Le Prix prix des Lecteurs Quais du Polar / 20 Minutes 2021, La sélection

Le Prix des Lecteurs Quais du Polar / 20 Minutes 2021

Quais du Polar, le festival international de littérature et de cinéma policiers, et le quotidien 20 Minutes ont lancé un appel à candidature pour former le nouveau jury officiel du Prix des Lecteurs Quais du Polar / 20 minutes. Ce jury sera chargé de désigner « Le » polar francophone de l’année 2021, parmi une présélection de 6 romans

Les 10 jurés ont été officiellement sélectionnés le 8 janvier 2021. Ils se réuniront pour délibérer le samedi 5 juin 2021 à Lyon

Cette année il désigneront le 17e lauréat du Prix des Lecteurs Quais du Polar / 20 Minutes

La sélection du prix des Lecteurs Quais du Polar / 20 Minutes 2021

 

La sélection 2021 a été établie par les libraires partenaires du festival !

 Les finalistes sont :


« Richesse oblige » d’Hannelore Cayre (Editions Métailié)
« Le Sourire du scorpion » de Patrice Gain (Le mot et le reste)
« La soustraction des possibles » de Joseph Incardona (Editions Finitude)
« Le goût du rouge à lèvre de ma mère » de Gabrielle Massat (Éditions JC Lattes / Le Masque)
« Mictlán » de Sébastien Rutés (Gallimard)
« Tuer le fils » de Benoît Séverac (La manufacture de livres)

Richesse oblige sort en poche très bientôt

Dans les petites communautés, il y en a toujours un par génération qui se fait remarquer par son goût pour le chaos. Pendant des années l’engeance historique de l’île où je suis née, celle que l’on montrait du doigt lorsqu’un truc prenait feu ou disparaissait, ça a été moi, Blanche de Rigny. C’est à mon grand-père que je dois un nom de famille aussi singulier, alors que les gens de chez moi, en allant toujours au plus près pour se marier, s’appellent quasiment tous pareil. Ça aurait dû m’interpeller, mais ça ne l’a pas fait, peut-être parce que notre famille paraissait aussi endémique que notre bruyère ou nos petits moutons noirs… Ça aurait dû, pourtant…

Au XIXe siècle, les riches créaient des fortunes et achetaient même des pauvres afin de remplacer leurs fils pour qu’ils ne se fassent pas tuer à la guerre. Aujourd’hui, ils ont des petits- enfants encore plus riches, et, parfois, des descendants inconnus toujours aussi pauvres, mais qui pourraient légitimement hériter ! La famille de Blanche a poussé tel un petit rameau discret au pied d’un arbre généalogique particulièrement laid et invasif qui s’est nourri pendant un siècle et demi de mensonges, d’exploitation et de combines. Qu’arriverait-il si elle en élaguait toutes les branches pourries ?

 

Le sourire du scorpion 

Tom, sa soeur jumelle Luna et leurs parents s’engagent dans le canyon de la Tara en raft. Une belle étape de plus dans leur vie nomade. Pourtant, malgré les paysages monténégrins époustouflants, la complicité familiale et la présence rassurante de Goran, leur guide serbe, la tension envahit peu à peu le canyon et le drame frappe, sans appel. Du haut de ses quinze ans, Tom prend de plein fouet la violence du deuil et de la solitude. Mais, en dépit du chaos qui lui tient désormais lieu de vie, il ne peut s’empêcher de retracer les événements et le doute s’immisce : ne sont-ils pas les victimes d’une histoire bien plus grande que la leur ?

Nos bras brûlaient sous l’effort. Il y avait une désolante harmonie entre les éléments et l’état d’esprit qu’affichait notre mère. Des décharges électriques n’ont pas tardé à balafrer le ciel, suivies de déflagrations qui résonnaient en percutant les parois des gorges. Elles se chevauchaient s’enroulaient pour ne plus former qu’un épouvantable carnage sonore. Le canyon tonnait son hostilité, sa sauvagerie, sa démesure. La pluie ne s’est pas fait attendre. Dense, brutale. Elle hérissait la surface de la rivière de milliards d’impacts. Le paysage n’était plus qu’obscurité et grondement Nous étions dans la gueule d’un monstre.

 

 

La soustraction des possibles sort cet été en poche

On est à la fin des années 80, la période bénie des winners. Le capitalisme et ses champions, les Golden Boys de la finance, ont gagné : le bloc de l’Est explose, les flux d’argent sont mondialisés. Tout devient marchandise, les corps, les femmes, les privilèges, le bonheur même. Un monde nouveau s’invente, on parle d’algorithmes et d’OGM.

À Genève, Svetlana, une jeune financière prometteuse, rencontre Aldo, un prof de tennis vaguement gigolo. Ils s’aiment mais veulent plus. Plus d’argent, plus de pouvoir, plus de reconnaissance. Leur chance, ce pourrait être ces fortunes en transit. Il suffit d’être assez malin pour se servir. Mais en amour comme en matière d’argent, il y a toujours plus avide et plus féroce que soi.

De la Suisse au Mexique, en passant par la Corse, Joseph Incardona brosse une fresque ambitieuse, à la mécanique aussi subtile qu’implacable.

 

« Le goût du rouge à lèvre de ma mère » sortira en poche dans quelques jours

« Ma première cigarette avait le parfum des intestins qui se vident et le goût du rouge à lèvres de ma mère. »

Côte ouest américaine, années 2000.
Cyrus Colfer a quinze ans quand il allume sa première cigarette.
Sa mère, ancienne prostituée devenue proxénète, lui a pourtant toujours formellement interdit de fumer. Un peu de cendre tombe sur le carrelage, il frissonne en imaginant sa réaction quand elle rentrera à la maison.
Mais sa mère est déjà là. Allongée sur le sol, en jupe trop courte, comme d’habitude. Le corps lardé de vingt-huit coups de couteau.

Dix ans plus tard, Cyrus Colfer n’a pas perdu l’envie de fumer. Et il est prêt à retrouver l’assassin de sa mère. À un détail près : il est devenu aveugle.

Une plongée incisive dans la pègre californienne au côté d’un antihéros en quête de vérité.


« Mictlán« 

À l’approche des élections, le Gouverneur – candidat à sa propre succession – tente de maquiller l’explosion de la criminalité en cachant dans un camion frigorifique les cadavres anonymes dont débordent les morgues. Ce tombeau roulant est conduit à travers le désert par Vieux et Gros, deux hommes au passé sombre. Leur consigne est claire : le camion doit rester sans cesse en mouvement. S’ils dérogent à la règle, ils rejoindront la cargaison. La route, semée d’embûches, les mènera-t-elle au légendaire Mictlàn, le lieu où les défunts accèdent enfin à l’oubli ?

 

 

 

 

 

« Tuer le fils » 

Pour prouver à son père violent, qui le méprise depuis toujours, qu’il est un homme, un vrai, Matthieu commet un meurtre. Il prend quinze ans de prison. Au lendemain de sa libération, son père est assassiné et le coupable semble tout désigné. Mais aux yeux des enquêteurs, cela ne colle pas : pourquoi Matthieu sacrifierait-il encore sa liberté ? Entre virilité toxique, OEdipe délétère, résilience, fiction et réalité, l’inspecteur Cérisol et son équipe vont devoir plonger dans les arcanes de cette terrible relation père-fils.

 

 

 

 

 

 

Belle découverte à vous mes polardeux

10 réflexions sur “Le Prix prix des Lecteurs Quais du Polar / 20 Minutes 2021, La sélection

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