En voyage avec Collectif Polar, le tag de l’été de Dany

En voyage avec Collectif Polar, le tag de l’été de Dany

Par Dany Flingueuses

 Les cinq autres continents

un livre en Amérique du sud :

Condor de Caryl Férey

Condor, c’est l’histoire d’une enquête menée à tombeau ouvert dans les vastes étendues chiliennes. 

Dans le quartier brûlant de La Victoria, à Santiago, quatre cadavres d’adolescents sont retrouvés au cours de la même semaine. Face à l’indifférence des pouvoirs publics, Gabriela, jeune vidéaste mapuche habitée par sa destinée chamanique et les souffrances de son peuple, s’empare de l’affaire. Avec l’aide de son ami Stefano, militant rentré au Chili après plusieurs décennies d’exil, et de l’avocat Esteban Roz-Tagle, dandy abonné aux causes perdues qui convertit sa fortune familiale en litres de pisco sour, elle tente de percer le mystère. Dans un pays encore gangrené par l’héritage politique et économique de Pinochet, où les puissances de l’argent règnent en toute impunité, l’enquête dérange, les plaies se rouvrent, l’amour devient mystique et les cadavres s’accumulent…

 

 

 

 

un livre d’Amérique du nord :

La mort et la belle vie de Richard F. Hugo

Un grand détective à l’œuvre bien sûr, mais aussi un très grand écrivain, qui frôla de peu le prix Pulitzer avec ce polar décidément pas comme les autres.

Maître en écriture de Crumley, William Kittredge et James Welch, Richard Hugo, qui fut avant tout poète, est considéré comme le fondateur de l’école littéraire de Missoula dans le Montana. Avec cet unique roman, il a souhaité rendre hommage aux maîtres du genre – Hammett, Chandler et Macdonald – à sa façon, avec un personnage de flic au grand cœur, hors du commun lui aussi. Poète et policier, Bames-la-tendresse a quitté la grande ville pour une bourgade du Montana où il croit trouver la tranquillité et se livrer aux joies de la pêche ! C’est compter sans les tours et détours de la nature humaine. Et voici Barnes lancé dans l’enquête la plus trépidante et la plus dangereuse de sa carrière.

 

 

 

 

 

un livre africain :

Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra

Yasmina Khadra nous offre ici un grand roman de l’Algérie coloniale (entre 1936 et 1962) et éclaire d’un nouveau jour, dans une langue splendide et avec la générosité qu’on lui connaît, la dislocation atroce de deux communautés amoureuses d’un même pays.

 

Algérie, dans les années 1930. Les champs de blés frissonnent. Dans trois jours, les moissons, le salut. Mais une triste nuit vient consumer l’espoir. Le feu. Les cendres. Pour la première fois, le jeune Younes voit pleurer son père.

Et de pleurs, la vie de Younes ne manquera pas. Confié à un oncle pharmacien, dans un village de l’Oranais, le jeune garçon s’intègre à la communauté pied-noire. Noue des amitiés indissolubles, françaises, juives : «les doigts de la fourche», comme on les appelle. Et le bonheur s’appelle Émilie, une «princesse» que les jeunes gens se disputent. Alors que l’Algérie coloniale vit ses derniers feux, dans un déchaînement de violences, de déchirures et de trahisons, les amitiés se disloquent, s’entrechoquent. Femme ou pays, l’homme ne peut jamais oublier un amour d’enfance…

 

 

un livre ayant pour décor un pays d’Asie :

Un barrage contre le Pacifique de Marguerite Duras

Le destin, en Indochine française, d’une mère et de ses deux enfants. 

Indochine, années 1920.

Suzanne, une adolescente, vit avec sa mère et son frère Joseph. La mère, abattue par la vie, a cherché à cultiver une concession chaque année envahie par le Pacifique, en vain.

Ruinée après l’acquisition de ce terrain incultivable, la mère de Suzanne et Joseph érige en vain des barrages contre l’océan, qui noie ses récoltes.

Celle-ci n’a qu’un seule désir : marier sa fille à M. Jo, un homme riche pour reconstruire un barrage.

Alors qu’elle sombre dans la folie, les adolescents, livrés à eux-mêmes, font l’apprentissage de la vie.

À travers ce roman d’inspiration autobiographique, Marguerite Duras dénonce, dans une écriture âpre et sans détour, l’injustice du système colonial.

 

 

et un océanien ou en antarctique : un polynésien …

Les disparus de Pukatapu de Patrice Guirao

Une enquête de Lilith Tereia.

Découvrez Pukatapu, l’îlot parfait pour disparaître !

Pukatapu, c’est un paradis de sable blanc, de corail et de cocotiers perdu dans le Pacifique, à des milliers de kilomètres de Tahiti. Le long de ses eaux turquoise, une poignée de maisons colorées abritent quinze hommes, neuf femmes et, étrangement, pas un seul enfant.

Lilith, photographe, et Maema, journaliste à La Dépêche de Papeete, y effectuent un reportage sur les conséquences du réchauffement climatique. Elles croient avoir trouvé l’éden, jusqu’au jour où, sur la plage, Lilith découvre une petite main coupée.

