Free food for Millionaires de Min Jin Lee – Lecture en VO

Les Lecture en VO de Cécile

Le livre : Free food for Millionaires   de Min Jin Lee. Paru le 24 aout 2017 aux Éditions Head of Zeus. 14,99£ ; (592 pages) ; 22,8 x 14,5 cm.

Le Poche : Paru le 3 août 2017 aux Éditions Head of Zeus. 11,06 € ; (560 pages) ; 20x 13 cm.

4ème de couverture :

Casey Han’s years at Princeton have given her a refined diction, an enviable golf handicap, a popular white boyfriend and a degree in economics. But no job, and a number of bad habits.

The elder daughter of working-class Korean immigrants, Casey inhabits a New York a world away from that of her parents. As Casey navigates an uneven course of small triumphs and spectacular failures, a clash of values and ambitions plays out against the colourful backdrop of New York society, its many shades and divides.

 “Explores the most fundamental crisis of immigrants’ children: how to bridge a generation gap so wide it is measured in oceans” Observer.

 

 

L’auteur : Née en 1968 à Séoul, Min Jin Lee est une écrivaine américaine. Installée avec sa famille aux États-Unis depuis 1976, elle a fait ses études d’histoire au Yale College de l’Université Yale et ses études en droit au Georgetown University Law Center. Elle a travaillé en tant qu’avocate d’entreprise à New York de 1993 à 1995 avant de se consacrer à l’écriture. « Pachinko » (2017), son deuxième roman, a été finaliste du National Book Award for Fiction. Elle est également auteure de nouvelles. Min Jin Lee a vécu à Tokyo de 2007 à 2011. Elle vit actuellement à Harlem, New York, avec son mari et son fils.

 

Extrait :

« Using two spoons, Leah filleted the fish from its skeleton and served Joseph first. Casey wondered why her mother never stopped these self-indulgent reveries. Growing up, she’d heard countless monologues about her father’s privations. At the end of 1950, a temporary passage to the South had been secured for the sixteen-year-old Joseph – the baby of a wealthy merchant family – to prevent his conscription in the Red Army. But a few weeks after young Joseph landed in Pusan, the southernmost tip of the country, the war split the nation in two, and he never again saw his mother, six elder brothers, and two sisters, the family estate near Pyongyang. As a war refugee, the once pampered teenager ate garbage, slept on cold beaches, and stayed in filthy camps as easy prey for the older refugees who’d lost their sense and morals. Then in 1955, two years after the war ended, his young bride died from TB. With no money or support, he’d abandoned his hopes to be a medical doctor. Having missed college, he ran errands for tips from American soldiers, ignored his persistent nightmares, worked as a food vendor, and taught himself English from dictionary. Before coming to America with wife and two little girls, Joseph labored for twenty years as a foreman at a lightbulb factory outside of Seoul. Leah’s oldest brother, Hoon – the first friend Joseph made in the South- had sponsored their immigration to New York and given them their American first names. Then, two years later, Hoon died of pancreatic cancer. Everyone seemed to die on Joseph. He was the last remnant of his clan and had no male heirs.
Casey wasn’t indifferent to her father’s pain. But she’d decided she didn’t want to hear about it anymore. His losses weren’t hers, and she didn’t want to hold them. She was in Queens, and it was 1993. But at the table it was 1953, and the Korean War refused to end.”

Les émotions de lecture de Cécile

Free food for Millionaires de Min Jin Lee – Lecture en VO

Après avoir plongé dans Pachinko la saga familiale entre Corée et Japon de Min Jin-lee, j’ai eu envie de lire de nouveau sa plume.

Free Food for millionnaires est moins original historiquement dans son thème. J’ai dévoré pourtant l’histoire de cette famille coréenne immigrée aux USA. Casey, la fille aînée, est en bute avec le poids des traditions, les préceptes d’une éducation confucéenne , la religion, l’autoritarisme d’un père inflexible, la soumission de sa mère ou le dévouement de sa petite soeur. Un conflit qui déborde sur ses ambitions, ses choix amoureux, ou de carrière.

Différents portraits de femmes, d’hommes sont dressés dans ce livre pour éclairer ce qui pèse, porte les individus et ce qu’il font de cet héritage familial, culturel et social. C’est spécifique à la communauté coréenne mais finalement universel pour tout à chacun.

Une lecture en VO à conseiller !

Et un film Minari de Lee Isaac Chung sur le même thème à aller voir également :

Une famille d’immigrés coréens qui s’installent en Arkansas. On aurait pu s’attendre à une histoire centrée sur les chocs des cultures et l’intolérance d’une communauté rurale. C’est avant tout l’histoire universelle de la confrontation des rêves de chaque membre d’une même famille, et du prix à payer pour l’atteindre. Un père opiniâtre, une mère angoissée de l’avenir incertain, une grand-mère loufoque, des enfants qui grandissent au milieu des tensions engendrées par cette poursuite d’un rêve, un aide agricole gratinée d’une foi illuminée, c’est drôle, tendre touchant et amer du prix des désillusions.

3 réflexions sur “Free food for Millionaires de Min Jin Lee – Lecture en VO

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