A nous la Terre ! : les écrivains s’engagent pour demain : Ge vous donne des nouvelles, des nouvelles engagées épisode 1

Hello mes polardeux pour ce rendez-vous réguliers, j’ai choisi aujourd’hui de bousculer un peu les codes.

En effet en cette fin d’année j’ai envie de vous parler de plusieurs recueils de nouvelles qui sont vendus au profit d’œuvres caritatives.

Et comme c’est bientôt noël, je me disais que peut-être cela ferait de beaux cadeaux pas chers mais généreux quand même puisque chaque recueil vendu apportera un peu d’argent dans les caisse d’une association qui en a sûrement fort besoin.

Aussi, Ge vous donne des nouvelles va revenir plusieurs fois en ce mois de novembre et à chaque fois pour  Un coup de pouce pour des associations  comme ELA , le double WWF ou encore les restos du cœur,  l’Unicef et bien sur Vaincre la Mucoviscidose et Urgence Homophobie.

Alors le premiers livres dont je vais vous parler c’est  :

A nous la Terre ! : les écrivains s’engagent pour demain

Ge vous donne des nouvelles,  des nouvelles engagées, épisode 1


Le livre : A nous la Terre !  : Les écrivains s’engagent pour demain. Paru le 28 octobre 2021 en Folio. 5€. (144 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

A nous la Terre !

Les écrivains s’engagent pour demain

Neuf plumes contemporaines, françaises et étrangères, joignent ici leurs voix pour témoigner de leur amour de la nature. Neuf auteurs incontournables qui célèbrent, à travers des textes forts et engagés, la rencontre inattendue avec un animal, l’immensité de la forêt ou la beauté tragique de la montagne. Loin des discours moralisateurs, ces nouvelles nous rappellent que le monde qui nous entoure est une source d’émerveillement incessant. Elles sonnent comme une invitation poétique à réinventer, sans plus attendre, notre lien à la nature.

 

les auteurs : Jean-Christophe Rufn , Maylis de Kerangal , Erri de Luca , Carole Martinez , Anna Hope , Monica Sabolo , Luc Lang , Jean-Baptiste Del Amo , Sonja Delzongle , Ron Rash

 

 

 

 

Extrait : 
PRÉFACE
L’humain est devenu si étranger à la nature qu’il en vient à l’opposer à la culture. Retranchés dans nos blocs de béton et d’acier, nourris de plantes et d’animaux produits industriellement, buvant une eau et respirant un air chargés de nos polluants, habitons-nous toujours la planète Terre ?
Ces textes nous crient qu’au contraire, au cœur de notre intimité, se nichent un oiseau, une ligne de crête en montagne ou les couleurs fulgurantes d’un insecte. Ils nous apportent émerveillement, réconfort, inspiration, connaissance, nous relient les uns aux autres.
Si cette pandémie a bien illustré le fait qu’« il n’y a pas d’hommes en bonne santé sur une planète malade », il faut penser aux maladies physiques, certes, mais aussi à celles des âmes et des civilisations.
Nous nous épanouirons aux côtés de la nature, ou nous n’aurons pas de vies dignes. Le temps des choix est là, plus que jamais.
Isabelle Autissier
Présidente d’honneur
de la fondation WWF France

Le post-it de Ge :

A nous la Terre ! : les écrivains s’engagent pour demain

Dix plumes contemporaines, françaises et étrangères, venant de la littérature et du polar, joignent leur voix pour témoigner de leur amour de la Nature.
Autour des thèmes de la protection de l’environnement et de la lutte contre le changement climatique, loin des discours scientifiques alarmistes, ces écrivains et écrivaines ont une parole différente à faire entendre : ils transmettent la vérité d’une expérience. Et peuvent changer notre regard.
Ces dix nouvelles inédites nous invitent à célébrer la Terre, l’espace, les animaux, les forêts… Non pas la nature comme un environnement où l’on puise des ressources et qui nous permet de prospérer, mais comme une formidable source de beauté, d’aventure et d’inspiration.

On va se retrouver en bord de mer, en Méditerranée mais aussi en Bretagne, à la montagne, des Alpes au Pyrénéens, personne n’est oublié.  On va découvrir des aventuriers, des passionnés, des défenseurs de la natures de la première heure. Ou alors on apprendra à écouter le chants des oiseaux….ou à rechercher une pieuvre…

Parfois cruels quelques fois tendres, souvent très intenses, ces dix textes sont comme des bouteilles lancées à la mer.

Intéressante aussi la préface d’Isabelle Autissier.

