Heimaey de Ian Manook

Le livre: Heimaey de Ian Manook. Paru en poche le 25 septembre 2019 au Livre de Poche n° 35541. 8€70. (570 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Heimaey

Pour renouer avec elle, Jacques Soulniz propose à sa fille Rebecca de lui faire découvrir l’Islande, quarante ans après en avoir lui-même fait le tour. Mais dès leur arrivée à l’aéroport de Keflavik, la trop belle mécanique des retrouvailles s’enraye. Mots anonymes sur leur voiture de location, présence étrange d’un homme dans leur sillage, et ce vieux coupé Saab rouge qui les file à travers déserts de cendre et champs de lave… jusqu’à la disparition de Rebecca. Il devient alors impossible pour Soulniz de ne pas faire le lien avec le drame qu’il a vécu, en juin 1973, sur la petite île de Heimaey, tout juste dévastée par l’éruption de l’Eldfell.

Après le Brésil et la Mongolie, Ian Manook, écrivain nomade, nous fait découvrir une Islande lumineuse, à rebours des clichés, qui rend plus noire encore la tension qu’en maître du suspense il y distille.

L’auteur :Patrick Manoukian est un journaliste, éditeur et écrivain. Il a écrit sous les pseudonymes de Manook, Paul Eyghar, Ian Manook et Roy Braverman.
Grand voyageur, dès l’âge de 16 ans, il parcourt les États-Unis et le Canada, pendant 2 ans, sur 40 000 km en autostop. Après des études en droit européen et en sciences politiques à la Sorbonne, puis de journalisme à l’Institut Français de Presse, il entreprend un grand voyage en Islande et au Belize, pendant quatorze mois, puis au Brésil où il séjournera treize mois de plus.
De retour en France au milieu des années 1970, il devient journaliste indépendant et collabore à Vacances Magazine et Partir, ainsi qu’à la rubrique tourisme du Figaro. Journaliste à Télémagazine et Top Télé, il anime également des rubriques « voyage » auprès de Patrice Laffont sur Antenne 2 et de Gérard Klein sur Europe 1. Il devient ensuite rédacteur en chef des éditions Télé Guide pour lesquelles il édite, en plus de leur hebdomadaire, tous les titres jeunesse dérivés des programmes télévisés : Goldorak, Candy, Ulysse 31. Patrick Manoukian écrit en 1978 pour les éditions Beauval deux récits de voyage : « D’Islande en Belize » et « Pantanal ».
En 1987, il crée deux sociétés : Manook, agence d’édition spécialisée dans la communication autour du voyage, et les Éditions de Tournon qui prolongent son activité d’éditeur pour la jeunesse (Denver, Tortues Ninja, Beverly Hill, X-Files…).
De 2003 à 2011, sous le pseudonyme de Manook, il signe les scenarios de plusieurs bandes dessinées humoristiques aux éditions Semic et Hugo & Cie. Son roman pour la jeunesse « Les Bertignac : L’homme à l’œil de diamant » (2011), signé sous le nom de Paul Eyghar, obtient le Prix Gulli 2012.
En 2013, il signe du pseudonyme de Ian Manook un roman policier intitulé « Yeruldelgger ». Les aventures du commissaire mongol éponyme lui ont valu pas moins de seize prix dont le Prix SNCF du polar 2014. Lesdites aventures se poursuivent dans « Les Temps sauvages », paru en 2015 et récompensé par un nouveau prix et « La Mort nomade » (2016).
Son roman « Hunter », écrit cette fois sous le pseudonyme de Roy Braverman, est publié en 2018 aux éditions Hugo Thriller. ainsi que sa suite…
Extrait :
« Il a vu les corbeaux et la lueur de l’incendie qui monte de la crique. Il a sauté de son pick-up arrêté n’importe comment devant la maison, moteur en marche et grands phares allumés, et court jusqu’au bord de la falaise constater la catastrophe. C’est à ce moment qu’elle prend sa décision. Elle ouvre la porte sans bruit, sort dans la nuit derrière lui, les mains crispées sur la gaffe, et avance en silence parmi les oiseaux de malheur qui croassent à voix basse. Mais elle oublie les phares. Quand elle passe dans la lumière, son ombre danse sur le dos de l’homme qui se retourne. »

Chronique d’une flingueuse : l’Avis de Sylvie K

HEIMAEY de IAN MANOOK

Dès les premières pages ça pète. Les chapitres sont courts et intenses. L’immersion dans l’île aux volcans et glaciers est quasi immédiate, le chaud et froid. Si l’on connaît Ian Manook on sait que les descriptions de ce voyage islandais ne sont pas fictives. Comme dans son roman précédent il y a de lui dans cette histoire car il a transposé ses souvenirs de voyage en une histoire où lui seul sait ce qui est le vrai du faux. Pour ceux qui ne le connaissent pas ils apprendront à connaître et reconnaître son style. Dans ses histoires il y a toujours un ou des personnages forts, parfois hauts en couleur et du suspens dans une contrée magnifique et pleine de magie. Le tour de force de Ian Manook est le partage de l’histoire associée à des paysages, des images (les fumerolles, la lande et les fjords, des grottes d’eaux chaudes…) une vraie découverte des us et coutumes (le cri de Gunna, le hot spot, le vin d’herbe…). Les légendes islandaises par le biais de Kornélius qui défie les lois de la nature et ses supérieurs en chantant un chant islandais moyenâgeux ou d’un tueur ; Marty un marin fou dans sa maison de tourbe qui s’approprie la force des autres en prenant leur peau (le Nabrok).

Et pour fini l’air de rien, il nous fait prendre conscience de la fragilité de notre terre et des rapports entre les hommes. 

Heimaey est l’histoire de retrouvailles entre un père Soulniz et sa fille Beckie lors un périple en Islande. En 1973 Soulniz était en Islande avec une bandes de copains pendant l’éruption du volcan, il souhaite faire découvrir l’île à sa fille qui s’est éloignée de lui depuis la mort de sa mère. Ils partent en reprenant son ancien itinéraire. Beckie est imprévisible, et rebelle elle s’entiche d’un jeune homme Galdur qui a volé de la drogue. Soulniz se sent observé ; un coupé rouge les suit, il trouve des mots glissés sous ses essuie-glaces, on lui tire dessus. Dès lors commence à travers les landes dans les traces de laves un jeu de piste. Beckie disparaît, Soulniz aidé de Kornélius va affronter l’invisible qui le traque. Kornélius est un flic atypique calibré comme un troll genre grosse brute, il est pour sa part allié malgré lui à un mafieux lituanien -qui parle en citations- et recherche une partie de sa drogue qui lui a été volé. Ces personnages se croiseront et c’est à Heimaey fin du voyage que la vérité fera jour.

10 réflexions sur “Heimaey de Ian Manook

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