noire, terriblement actuelle, entre Asie centrale, Afrique, Amérique du Nord et Europe. Vertigineux.

 

 

 

Pukhtu : Secundo

Pukhtu

Secundo

Quelque part entre les montagnes d’Afghanistan, les vallées du Kosovo, les rivages du Mozambique et les belles avenues parisiennes, les personnages de Pukhtu : Primo continuent de se battre, entre eux, contre eux-mêmes, gagnés par la fièvre de la guerre, pris dans l’écheveau d’un trafic de drogue mondialisé. Leur quête de vengeance, de pouvoir, de vérité et d’honneur va bientôt toucher à sa fin, au terme d’un suspense noir et puissant. La fin d’un long voyage clandestin, d’un cycle, d’une époque.

*Millenium, la série écrite par Stieg Larsson.

Personnage féminin plus qu’attachant, idem pour Michael Blomkvist, le journaliste, art du suspens, dessous d’une société suédoise bien plus noire qu’elle n’y paraît …

 Les hommes qui n’aimaient pas les femmes 

Millénium 1

Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Après avoir perdu un procès en diffamation, Mikael Blomkvist, brillant journaliste d’investigation, démissionne de la revue Millénium et ressasse son dépit. Il est contacté par un magnat de l’industrie qui lui confie une enquête vieille de quarante ans : sur l’île abritant l’imposante propriété familiale, sa nièce, Harriet Vanger, a naguère disparu, et il reste persuadé qu’elle a été assassinée.

Si ce n’est pas exactement le hasard qui réunit Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, réchappée des services sociaux et génie de l’informatique, c’est une vraie chance, car la jeune femme va bien vite s’imposer comme le meilleur atout du journaliste pour élucider l’affaire.

L’intolérance, l’hypocrisie, la violence et le cynisme de notre monde contemporain – aux niveaux politique, économique, social, familial – sont les ressorts de ce polar addictif, au suspense insoutenable, qui a enthousiasmé des millions de lecteurs.

La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette

 

Millénium 2

La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette

Tandis que Lisbeth Salander coule des jours supposément tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, plus célèbre et pugnace que jamais, s’apprête à publier dans Millénium un dossier aux allures de brûlot sur un trafic de prostituées des pays de l’Est impliquant des personnes haut placées. A son grand désarroi, Mikael n’a plus de nouvelles de Lisbeth depuis des mois, mais il la voit une nuit dans les rues de Stockholm échapper de justesse à une agression.

Quand les deux journalistes qui enquêtaient pour Millénium sont assassinés, Lisbeth, suspectée, se retrouve traquée, par la police et les médias. Mikael sait ce qu’il lui doit, et compte bien payer sa dette.

Mêlant femmes violentées, crapules avides et sombres salopards, l’intrigue trépidante de ce deuxième volet permet enfin d’éclairer le passé de l’une des héroïnes les plus originales et le plus fascinantes de l’histoire du polar, la cultissime Lisbeth.

 

La reine dans le palais des courants d’air

Millénium 3

La reine dans le palais des courants d’air

Après avoir échappé de peu à la mort, Lisbeth Salander se remet difficilement de ses blessures dans une chambre d’hôpital. Incapable physiquement d’agir, elle a de surcroît été placée en isolement et sous surveillance policière, car elle est encore sous le coup de plusieurs chefs d’accusation. La voilà coincée, donc, mais pas inactive, d’autant qu’un patient soigné dans une chambre voisine a de très sérieux et très anciens comptes à régler avec elle…

De son côté, Mikael Blomkvist se démène pour innocenter et réhabiliter la jeune femme. Ses recherches lèvent le voile sur les plus inavouables activités de certains services secrets, mais les sombres personnages autour desquels se resserre son enquête ne vont pas se laisser menacer sans réagir.

Le troisième volume de Millenium promet poussées d’adrénaline, insoutenable suspense et scènes terribles, mais la pire épreuve pour le lecteur consistera à se séparer des personnages à la fin de ce dernier volet de l’irrésistible trilogie.

