Les Eaux Noires d’Estelle Tharreau

Les Eaux Noires d’Estelle Tharreau se mettent à table

Par Sabine Bolzan

qui nous propose une rubrique qui lierait lecture et cuisine

Aujourd’hui  avec Sabine nous allons déguster avec vous :

Le livre : Les Eaux noires d’Estelle Tharreau paru le 7 octobre 2021 dans la collection Le tourbillon des mots chez Taurnada éditions. 9€90. (274 pages) ; 11cm x 18cm

Quatrième de couv :

Lorsque les eaux noires recrachent le corps de la fille de Joséfa, personne ne peut imaginer la descente aux enfers qui attend les habitants de la Baie des Naufragés.
L’assassin restant introuvable, à l’abri des petits secrets et des grands vices, une mécanique de malheur va alors tout balayer sur son passage…
Les révélations d’un corbeau, la détresse d’une mère et le cynisme d’un flic alimenteront l’engrenage de la rumeur, de la suspicion et de la haine.
Joséfa réussira-t-elle à survivre à la vérité ?

 

Biographie de l’auteure : après avoir travaillé dans le secteur privé et public, cette passionnée de littérature sort son premier roman en 2016, Orages, suivi de L’Impasse en 2017. Depuis, elle se consacre entièrement à l’écriture.

 

 

 

Extrait :
« Elle alluma. Comme elle, tout était propre, inerte et usé. La propreté était la pierre angulaire de sa dignité. Ce qu’elle devait préserver pour faire oublier le reste. Joséfa ne vivait pas dans la pauvreté. Elle se tenait juste au bord de ce précipice, dans cet équilibre incertain qu’on appelle pudiquement la précarité. Tout comme elle, sa maison en était remplie… Un être et des choses du passé, incrustés dans le présent et au futur impossible. »

 

 

La chronique de Sabine :

Les Eaux Noires d’Estelle Tharreau se mettent à table

Dés les premières lignes, on sent la noirceur de ces eaux se diffuser autour de nous, tel un poison qui peu à peu se répand dans nos veines et dans notre corps sans que nous n’en prenions réellement conscience. Elle nous paralyse. Nous tétanise. S’enroule autour de notre cou, nous étrangle, nous étouffe, nous rend aveugle, ne nous montre que ce qu’elle veut que nous voyions, transforme la virtualité en réalité nous faisant perdre nos repères.

Elle nous encercle, nous prive d’échappatoire, elle nous condamne en même temps que tous les protagonistes de l’histoire.

Ces protagonistes, qu’à tour de rôle on plaint, on fustige, on déteste. Qui, à la fois, nous répugnent et nous attirent. Que l’on voudrait réconforter mais aussi repousser loin, très loin de nous par peur que cette noirceur, cette crasse du malheur, ne se répande sur nous et ne nous colle à la peau comme du goudron.

Et pourtant, elle finit bien par se diffuser en nous, autour de nous…

Au fur et à mesure que nous avançons dans la lecture, nous perdons notre point de vue, notre position de lecteur et devenons un habitant de la Baie des Naufragés. Nous plongeons dans cette ambiance de huis-clos sans parvenir à nous en libérer. Nous finissons par en être prisonnier.

Nous ne trouverons de salut qu’en allant au bout des chapitres, tout en espérant que l’auteure n’ait pas décidé de nous priver de liberté à tout jamais.

Je me suis laissé complètement happer par ce roman noir, ressentant autour de moi les griffes de l’inhumanité, de la violence et de la prédation.

Un certain malaise aussi, ce genre de sensation qui ne vous quitte pas, même des heures plus tard, même quand vous avez tourné la dernière page.

Bon alors cher thriller, tu passes à table ?

Le hic est là, en fait. Comment trouver une recette qui symboliserait les Eaux Noires ? Sacré défi. Cependant, j’ai pensé à une recette cocooning, du genre qui réconforte et nous rassure (vous voyez pourquoi n’est-ce pas ?).

Alors, j’ai opté pour un gâteau aux pommes, parce que c’est fondant, c’est doux, c’est délicieux. Et puis, peut-être aussi à cause de ce proverbe qui fait le lien parfait avec le thriller « “Il suffit d’une pomme pourrie pour gâter tout le tas.” (Michel de Northgate)

La recette :

Ingrédients : 3 à 4 pommes selon la grosseur, 130g de beurre, 3 œufs, 150g de sucre de cassonade, 25g de rhum brun, 200g de farine de blé, 1/2 sachet de levure chimique, 1 pincée de sel
Conseil : avant de commencer la recette, pensez à sortir le beurre une heure avant.
Préchauffez votre four th5 ou 180°.
Dans le bol de votre robot (ou dans un cul de poule et avec un fouet), versez le beurre ramolli. Puis les œufs, le sucre. Fouettez. Puis ajoutez la farine, la levure et le rhum. Mélangez bien.
Transvasez dans un moule à manquer.
Pour les pommes, si vous en avez un, utilisez un pèle-pommes. Il vous suffira ensuite de les couper en deux. Si vous n’en avez pas, pelez les pommes, coupez-les en deux, enlevez le milieu puis faites des incisions sur le dos de la pomme sans aller jusqu’au bout.
Enfoncez légèrement les pommes dans la pâte puis saupoudrez de sucre de cassonade.
Faites cuire pendant au moins 30 minutes mais surveillez afin que le gâteau ne soit pas trop cuit. Il doit légèrement dorer et rester fondant.
Dégustez-le tiède, c’est encore plus fondant !
Retrouvez toutes mes recettes sur mon blog : lesateliersdesam.fr

Si on demandait à l’auteure ce qu’elle en pense ?

Et pour vous Estelle, quel plat serait le plat le plus adapté à votre roman ?

Je trouve l’idée très originale. Et je pense à un fisn’n chips avec un trait de citron bien acide pour Jo

5 réflexions sur “Les Eaux Noires d’Estelle Tharreau

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