Blog à Part : Portrait de Blogueuse, Séverine de Lecture Chronique

Salut mes polardeux , Aujourd’hui je reviens avec « mes ITW Blogueur »

une rubrique qui a pris vie il y a un peu plus d’ an et demi sur notre blog et que vous connaissez bien maintenant

Blog à part : Portrait de blogueur

 

La Vingt et unième blogueuse à être interrogée aujourd’hui c’est :

Séverine de Lecture Chronique

 

Je vous laisse découvrir son ITW Blogueur

Ge : As-tu déjà participé à des interviews ?

Oui, une fois j’avais répondu à quelques questions d’une autre blogueuse pour parler des livres qui me tiennent à cœur.

 

1ère Partie

Ge : Bonjour  Séve, es-tu prêt(e) à être soumise à la question ?

Bonjour ! Oui, prête : Allez, c’est parti !

 

Ge : Alors ici on va, je vais essayer de comprendre comment on en arrive à créer un blog et comment on anime celui-ci.

Mais avant cela je sais que mes lecteurs et lectrices sont curieux

Alors, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir !

Je m’appelle Séverine, j’ai 42 ans et passionnée depuis très longtemps par les polars, thriller… J’ai commencé très jeune avec « le clan des sept », « le club des cinq », puis en grandissant j’ai enchaîné avec Agatha Christie, Marie Higgings Clark, John Grisham, Conan Doyle…
J’ai également pu lire la quasi totalité des 175 romans qu’a toujours mon père de Frédéric Dard, « San Antonio ».

A l’époque, je lisais aussi les livres que mes parents achetaient sur France Loisirs (le fameux catalogue, la bible de l’époque chez nous), des autrices telles que Barbara Cartland ou encore Virginia C. Andrews. Les Harlerquins également y sont passés. J’étais une boulimique de lecture dans ma jeunesse, ça n’a pas changé aujourd’hui.

Concernant mon parcours scolaire et pro : J’ai fait des études de vente. En fonction des postes adaptés, j’ai travaillé longtemps dans plusieurs autres domaines comme secrétaire médico-sociale, assistante maternelle,  employée multi-service, agent d’entretien… jusqu’au premier confinement où j’ai eu envie de changement.

J’en ai profité pour passer une formation d’écrivain public, ça me tenait à cœur car c’est en rapport direct avec mon handicap de surdité.
Communiquer à l’écrit, remplir des dossiers administratifs, rédiger des lettres de demande, c’est mon quotidien depuis toujours.
J’ai obtenu ma certification au début de l’année. Je démarre mon activité.

 

Ge : Oh bravo pour ce  beau virage  pris, Séverine. Mais dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

 

La lecture n’était pas très importante dans la famille.

C’était surtout en fonction du catalogue France loisirs que se décidait quel livre allait figurer en bonne place sur la table de chevet.

 

Ge : Comment abordait-on le livre chez toi ?

 

Le livre était consommé de la même manière que la musique ou la télé, comme un simple divertissement, c’était juste une occupation comme une autre.

 

 Ge : Veux tu bien me montrer ta/tes bibliothéque (s) :

Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

 

Je n’ai pas de bibliothèque chez moi. Tous les livres brochés que j’ai lus ont été mis en circulation dans des boites à livres ou donnés à la bibliothèque.
Je partage aussi mes lectures de cette manière. 🙂

Je possède quelques livres brochés. Ce sont surtout des cadeaux, ou gagnés lors de jeux-concours. Dans le lot, il doit y en avoir deux ou trois maximum que j’ai achetés.

Certains qui sont tournés vers la tranche sont des livres que l’ai lus et que je garde pour les  faire dédicacer.

Tous les autres sont dans l’attente d’être lus et chroniqués, mais je ne sais pas quand. Je donne la priorité aux livres numériques pour l’instant.

 

 

Ici sur mon bureau, ce sont des vieux livres que j’ai récupérés des boites à livres de ma ville et que je tiens à garder.

C’est très classique, même si dans le lot j’ai des Agatha Christie et des Hitchcock.

Les vieux livres me parlent plus que les livres actuels. Ils ont une odeur différente, la couverture et la structure du papier diffèrent des livres contemporains, je les trouve de meilleure qualité vu qu’ils ont traversés le temps.

