Rouge de Koz

Le livre : Apocalypse Rouge de Koz – Paru le 01 avril 2021 chez Fleuve éditions – Collection Fleuve noir –  15.90 € (320 pages) ; 14 x 21 cm

4ème de couverture :

Tandis qu’une canicule sans précédent s’est abattue sur la France, les départs de feu se multiplient dans la garrigue aux alentours de Marseille, provoquant de véritables scènes de panique. L’intention criminelle ne fait aucun doute. La cellule Vulcain, qui enquête sur les causes d’incendies suspects, est mise à contribution pour identifier et arrêter les responsables de cette catastrophe.

Une mission dont le capitaine Hugo Kezer, en charge de la cellule Nouvelles Menaces, va rapidement prendre le commandement. En effet, celui-ci se trouve justement dans la région pour rendre visite à sa fille, Mila, qui s’est portée volontaire au sein d’une association pour secourir la faune mise en danger par les feux de forêt. Impossible alors, pour lui, de ne pas se lancer à corps perdu dans cette affaire.

Pourtant, sans tarder, ses investigations sur les « mégafeux » en cours vont compromettre son propre enfant…

L’auteur KOZ vit et écrit en France. Né au XXe siècle, il se sent concerné par les menaces qui pèsent sur notre planète. La vision qu’il en donne dans ses romans est peut-être juste un peu plus sombre encore que la vôtre… Son identité est inconnue, tenue secrète, mais ce nouvel arrivant sur la scène polar frappe fort, avec deux romans qui paraissent simultanément aux éditions Fleuve : Rouge et Noir. Comme les deux faces sombres d’une même pièce, pour mieux anticiper ce que pourrait devenir notre Monde si nos consciences ne s’éveillaient pas dans un futur proche…

 

 Extraits :
« Sur l’autoroute, les ralentissements avaient viré au bouchon monstre. Les voitures fuyant les zones incendiées s’entassaient en d’interminables files, troupeau paniqué et indocile. Visiblement, les appels au calme des autorités, en particulier à la radio, n’avaient pas suffi.
Face au feu, les comportements versaient dans l’irrationnel le plus total, provoquant d’innombrables incivilités. Injures, vols, bagarres… Saisi par la peur, l’homme ne mettait malheureusement jamais bien longtemps à se laisser dominer par ses pires instincts. »
« Le bâtiment A, c’était la porte d’entrée de la Solidarité. Le point de passage où, de jour comme de nuit, une demi-douzaine de vigies à la solde des dealers contrôlaient les allées et venues au sein de cette zone de non-droit qu’était devenue la cité. Évidemment, Samuel bluffait. Jamais il n’aurait pris le risque de les exposer de la sorte, Hugo et lui, sans renfort. Mais il misait sur la naïveté de son indic, et il ne fut pas déçu. »
« — Moi aussi j’ai perdu mon fils, Cédric, expliqua Blagnac avec une émotion apparente. De son vivant, il entretenait certaines lubies. Parmi celles-ci, il y avait le survivalisme. Êtes-vous familier de ce concept, capitaine ?
— Dans les grandes lignes, oui.
— Quand ils en ont les moyens, les survivalistes se préparent un refuge pour affronter « l’après ». L’ère post-apocalyptique… Personnellement, je n’ai jamais adhéré à toutes ces théories. Et je ne dis pas que j’ai bien fait d’encourager ses toquades. Mais il a tellement insisté que j’ai fini par céder. »

La chronique jubilatoire de Dany

Rouge de Koz

Rouge c’est la couleur du feu, c’est l’apocalypse dans la nature ! L’auteur nous entraîne dans le brasier et il y fait TRES chaud !

Ce roman fait partie d’un diptyque et peut se lire de façon indépendante.  Les deux romans sortent simultanément chez votre commerçant essentiel préféré : le pendant de Rouge c’est Noir où l’apocalypse cette fois est en ville. Il semble que l’auteur ait prévu une surprise en réservant des chapitres inédits à ceux qui auront déchiffré l’énigme en fin des deux ouvrages…

Jusqu’où aller pour ses idées ? La question avait été déjà posée dans le registre environnemental par les Camhug dans leurs deux volumes Islanova et la suite Et le mal viendra et plus récemment par Olivier Norek dans Impact. Jusqu’où choquer pour provoquer les consciences et que l’humanité se décide enfin à agir.

Après une mortelle lutte contre le feu, la police et le Gendarmerie vont devoir unir leurs forces pour traquer les pyromanes. Les lecteurs apprendront les procédures utilisées par les « soldats du feu » et les méandres intellectuels d’une secte de survivalistes ou s’affichant comme telle. Tantôt coupables, tantôt victimes, tous en définitive ont à en découdre avec les effets du dérèglement climatique et de la sècheresse en particulier. Un thriller riche en enseignements, en questionnement éthiques, en descriptions apocalyptiques. Des personnages qui ne font pas dans la demi-mesure, en proie à leurs démons, parfois ambitieux, parfois revanchards ou tout simplement humains !

Une belle découverte que ce premier volet de l’Apocalypse selon Koz, un thriller de construction classique mais dont l’énigme et son message vous feront monter la température …

Pour ma part je n’ai lu que Rouge mais il me tarde d’aller en ville souffrir du Noir aux côtés de cet auteur que je découvre.

Lu en version numérique.

Je remercie les éditions Fleuve pour leur confiance et cette belle découverte

 Autres extraits
« La circulation était plutôt fluide à cette heure-ci. Mais tous les automobilistes ou presque ralentissaient en apercevant l’immense pyrocumulus qui surplombait l’horizon, à la verticale de Fos-sur-Mer. Le nuage s’élevait désormais à plusieurs kilomètres d’altitude, signe que le sinistre dont il émanait avait pris une ampleur exceptionnelle.
— J’ai l’impression que ça vient du dépôt pétrolier… lâcha Markovic dans le silence pesant de l’habitacle.
Avec ses huit cent soixante mille mètres cubes d’hydrocarbures en tous genres, ce site constituait un réservoir de combustible presque inextinguible. Si toutes les cuves étaient touchées par les flammes, l’incendie durerait probablement des jours, ensevelissant toute la région sous une chape de fumées toxiques. »
« Toutes les personnes qui se sont retrouvées piégées dans un incendie et en ont réchappé témoignent à l’unisson : il y a un cap très net dans la panique qui se saisit de vous. Un moment où le cerveau, privé de la quantité d’oxygène nécessaire, ne répond plus normalement. Comme si quelqu’un le débranchait. Rendant son propriétaire incapable de la moindre lucidité ou d’une prise de décision logique. On appelle ça la « folie du feu ». À cet instant, les notions de temps et d’espace s’abolissent. Tout se déroule au présent de l’horreur. Ici et maintenant. Même le mouvement de fuite cesse. La soif de vie, d’ordinaire viscérale, disparaît subitement. Ne demeure plus qu’une sorte de fascination pour le monstre qui vous assaille. Presque un désir de faire corps avec lui. »

9 réflexions sur “Rouge de Koz

  1. Belle chronique ! Mais si l’auteur se revendique catho extrémiste, je me méfie. Je ne veux pas cautionner un extrémiste, de quel bord elle soit.
    Il faut dire que les religions empoisonnent tout, et il faut lire Michael Hitchens, pour faire la part des choses.
    Par contre je me demande s’il y a de la religion dans le bouquin.
    Donc ça m’agace. J’ai envie de le lire rien que pour chercher ça !

    Aimé par 1 personne

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