Au sommaire donc :

La préface d’Isabelle Autissier

Catherine Cusset, Le côté gauche de la plage

 » Une plage. La même depuis des décennies.
Je passe tous les étés sur une presqu’île où les plages sont nombreuses – celles du côté de la baie, mieux protégées des vents et des courants ; celles du côté de l’océan. Depuis que j’ai l’âge de choisir, je n’en fréquente qu’une. Quand je pense à la Bretagne, c’est à elle que je pense. À sa lumière d’ouest. Chaque jour de chaque été ou presque, je fais la même promenade, me baigne au même endroit. Chaque fois la magie opère. Par la grâce de la mer, bien sûr. Mais la mer est partout sur la presqu’île. La mer est la même sur les plages qui bordent la mienne. Pourquoi est-ce sur celle-ci que je reviens ? Qu’est-ce qui fait qu’on adhère à un lieu, comme à un être ? »

Erri De Luca, J’ai été nature

 » J’ai été nature.
Le choc de la vie a commencé dans l’impact entre un spermatozoïde et un œuf, au terme d’une course et d’une attraction.
Je me suis fait une place dans un ventre qui me contenait en s’élargissant avec moi.
J’ai grandi un million de fois en passant par les formes de reptile, de poisson, d’oiseau.
Au dernier stade, j’ai pris la forme humaine.
Mes organes, mon squelette se sont formés au battement frénétique d’un cœur.
J’ai été projeté à l’extérieur, dans l’asphyxie qui précède la première respiration.
À ce moment-là, j’ai cessé d’être nature. »

Jean-Baptiste Del Amo, Des cœurs battants

« Toujours, dans l’enfance, le surgissement de l’animal était un événement. Il suscitait mon exaltation et l’intérêt bienveillant de mes parents : la rainette trouvée à l’ombre du volet à l’heure de le rabattre, le grillon que j’avais appris à déloger de son terrier à l’aide d’une tige d’herbe verte, le crapaud ou le hérisson qui traversaient le jardin au soir des nuits d’été. »

Sonja Delzongle, Instinct

« C’est le genre de scène de la vie sauvage que l’on regarde dans des documentaires animaliers, le ventre noué, confortablement installé sur un canapé. Jusqu’à ce jour de décembre 2001, où l’une d’elles se déroula sous mes yeux, dans la réserve naturelle de Massaï-Mara, au Kenya. Notre 4 × 4 était arrêté légèrement à l’écart de la piste en tôle ondulée – c’est ainsi qu’on désigne non pas des plaques de métal assemblées, mais bien le relief gondolé d’une route de terre et de sable façonnée par le vent, les pluies et les énormes pneus crénelés de véhicules comme le nôtre – et nous avions pour consigne de ne pas en descendre, sous peine de devenir un gibier improvisé pour les grands félins de la réserve. »

Luc Lang, L’ordre des pierres

« Elle frissonne, se hâte vers ses vêtements abandonnés sur une chaise, râle de ne pas les avoir laissés à portée, ça sent la fumée de bois refroidie, une odeur de cheminée qui émane des murs et du mobilier, elle marche sur la pointe des pieds, pense sur les dalles de terre cuite marcher sur de la glace, s’en retourne à son lit, glisse ses jambes dans le duvet et commence à s’habiller. Elle roule ensuite le sac de couchage, plie caleçon long et sous-pull de laine, range le tout dans le sac à dos, fait chauffer de l’eau sur la gazinière, elle aurait préféré un feu, mais elle doit partir dans vingt minutes tout au plus. Elle verse l’eau bouillante dans un bol rempli de porridge, met dans une assiette deux parts de far breton que Rozenn a cuit la veille, elle qui dort dans la chambre attenante. Il fait encore nuit, elle est seule, affamée, elle mange à la lumière des deux bougies qu’elle a posées devant son couvert. À chaque cuillerée de flocons, épaisse et pâteuse, elle sent la chaleur envahir son torse et sa tête. Rassasiée, elle se lève, débarrasse la table, lave bol et cuillère, s’essuie les mains, croyant entendre dans la pénombre le silence cogner en elle au rythme de son pouls. « 

Carole Martinez, Le sansonnet

« Sophie ne parle plus qu’au sansonnet, elle aime écouter et répéter ce que l’oiseau lui dit.
« Je t’aime, je t’aime, tu es si belle ! »
Sophie ne fait pas de vagues, elle ne se plaint jamais. Elle obéit à son mari.
Il lui a dit : « Tu es vieille et tu perds tout, tu n’auras plus les clés de la maison. »
Il lui a dit : « Si tu sors, tu vas te perdre, tu vas tomber, tu vas crever ! » et il le lui a répété si souvent que, peu à peu, Sophie n’est plus sortie, ni dans la rue, ni au jardin, ni même de son lit.
Il lui a hurlé bien des fois : « Tu n’as plus de tête. Dans trois mois, tu ne sais plus qui tu es ! »
Il lui a interdit d’ouvrir les volets, de peur que les gens du dehors ne les voient dans les trous du rideau de ronces et d’orties qui voile leur petit jardin, de peur qu’on ne les observe à travers les carreaux crasseux de leur maisonnette.
Il lui a dit : « Si tu m’aimes, vivons hors du monde. Tu es mon amour, ma complice, restons cachés. Les enfants veulent nous séparer, ils sont jaloux de notre amour. Sans moi, tu n’es plus rien, mon aimée. » »