Toutes les éditions datent d’avant 1989.
Je trouve que ça leur donne du caractère. Ça les rends vivants et authentiques. Leur valeur pour moi est avant tout historique.

 Ge : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ?

 C’est un moyen d’évasion, de découverte, d’aventure fabuleuse en terrain inconnu.

L’histoire, l’écriture, les mots nous font voyager et libèrent l’esprit.

J’accorde une très grande importance aux mots et à l’histoire qu’ils nous racontent.

 La lecture est une addiction que je prend plaisir à alimenter. Cela permet de découvrir plein de choses, de changer de vie l’espace d’un instant.

 

Ge : Es-tu papier ou numérique ?

 

A 99% numérique. Je lis des brochés que lorsque j’en reçois pour des services presse ou des masses critiques principalement.

Tout le reste de ma bibliothèque de livres est électronique.

Ge : En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

 J’allais à la bibliothèque municipale étant jeune, j’y passais énormément de temps.

Aujourd’hui, avec l’accès directement depuis chez soi par internet, j’avoue avoir désertée le lieu depuis longtemps.

Mais je continue à suivre les événements qui y sont proposés. Je m’intéresse aux activités proposées en lien avec le livre, les rencontres auteurs , les ateliers d’écriture, etc…

La médiathèque propose à la vente des livres déclassés chaque année, j’y vais chercher la perle rare.

 

Ge : Si oui qui as-tu trouvé, que t’ont-elles apportée ?

 A l’époque, j ‘y allais pour lire bien sûr mais aussi pour feuilleter les encyclopédies et les dictionnaires illustrés.


J’adorais apprendre tout un tas de choses, dans des domaines tellement variés.

C’est à la bibliothèque que j’ai découvert les « Tout l’univers » et les encyclopédies Larousse, j’étais fascinée par ces bouquins, par les connaissances qu’ils renfermaient.

Je n’y vais plus aujourd’hui, mais j’ai toujours à portée chez moi une encyclopédie et un dictionnaire Larousse. J’ai gardé cette habitude de chercher dans les livres plutôt que sur Google.

 

Ge : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

 Je n’ai pas de librairie attitrée mais j’aime bien celle de la place du marché, « le gang de la clé à molette ». Elle correspond bien à mes attentes de lectrice.

J’y vais de temps en temps jeter un coup d’œil et me tenir au courant sur les nouveautés locales qui sont proposées.

 

Ge : Où achètes-tu principalement tes bouquins. (Ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairies où je vais voir des auteurs, des librairies que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

 

J’achète principalement voir exclusivement sur Amazon.
Je m’y connecte tous les jours pour découvrir les offres promo du jour.

Il y a de très bon polars ou thrillers à 0,99€, à 1,99€ et à 2,99€ que j’achète suivant le résumé ou le 4ème de couverture.

Je n’ai pas un gros portefeuille dédié à ma passion et ça compense largement mon grand appétit de « bouquineuse addict ».

 

 Je comprends même si je me dis que peut-être pourrais-tu trouver certains de tes ebook sur une plateforme de libraires indépendant qui propose des epub. 

Comme Place des Libraires , Paris Librairies  ou d’autres encore

 

2ième Partie

  

Ge :  Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prêt(e) ?

 Oui, Toujours ! Allons-y pour cette deuxième partie.

 

Ge : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par ans ?

 En moyenne, je lis deux livres édités par semaine, soit l’équivalent d’une dizaine par mois et d’une centaine par an.

 Alors je sais que par rapport à tout ce que j’achète, c’est peu mais faut savoir qu’à côté, je lis beaucoup de manuscrits en alpha et bêta-lecture et plein d’autres choses dont je ne peux pas parler ici mais qui est en lien avec la lecture.

Ge : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

 Oui, en effet, pour le blog, je note scrupuleusement sur un carnet avec un calendrier les livres que j’ai lus ou à lire, numérotés depuis le début de l’année.

Le calendrier est surtout là pour gérer mes lectures à venir car dans le lot, il arrive souvent que j’ai des Services Presse (SP) que je dois rendre à une date précise, du coup, cela me permet de gérer mon planning de lecture et de m’organiser en fonction.

