Les loups et l’agneau, Christophe Dubourg

Le livre : Les loups et l’agneau de Christophe Dubourg.  Paru le 28 août 2017 aux éditions Ravet Anceau. Polars En nord 14€. (209 pages) ; 14 x 22 cm.

4ème de couverture : 

  1. Borg traque inlassablement sa princesse. Il a l’espoir de trouver en de très jeunes filles la pureté et l’innocence auxquelles il aspire tant. Mais, invariablement, ses proies le déçoivent. Surgit alors Slavko, son double diabolique. Lui se charge du sale boulot. Pour multiplier les chances de trouver une véritable princesse, Borg décide de gagner une grande ville : Caen. C’est là que son destin croise celui de Jean. L’homme est un ancien mercenaire aguerri rongé par les fantômes de son passé. Sa nouvelle cible ? Robert Chevallier. L’homme est marié et père d’Alice, huit ans et demi. En acceptant ce contrat, le tueur d’élite ne se doutait pas qu’à son tour, il deviendrait une proie.

 

 L’auteur : Libraire à Caen, dans le Calvados, Christophe Dubourg écrit depuis toujours. Il s’est naturellement tourné vers le polar, un genre lui permettant toutes les fantaisies. Grand lecteur et féru de cinéma, il revendique des influences diverses, d’Alfred Hitchcock à William Friedkin et de Maurice Leblanc à Mickael Connelly. En 2016, il publie une nouvelle à compte d’auteur, Blind test. Il termine second au concours de nouvelles du salon de Nœux-les-Mines en 2017. Puis paraît son premier roman policier, Les loups et l’agneau, aux éditions Ravet-Anceau

 

Extrait :
« La voix du monstre revient peu après, sonore et sépulcrale. C’est un timbre qui semble sourdre des abysses, tel un monstre des profondeurs. C’est ce que s’imagine Alice.  Pourtant, selon les moments où la voix se fait entendre, certaines nuances et intonations semblent différentes.  On pourrait presque penser que deux personnes cohabitent dans un même corps. 
Deux monstres. Deux ogres. Alice trouve cela étrange. Repliée dans un coin de la caverne, elle serre les mains sur sa poitrine, sanglote en silence ».

 

Chronique d’une flingueuse, l’Avis de Sylvie K

 

Les loups et l’agneau, Christophe Dubourg

 Audrey est une jeune fille qui rêve de Sissi impératrice. Borg parle à « celui qui sait » son double maléfique Slavko et lui est dévoué. Borg croit aux princesses et aux fées, il est ami avec Audrey mais Slavko lui dit qu’Audrey n’a rien d’une princesse alors…

Des années plus tard Borg cherche toujours sa princesse et quand il en trouve une, il la prénomme Audrey et joue à la poupée. Hors ce géant monstrueux et immonde n’a rien d’un prince et ses princesses sont prisonnières dans une caverne labyrinthe de canalisations et boyaux puants. Elles cohabitent avec des « rampants » et chose incongrue dans ce cloaque  en fond sonore du Cloclo.

Jean lui est un homme normal, un homme qu’on ne calcule pas, qui passe inaperçu, il a juste une petite cicatrice sur la joue mais son métier est tueur à gages. Sa nouvelle cible en Normandie est un dénommé Robert Chevallier.

Borg se met en tête d’aller chercher sa princesse à Caen une grande ville, dans un grand magasin à Noël il a un coup au cœur lorsqu’il aperçoit une petite fille Alice SA Audrey.  Enfin il l’a trouvé ! Il l’enlève mais dommages collatéraux il emmène aussi son père Robert Chevallier, Jean et une prostituée Christine.

En prise avec ce colosse obnubilé par sa princesse, chacun cherche l’identité de l’autre, le tueur devient proie, ils devront faire front commun pour s’en sortir. Y ‘arriveront-ils ? Les gens ne sont jamais ce qu’ils paraissent être, comment se faire confiance ? Pour sauver Alice ils vont unir leurs efforts.

Ce premier roman est un trhiller addictif lu quasiment d’une traite ! On patauge dans le mal avec Borg. Un être enfermé dans sa folie, sa quête de princesse où rien d’autre n’existe sauf son frère Slavko. L’endroit le bourbier nauséabond ou évoluent les personnages prend aussi aux tripes. Christophe Dubourg a des phrases courtes et percutantes. Pas de descriptions détaillées ou sordides, l’écriture est une succession de temps forts, adroite et va droit au but. Après l’introduction 6 jours sous tension, avec les loups dans la tanière. On ne lâche pas l’histoire rythmée jusqu’à son épilogue et j’aime les fins qui ne sont pas bâclées ou prévisibles là ce n’est pas le cas. Let’s Rock’n’ roll !! J’ai adoré et je dirais Christophe Dubourg va falloir faire au moins aussi bien pour le prochain car pour un premier c’est gagné !

5 réflexions sur “Les loups et l’agneau, Christophe Dubourg

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