 

*La griffe du chien, de Don Winslow,

pour sa plongée dans l’univers des cartels mexicains hyperréaliste.

 

L’agent de la DEA Art Keller, Seigneur de la frontière américano-mexicaine, a juré sur la tombe de son adjoint d’employer tous les moyens, légaux ou illégaux, pour mettre un terme au trafic qui inonde son pays. Le Seigneur de la drogue Miguel Angel Barrera, puis ses neveux Adán et Raúl répliquent dans le sang et écrasent quiconque, ami ou ennemi, leur barre le chemin.

Callan, un Irlandais né au coeur de la mafia new-yorkaise, devenu tueur, puis mercenaire presque malgré lui ; le père Juan Parada, archevêque de Guadalajara, qui lutte auprès des plus hautes autorités de l’Église pour la survie de centaines de milliers d’Indiens anéantis par la guérilla, chassés de leurs terres, empoisonnés par les produits chimiques ; son amie Nora, qui use de ses charmes tarifés et de son tempérament hors du commun pour faire et défaire alliances, marchés et compromis…

Tous jouent une partie mortelle sur un échiquier grand comme le monde. Depuis les jungles d’Amérique centrale, la Federación Barrera distille un poison qui conduit à la folie des hommes. Ni la justice ni la foi ne veulent plus rien dire. L’instinct seul s’impose : celui qui tue, celui qui sauve.

 

Ensuite, dans un ordre qui pourrait être un autre, tant j’aime également ces récits :

*La série Léon Sadorski, de Romain Slocombe,

ou l’Occupation vue par les yeux de l’agent spécial aux ordres Léon Sadorski. fascinant.

L’affaire Léon Sadorski

Le pire des salauds,
le meilleur des enquêteurs.

Avril 1942. Au sortir d’un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l’Occupation. Pétainiste et antisémite, l’inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d’un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d’intervenir contre les « terroristes ».

Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, où on le jette en prison. Le but des Allemands est d’en faire leur informateur au sein de la préfecture de police… De retour à Paris, il reçoit l’ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d’appartenir à un réseau antinazi.

L’étoile jaune de l’inspecteur Sadorski 

Après le succès de l’affaire Léon Sadorski, une nouvelle enquête du sinistre et fascinant inspecteur des renseignements généraux.

Paris, 29 mai 1942 : une bombe explose devant le Palais de justice, dans un café fréquenté par les Brigades spéciales, faisant deux morts et plusieurs blessés. Quelques jours plus tard, le cadavre d’une inconnue est découvert en banlieue. Crime passionnel ou politique ?

Chargé d’enquêter sur ces deux affaires, l’inspecteur Léon Sadorski voit ses projets de vacances contrariés – d’autant plus qu’il doit bientôt participer à la grande rafle du Vél d’Hiv, exigée par les nazis et confiée à la police française. Un destin tragique menace désormais sa jeune voisine Julie Odwak, la lycéenne juive qu’il convoite en secret et dont il a fait interner la mère.

Sadorski et l’ange du péché

Paris, mars 1943. Une femme est arrêtée dans un bistrot du 10e arrondissement. Elle aurait franchi la ligne de démarcation munie de faux papiers, pour un trafic de métaux précieux. L’inspecteur principal adjoint Léon Sadorski voit dans cette enquête une parfaite occasion de s’enrichir. Mais il a d’autres soucis, notamment protéger Julie, la lycéenne juive réfugiée chez lui depuis la rafle du Vél’d’Hiv.

