La GAV : Sébastien Gendron sous le feu des flingueuses, seconde audition. 2/4

La GAV : Sébastien Gendron sous le feu des flingueuses, seconde audition. 2/4

Suite de la Garde à vue de Monsieur

 Sébastien Gendron

2e interrogatoire par Aline Gorzack

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 2 jours, 1 en matinée et un le soir entre ce matin et  demain après-midi.

Allez, place à la GAV de monsieur Sébastien Gendron


Miss Aline : Le prévenu n’est pas encore en salle d’interrogatoire ?

Seb : Mais si.

Miss Aline : Alors on peut commencer….

Seb : Regarde. Déjà menotté à la table… Quand tu veux.

Bonjour Aline, Lieutenant, pardon…

Miss Aline : Bonjour Sébastien…. Pouvez-vous me dresser le tableau d’une séance d’écriture : le lieu, l’horaire (y a des lèves très tôt), ambiance, rythme…

Seb : Euh… Faut que je me remette au plumard pour me souvenir…

Miss Aline : le plumard ça sera après l’interrogatoire… allez, on vous écoute

Seb : Alors… Généralement, je me lève raisonnablement tôt. Petit déj avec un bouquin, la plupart du temps en tête-à-tête avec ma femme qui elle aussi déjeune en lecture.

Miss Aline : un tête-à-tête chacun la tête dans un livre…. Humm

Seb : Oui, on déj comme ça et on partage nos impressions de lecture.

J’ai pas vraiment de rituel mais en revanche, je ne peux pas me mettre derrière mon ordi si je me suis pas douché, si j’ai pas les dents propres et je ne peux pas me mettre à bosser si j’ai encore mes chaussons. Je peux pas travailler en chaussons. Ça doit me rappeler les cauchemars de gosses quand on rêve qu’on arrive à l’école et que se découvre en pyjama et en chaussons. Il me faut des chaussures au pieds pour pouvoir travailler. Et un pantalon, un caleçon, un t-shirt, un pull ou une veste.
Vous n’en saurez pas davantage.
Le lieu c’est le bureau. L’heure c’est quand ça commence après tout ça.
L’ambiance, en silence avec les bruits extérieurs mais il peut y en avoir dedans, ça ne me gêne pas.
Le rythme… ça dépend de ce que j’ai à faire. Et surtout de ma capacité à me tenir agrippé à mon bureau. Parce que souvent le dehors m’appelle.

Miss Aline : justement le « ce que j’ai à faire »… quel est le « protocole » d’un roman : un plan, des scènes déjà en tête, une fin, des recherches… ?

Seb : J’ai énormément de mal à écrire avec un plan. Pour avoir un « plan » il me faut une première version. Ça m’arrive de plus en plus souvent de me mettre au « tableau à post-it » une fois que le récit est terminé. Faire un plan avant, ça me démotive complétement. J’ai l’impression d’avoir déjà écrit l’histoire et je me rends compte que je passe alors mon temps à vouloir contrer ce plan. Ça m’arrive principalement en jeunesse où les éditeurs aiment bien savoir où je vais et ce que je vais raconter. Je fais des super synopsis développés sur 20 pages et une fois que j’ai le feu vert, mes coudes se ramollissent, mes idées me paraissent moins alléchantes et j’en ai d’autres qui frappent à la porte…

Miss Aline : vous préférez laisser vos personnages vivre au jour le jour/ de page en page et vous guider ?

Seb : Bref, j’ai une idée, je fonce, une première phrase, je fonce, un personnage, je fonce, une fin, je fonce. Parfois en roue libre et je me rends compte que c’est de la merde et ça fait 200 pages que je mouline pour que dalle, mais tant pis.
Oui, on va dire ça comme ça. Le personnage qui taille sa route et moi sur la selle arrière avec ma caméra qui enregistre. En vrai, j’ai les mains sur le guidon mais je fais comme si, parce que c’est grisant de se dire qu’on se laisse aller. Parce qu’en vrai, c’est nous qui nous laissons aller. C’est facile de dire que c’est le personnage. En fait, c’est dans le laisser-aller qu’il y a les meilleures pistes parce que c’est comme dans la vraie vie. Si t’as décidé que tu passerais par tel chemin, y a de forte chance que ce soit le même itinéraire que la fois dernière, ou celui du GPS par lequel tout le monde passe pour éviter les bouchons. Si tu te dis : tiens ben ce coup-ci, je vais laisser mes mains sur les genoux, on verra bien, y a des chances que tu finisses dans le fossé certes, mais si ça se trouve dans le fossé où tu te vianderas y aura l’idée à laquelle t’avais jamais pensé.