 

 Ge : As-tu une PAL ?

 Tu peux voir que oui 🙂

Ma PAL est composée uniquement de livres numériques.

Comme tu peux le constater, les livres que j’achète sont téléchargés du cloud d’Amazon pour être stockés sur mon disque dur.

Je fonctionne par classement car ça me permet de lister toutes mes lectures. Vu le nombre considérable de livres que j’achète, il faut que je sois un minimum organisée.

Tous les livres seront lus et chroniqués, mais je ne peux pas donner de date précise.
Depuis le début de l’année, j’ai entamé la lecture du premier quart des nouveauté 2019.

 

 Ge : Combien de livre dans ta PAL ?

 Beaucoup trop ! Le nombre reste impressionnant. Je collectionne les livres numériques. C’est bête mais j’ai peur d’en manquer.

 

Ge : Pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ?

 Le problème du numérique justement, c’est d’avoir une relation avec les livres tout à fait impersonnelle.

 Une fois lus, je supprime facilement les fichiers électroniques, cela ne me pose aucun problème.

 Contrairement au livre broché où j’ai plus de mal. La relation avec le livre m’indiffère, c’est l ‘émotion de l’histoire qu’il contient que je considère comme essentielle.


C’est ce qui va faire pencher la balance pour décider si je vais garder ou non le livre papier, et demander une dédicace à l’auteur.

 

 

 

Ge : Alors…. Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

 J’adore lire les polars, thrillers et roman noir pour le suspense, pour la tension narrative, pour la construction du récit, le mystère à résoudre et la résolution de l’enquête.

J’ai eu cette passion en lisant les spécialistes du genre.

 

Ge : dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

Je dirai que mes auteurs favoris sont ceux qui m’ont fait vibrer durant mon enfance et m’ont donné le goût de la lecture du genre, donc je citerai les deux incontournables Agatha Christie pour hercule Poirot et Conan Doyle avec Sherlock Holmes.
Ils prennent une place à part.

 Ge  : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

 

  1. Gildas Guyot avec son livre « Le goût de la viande ». Un livre sublime, magnifique, quel talent !

     


  1. Gilles Vincent avec « Peine Maximum ». Un livre poignant pour lequel j’ai éprouvé beaucoup d’émotion, qui m’a bien remuée.

     

 

  1. Claude Picq alias Angledroit Cicéron avec « Tel est pris qui croyait pendre ». C’était la première fois que je lisais un polar avec autant d’humour. Je ne pensais pas l’alliance des deux possible ». Belle surprise !

  1. Corinne Martel avec « les voleurs du temps ». Une superbe plume, très impressionnée par son style d’écriture. J’ai été conquise au delà de toute espérance.

 

  1. Salvatore Minni avec « Claustration ». Première fois que j’ai été autant transportée dans la lecture, comme dans un état second. D’habitude, j’enchaîne sans problème les lectures mais là, il m’a fallu du temps pour m’en remettre.

 


Ge : Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

J’ai fréquenté deux salons du livre en 2019 : celui de Fargues-Saint-Hilaire et celui de ma ville.

 

 Ge : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

 Jusqu’à présent, je n’allais pas dans les salons littéraire. Pas intéressée plus que cela.

 J’y suis allée surtout pour savoir au moins une fois ce que ça faisait de rencontrer plusieurs auteurs connus et reconnus.

 Mais ce n’est pas fait pour moi. Je ne m’y retrouve pas. Faut dire que même en étant appareillée, c’est difficile d’entendre avec tout le bruit de fond que cela génère.

 Je préfère les rencontres plus intimistes qui se déroulent dans une librairie ou dans une médiathèque, avec un ou deux auteurs.

 

 

3ième Partie Un blog ? Pourquoi un blog ?

 

Ge: Nous voilà dans le dur, on va sans doute savoir enfin comment et pourquoi on en vient à créer un blog.

 Très bien !

 

Ge : Alors dis-moi :  qu’elles ont été la motivation à la création de ton blog ? Qu’est-ce qui t’a poussé à te lancer dans la création d’un blog

 A l’origine, j’ai toujours noté les comptes rendus de mes lectures sur des cahiers d’écolier. Je prenais des notes sur mes ressentis, les émotions éprouvées avec les personnages, etc…

Mais il me manquait quelque chose, j’étais frustrée de ne pas partager mes lectures, de ne pas pouvoir en parler avec d’autres passionnés. Il n’existait pas de club de lecture.