Mais sur l’îlot, nulle trace d’un cadavre et personne ne manque à l’appel…

 

 

 

 

 

Et cinq livres européens dans cinq pays différents :

 

Grande Bretagne :

Le cercle de Finsbury de B.A Paris

Le nouveau thriller psychologique de l’auteur de derrière les portes

Quand Alice et son nouveau compagnon, Leo, emménagent au Cercle de Finsbury, une résidence haut de gamme en plein Londres, la jeune femme est persuadée de prendre enfin un nouveau départ. Et tant pis si les choses sont allées un peu vite avec Leo et si celui-ci a pris en charge leur emménagement sans véritablement la consulter. La maison est parfaite, la résidence idéale, et les voisins semblent si accueillants… Mais lorsqu’Alice apprend que Nina, la précédente propriétaire de la maison, y a été sauvagement assassinée, le rêve se transforme en cauchemar et la peur s’invite chaque nuit au Cercle de Finsbury. Ni Leo, qui lui cache décidément beaucoup de choses, ni ses voisins, dont l’apparente bienveillance semble dissimuler de nombreux secrets, ne la rassurent. Et puis l’on passe bien trop facilement d’une maison à l’autre, à l’intérieur du Cercle, pour pouvoir y dormir en paix.

Et vous, connaissez-vous vraiment vos voisins ?

 

 

Belgique :

Crime dans les Marolles (les nouvelles enquêtes de Nestor Burma) de Nadine Monfils

Une intrigue bien glauque, inspirée d’un fait divers bien réel, de l’hémoglobine bien rouge, une balade dans Brussel et beaucoup de clins d’œil amusés pour la plus normande des auteures belges.

Crimes dans les Marolles

Guy Marchand, président du jury thriller au BIFFF, Festival du film fantastique de Bruxelles, invite son ami Nestor Burma à l’accompagner. Lors d’une soirée, il rencontre la petite amie de Léo Straum, condamné à 26 ans de réclusion pour être accusé d’avoir assassiné ses parents et sa soeur. Il s’est réveillé au milieu de leurs cadavres et déclare ne plus se souvenir de rien. Dans la famille Straum, tout le monde s’aimait et baignait dans le bonheur avant de baigner dans le sang. L’affaire intrigue Burma qui décide d’y fourrer son nez…

 

 

 

 

 

 

Suisse :

L’ombre du renard de Nicolas Feuz

Comme toujours, chez le procureur Feuz, le style est chirurgical, effroyablement efficace.

L’ombre du renard

Le 16 septembre 1943, sur les hauteurs de Bastia, un convoi SS quitte un couvent avec une mystérieuse cargaison. Chargées sur une barge à destination de l’Italie, les caisses finissent englouties au large du cap Corse. La légende du Trésor de Rommel est née. 75 ans plus tard, un lingot frappé de la svastika réapparaît en Suisse.

Partie de Neuchâtel, l’intrigue acrobatique de ce roman à tiroirs bouscule le lecteur de la Suisse à la France, entre deux époques sombres, hier, aujourd’hui, sur fond d’occupation nazie et de domination mafieuse.

 

 

 

 

 

Islande :

Heimaey de Ian Manook … oui je triche et après !

Ian Manook, écrivain nomade, nous fait découvrir une Islande lumineuse, à rebours des clichés, qui rend plus noire encore la tension qu’en maître du suspense il y distille.

Quand Jacques Soulniz embarque sa fille Rebecca à la découverte de l’Islande, c est pour renouer avec elle, pas avec son passé de routard. Mais dès leur arrivée à l’aéroport de Keflavík, la trop belle mécanique des retrouvailles s’enraye. Mots anonymes sur le pare-brise de leur voiture, étrange présence d’un homme dans leur sillage, et ce vieux coupé Saab rouge qui les file à travers déserts de cendre et champs de lave… jusqu’à la disparition de Rebecca. Il devient alors impossible pour Soulniz de ne pas faire le lien avec le drame qui s’est joué, en juin 1973, sur la petite île d Heimaey, tout juste dévastée par l’éruption du Eldfell.

Un trip initiatique trop vite enterré, des passions oubliées qui déchaînent des rancoeurs inattendues, et un flic passionné de folklore islandais aux prises avec la mafia lituanienne : après l’inoubliable Mongolie de sa trilogie Yeruldelgger et le Brésil moite et étouffant de Mato Grosso,

Pologne :

La rage de Zygmunt Miloszewski

Poussé à bout, même un homme juste est capable du pire…

La rage

Cap au nord-est de la Pologne, à Olsztyn. C’est là que le procureur Teodore Szacki officie désormais. Ce nouveau fief est le théâtre d’une enquête tortueuse qui va sortir Szacki de l’ennui. Un cadavre brûlé par des armes chimiques et composé d’ossements provenant de plusieurs victimes est retrouvé sur un chantier. Absorbé par cette affaire, le procureur ne prend pas la pleine mesure d’une plainte déposée pour violences conjugales. Mis en cause par sa hiérarchie, Szacki, poussé à bout, va alors connaître la rage, celle des justiciers assoiffés de vengeance…

Prix Transfuge du meilleur polar étranger 2016.

 

 

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