Ecrire pour moi, c’est ça en partie. Faire avec un risque permanent de plantade.
Un plan, c’est fait pour éviter la plantade.

Sauf qu’un plan peut-être hyper foireux et t’en sauras rien tant que t’as pas fini de l’épuiser.
Et puis quand tu t’es cassé le tronc à pondre un plan, t’as pas forcément envie de le remettre en question. Et puis dernière considération : construire un plan, c’est ne pas écrire, c’est repousser le moment où il faudra s’y coller.

Miss Aline : Intéressant cette théorie du laisser-aller… est-ce à dire que vous vous autorisez à vivre par procuration des choses qui ne pourraient vous arriver dans la vraie vie ? La recherche d’une certaine dose d’adrénaline ?

Seb : Oui, c’est un peu ça. Quand j’ai écrit Road tripes par exemple, j’avais à peu près mon narrateur et tout à fait son acolyte. Je savais que mon narrateur partait avec le constat qu’il avait raté sa vie mais comment je n’en savais rien. Et au fur et à mesure des pages, j’en ai fait un dentiste parce que son père en était un. Mais ça ne faisait pas tout. Il manquait un truc et je savais pas quoi. Et je me suis souvenu d’un reportage que j’avais vu sur un jeune dentiste qui est aussi pianiste et qui se retrouve à participer une master class de Herbie Hancock. Et Hancock lui dit à la fin du morceau que c’est génial. Et le type se trouve comme un con parce que ça y est, il est lancé dans la vie comme dentiste. A mi-chemin de mon bouquin j’ai donc trouvé la vraie cassure de mon personnage. Et quand son pote apprend qu’il a failli être pianiste pro, il le conduit dans un magasin de piano pour lui donner une chance de se refaire la main. Et puis surtout pour entendre ça, en vrai. Et mon narrateur ne trouve rien de mieux que de jouer un truc inécoutable de Pierre Boule. Avec un plan, je serais complétement passé à côté d’une scène comme celle-là.

Miss Aline : jusqu’à quel point vous pouvez être « habité » par vos personnages ? Vous est-il arrivé de vous trouver dans des situations drôles ou pas parce que vous étiez « ailleurs » (en l’occurrence dans votre roman en devenir) ?

Seb : J’ai une copine qui est dans le soin et l’hypnothérapie, qui me dit que l’écriture ça doit sûrement être ça : une sorte d’hypnose. Pendant longtemps, j’ai pas eu de bureau et je bossais au milieu de tout le monde, enfoncé dans le canapé, les pieds sur la table basse et tellement dans ma bulle que j’arrivais à bien bosser malgré les allées venues des uns et des autres. Et pour autant, être quand même là quand la réalité me sonnait. Mais un truc qui est toujours source d’étonnement, c’est quand je suis dans la phase de corrections d’un roman, dans les dernières lignes droites éditoriales avant les tirages, c’est de voir à quel point la vision que j’ai eu des lieux était exacte, précise, vivantes. Dans ces relectures, je me rends compte que j’y rentre comme dans des domaines familiers et quand il m’arrive d’en reparler bien plus tard, j’ai encore les lieux en mémoire comme s’ils étaient vrais. Je viens de citer la scène du magasin de piano dans Road Tripes en me souvenant très exactement de comment est foutu ce magasin de pianos de la banlieue de Montélimar, son parking, sa vitrine, sur quoi elle donne, son espace commercial, alors que je n’ai jamais de ma vie visité un quelconque magasin de pianos à Montélimar qui est d’ailleurs une ville que je connais très mal.
Et ça, c’était il y a dix ans.

Miss Aline : revenons à la source : l’écriture. C’est quoi pour vous écrire : un besoin, l’envie de laisser une trace, mettre le genre humain et toutes ses facettes en lumière, être le « témoin » d’une époque ?

Seb : Je vais être impudique, et totalement honnête avec vous, mais aussi puéril que ça puisse paraitre, oui, pour laisser une trace. Après, le genre humain est une perpétuelle source d’émerveillement parce que ça parait tous les jours incroyable qu’on en soit arrivé là et toujours debout alors que chacun de nous produit par jour un nombre de conneries qui aurait dû depuis belle lurette nous expédier par-dessus bord. Mais justement oui, laisser une trace. Et je n’ai pas la naïveté de croire que cette trace sera visible depuis l’espace, mais je crois que j’ai toujours voulu sentir que ma vie servait un tout petit peu à autre chose qu’à me permettre de mettre un pied devant l’autre sagement jusqu’à la mort et si possible en laissant derrière moi une progéniture à laquelle on demanderait de suivre le même chemin.

