La traque de Bernard Petit

Le livre : La traque de Bernard Petit –  Paru le 04/02/2021 chez Fleuve éditions – collection Fleuve noir – 20.90 € ( 432 pages) ; 14 x 21 cm

 4ème de couverture :

Le premier polar de l’ex-patron du 36, quai des Orfèvres !
Traqué par les autorités, un gang de malfaiteurs, connu pour ses violentes attaques à main armée, projette un coup spectaculaire avant de raccrocher définitivement : l’enlèvement d’une haute personnalité du monde politique. Pour mystifier les enquêteurs, Patrick Hanssen, chef charismatique de cette bande qu’on surnomme  » les fourgonniers « , imagine de faire passer leur forfait pour une action terroriste, misant ainsi sur la division des forces de police et leurs luttes fratricides pour que personne ne remonte jamais jusqu’à eux.
Pendant ce temps, Brian Spencer, respectable chef d’entreprise, connaît une ascension sociale fulgurante. Mais ce que les gens ignorent, c’est qu’il doit sa réussite à une amitié nocive. Une amitié qui a un prix : certaines nuits, Brian est contraint de redevenir  » Speedy « , le voleur de voitures qu’il était dans sa jeunesse. Éprouvé par cette double vie, il décide de mettre un terme à tout ça… Mais peut-on vraiment échapper à son passé ?

L’auteur : Né en 1955, Bernard Petit a fait une carrière exemplaire au sein de la Police nationale. Il a débuté en bas de l’échelle comme inspecteur, avant de devenir commissaire, major de sa promotion. En 1987, il est affecté à la DCPJ où il fait une grande partie de sa carrière.
En décembre 2013, il est nommé patron de la police judiciaire parisienne. Il restera à la tête du prestigieux « 36 quai des Orfèvres » jusqu’en février 2015. Il est alors suspendu de ses fonctions par le ministère de l’Intérieur après avoir été mis en examen pour « violation du secret de l’instruction. »
Il publie Secrets de flic en mai 2018 aux éditions du Seuil.

Extraits :
« Mondain et séducteur, ce colosse d’un mètre quatre-vingt-douze aux yeux clairs a cependant perdu de sa superbe. Les « fourchettes », entendez les bouffes à répétition avec les copains, et l’alcool ont eu raison de ce physique avantageux qui le rendait si redoutable auprès des dames. »
« L’opérationnel a cédé la place à l’administratif. Chaque échelon de la hiérarchie, du cabinet du ministre aux directions centrales, en passant par la direction générale, ne pense maintenant qu’à se couvrir. Les notes, rappels et autres instructions se succèdent en un véritable déluge : conservation des scellés, prévention des suicides, gestion des heures supplémentaires, dialogue syndical, notation, accidentologie, réduction des effectifs, attentes citoyennes, participation aux conférences européennes, actions de formation, bilans, évaluations de l’activité… On fait des tableaux de bord de tout ! »

 La chronique jubilatoire de Dany

La traque de Bernard Petit

Bernard Petit connait bien les rouages des services de police et nous offre une certaine dose d’exotisme en nous embarquant en … Belgique. La procédure est sans doute très voisine de celle en vigueur en France et ne déroutera pas le lecteur qui a choisi ce titre au vu du CV de l’auteur.

L’ancien chef du 36 ne nous parle pas du « quai » et c’est principalement dans la région de Bruxelles et que se déroule l’intrigue. La narration est chronologique et nous voici à la suite d’une bande de « fourgonniers » qui vont diversifier leurs activités.

Comment les voyous font-ils diversion ? D’un braquage classique à une moins classique prise d’otage d’un ancien ministre belge, ils vont nous leurrer comme ils leurrent la police ou plutôt les polices. Une narration qui s’attache à la chronologie et au factuel, peu de sentiments et parfois une once de psychologie, une bande de malfrats va donc opérer sous nos yeux pendant 432 pages et ça ne sera pas vraiment du tourisme.

L’auteur a choisi un ton professionnel et un souci de précision pour mettre à jour les rouages de cette affaire qui fera la part belle à l’étude des mécanismes du grand banditisme, à l’importance des seconds rôles dans les processus et à la nécessaire collaboration transfrontalière. Une lecture immergée et documentée, passionnante ! Bon voyage en Belgique !

Je remercie Fleuve Editions pour leur confiance et cette découverte

 

Autres extraits :

« Le système en est même arrivé à un stade où il faut faire des tableaux de bord de tableaux de bord pour ne pas oublier ceux qu’on doit faire ni à quelle date ! Désormais on doit rendre compte de tout, et tout le temps. Le problème, c’est que cette bureaucratie est comme un immense serpent constricteur qui vous étouffe progressivement et vous empêche d’exercer votre vrai métier. »

« Ils étaient venus là pour se soûler. C’était loin d’être habituel, mais ils en avaient bien besoin…

L’argent n’avait jamais guidé leurs vies, et nul ne pouvait les soupçonner de chercher la gloire ou une quelconque reconnaissance. Non, ils se battaient juste pour être fidèles à la représentation qu’ils se faisaient du monde, de ses valeurs et d’eux-mêmes. À vrai dire, même leur situation personnelle ne les souciait pas, et la mort n’avait pas non plus prise sur eux. Ils savaient depuis le début qu’en faisant le choix de ce métier ils allaient forcément la rencontrer. Dans le fond, que ce soit la leur, celle de leurs collègues, celle de victimes ou de malfaiteurs, ils avaient régulièrement rendez-vous avec elle. Et pleinement conscience qu’ils pouvaient ne pas revenir d’une de leurs missions. Leur permis de tuer avait un prix, et ils étaient prêts à s’en acquitter. »

14 réflexions sur “La traque de Bernard Petit

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