Papote d’auteur, Ge notre porte flingue était avec Isabelle Villain

Journée Spéciale Isabelle Villain aujourd’hui sur Collectif Polar

Ce matin Sacha nous offrait son avis sur A pas de Loup le dernier roman de notre auteur

Cet aprem, c’est Ge notre Porte Flingue qui s’entretien avec Isabelle


Papote d’auteur, Ge notre porte flingue était avec Isabelle Villain

ITW Isa, l’arroseuse arrosée !

 

Ge : Bonjour Isabelle, pour ceux qui ne te connaissent pas encore très bien, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour Geneviève, j’ai 55 ans. Je suis mariée et j’ai un grand fiston de 29 ans. J’ai travaillé dans l’événementiel, l’organisation de salons et la publicité et j’ai décidé de me lancer dans l’écriture de romans policiers en 2000 et de façon plus « pro » en 2014.

Ge : As-tu une autre passion que l’écriture ?

J’en ai plein. Plus jeune, j’étais une grande sportive (natation, tennis, basket). J’adore écouter tous les styles de musique. Je joue de la flûte traversière. J’aime les voyages, le cinéma, le théâtre, la cuisine, les randonnées et bien évidemment la lecture. En bref, je n’ai pas le temps de tout faire…

 Ge : Tu peux me citer un livre qui t’accompagne ?

Le livre qui m’accompagne depuis mon adolescence est « Mon bel Oranger » de José Maria de Vasconcelos.

Je le relis très souvent. Oui je sais… ce n’est pas un polar 😊

Ge : Une chanson ?

Bohemian Rapsody de Queen.

Ge : Un film ?

Le vieux fusil de Robert Enrico

Ge : Un voyage ?

Mon dernier grand voyage : l’Équateur. Un pays méconnu, mais tellement attachant et diversifié avec les Galapagos, la forêt Amazonienne et toute la cordillère des Andes. Si vous avez l’occasion d’y aller, foncez !

Ge : Tu écris depuis combien d’années ?

J’écris depuis 2000, mais j’ai décidé de m’y consacrer à plein temps depuis 2014.

Ge : Te considères-tu comme un gros lecteur enfin une grande lectrice ? et si oui quel est ton genre de prédilection ?

Une grosse lectrice, je ne le pense pas, par manque de temps, mais je lis en moyenne 3 à 4 livres par mois. Mon genre de prédilection n’est pas très surprenant : c’est le polar.

Ge : À pas de Loup est ton cinquième roman ?

Dans les 4 premiers nous avions affaire à une héroïne récurrente le commandant Rebecca de Lost. Et si, avec son équipe, elle mène des enquêtes sous haute tension cette fois il semblerait que tu ais souhaité t’attaquer à un pur thriller psychologique.

Alors Isabelle pourquoi ce « one shot » ? 

L’idée ne vient pas de moi 😊, mais de mon éditeur. Je souhaitais après « Blessures invisibles » poursuivre dans le polar, car c’est ce que j’aime écrire et lire, mais Joël (mon éditeur) m’a dit un jour qu’il trouverait ça bien que je puisse proposer autre chose à mes lecteurs. Sortir de ma zone de confort. Cette idée m’a beaucoup plu, mais je n’étais pas du tout convaincue d’en être capable (manque de confiance en moi évidemment). Avec le recul, cette expérience fut très enrichissante, mais que ce fut difficile et stressant… Je ne le savais pas en démarrant, mais la mécanique d’écriture est totalement différente de celle du polar. Ce fut un peu comme un premier roman.

Ge : Quel a été le point de départ pour l’écriture de ce roman ?

J’avais une thématique en tête dès le départ. Je suis une Parisienne qui en a marre de Paris et l’idée de tout plaquer pour aller vivre à la campagne me tente assez. En partant de cette idée, j’ai imaginé une histoire. J’ai rencontré des personnes (virtuellement malheureusement, confinement oblige), j’ai effectué énormément de recherches et l’intrigue s’est mise en place tranquillement. Cette thématique du « retour à la terre » est très tendance en ce moment, mais j’espère avoir apporté ma petite touche personnelle. En tous cas, j’ai énormément appris grâce aux nombreux retours effectués depuis la sortie et je pense réitérer l’expérience du roman noir, un jour.

Ge : La partie « recherche » dans tes livres est très importante. Elle te prend combien de temps ?

La partie « recherche » est primordiale pour moi. J’adore apprendre des choses et tenter de les restituer. Je supporte de moins en moins les incohérences et invraisemblances dans mes lectures, alors je m’attache à écrire des histoires qui tiennent la route et où le lecteur ne se dit pas « ah non, mais là, c’est pas possible… ». Sur une année de travail, cette phase dure bien deux à trois mois. Pour ce roman, il a fallu que je me documente sur la région des Alpes de haute Provence, sur les villages, la géographie, les plantes médicinales, la problématique du loup, la vie en autarcie… Ce fut passionnant.

Ge : Tu es plutôt du genre « plan super détaillé » ou au « écriture au fil de l’eau » ?

Plan super détaillé. Il me rassure. Après je m’octroie évidemment quelques libertés, mais en général tout est pensé et planifié avant de démarrer l’écriture.

Ge : Dirais-tu que tu mets un peu/beaucoup/pas du tout de toi dans ce que tu écris ?