C’est alors qu’une affaire de lettre anonyme et d’adultère le conduit sur les plateaux du cinéma français de l’Occupation : parmi les jeunes actrices d’un drame tourné dans un couvent de dominicaines, l’inspecteur va rencontrer son « Ange du péché » et se transformer en criminel…

 

 

 

La Gestapo Sadorski

Paris, octobre 1943. Un important dignitaire nazi, le colonel SS Julius Ritter, a été assassiné en sortant de chez lui, près du Trocadéro. La Gestapo est sur les dents. Elle convoque l’inspecteur principal adjoint Sadorski pour lui confier la direction d’une petite unité de policiers français gestapistes chargée de traquer les « terroristes » juifs FTP-MOI. Sadorski caresse l’espoir de gagner de l’avancement en effectuant un brillant coup de filet.

Joignant l’utile à l’agréable, il cache dans son appartement la jeune Juive Julie Odwak, qu’il a mise enceinte. La situation est des plus scabreuses : sa femme Yvette, qui ignore la véritable identité du père, doit simuler pour elle- même une grossesse afin d’éviter la curiosité des voisins lorsque l’enfant naîtra…

Les choses ne se passeront pas exactement comme Sadorski l’avait prévu. Ce sera bien pire.

 

*Rosine, une criminelle ordinaire, de Sandrine Cohen 

Ou comment une mère de famille peut devenir apparemment sans motif une infanticide.

Rosine une criminelle ordinaire

Un jour, Rosine Delsaux, une femme, une mère, une amie parfaite, tue ses deux filles. Elle les noie. Elle ne sait pas ce qui s’est passé, comment a-t-elle pu faire ça ? Elle culpabilise, s’accuse d’être un monstre.

On ne tue pas ses deux filles comme ça. Il y a forcément quelque chose dans la vie de Rosine qui a « permis » ce crime. Avec l’aide de Rosine, Clélia, enquêtrice de personnalité auprès des tribunaux, va rechercher quoi.

« Clélia entre dans le commissariat, elle ignore les appels de l’officier, un bleu, le même que la dernière fois, qui est au contrôle du détecteur de métal qu’elle passe sans se soucier de la sirène qu’elle déclenche. Elle se fout de tout ça, elle n’entend rien, ni le bruit, ni les cris. Elle fonce. Elle déboule dans le bureau de Samuel. Elle veut qu’il insiste, qu’il ouvre une enquête sur le cas Delsaux, il y était, il sait bien que quelque chose ne va pas. »

*Lëd, de Caryl Ferey.

Univers glacé de la ville la plus inhospitalière qui soit, peuplée de gens chaleureux, confrontés à moult trafics, condamnés à survivre entre alcool et travail à la mine.

Norilsk est la ville de Sibérie la plus au nord et la plus polluée au monde. Dans cet univers dantesque où les aurores boréales se succèdent, les températures peuvent descendre sous les 60°C.

Au lendemain d’un ouragan arctique, le cadavre d’un éleveur de rennes émerge des décombres d’un toit d’immeuble, arraché par les éléments. Boris, flic flegmatique banni d’Irkoutsk, est chargé de l’affaire.

Dans cette prison à ciel ouvert, il découvre une jeunesse qui s’épuise à la mine, s’invente des échappatoires, s’évade et aime au mépris du danger. Parce qu’à Norilsk, où la corruption est partout, chacun se surveille.

Et la menace rôde tandis que Boris s’entête…

Lëd (« glace » en russe) est une immersion dans une Russie de tous les extrêmes.
Caryl Férey au sommet de son art.

 

*Ce lien entre nous, de David Joy.

Une révélation que cette histoire de vengeance ms aussi d’amour. Belle écriture, intense et accrocheuse.

 

Caroline du Nord. Darl Moody vit dans un mobile home sur l’ancienne propriété de sa famille. Un soir, alors qu’il braconne sur des terres voisines, il tue un homme par accident. Lorsqu’il comprend qu’il s’agit d’un membre du clan Brewer, connu dans la région pour sa violence et sa cruauté, il craint pour sa vie et celle de ses proches. Une seule personne peut l’aider : Calvin, son meilleur ami. Mais Dwayne Brewer, à la recherche de son frère disparu, a vite fait de remonter la piste jusqu’à Darl et Calvin.