C’est à ce moment-là que j’ai commencé à chercher des communautés de lecteurs. Je suis tombée sur le site Babélio . Je m’y suis inscrite et c’est ainsi que j’ai commencé à partager mes avis.

Mais je voulais aller encore plus loin dans le partage. J’ai vu que beaucoup d’avis provenaient de blogueuses, et en surfant sur leur blog, j’ai de suite été séduite par le concept. C’était de cette façon que je voulais partager mes avis, que je voulais faire découvrir de nouveaux auteurs et pouvoir interagir avec les lecteurs passionnés comme moi.

 

Ge: Comment ont choisi le nom de son blog ?

 Je suis allée au plus simple car je ne voulais rien de compliqué à retenir.

J’ai choisi le nom en fonction de ce que j’allais proposer comme articles autour des livres.

 

Pour la photo, j’ai choisi la photo d’une tablette avec le carnet de note à coté.
Cette photo pour le blog me correspond exactement.
Elle indique bien avec la tablette que je lis des Ebooks et le carnet avec le stylo rappelle que je prend des notes. Le petit café n’est pas de trop, j’en consomme pas mal 🙂

 

 

     Ge : Quelle est la date de création et l’origine du nom de ton blog ?

J’aimerai une brève histoire pour expliquer comment a débuté son blog ?

 

Mon blog a été créé un 14 février. J’ai choisi cette date délibérément car mon amour pour les livres est inconditionnel.

Au moins, je me suis dis que j’aurai quelque chose à fêter ce jour-là : l’occasion parfaite pour m’acheter un livre 🙂

Au départ, j’avais choisi Overblog pour un usage simple. Seulement, je me suis aperçue que ce n’était pas aussi simple que ça. La structure demande quelques manipulations techniques et je ne suis pas compétente dans ce domaine.


J’ai migré vers blogspot et depuis c’est plus facile pour moi.

 

Ge : Pourquoi l’avoir nommé ainsi 

 Pour aller à l’essentiel, et pour qu’on ne puisse pas se poser trop de questions quand on tombe dessus. On sait d’emblée que je cause lecture et que les articles proposés sont des chroniques des livres lus.

 

Ge : Quel est le but de ton blog ?

 Partager mes lectures.

Faire connaître les auteurs auto-édités.

Révéler de vraies talents que l’on peut trouver dans de petites maisons d’éditions indépendantes.

Mettre en avant des livres pas forcément attractifs de prime abord mais qui recèlent bien des trésors lors de leur lecture.

 

Ge : Comment fonctionne celui-ci ?

 On peut y retrouver tous les  articles que je publie, principalement pour partager mes retours de lecture.
Je ne publie qu’un bilan de lecture annuel.

 

 Ge : Où trouves-tu ton inspiration pour écrire tes articles ?

Dans le ressenti et l’impression du moment au cours de la lecture.

 

Ge :Comment les prépares-tu ?

 Je prends systématiquement des notes dans un cahier quand je lis.

Je note tout ce que je ressens et mes impressions ressenties sur les personnages, l’action, la tension narrative, l’intrigue.

Je chronique le livre dès que j’ai terminé ma lecture, à chaud, tant que je l’ai encore dans la tête.

Je commence toujours par faire un résumé de l’histoire puis je compile mes notes pour retranscrire le plus fidèlement possible mes émotions sur le livre en question en expliquant ce que j’ai aimé ou pas.

Je termine ma chronique par un extrait représentatif du livre.

Ge : À quelle fréquence postes-tu et comment tu t’organises ?

Je poste deux fois par semaine, le mardi et le vendredi en général.
Sauf pour certains services presse qui sortent le jeudi.

Ge : Comment fais-tu la promotion de ton blog et de tes posts ?

A travers les réseaux sociaux et les groupes de lecture.
Je suis présente sur Facebook, Twitter, Instagram mais aussi Babélio et BePolar.

N’étant pas une photographe hors-pair, je présente une photo de couverture simple. Je laisse les belles présentations à celles et ceux qui savent faire mieux que moi.
Moi, je préfère privilégier le contenu de ma chronique.

