Papote d’auteur, Isabelle Villain était avec Christophe Royer

Papote d’auteur,

Isabelle Villain était avec Christophe Royer

Il y a quelques jours nous vous proposions une double chroniques du dernier roman de Christophe Royer, dont celle d’Isabelle.

Aussi ce soir, Notre auteure flingueuse nous offre son interview exclusive de son confrère de plume.

Je vous laisse donc en tête à tête avec Isabelle et Christophe.


Bonjour Christophe, pour ceux qui ne te connaissent pas encore très bien, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour Isabelle !

Je viens de passer le demi-siècle. Je vis en couple depuis 32 ans, marié depuis 22 ans, un fils de 16 ans. J’habite en Saône-et-Loire et travaille sur Lyon en tant que consultant informatique. J’ai commencé l’écriture il y a 6 ans, en débutant avec deux romans d’anticipation « Projet Sapience », suivi de deux thrillers édités chez Taurnada. Un 3ème thriller signé chez Taurnada sortira en 2022 et je suis dans l’écriture du suivant.

As-tu une autre passion que l’écriture ?

J’en ai plusieurs, mais avec l’écriture, elles sont maintenant en pause. Je tente maintenant de les intégrer dans mes romans : la biologie animale, l’entomologie et la musique…

Tu peux me citer un livre qui t’accompagne ?

Difficile, j’ai envie de mettre des roulettes sous mes bibliothèques, les relier ensemble et me promener partout avec. Mais, si je devais emporter un seul livre en vacances pour le relire, je prendrais l’intégrale de la « Tour sombre » de Stephen King.

Une chanson ?

Un morceau extrait de la bande originale du jeu vidéo « Skyrim », je pense à « the Streets of Whiterun »

Un film ?

« Dune » de David Lynch, c’est sûrement celui que j’ai le plus regardé. La bande son du groupe Toto m’accompagne souvent pendant que j’écris.

Un voyage ?

Mon voyage de noce au Mexique, inoubliable.

Tu écris depuis combien d’années ?

Depuis 6 ans. Je n’avais absolument rien écrit avant, à part un scénario de quelques dizaines de pages qui a servi de base pour mes deux premiers romans.

Te considères-tu comme un gros lecteur ? et si oui quel est ton genre de prédilection ?

Oui, en tout cas jusqu’à ce que je commence à écrire mes propres histoires. Je lis maintenant un ou deux livres par mois alors que j’en lisais mensuellement entre 8 et 10 depuis l’âge de 10 ans. Et je ne compte pas les bandes dessinées… J’adore le fantastique et les romans ésotériques.

« Une arête dans la gorge » est ton 2ème polar, si je ne me trompe pas. Nous retrouvons ton héroïne de « Liaisons intimes » Nathalie Lesage. Pourquoi ce choix par rapport à l’écriture d’un « one shot » ?

C’est bien ça ! En fait, pour ce roman, j’avoue ne pas m’être posé la question. C’était comme une évidence. Après une première enquête éprouvante, j’avais envie de continuer l’aventure avec Nathalie Lesage. Je trouve qu’elle a un potentiel énorme, surtout psychologique. Même si le prochain thriller est un « one shot », elle reviendra dans le suivant pour une nouvelle aventure.

Quel a été ton point de départ pour l’écriture de ce roman ? la thématique ? la ville de Lyon ou bien l’histoire ?

À la base, j’avais l’idée de faire un thriller ésotérique ultraréaliste avec des thèmes qui me tenaient à cœur : mon expérience universitaire et certaines particularités méconnues de la ville de Lyon où j’ai habité pendant 10 ans. Ensuite sont venus se greffer presque naturellement les francs-maçons et les cataphiles.

La partie « recherche » dans tes livres est très importante. Elle te prend combien de temps ?

C’est très variable selon les livres. Quasiment pas pour mes deux romans d’anticipations, par contre pour les deux premiers thrillers, elles ont été importantes et très longues, en particulier pour « Une arête dans la gorge ». Je partais de très loin et les sujets étaient nombreux. Plusieurs mois ont été nécessaires pour faire les recherches bibliographiques, faire des rencontres avec des spécialistes et effectuer de nombreux repérages.

As-tu eu du mal à recueillir des informations sur le milieu de la franc-maçonnerie ? et sur celui de la cataphilie ? Deux milieux très fermés, je pense.

J’ai eu la bonne surprise de ne pas galérer du tout concernant la franc-maçonnerie. La documentation est monstrueuse sur le sujet. Le plus dur est de séparer la vérité des mensonges. Ma bible a été « La franc-maçonnerie pour les nuls », amplement suffisante pour mon histoire. Par contre, j’ai bien ramé concernant le monde actuel des cataphiles. Je les ai contactés, mais je n’ai obtenu aucune aide de leur part à part des encouragements. Ensuite, je les comprends, ils risquent gros, surtout depuis une dizaine d’années. J’ai tout de même rencontré un ancien cataphile qui m’a fait voyager à travers ses souvenirs. À force de recherches, j’ai tout de même recueilli un peu de documentation au travers de thèses universitaires.

Ton titre est très accrocheur et énigmatique. Ce fut une évidence ou bien as-tu beaucoup cherché avant de le trouver ?

Merci 😊, en fait ce fut une évidence assez rapidement. Titre à double sens qui est très parlant pour une partie des Lyonnais.

Tu es plutôt du genre « plan super détaillé » ou au « écriture au fil de l’eau » ?

Un mix des deux. J’ai toujours la fin, le prologue et les moments importants. Ensuite, j’avance par saut en préparant seulement les quelques chapitres suivants. En gros, je sais où je vais mais je ne connais pas le chemin. J’adore ce cheminement, même si cela me donne souvent des cheveux blancs.

Comment s’est passée ta rencontre avec les éditions Taurnada ?

La première fois, j’ai rencontré Joël et Patricia à un salon du livre. Ce fut très bref et cordial car à l’époque je n’avais que mes romans d’anticipation. Plus tard, la mise en relation s’est faite en grande partie grâce à l’auteure Estelle Thareau, éditée chez Taurnada, qui leur a parlé de mon thriller initialement sorti en autoédition. La suite a été très vite…

Une fois ton manuscrit achevé, réfléchis-tu immédiatement à un nouveau projet, ou bien as-tu besoin d’une période de « calme » ?

Pour l’instant, les idées pour le roman suivant commencent à se dessiner au moment où je termine l’écriture du précédent. Elles continuent à germer, ainsi que les premières recherches, pendant la relecture.

Pour conclure, un coup de cœur ?

Franchement, mon coup de cœur c’est la team Taurnada. Une famille où règne la bienveillance, la solidarité et la bonne ambiance. Hâte de pouvoir les revoir EN VRAI sur les salons et ailleurs !

Un coup de gueule ?

Pour rester dans le monde littéraire, je pousserai un coup de gueule sur tous les escrocs qui profitent et arnaques les jeunes auteurs qui veulent publier leur premier livre.

Et un dernier petit mot ?

Je voudrai en profiter pour remercier tous ceux qui me suivent et m’encouragent depuis le début !

Merci à toi Isabelle pour cet échange.

Un grand merci pour ta disponibilité Christophe et un nouveau grand bravo pour ce roman qui fut un excellent moment de lecture pour moi.

6 réflexions sur “Papote d’auteur, Isabelle Villain était avec Christophe Royer

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