Noire et sans concession, cette peinture contemporaine des Appalaches bouleverse : quelle rédemption pour ces régions violentes et magnifiques, bénies par la nature, mais réduites au désespoir ? Seul un grand écrivain est capable de nous donner une réponse.

 

 

*1991, Franck Thilliez,

pour l’atmosphère rétro et, si l’on peut dire, « l’enfance », les débuts de Sharko. Délicieux (et je ne parle pas des horreurs de l’intrigue !)

 

En décembre 1991, quand Franck Sharko, tout juste sorti dé l’école des inspecteurs, débarque au 36 quai des Orfèvres, on le conduit aux archives où il est chargé de reprendre l’affaire des Disparues du Sud parisien, l’état des lieux est simple : entre 1986 et 1989, trois femmes ont été enlevées, puis retrouvées dans des champs, violées et frappées de multiples coups de couteau. Depuis, malgré des centaines de convocations, de nuits blanches, de procès-verbaux, le prédateur court toujours.

Sharko consacre tout son temps à ce dossier, jusqu’à ce soir où un homme paniqué frappe à la porte du 36. Il vient d’entrer en possession d’une photo figurant une femme couchée dans un lit, les mains attachées aux montants, la tête enfoncée dans un sac. Une photo derrière laquelle a été notée une adresse, et qui va entraîner le jeune inspecteur dans une enquête qui dépassera tout ce qu’il a pu imaginer…

 

*La face nord du cœur, de Dolorès Redondo.

J’ai là encore découvert une auteure déjà bien « installée ». Le récit se déroule à La Nouvelle-Orléans, au moment de l tempête Katrina. L’intrigue est originale à souhait, les descriptions de la tempête et ses effets sont excellents, la rencontre de la culture vaudou et des superstitions de l’héroïne (espagnole) rend ce polar très original et addictif !

 

La face nord du coeur

Amaia Salazar, détachée de la Police forale de Navarre, suit une formation de profileuse au siège du FBI dans le cadre d’un échange avec Europol. L’intuition singulière et la perspicacité dont elle fait preuve conduisent l’agent Dupree à l’intégrer à son équipe, lancée sur les traces d’un tueur en série recherché pour plusieurs meurtres de familles entières. Alors que l’ouragan Katrina ravage le sud des États-Unis, l’étau se resserre autour de celui qu’ils ont surnommé le Compositeur. La Nouvelle-Orléans, dévastée et engloutie par les eaux, est un cadre idéal pour ce tueur insaisissable qui frappe toujours à la faveur de grandes catastrophes naturelles.

L’association du réalisme cru de scènes apocalyptiques en Louisiane, de rituels vaudous des bayous et de souvenirs terrifiants de l’enfance basque d’Amaia constitue un mélange ensorcelant et d’une rare puissance romanesque.

 

*Mamie Luger, Benoît Philippon.

J’ai adoré cette fausse charmante mamie, serial killeuse au long cours ! Récit entre comédie et tragédie, la vie quoi ! Sauf que tout le monde ne dézingue pas à tout va comme Mamie !

Six heures du matin, Berthe, cent deux ans, canarde l’escouade de flics qui a pris d’assaut sa chaumière auvergnate. Huit heures, l’inspecteur Ventura entame la garde à vue la plus ahurissante de sa carrière. La grand-mère au Luger passe aux aveux et le récit de sa vie est un feu d’artifice. Il y est question de meurtriers en cavale, de veuve noire et de nazi enterré dans sa cave.

Alors aveux, confession ou règlement de comptes ? Ventura ne sait pas à quel jeu de dupes joue la vieille édentée mais il sent qu’il va falloir creuser. Et pas qu’un peu.

 

Voilà mon choix …Rien de très original sans doute, mais des lectures denses, qui vous emportent, et vous laissent orphelin une fois la dernière page lue …

17 réflexions sur “Le top 10 des indics #2 Chantal

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