J’essaye avant tout d’être présente un peu partout pour diffuser un maximum. C’est important d’avoir de la visibilité pour le livre et l’auteur que je mets en avant dans ma chronique.

Ge : : Combien de temps consacres-tu à ton blog par jour ?

 Je dirai une bonne heure par jour, beaucoup plus le week-end ; rédiger une bonne chronique demande d’y consacrer du temps.

Je prépare toutefois en amont le brouillon de l’article avant de commencer la lecture du livre, ce qui m’avance considérablement lors de la rédaction définitive.

 

Ge : Que t’a-t-il apporté depuis sa création ?

 Enormément ! Une grande richesse au niveau du partage que je ne trouvais pas avant, avec cette impression d’être utile.

Je participe à l’émergence d’un livre et de son auteur. C’est une grande satisfaction.

Également de belles rencontres, sur internet pour l’instant, avec le grand espoir de rencontrer en vrai tous les passionnés avec qui je communique.

Ge : Qu’est-ce que ton blog a changé dans ta vie ?

 Beaucoup de choses. Il y a un avant et un après, c’est clair.

Une ouverture incroyable sur le monde littéraire et notamment l’envers du décors, la découverte de tous ces acteurs qui agissent dans l’ombre pour qu’un livre soit édité et se retrouve entre les mains de lecteurs passionnés.

Le fait de pouvoir lire des livres qui ne m’auraient pas intéressée plus que ça auparavant. Je pense à l’auto-édition ou aux petites maisons indépendantes qui subsistent tant bien que mal.


La joie de partager à plus grande échelle ma passion pour les livres avec d’autres passionnés.

 

Ge : Quel est ton meilleur souvenir de blogueur ?

La première fois que j’ai reçu un commentaire retour très positif d’un auteur sur une de mes chroniques et qu’il m’a remerciée.

J’en ai eu d’autres depuis, mais recevoir le premier reste une émotion particulière, cette légère satisfaction qui fait du bien au moral 🙂

Ge : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi ! sur toi ou ton blog ?

 Oui, j’ai une anecdote sur moi qui concerne la lecture d’un livre.
Il s’agit d’un roman noir : « Elle(s) » par Bruno Colin édité chez Librinova.

Dans le cadre du salon du livre de ma ville, j’avais lu ce roman noir pour pouvoir en discuter avec lui et lui partager mon impression.

Le jour J arrive, je le croise au salon, j’avais préparé ma fiche avec la couverture de son livre représentée dessus pour la lui faire dédicacer.

Je m’approche, je commence par lui dire que j’ai bien aimé son livre.
Il me prend ma fiche, regarde un instant la couverture, et me dit tout étonné : « Mais ce n’est pas moi qui ai écrit ça ! »


Oups ! Je suis hyper gênée, je pensais que c’était lui Bruno Colin, l’auteur invité. Il me dit sur un ton un peu énervé : « Mais pas du tout, voyons ! ».


Complètement déstabilisée et ne sachant comment réagir, j’ai fui sans demander mon reste.


Donc : j’ai lu un livre d’un auteur homonyme inconnu au bataillon et j’ai déguerpi tellement vite face à cet homme qui commençait à s’énerver que je n’ai même pas eu la présence d’esprit de m’intéresser à ce que lui avait écrit.

Voilà voilà la boulette…

Si l’auteur de ce livre se reconnaît, qu’il sache qu’il y a au moins une personne qui a lu son livre.
Quand à l’autre Bruno Colin, pour le coup je n’ai pas cherché depuis à savoir ce qu’il avait écrit.

Ge  :  Dirais-tu que tes habitudes de lecture ont changé depuis que tu tiens ton blog

 Non, mes habitudes de lecture n’ont pas changé. Je lis toujours autant qu’avant mais différemment, surtout plus attentivement.

Avant, je lisais uniquement des auteurs connus, des livres qui se présentaient à moi sans vraiment chercher autre chose que le plaisir de lire. Je n’avais pas réellement de coup de cœur.

Aujourd’hui, je suis plus sélective sur mes lectures, je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas lire.