Ron Rash, Kephart

 » Horace Kephart, quarante-deux ans, domicilié au 1821 Kennett Place, ayant occupé pendant quatorze ans le poste de conservateur à la bibliothèque Mercantile – poste auquel il fut remplacé le 1er février dernier par William L.R. Gifford –, a été arrêté hier à deux heures de l’après-midi. Il a été mis en observation à l’hôpital municipal en attendant une évaluation de son état mental.
La bizarrerie de son comportement, chez Marre’s, un bar situé au 518 Washington Avenue, donna lieu à son arrestation. Après s’y être payé un demi, nous a-t-on rapporté, il engagea avec le barman, Edward Wase, une conversation au cours de laquelle il lui glissa dans les mains une longue lettre, écrite au crayon sur un épais papier d’emballage, et dans laquelle il exprimait son intention de se suicider. L’agent Manion en fut aussitôt averti. Après avoir suivi sur quelques centaines de mètres Kephart qui marchait le long de Washington Avenue en direction du pont Eads, le policier l’arrêta, puis appela une ambulance.
Diplômé des universités de Yale et de Cornell, Kephart est un journaliste renommé. »

Jean-Christophe Rufin, Mont-Blanc : la mort lente

 » L’hélicoptère remonte lentement la gorge verdoyante. Un couvert de mélèzes et d’épicéas borde les parois de rochers blonds. La montagne est plus belle que jamais sous le soleil d’août. Pourtant, cette beauté est trompeuse. Car, en ces lieux que la végétation recouvre aujourd’hui, s’étendait hier encore le glacier d’Argentière. C’est sur son lit désormais vide que pousse le tapis végétal.
L’appareil poursuit son ascension et survole des falaises lisses, fraîchement dégagées par le recul des glaces. Plus haut encore, on distingue enfin le front du glacier survivant. C’est un chaos de séracs suppliciés par la chaleur et souillés par les cailloux noirs de la moraine. On comprend soudain que cette vision somptueuse est celle d’un désastre. La montagne, dans l’indifférence générale, souffre et meurt. »

Monica Sabolo, La pieuvre

« Chaque été, mes parents et leurs amis louaient le bateau d’Ignacio, un pêcheur qui nous emmenait naviguer autour des îles Baléares. Nous, les enfants, avions la sensation de partir pour une odyssée, surtout car Ignacio avait une casquette à galons dorés et une chemise ouverte sur un torse couvert de poils blancs bien plus large que celui de nos pères. Le matin, nous embarquions, fébriles, et nous précipitions dans la cabine du capitaine pour le regarder manœuvrer son navire, une main sur le gouvernail, l’autre tenant une cigarette, ou un crabe vivant qu’il agitait sous notre nez. Le soir, lorsque nous retrouvions la terre ferme, nous tanguions, ivres de vent, de soleil et de grands espaces. »

Quelques mots du WWF et les remerciements

« Depuis 1973, le WWF France agit au quotidien afin d’offrir aux générations futures une planète vivante. Avec ses bénévoles et le soutien de ses donateurs, le WWF France mène des actions concrètes pour sauvegarder les milieux naturels et leurs espèces, assurer la promotion de modes de vie durables, former les décideurs, accompagner les entreprises dans la réduction de leur empreinte écologique, et éduquer les jeunes publics. Mais pour que le changement soit acceptable, il ne peut passer que par le respect de chacune et de chacun. C’est la raison pour laquelle la philosophie du WWF est fondée sur le dialogue et l’action.
En 2021, le WWF France et Folio signent une collaboration inédite qui s’inscrit dans la lignée de l’engagement du WWF et du combat mené par l’organisation depuis sa création.
 Pour découvrir les projets du WWF sur le terrain, rendez-vous sur : http://projets.wwf.fr »

Tout cela pour un livre caritatif dont les bénéfices sont intégralement reversés à WWF France.

Et en plus je suis certaine que comme moi vous allez découvrir grâce à ses nouvelles de nouveaux auteurs, nouvelles autrices…

Alors point d’hésitation, 5€ pour une bonne cause….

4 réflexions sur “A nous la Terre ! : les écrivains s’engagent pour demain : Ge vous donne des nouvelles, des nouvelles engagées épisode 1

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