Maudits soient les artistes de Maurice Gouiran

Le livre : Maudits soient les artistes de Maurice Gouiran. Paru le 15 février 2016. Aux Editions Jigal –18.50€. 230 pages. 14 X 21 cm – 15 février 2017. Aux Editions Jigal poche – 9.50 €. 256 pages. 10.8 X 17 cm

4ème de couverture :

La découverte de centaines d’œuvres d’art dans l’appartement d’un octogénaire munichois, 70 ans après la fin de la guerre, a fait resurgir de vieux fantômes : le vieil homme n’était-il pas le fils d’un célèbre marchand d’art ayant œuvré pour le Reich ? À Marseille, un modeste couple de retraités des quartiers Nord, Valentine et Ludovic Bertignac, entame une procédure judiciaire afin de récupérer une dizaine de tableaux retrouvés à Munich. Clovis Narigou, qui a un urgent besoin d’argent, effectue quelques piges pour un grand magazine national. On le retrouve en Ariège, sur les traces d’un des plus grands mathématiciens du XXe siècle qui a fui le monde pour y mourir en ermite. De fil en aiguille, Clovis va s’intéresser au camp de Rieucros, en Lozère, où le matheux a séjourné avec sa mère. Un camp pour femmes et enfants, créé alors par Vichy. Clovis apprend que Valentine Bertignac y a également été incarcérée. Pour les besoins de son enquête, Clovis va se replonger dans ces années noires, la guerre que livra Goebbels à l’art dégénéré et le pillage des collections juives par Goering. Tout va s’accélérer lorsqu’il apprend l’assassinat sauvage des époux Bertignac au cours d’un bien curieux home-jacking.

L’auteur : Maurice Gouiran est un écrivain français né le 21 mars 1946 au Rove (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, dans une famille de bergers et de félibres.
Il passe son enfance dans les collines de l’Estaque, avant d’effectuer ses études au lycée Saint-Charles, au lycée Nord puis à la faculté, où il obtient un doctorat en mathématiques.
Spécialiste de l’informatique appliquée aux risques et à la gestion des feux de forêts, il est appelé comme consultant par l’ONU. Il enseigne également à l’université.
Son premier polar, La nuit des bras cassés, paru en 2000, reçoit le prix Sang d’Encre des lycéens de la ville de Vienne, Marseille, La ville où est mort Kennedy est lauréat du prix SNCF du polar à l’été 2005, Sous les pavés la rage est couronné par le prix Virtuel du Polar 2006 (prix décerné par les internautes, ex-prix Rompol).

 

Extraits :
« Des cris stridents que je reconnus aussitôt : les apaches !
Il n’était pas encore 5 heures, la tribu avait avancé son retour. Surprise, surprise… C’est Marie-Cécile et le petit rouquin, sans doute un des rejetons de l’Ecossais, qui nous découvrirent au pageot. Décidemment, ces deux-là étaient toujours dans les mauvais coups ! Malgré ma demande de discrétion, puis les menaces que je proférai à leur encontre, ils ameutèrent le reste de la troupe. Trente secondes plus tard, ce sont dix garnements qui sautillaient sur le matelas, autour de nous. »

 

Les Lectures de Maud :

Maudits soient les artistes de Maurice Gouiran

 

Je suis toujours très contente de retrouver Clovis, journaliste qui vit dans sa bergerie quand il ne traverse par le globe. Et bien sûre, il lui arrive toujours de nombreuses aventures palpitantes.

Ici, ce qui lui met la puce à l’oreille se sont des agressions violentes qui ont amené à des meurtres qui vont mettre en émoi le bar où il a ses habitudes. Les différentes victimes ont des profils tellement différents que sa copine flic n’arrive pas non plus à démêler cette affaire. Le vol ne paraît pas probent d’autant plus que se sont des personnes modestes qui ont subit l’assaut violent.

Parallèlement, Clovis doit faire un papier sur le célèbre mathématicien Alexandre Grothendieck, et de fil en aiguilles, ses recherches vont l’amener sur les camps allemands en France qui vont le conduire sur la piste périlleuse des disparitions d’œuvres pendant la seconde guerre mondiale.

J’ai énormément apprécié en apprendre plus sur cette période artistique de la première moitié du XXème, les différents courants, appréciations et comment les nazis ont agi vis-à-vis de ce qui était considéré comme l’Art dégénéré. Comme à son habitude, l’auteur illustre parfaitement ses intrigues de faits historiques à la fois enrichissant et qui permettent de découvrir des pans de l’Histoire méconnu, en tout cas de moi. Les différents flash-backs sont impressionnants de réalismes et s’intègrent parfaitement à l’histoire.

Comme je ne lis pas les épopées de notre cher Clovis berger journaliste, j’ai fait la connaissance d’Eric son fils dans ce volet, venu passé quelques jours de vacances avec des amis et sa femme enceinte. Une ribambelle de marmots, des parents au différents profils, qui vont troubler le calme des habitants de la Varune. J’ai beaucoup ri à certains passages, l’auteur a su totalement intégrer la vie de la Varune au reste de l’intrigue. J’apprécie beaucoup les histoires de loup et de bergerie. Oups, pardon je m’égare un peu !

En résumé, je suis toujours aussi conquise par la plume de l’auteur, alternant des phases d’actions et de réflexions, parsemées d’Histoire. J’apprécie toujours en apprendre sur notre Histoire grâce à ses récits riches en détails. Clovis, est à la fois bourru, cool, attachant mais surtout il se fie à son flair et à chaque fois il découvre le fin mot de ses histoires.

Il me tarde de retourner à la Varune en compagnie de Clovis, ses moutons ou dans de nouvelles intrépides aventures !!!

Version lue : Brochée

59 réflexions sur “Maudits soient les artistes de Maurice Gouiran

  1. […] Je suis toujours très contente de retrouver Clovis, journaliste qui vit dans sa bergerie quand il ne traverse par le globe. Et bien sûre, il lui arrive toujours de nombreuses aventures palpitantes. Ici, ce qui lui met la puce à l’oreille se sont des agressions violentes qui ont amené à des meurtres qui vont mettre en émoi le bar où il a ses habitudes. Les différentes victimes ont des profils tellement différents que sa copine flic n’arrive pas non plus à démêler cette affaire. Le vol ne paraît pas probent d’autant plus que se sont des personnes modestes qui ont subit l’assaut violent. Retour complet […]

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