Je suis plus enclin à oser la nouveauté, à oser d’autre genre de lecture comme des dystopies, les romans d’anticipation, les romans historique ou ésotérique par exemple.

J’ai ce besoin d’élargir mon horizon littéraire, de proposer d’autres lectures, diverses et variées tout en restant dans le même genre.

Cela ne m’intéresse pas de lire la même chose que tout le monde, j’ai envie de faire la différence et je cultive cette différence autant que possible.

Ge  : Dis-moi quand on a un blog, on est beaucoup sollicité(e) ? On a beaucoup de propositions ? D’ailleurs quel genre de propositions ? Et les SP, comment on les gère

 Alors là, j’avoue que je suis pas mal sollicitée, c’est très gratifiant. J’ai beaucoup de propositions, aussi bien de la part d’auteurs que des maisons d’éditions. J’accepte quasiment à chaque fois.

Je me dois de filtrer pas mal hélas car beaucoup d’auteurs me demandent des chroniques de leur livre alors que ce n’est pas dans le genre polar, roman noir ou thriller.

J’accorde la priorité absolue aux services presse par rapport au reste de mes lectures. Il est important d’honorer la demande en temps et en heure et jusqu’à présent, j’ai toujours rendu mes chroniques dans les délais.

Que ce soit via « Simplement Pro, Netgalley ou Babélio », je veille scrupuleusement à respecter le délai choisi.
Généralement, il me faut un mois pour lire le livre et publier une bonne chronique.

Sur Simplement Pro je demande deux mois, mais c’est uniquement pour sécuriser. Je publie mes chroniques bien avant le terme.

Je n’ai pas de partenariat spécifique mais j’ai des maisons d’éditions et des auteurs qui m’accordent leur confiance en me sollicitant régulièrement. Ça fait plaisir ! Je me sens honorée.

Ge : Te considères-tu comme un influenceur ? Pourquoi ?

Je ne pense pas. J’espère influencer assez pour donner envie aux gens de découvrir les livres que je leur propose en guise de lecture.

J’aime à croire qu’un bon influenceur est celui qui va inciter le plus réfractaire à vouloir ouvrir un livre pour lire. Et j’aimerai devenir une influenceuse qui va dans ce sens.

Si j’arrive à donner le goût de la lecture à une seule personne, alors ce jour là, je pourrai me considérer comme une influenceuse.

Ge  : Quelle est pour toi la définition du bon blogueur ?

 Un bon blogueur est celui qui va chroniquer un livre sincèrement, de manière objective. Son avis doit être honnête, argumenté et dire l’essentiel, qu’il soit positif ou négatif.

Car oui, ça arrive de ne pas aimer ce qu’on lit, même pour les SP. Il ne faut pas se sentir coupable.

On peut critiquer négativement mais toujours avec bienveillance, par respect pour le travail de l’auteur.

 

 Ge :  A ton avis : Quel est l’avenir des blogs dans l’avenir du livre ?

Tant qu’il y aura des livres à lire et dans tous les genres, alors les blogs continueront d’exister. Je ne m’inquiète pas.

Les blogs sont primordiaux pour la promotion d’un livre. Ils sont un maillon essentiel dans la diffusion. Je vois mal les auteurs et les maisons d’éditions s’en passer.

Même si nous sommes nombreux, il y a de la place pour tout le monde !

 

Ge : Ne penses-tu pas que la blogosphère livresque sera saturée un jour

Je pense qu’elle l’est déjà. Il est difficile de suivre tous les blogs existant, je ne suis même pas sûre qu’on peut tous les recenser tellement il y en a.

 

Ge : Peux-tu donner deux conseils aux nouveaux blogueurs ?

 Restez vous-même. Publiez vos avis sans tenir compte des chiffres, ou de la quantité à produire.

Démarquez-vous en proposant un contenu qui reflète votre personnalité et surtout qui vous ressemble.

Faîtes-le avant tout par passion sinon vous ne tiendrez pas longtemps.

Ge : A par la lecture et ton blog, quelles sont tes autres passions dans la vie ?

Les séries télé. Avant, c’était que sur canal play, maintenant je rajoute Netflix.

L’écriture, un peu. J’élabore quelques micro-nouvelles. Un passe temps qui se fait surtout sur l’envie du moment, quand l’inspiration est là.

