Et si on parlait polar sur petit écran…. Saison 3 épisode2

Et si on parlait polar sur petit écran….

Saison 3 épisode 2

On poursuit  la saison 3 des séries sur Collectif Polar, et pour cette nouvelle saison, c’est Fanny Haquette qui reste notre guide.

Alors vous êtes prêt-e-s  ?

pour…

Les série TV par Fanny  H

Pour ce mois se terminant par Halloween, j’ai choisi une série bourrée d’hémoglobine dont on entend parler pas mal en ce moment : Squid Game.

Squid Game (오징어게임) est une série sud-coréenne d’une saison de 9 épisodes alliant thriller et drame. Elle est réalisée par Hwang Dong-Hyeok, produite par Siren Pictures Inc et diffusée dans le monde entier.

Elle raconte l’histoire de 456 personnes choisies pour participer à un jeu dans un endroit totalement inconnu d’elles. Ce sont des hommes et des femmes, jeunes ou plus âgés et de toutes catégories socio-professionnelles confondues. Leur seul point commun étant d’avoir d’énormes soucis financiers et donc également avec la justice. Certaines sont endettées sur plusieurs millions de wons. Ils vont devoir s’affronter pour espérer gagner la somme faramineuse de 45,6 milliards de wons soit environ 32 millions d’euros. Ce jeu englobe plusieurs épreuves basées sur des jeux pour enfants comme Un, deux, trois, soleil ! Sauf que là, quand on perd, on meurt… Interville à la sauce SAW en quelque sorte. Et quand une personne décède, de l’argent tombe dans une énorme sphère transparente accrochée au plafond à la vue de tous et pour le plus grand plaisir des participants.


Les acteurs principaux sont :

Lee Jung-Jae dans le rôle de Seong Gi-hunIl n’a plus de travail, ne voit que très peu sa fille, vit chez sa mère, et a de très gros soucis d’argent suite à des dettes de jeu. Il sera le numéro 456, le dernier entré.

Park Hae-soo alias Cho Sang-woo dans la série. Sa mère est très fière de lui car il est parti faire de hautes études et a une très bonne situation désormais mais, car il y a un mais, de mauvaises spéculations l’ont fortement endetté et il ne sait plus comment s’en sortir.

Jung Ho-yeon alias Kang Sae-byeok, une jeune délinquante rebelle, n’a plus que son petit frère dont elle souhaite s’occuper correctement. Elle a beaucoup de caractère et ne fait confiance à personne.

Wi Ha-joon alias Hwang Jun-ho est un policier qui cherche son frère disparu. Il ira le plus loin possible dans son enquête.

Heo Sung-tae alias Jang Deok-su est un criminel notoire, roublard et prêt à tout pour gagner.

O Yeong-su alias Oh Il-nam, le premier joueur, le numéro 1, atteint d’une tumeur au cerveau qui lui apportera des soucis au sein du jeu.

Ils ne sont plus que des numéros, sont prisonniers et en définitif, ne représentent plus rien. Les plus jeunes ne feront pas la comparaison mais personnellement, plusieurs choses m’ont rappelé la série Le prisonnier avec Patrick McGoohan, numéro 6 : le fait d’être anesthésié par un gaz, de se réveiller dans un endroit inconnu, de ne porter plus qu’un numéro et se retrouver avec des personnes portant des habits colorés.

Un jeu étant à la base fait pour se divertir, je me suis dit, en commençant la série, que c’était sûrement une façon de s’amuser pour une personne très riche en mal de sensation. Mais est-ce vraiment le cas ?

Les médias ont beaucoup parlé de Squid Game ces dernières semaines car en Belgique, des enfants ont reproduit l’un des jeux dans la cour de récréation et les perdants étaient frappés. Chacun y va bien sûr de son point de vue mais n’oublions pas avant tout que la série est interdite au moins de 16 ans et perso, j’estime qu’il est le devoir des parents d’y veiller, exactement comme l’accès à internet, mais ceci reste un autre sujet.
Dans Squid Game, on peut constater une fois de plus que le pouvoir de l’argent n’a pas de limite et nous montre le gigantesque fossé entre les plus riches et les plus pauvres.


Ces jeux mortels, où plus personne n’a rien à perdre une fois les règles acceptées, font ressortir ce qu’il y a de plus mauvais dans l’Homme, dans le cas présent, en chacun des joueurs. Pourtant, on peut constater que d’être en équipe est pourtant d’une force incroyable. Encore faut-il être honnête les uns envers les autres mais comment le rester lorsqu’il y va de sa propre vie ?

J’ai trouvé cette série complétement délirante et angoissante. Il faut vraiment ne plus rien avoir à perdre pour participer à cela. Dans Squid Game, Il y a des personnes  malfaisantes mais aussi des personnes qui ont juste fait des mauvais choix dans leur vie, manqué de chance ou de main tendue, doivent-ils pour autant en payer le prix de cette façon ? Que ferions-nous si nous étions à leur place ?

