Dog island : Mémoires de l’île aux morts, Michel Moatti

Le livre : Dog island : Mémoires de l’île aux morts de Michel Moatti.Paru le 3 juin 2021 chez  HC éditions, Hervé Chopin éditions. 19€.  (358 pages) ; 23 x 15 cm
Ce qu’on dit l’éditeur : 
Sur Dog Island, les secrets sont bien gardés :  » Personne n’entre, personne ne sort « , comme dit la devise au-dessus du mémorial érigé autrefois sur  » l’île aux morts « .
Dog Island : une île sanctuaire, à moins de dix-huit kilomètres de Manhattan. De la Guerre de Sécession à 1940, elle a servi de pénitencier à ciel ouvert. Potter’s Field, l’immense plaine qui occupe un tiers de l’île est devenu le plus grand cimetière d’Amérique, où un million de personnes ont été ensevelies : les prisonniers confédérés, puis tous les morts anonymes et les indigents des hôpitaux et des asiles de l’état de New-York.
Au début de la Guerre Froide, Dog Island a accueilli les rampes de missiles anti-aériens destinés à protéger New-York. Mais pourquoi l’armée de l’air garde-t-elle des hommes sur l’île alors que l’ancienne base nucléaire est fermée depuis des décennies ? Pourquoi de discrets transbordeurs continuent-ils de décharger des dizaines de cercueils venus du continent ? Odosh’a, la vieille Indienne fantôme qui, selon la légende, hantait Dog Island après le génocide des indiens Algonquiens, est-elle vraiment de retour ?
Qui sont ces  » 77 vauriens  » dont parlent Nick et Leo, les enfants des deux derniers militaires chargés de surveiller les lieux ? Et surtout, qu’a vu Tania Greene, cette jeune artiste en résidence sur Dog Island, de suffisamment terrifiant pour la décider à mettre fin à ses jours ?
C’est peut-être dans les passés obscurs de l’île qu’il faut chercher l’explication des étranges événements qui se succèdent aujourd’hui sur Dog Island. Deux détectives de la police de New-York, les lieutenants Kitman et Jaworski, débarquent avec la ferme intention de démêler le vrai du faux.
Un thriller à huis-clos, dans une Amérique de l’après-Trump et post-covid, un hommage contemporain aux grands romans claustrophobes d’Agatha Christie, du Meurtre de Roger Ackroyd aux Dix Petits Nègres…
À propos de l’auteur (2021) : Journaliste, puis professeur à l’université, romancier, Michel Moatti est l’auteur de Retour à Whitechapel, unanimement salué par la critique et de Tu n’auras pas peur, prix Polar de Cognac 2017.
Extrait : 
La nuit était parfaitement bleue. De ce bleu absolu qu’ont les rêves et les sommeils sans fin de l’alcool et des drogues. Ces sommeils dans lesquels plongeaient autrefois les Indiens Algonquiens dans leurs voyages immobiles sur l’île et ses proches alentours.
Dog Island dormait, nimbée de ce bleu. Tout au nord, aux Blauzes, là où les premiers cartographes venus d’Europe avaient cru discerner le museau du « chien », les récifs semblaient luminescents, cernés d’eau mousseuse. Leur masse énorme, aiguisée et luisante, émergeait de moins d’un mètre, gainée par des couches de varech et de mazout.
Si l’on observe l’île du ciel, on reconnaît la silhouette de l’animal qui lui a donné son nom. Mais on constate aussitôt la difformité de son dessin. Un museau de chien malade, estropié par de sinistres tumeurs ; un chien sans corps, une bête affamée aux lignes atrophiées. Un chien dessiné par un enfant maladroit, à l’aide d’un crayon hésitant

Le petit avis de Kris

A Dog Island, une île-sanctuaire proche de Manhattan qui a servi tour à tour de pénitencier, de cimetière et de base militaire pour protéger New York, d’étranges événements se succèdent, dont a été témoin Tania Greene, une jeune artiste en résidence sur l’île, avant de se suicider. Deux détectives de la police de New York, les lieutenants Kitman et Jaworski, sont alors dépêchés sur place.

Une île, peu habitée, un ferry 2 fois par jour, la brume, la légende…. Le décor est planté ! Encore faut-il la plume aiguisée de Michel Moatti pour nous entraîner dans ce huis-clos peuplé de personnages plus atypiques les uns que les autres.

L’ambiance, qui, par moments, fait frissonner et ne nous laisse pas reprendre notre souffle, est lourde, de secrets, de non-dits et de légendes.

Pour un huis-clos le rythme est bien là et ne faiblit pas. On tremble de cette opacité qui prend à la gorge, on essaie de deviner ce qui a pu se passer mais c’est sans compter sur l’imagination de l’auteur.

Comme moi, laissez vous prendre au jeu , nous ne le regretterez pas !!

2 réflexions sur “Dog island : Mémoires de l’île aux morts, Michel Moatti

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