Donc la source est très précisément là, et écrire des romans paraissait la chose la plus simple à entreprendre quand on est comme moi, un garçon assez peu magnétique et donc plutôt solitaire. C’est aussi ça qui a fait que je n’ai pas poursuivi dans les voies de la réalisation de film.

Miss Aline :  vous pouvez développer, svp ?

Seb : Pour faire un film, il faut écrire l’histoire et ça je sais faire. La tourner aussi, je sais faire – j’ai fait un paquet de films et de programmes courts. En revanche, de l’écriture à la réalisation, c’est une période pour laquelle je n’ai aucune sorte de talent et où tout ce qui se ressent de moi, c’est mon impatience. C’est la période cruciale où justement, il faut montrer en permanence sa bonne volonté même quand on vous demande de réécrire vingt fois le scénario pour qu’il ressemble le plus possible à l’idée que s’en fait la tête de coing qui sert de principal adjoint au principal financeur du projet. Je sais très bien travailler en équipe et le plateau comme source d’inspiration, j’étais vraiment fait pour. Mais la marche pour y arriver n’est résolument pas faite pour moi. Aujourd’hui, j’écris des scénarios qu’on présente en commission, on revient des commissions en me disant : « Et si ton personnage principal, au lieu d’être un petit voyou, c’était plutôt une beurette de banlieue », je résiste trente seconde et je me souviens que c’est pas un roman et que je produis aussi du jetable, que ça me permet de vivre. Donc, je mets le moins possible de moi dans un travail que tout le monde va se disputer. Ecrire un roman, au contraire, c’est bosser seul et se préparer à affronter seul une seule personne : son éditrice. Elle me dira oui ou non, mais elle me le dira dans les yeux et je n’aurais pas eu besoin d’aller faire du clubbing pendant des mois pour la rencontrer.

Miss Aline :  Un travail solitaire (l’écriture) mais entouré de noirceur. Pourquoi avoir choisi ce genre-là ? Qu’est-ce qui a fait /fait que c’est le roman noir qui vous attire ?

Seb : A vrai dire je ne sais pas vraiment comment ça m’est venu parce que je ne lisais pas de romans noirs à l’adolescence alors que j’écrivais déjà. Sans doute la pente prise avec Djian et les auteurs qu’il m’a permis de lire, les Nord-américains qui, finalement pour bon nombre d’entre eux, quoi qu’ils écrivent, écrivent du noir tant la société dont ils sont issus est ultra violente et inégalitaire, tant ils ne se sont jamais sortis du Far West.

Et puis j’ai toujours été attiré plutôt par les trucs drôles, la comédie. Mais bizarrement, sans doute à cause de mon père, j’ai eu très vite un gout prononcé pour l’humour noir, ou plus exactement, la peinture humoristique qu’on applique en couche fine sur le drame. L’éclat de rire salvateur au milieu du désastre. Pas les clowns tristes – même si j’ai adoré Jerry Lewis. Mais les trucs absurdes, les Monty Python au-dessus de tout, les Glen Baxter, les frères Coen, les Spike Jonze, les scénarios de Charlie Kaufman. Donc quand j’ai commencé à écrire, le pli a rapidement été pris. Des personnages emmazoutés dans leur existence minable sont devant vous et nous allons voir comment ils peuvent sombrer un peu plus magnifiquement qu’ils ne l’ont fait jusqu’à présent. En fait, j’ai vite développé le gout doux amer de montrer les choses telles qu’on devrait les voir si on voulait vraiment les changer : comme des obstacles à balayer une bonne fois pour toute. Mais on préfère les garder en l’état. Alors on sombre et, pour utiliser une image classique, l’orchestre joue sur le pont principal.

Pour résumer, j’essaye de garder une vision Texaverienne du Titanic.
C’est ma version très personnelle du roman noir.

Miss Aline :  chaque auteur doit posséder sa version du roman noir.

En face de l’auteur, les lecteurs…. Selon vous pourquoi ce goût prononcé pour le polar, le thriller, le roman noir ?

Seb : Assurément. Je défends beaucoup ça, et d’autant plus qu’on est arrivé aujourd’hui dans un terrible moment de stéréotypisation du genre qui semble ne plus finir d’atteindre ses limites.

