Invitation à un assassinat, Carmen de Posadas

En voyage avec Collectif Polar

Direction l’Espagne, destination les Canaries


Le livre : Invitation à un assassinat de Carmen de Posadas, traduit de l’espagnol par Isabelle Gugnon. Paru le 10 mai 2012 au Seuil. 21€. (331 p.) ; 22 x 15 cm. Réédité en poche  le 13 juin 2013 chez Point. 7€60. (368 p.) ; 18 x 11 cm.

4e de couv :

Divorcée de son cinquième mari, complètement ruinée, Olivia songe que la mort est de loin préférable à la misère. Mais pas n’importe quelle mort. Son plan est minutieusement préparé. Sur un yacht luxueux, sous prétexte de fêter son divorce, elle réunit huit invités très spéciaux : pour d’obscures raisons liées au passé, tous seraient prêts à lui asséner un coup mortel. Horrifiés, ils s’en défendent et croient qu’Olivia n’a plus toute sa tête. Aussi, lorsqu’elle est retrouvée morte sous une passerelle du Sparkling Cyanide, la police a vite fait d’innocenter tout ce beau monde et conclut à un fâcheux accident. Seule Ágata, persuadée qu’on a tué Olivia, ne se laisse pas abattre. Elle découvre que sa soeur a laissé des pistes permettant de mener un enquêteur jusqu’au meurtrier. Ou à la meurtrière. De fil en aiguille et de blog en blog, Ágata, à l’instar de Miss Marple, s’emploie à résoudre le casse-tête. Une tâche qui va changer sa vie.

L’auteur : Carmen Posadas est née en Uruguay en 1953, où elle a vécu jusqu’à l’âge de douze ans. Elle réside à Madrid depuis 1965. Elle est la fille d’une grande famille de diplomate uruguayens, les Posadas.  Auteur d’une douzaine de livres pour enfants, de recueils de nouvelles et d’essais, elle a écrit pour le cinéma et la télévision. Ses romans, Cinq mouches bleues et Petites infamies, sont aujourd’hui des best-sellers internationaux. Elle a reçu le prix Planeta en 1998.

 

 

 

Extrait  :
« Je trouve vraiment curieux, se dit Olivia en souriant, qu’à une époque où tout le monde consacre son imagination et des sommes astronomiques à l’organisation des moments importants de sa vie – anniversaire idiot, mariage, baptême ou toute autre date commémorative –, personne à part moi n’ait songé à préparer avec le même soin la mise en scène d’un événement crucial, à savoir sa mort. »
– Ou plutôt mon assassinat, ajouta-t-elle à voix haute.
Elle sourit de nouveau, puis songea que l’un de ses plus grands mérites dans cette vie ayant consisté à tout agencer comme dans une pièce de théâtre (ses cinq mariages, ses amitiés et plus d’un amour clandestin), elle allait aussi planifier sa sortie sans omettre aucun détail.
« Qui a dit que l’assassinat est l’un des Beaux-Arts ? »
Dans son cas, ce serait vérifié. À coup sûr.
– Santa Madonna, Oli ! C’est fou ce que tu aimes faire ton intéressante. Personne ne fête sa mort et encore moins son assassinat. Ce petit discours provocateur est bien de toi ; à ce que je vois, tu es encore prête à tout pour choquer l’assistance.
Flavio, son mari, aurait probablement lâché ce type de commentaire avant de ponctuer ses propos d’un « jettatore, jettatore ! » puis, en bon Napolitain superstitieux, il aurait fait les cornes du diable en levant l’index et l’auriculaire. Mais il n’y avait personne devant Olivia, elle était seule. Flavio était parti pour toujours. Non content de demander le divorce, il avait eu l’impardonnable inconvenance de perdre sa fortune (pas de manière fictive, comme beaucoup de ses amis riches pendant la crise). Olivia était sur la paille après qu’il l’eut plantée comme un poireau ou un bouquet de roquette, un légume plus sophistiqué par son italianité, mais tout aussi pathétique.

 

Le post-it de Ge

Invitation à un assassinat, Carmen de Posadas

Ce roman est clairement un cosy mystery avant l’heure.
Voyez un peu ce que nous raconte « Invitation à un assassinat »
Olivia est désespérée, son cinquième mari vient de la quitter et l’a laissée sans un sou. Elle décide de mettre en scène son meurtre en réunissant sur un yacht huit invités, ayant tous de bonnes raisons de vouloir l’assassiner. Mais quand elle est retrouvée morte, la nuque brisée, sur le pont du Sparkling Cyanure, la police conclut à un accident. Seule sa sœur, Agata, pense à un meurtre.
Alors Cosy crime or notre cosy crime ?
Nous avons là la mondaine et calculatrice Olivia. Elle a décidé de se faire assassiner. Sa recette ? Réunir à bord d’un luxueux voilier huit invités susceptibles de se charger de la besogne. Et lorsqu’elle est retrouvée morte, tous ont un mobile. Ça ressemble fort à un huit clos tout ça.
Ensuite, marchant dans les pas d’Agatha Christie, la soeur d’Olivia, bourrée de complexes et d’humour, n’a plus qu’à cuisiner les suspects… Pas de doute cette fois, le cosy murder est avéré.
Mais une fois n’est pas coutume, c’est un cosy mystery latino. Et oui notre auteur est uruguayenne mais vit à Madrid et l’action se déroule en Espagne et au Canaries. Et en plus, visiblement Carmen Posadas maitrise parfaitement l’œuvre de la Dame Agatha Christie car les références aux romans policiers de la reine du crime sont nombreuses et particulièrement bien choisies. Elles parsèment ce sympathique polar pour mieux nous conduire vers la résolution de l’énigme qui nous est proposée. de qui passé un charmant et super moment de lecture « caliente ». Parfait pour les vacances qui s’annoncent.

 

Ce titre a été lu dans le cadre :

12 réflexions sur “Invitation à un assassinat, Carmen de Posadas

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