Les animaux, et particulièrement les chats. J’ai été famille d’accueil pendant 5 ans pour deux minettes jusqu’à ce qu’elles soient adoptées. Une belle expérience que j’aimerai renouveler.

 

Ge : Pour terminer, y a-t-il d’autres questions que tu aurais aimé que je te pose sur ton blog ?

Et si oui, lesquelles, et peux-tu y répondre du coup !

 Non. Je crois qu’on a bien fait le tour de la question 🙂  

 

Ge : Sinon…rien à ajouter ?

Un petit café peut-être ?  🙂 

 

Ge : Tu es certain(e) que c’est ton dernier mot ?

 Si je te dis oui, les gens vont penser que l’interview est finie.
Mon dernier mot sera pour la fin, et on y est presque ! 🙂

 

Ge : Alors un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ? (Mais pas des livres, hein !)


Mon coup de gueule concerne les grosses maisons d’éditions qui éditent des livres truffés de fautes d’orthographe, d’erreurs de langage ou de mots oubliés. J’en trouve de plus en plus et je ne comprends pas que ce genre de chose puisse arriver avec des grandes maisons qui ont pignon sur rue. Ils ont les moyens de payer un bon correcteur et ce n’est pas ce qui manque.
J’admets qu’il peut être légitime de trouver quelques coquilles mais quand trop de fautes surgissent et qu’elles sont répétitives, à ce niveau là ce n’est plus possible de lire ce genre d’inepties.  Il y a clairement un effort à faire.

Mon coup de cœur va aux bénévoles, aux personnels soignants, aux pompiers volontaires et à toutes ces personnes qui se dévouent pour le bien-être des gens. Apporter un peu de réconfort à ceux qui n’ont rien, être dans le désintéressement total alors que toute notre société est devenue individualiste. Je reste admirative de ces gens là.
Faire preuve de solidarité et de fraternité, donner et recevoir avec le cœur n’a pas de prix. On a pu constater ces deux dernières années qu’on en manque lourdement.

Ge :  Ah et comme tu as un blog autour des polars, peux-tu répondre à cette dernière question : Que pensez-vous de l’évolution du roman noir-policier et thrillers en ce moment ?

Le polar a clairement pris du galon ces dernières années je trouve. Les auteurs rivalisent d’ingéniosité pour nous proposer des intrigues rebondissantes qui tiennent en haleine. On commence à sortir du cliché du flic alcoolique, divorcé et solitaire. Les personnages secondaires prennent de la consistance. C’est une bonne chose.

Je serai moins enthousiaste avec les romans noir et les thrillers. On qualifie les romans noir parce qu’ils reflètent une certaine réalité de cette violence narrée, or le roman noir c’est avant tout le contexte social ! Beaucoup de romans que j’ai lus n’auraient pas du être catalogués comme roman noir.

Quant aux thrillers, je trouve qu’on attribue ce mot à n’importe quel livre qui ne rentre pas dans les deux autres catégories. On l’emploie un peu trop à toutes les sauces et les déclinaisons semblent infinies.

Ge : Pour conclure : Que penses-tu de ces questions ?

Ce fut un excellent moment, cela m’a permis de me poser et de réfléchir sur mes motivations de blogueuse, au sens que je donnais à tout ça, ça m’a surtout conforter dans mon envie de continuer à partager mes lectures avec d’autres passionnés comme moi.

Ge :  Merci à toi  Seve pour ces petites confidences, et à très vite sur Collectif Polar et Lecture Chronique

Un grand merci à toi de m’avoir consacré cette interview. J’ai été ravie, ça m’a fait très plaisir.
A bientôt, Gé !

10 réflexions sur “Blog à Part : Portrait de Blogueuse, Séverine de Lecture Chronique

  1. Bravo à l’interviewée qui a lu un peu de tout dans sa vie 🙂 J’ai reconnu des tranches « France Loisirs » parce que c’étaient les mêmes que chez Belgique Loisirs et que j’en possède assez bien aussi 😉

    Oui, je trouve que trop souvent, on galvaude les mots « thriller » et « roman noir » parce qu’on les colle à des romans qui ne rentrent pas dans ces catégories là.

    Aimé par 1 personne

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