En ce qui concerne le personnage de Rebecca, mes amis me disent qu’elle me ressemble de plus en plus. Je ne m’en rends pas vraiment compte. Je rajoute beaucoup d’anecdotes personnelles. Certains de mes amis ou bien même des lecteurs me lancent aussi des défis. Donc pour répondre à ta question : je mets un peu de moi dans mes écrits.

 

Ge : Et tes personnages, tu les crées comment ? Est-ce que tu t’inspires de gens que tu connais ? Et comment vits-tu avec eux durant tout le processus créatif de ton polar ?

Concernant mes personnages, je ne m’inspire pas vraiment de mes amis pour créer ces personnages, mais j’utilise plutôt des anecdotes là aussi. Concernant les personnages de « A pas de loup », ils sont tous (à l’exception de Rosalie) bien réels. J’ai pu discuter avec eux en Zoom lors de mes recherches. Ils étaient d’ailleurs ravis d’échanger avec moi et de parler de leurs expériences de vie.

Comme tous les écrivains, nous vivons avec nos personnages pendant plus d’un an en général. Je ne parle même pas du groupe de Lost avec lequel je vis depuis plus de six ans… Je m’attache à chacun d’entre eux et c’est compliqué de les quitter. Rosalie dans « A pas de loup » m’a poursuivie pendant plusieurs semaines et j’ai vraiment eu beaucoup de mal à l’oublier. Quant à Rebecca, elle va devoir partir en retraite (ou pas) très prochainement et je ne sais pas du tout comment je vais faire pour lui dire aurevoir… Cela risque d’être difficile…

 

Ge : Dis-moi Isabelle, comment s’est passée ta rencontre avec les éditions Taurnada ?

Après « Âmes battues », j’ai souhaité changer d’éditeur. En échangeant avec des auteurs sur les salons, je commençais à avoir une bonne idée de ce que je voulais et de ce que je ne voulais plus. Je m’étais dit « si je ne trouve pas, je m’autoéditerai ». J’ai envoyé le manuscrit de « Mauvais genre » à une dizaine de ME. Taurnada m’a répondu en moins de trois semaines. Une autre maison a aussi accepté le manuscrit. Mais le courant est immédiatement passé avec Taurnada. Je n’ai pas hésité une seconde et je sais aujourd’hui que j’ai beaucoup de chance.

 

Ge : Pourquoi dis-tu :  » je sais aujourd’hui que j’ai beaucoup de chance d’être chez Taurnada » ?

J’ai beaucoup de chance d’être éditée car il y a tellement d’auteurs qui cherchent une bonne ME, en vain. Je suis convaincue qu’il y a évidemment une part de talent mais aussi une bonne part de chance. Votre manuscrit doit tomber au bon moment sur le bureau de la bonne personne. Actuellement avoir la chance d’être éditée compte tenu de la fermeture de beaucoup de maison d’édition et de la multiplication des envois de manuscrits est donc une vraie chance.

 

Ge : Pour conclure, un coup de cœur ?

Retrouver le chemin des salons en juin. Retrouver les copains auteurs et les lecteurs. Ça va nous faire un bien fou après cette année « blanche ».

Ge : Un coup de gueule ?

J’ai arrêté de râler, car je sais que j’ai beaucoup de chance et que c’est très mauvais pour la santé 😊 !

 

Ge : Tes prochains salons ?

Les salons reprennent doucement… On croise les doigts pour que tout se passe bien. Je serai le 26 juin au premier salon du polar de Béthisy saint pierre (60)
Le 2 juillet entre 10h et 16h à la librairie du Rayol Canadel (83)
Les 23, 24 et 25 juillet au festival du chien jaune à Concarneau.
Les 27, 28 aux rencontres littéraires estivales de Sanary sur mer (83)
et 29 juillet à Bandol (83)
Les 11 et 12 septembre au salon du Deschaux (39)
La rentrée risque d’être très chargée.

 

Ge : Alors Isa, quels sont tes projets d’écriture en cours et prochains?

J’ai terminé le tome 5 de Rebecca qui sortira début 2022. Je ne peux rien dire de la thématique, mais je pense qu’elle est originale et que peu d’auteurs ont traité ce sujet. Je suis plutôt satisfaite du résultat. Les corrections sont terminées. Après l’écriture de plusieurs nouvelles à 4 mains, j’aimerais beaucoup tenter l’aventure d’un roman à 4 mains. Je dois aussi réfléchir au dernier tome de Rebecca. Elle va devoir partir en retraite et je ne dois pas rater sa « sortie » ! Mais pour le moment, je prends un peu de temps pour moi, pour réfléchir et me poser.

 

 Ge : Et quel serait ton dernier petit mot ?

Peut-être un peu « bateau », mais juste MERCI. Merci à toi Geneviève qui fut la première à venir à ma rencontre au salon de Mennecy en 2015. La première à me parler et à s’intéresser un peu à ce que je faisais alors que je ne connaissais absolument personne. Je n’aurais jamais cru en arriver là six ans plus tard…

 

Ge : Un grand merci pour ta disponibilité Isabelle et un grand bravo pour ce roman qui fut un excellent moment de lecture pour moi et un de mes premiers coup de cœur de l’année. Et avec ma perte de mémoire, je l’ai relu une seconde fois, afin de pouvoir en faire une chronique. Et là j’ai redécouvert des choses et à nouveau eu un coup de cœur pour A pas de Loup

 

6 réflexions sur “Papote d’auteur, Ge notre porte flingue était avec Isabelle Villain

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