Trouver la réponse en regardant Squid Game !

En trois mots : jeu, angoissant et sanglant.

Bande annonce saison 1 :

http://www.youtube.com/watch?v=dMU4Y53kpps

16 réflexions sur “Et si on parlait polar sur petit écran…. Saison 3 épisode2

  1. Cela me rappelle ce film intolérable de Sydney Pollack « On Achève bien les chevaux » avec Jane Fonda. Film basé sur un concours de danse, avec à la clé une somme à gagner. Démonstration de l’Amérique de l’époque, déjà en 1969. Je me suis autorisée à voir ce film que qq décennies plus tard. Le réalisateur n’y fait aucune concession. Cette série pour moi est à fuir. J’ai d’ailleurs lu un livre à l’identique dont j’ai oublié le titre et où le perdant était tué.
    Vous qui regardez la série, qu’y trouvez-vous ? Cela m’intéresse 😉😎

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    • J’ai trouvé qu’elle démontrait justement le fossé entre les riches, qui ne savent tellement pas quoi faire pour passer le temps, qu’ils organisent des jeux où les pauvres, les désœuvrés, ceux qui ont tout perdus, perdront ce qu’ils ont de plus sacré : leur humanité ! La série est vraiment bien faite à travers son personnage principal, ses intentions, interrogations, ce qu’il accepte de faire ou ne pas faire. Et c’est ça qu’elle met en avant : l’argent n’achète pas tout, même si une majorité est prête à perdre son âme…
      Je te la recommande 😉
      Les séries coréennes ont très souvent un fond de moral que je trouve très intéressant…
      Concernant les gamins qui jouaient dans la cour de récré, j’avoue ne pas comprendre et me demander où se trouvent les parents ! Pour ma part, je n’ai jamais fait attention à l’indication de l’âge (un peu quand même) je suis surtout l’évolution psychologique de mes enfants. Ma fille a 25 ans, ne semble pas trop traumatisée 😉
      Et mon fils bientôt 15, non plus. Nous regardons ensemble ce type de série, justement pour éviter qu’il ne la regarde seul, sans en comprendre le sens, en ingurgitant les images chocs. On en parle, on échange durant les différents épisodes, on critique justement ce qui ne va pas, que ce soit au niveau de l’intrigue, des plans, ou du jeu d’acteurs.
      Le tout pour lui permettre d’avoir un regard critique sur les choses 😉

      Aimé par 2 personnes

      • Sympa ces échanges avec les enfants, même s’ils sont plus grands. Cela reste important et essentiel. C’est vrai que j’ai reprécisé l’âge car il y a des plus jeunes qui ont accès en toute liberté à tous les programmes.

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        • Tu as bien fait de rappeler qu’elle était interdite aux moins de 16 ans, cela donne un bon curseur, à adapter selon la sensibilité des uns et des autres. À 10 12 ans, le mien regardait déjà des séries aux moins de 16 ans. Mais comme je le dis et ce n’est valable que pour moi, c’est parceque je connais mon gamin et ce qu’il va pouvoir comprendre. Après nous sommes férus de cinéma fantastique, d’horreur et dès que c’est différent, on regarde, mais toujours ensemble. Là on a terminé en 2 jours la série Them sur Amazon, sur la ségrégation durant les années 50 et on a adoré. C’est toujours l’occasion d’échanger et d’aiguiser l’esprit critique. Si tu as l’occasion, je te la recommande, car il y a plus que la ségrégation 😉

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      • À Bordeaux, je n’ai plus Netflix, GG l’a supprimé. Je comprends le sujet développé. C’est super de regarder cela avec tes enfants pour susciter le dialogue. Ma Sarah, l’aînée de mes petits-enfants du côté de ma fille a 29 ans et vit avec son compagnon sur le fil de la précarité. Tout ce qu’ils se permettent c’est la télé. Elle travaille comme aide à domicile et est bien courageuse. Elle a un fils de 8 ans et son compagnon un fils également. Famille recomposée qui se débrouille comme ils peuvent.
        Comme tu fais bien en pratiquant cette démarche.

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    • J’ai regardé cette série car le côté démentiel m’attirait. Après, cela reste une série même si elle amène quand même à réfléchir. Que vaut la vie des plus démunis face à l’argent ? C’est un constat amer de la société d’aujourd’hui au final.

      Aimé par 3 personnes

      • Totalement intolérable aujourd’hui. C’est une honte. Et dire que Maronron avait dit dans sa campagne plus de sans-abris. Pfff !!!! Depuis lors j’ai compris les textes récités, les allocutions avec le futur comme seul verbe conjugué ou bien le conditionnel. Jamais, il n’utilisera le mot « aujourd’hui je fais ceci ». « Aujourd’hui, ce sera, nous prendrons les mesures……dès que possible……. »

        Aimé par 1 personne

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