Le neuvième fragment, John Faredes

Le livre : Le neuvième fragment de John Faredes. Paru le 9 janvier 2020 chez Nouvelles Plumes. 19€. (447 p.) ; 23 x 15 cm

4e de couv : 

Auteur à succès de thrillers, John Conroy reçoit une lettre d’une certaine Sharon Palmer, accompagnée d’une clé USB. Fille d’un millionnaire, Sharon est une icône du cinéma underground.

Selon la rumeur, la projection de son dernier film Le Neuvième Fragment aurait fait basculer ses spectateurs dans une folie suicidaire. Il ne resterait dans le monde qu’une seule copie du film maudit… Sur la clé USB, un film gore pour le moins réaliste laisse à John un sentiment de dégoût mêlé d’interrogation : pourquoi est- ce à lui que Sharon s’est adressée ? En se rapprochant de la famille de la jeune femme, il découvre que celle-ci vient d’être kidnappée.

L’auteur : John Faredes est diplômé en sciences humaines et sociales, diplômé  aussi en sciences de l’information et de la communication. Cinéphile et boulimique littéraire, fasciné par la psychologie humaine et ses recoins les plus sombres, il est également l’auteur de nombreuses nouvelles. Il vit actuellement à Avignon, où il s’attelle à son prochain projet littéraire.

 

Le post-it de Ge

 Le neuvième fragment, John Faredes

C’est à cause ou grâce, je ne sais pas encore, de Nath des « lectures du dimanche » que j’ai acheté ce bouquin. En effet dans son Top 10 découverte 2021 pour Collectif Polar, elle me disait tout le bien qu’elle pensait. Et quand j’ai lu ses mots : « (…) Dans ce récit, rien n’est épargné au lecteur, sauf la surprise immense de constater qu’il s’agit du premier roman de l’auteur ! De quoi interpeller, eu égard à la maîtrise totale de la plume, du rythme, de la profondeur des personnages… Tout ça pour dire qu’une fois qu’on plonge dans les pages, il est difficile d’en ressortir !  (…) », je n’ai pas su résister !

Mais alors que nous raconte « Le neuvième fragment »

Auteur à succès de thrillers, John Conroy reçoit une lettre d’une certaine Sharon Palmer, icône du cinéma underground, accompagnée d’une clé USB contenant l’unique copie de son dernier film, Le neuvième fragment. Selon la rumeur, cette œuvre aurait fait basculer ses spectateurs dans une folie suicidaire. En se rapprochant de la famille de la jeune femme, John découvre qu’elle a été kidnappée.

Dans ce premier roman, John Faredes nous plonge dans un roman choral. Notre lecture va alterner entre le récit de John Conroy et le journal intime ou pas de Sharon Palmer et tout cela est entrecoupé des réflexions d’un autre narrateur, un certain Andy supposé fan ultime de la star du cinéma alternatif et souterrain.

Ce qui est étonnant aussi ici c’est que ce roman commence comme un véritable roman psychologique. Conroy perd sa petite fille dans un accident dont il se sent responsable. En plus de perdre son enfant, il voit s’éloigner sa femme qui le fuit de plus en plus. Comme le dis si bien notre auteur « Le décès d’un enfant crée inéluctablement un fossé entre les deux parents. Certains parviennent à le surmonter en se soutenant mutuellement, mais on ne peut retrouver une union aussi forte quand le lien qui vous unit, le fruit de votre chair, vient à disparaître de manière aussi brutale. Pour la femme, la souffrance est toujours plus intense. C’est comme si une partie d’elle mourait ; comme si elle était condamnée à vivre le restant de ses jours dans un état fragmenté, incomplet, sans espoir de redevenir un jour entière. » Notre héros voit son couple s’effondrer. Il est pour ainsi dire au bord du gouffre. Mais voilà qu’un fait inattendu survient, une enveloppe contenant une clé USB et notre auteur de polar retrouve une motivation. Une enquête comme dans ces romans. Lui l’auteur devenait le personnage, une espèce de mise en abyme en quelque sorte.

Et puis très vite dans les premiers chapitres, ce roman se transforme en roman d’horreur. Nous découvrons un cinéma transgressif ou toutes les abominations humaines sont données en pâture aux téléspectateurs. Des scènes qu’un hyperréalisme insoutenable pour le commun des mortels.

Et très vite en va se retrouver entrainer dans une histoire complexe où peu à peu les fils de celle-ci vont finir par s’expliquer. Car notre auteur sait manier la plume et son écriture est vive et percutante, son intrigue bien construite et ses protagoniste bien campé. Et j’avoue ce premier roman est une bien belle découverte. J’ai aimé aussi les références musicales et cinématographique qui émaillent ce roman

Alors si vous aimer les thrillers psychologique un poil tordu et gore, ce polar est pour vous.

16 réflexions sur “ Le neuvième fragment, John Faredes

  1. Bonsoir Ge !
    J’ai également noter ce livre dans ma liste depuis la chronique de Nath (qu’elle tentatrice !). Je dois dire que ton post-it me donne tout autant envie de le découvrir, même si il faut avoir le cœur accroché j’imagine. En tout cas, la couverture me met déjà mal à l’aise. 😇 Ah curiosité quand tu nous tiens !
    Merci Ge pour cette chronique, et merci Nath pour cette découverte 😊

    Aimé par 2 personnes

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