Justement, cette question entre en résonnance avec le reste de ma réponse précédente. Le gout prononcé du public va plutôt vers le thriller qui est devenu ce que le gore fut au film d’horreur : une sorte d’excroissance du toujours plus. Pourquoi pas. Le frisson, ça peut être bonnard. Mais c’est comme le porno. Arrive un moment où, dans la surenchère, on perd tellement le sens qu’on finit par ne plus regarder que de la chair qui pénètre de la chair. Et vous pouvez mettre autant de barbaque que vous voulez, si vous enlevez l’humain derrière, ça reste de la barbaque. De tout ça a surgit un être magique qui dirige aujourd’hui tout un pan de ce genre qu’est devenu le thriller : le tueur en série. Fourre-tout absolu, on n’écrit plus un thriller aujourd’hui sans un serial killer. Ils sont tous plus improbables les uns que les autres, mais à écouter certains lecteurs, c’est pas grave, c’est dégueu, on adore. Là encore pourquoi pas. Mais en fait qu’est-ce qu’on projette sur un tueur en série qui la plupart du temps ne ressemble absolument pas à Francis Heaulme mais plutôt à Anthony Perkins ou Hopkins ? Rien de social en tout cas. Or, le tueur en série, s’il ne dit rien de notre monde qui lui a donné naissance, alors, pour reprendre ma comparaison de tout à l’heure, il ne vaut pas mieux qu’un Rocco Siffredi. Voilà, il a une grosse queue et il sait s’en servir. Ce que ça raconte, on s’en fout, on est pas là pour ça. Donc, le gout prononcé du public pour le polar, je n’en sais trop rien. Pour le thriller, j’ai ma petite idée. Et j’aimerais tenter une expérience qui serait de donner à lire aux amateurs du genre « J’étais Dora Suarez » de Robin Cook. Je pense qu’ils trouveraient ça vraiment dégueulasse. Voire choquant.

Et puis un genre qui vient s’appuyer sur le point de vue de la victime peut donner le meilleur comme le pire. Malheureusement, le point de vue de la victime dans notre société d’aujourd’hui a pris un aspect un poil trop réactionnaire à mon gout.

Surtout quand le récit est basé sur la lutte entre le bien et le mal.

Miss Aline :  Il serait intéressant de mener cette expérience de « Dora Suarez » avec échange entre les lecteurs en cours ou après lecture… article intéressant en perspective !

Seb : Carrément. Et si ça se trouve ma théorie ne tient pas le route et j’ai tout faux… Ça aussi, ce serait bon à savoir.

Miss Aline :  Chiche qu’on met ça en place…. On en reparle hors GAV si vous êtes preneur de l’expérience.

Seb : Je prends.
En tout cas, pour en revenir au lecteur, je le sais là, au bout de la chaine. Mais je ne le considère pas comme un censeur duquel je dois m’inquiéter. Mon idée, c’est qu’une fois mon histoire terminée, je lui dis : écoute mon petit père, j’ai un truc à te raconter, ça va peut-être pas te plaire au début mais je te prie de m’écouter jusqu’au bout. Et ensuite on en discutera si tu veux. Mais au moins écoute parce que si ça se trouve, mon histoire, tu l’auras entendue déjà vingt fois mais pas racontée par moi.

Miss Aline :  Je pense qu’on a bien fait le tour… si vous avez quelque chose à ajouter, on vous écoute…. Sinon on reprendra l’interrogatoire demain

Seb : Oh ! Merde, je me suis un peu emporté, j’espère ne pas avoir été trop pontifiant !

Miss Aline :  c’était parfait

Seb : Merci lieutenant Aline.

Miss Aline :  Merci à vous pour ce moment d’honnêteté et de partage.

Seb : Je pourrais avoir un sandwich au haricots verts et un pepsi fraise pour le diner ? S’il vous plait.

Miss Aline : c’est déjà commandé … bon appétit.

Seb : Merci. Ben, bonne nuit alors, à demain matin.

Miss Aline : On va vous reconduire en cellule et demain c’est Fanny qui prendra le relais vers 10h.

Seb : Ok, très bien. Merci.

Dany : Demain 10 h et n’oublie pas ta bombe pour la nuit e anti-poux !

Seb : J’ai. Et mon doudou aussi.

Miss Aline : on veut la photo du doudou …

Seb : Ben, je peux pas, vous m’avez pris mon portable !

Aline :  ——————photo du doudou et du mur à post-it ajouter au pièce à conviction—————

——————-fin de la 2ème audition ————–

4 réflexions sur “La GAV : Sébastien Gendron sous le feu des flingueuses, seconde audition. 2/4

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