Ca restera comme une lumière de Sébastien Vidal

Le livre :  Ca restera comme une lumière de Sébastien Vidal – Paru le 18/03/2021 chez Le mot et le reste – collection – Le prix broché 20 € (322 pages) ; format 14 x 21  cm

 4ème de couverture :

Ce qui frappe immédiatement quand on le voit, c’est son œil, manquant. Pourtant Josselin a perdu bien plus pendant son service au Mali. Au moment de rentrer au pays, un souvenir s’impose à lui comme seule source de réconfort, celui d’un lointain été passé à Missoulat, en compagnie de Thomas, Martin et surtout d’Emma. L’été des seize ans. En route pour retrouver ce qu’il reste de sa jeunesse, il fera la connaissance d’Henri, un artiste ferronnier que la vie n’a pas épargné non plus.
Bientôt, les problèmes du vieil homme deviennent aussi les siens, et il découvre que même au sein d’une petit ville comme Missoulat, une tragédie politique et familiale peut briser des hommes et des vies. Entre crises post-traumatiques et règlements de compte, sa route vers la rédemption sera longue.

L’auteur : Né en Corrèze, Sébastien Vidal est un romancier français né en 1971.
Enfant de la Xaintrie, Sébastien Vidal a partagé ses brèves études entre Cantal et Corrèze et vit à Saint Jal (Corrèze).
Passionné d’histoire, il a entamé une saga romanesque en hommage à la Résistance avec un diptyque Les Fantômes rebelles puis Les clandestins de la liberté en 2011 et 2012.
En 2017, Sébastien Vidal se lance dans le monde du polar avec le premier volet de sa trilogie des Sentiments Noirs : Woorara. A suivi ensuite Carajuru fin 2017 et en octobre 2018 Akowapa.

 

Extraits :
« Nous nous étions engagés pour Servir, avec une majuscule, Servir une cause, un pays, une population. Finalement nous avons servi comme des pièces interchangeables, les rouages d’un système pour qui ne comptent que deux choses, le fric et la politique. Tout se rapporte à ça, l’argent partout et tout le temps. La France, ce pays si attaché aux droits de l’homme. Si prompt à voler au secours de la veuve et de l’orphelin. Surtout s’ils ont les poches pleines. Pour voler ça vole … C’est étrange, tous ces pays qui nous réclament, ces populations en danger, ils ont tous du pétrole ou d’autres richesses dans leur sol. »
« Et puis il y a l’attitude de la population. Les militaires meurent dans un silence effrayant. En opex, tu te tapes des conditions de vie très pénibles, tu es loin de ta famille, de ton pays. Tu manges mal […]. Si tu reviens traumatisé d’un conflit, tu passes pour un taré, au mieux pour un faible. Les gens, ils acceptent que tu rentres démoli, mais ils veulent pas que tu les emmerdes avec ça. »
« Pour créer, tu dois avoir quelque chose à dire. Ça doit te tenailler très fort pour prendre forme en dehors de toi. Ça fait beaucoup de bien, la plupart du temps c’est du plaisir. Mais il y a aussi de la frustration, parce que tu n’arrives jamais exactement à ce que tu as dans la tête. Alors tu recommences, d’autres sculptures plus abouties, toujours un peu plus près de ce que tu as dans les tripes, mais jamais parfaites. »
« Planter un arbre était le geste le plus désintéressé qui puisse exister, car ce sont les générations futures qui en jouissent »

 

La chronique jubilatoire de Dany

Ca restera comme une lumière de Sébastien Vidal

C’est un roman sur la résilience…

Pour Josselin, ancien militaire, victime du syndrome post traumatique, qui n’arrive pas à faire le deuil de son compagnon d’arme, qui essaye de retrouver le pays de ses vacances d’ado, sa bande de potes qu’il a sans doute un peu idéalisés.

Pour Henri, sculpteur, veuf depuis quelques mois et en « froid » avec sa fille, qui attend juste un signe de sa part.

Emma, la fille d’Henri, enceinte des fruits d’un viol.

Pour Martin, le pote des vacances, qui a sombré dans l’alcoolisme et qui tente d’oublier ses erreurs. Et qui entretient des relations étranges avec la tourbière derrière son camping-car.

Tous les personnages attachants de ce roman, à suspense cependant, doivent se reconstruire…. Les autres, les méchants ne vont pas leur faciliter la tâche, toujours prompts à les faire replonger !

Une quête rurale, ce retour aux sources pour Josselin changera fondamentalement sa vie.

J’ai beaucoup aimé ce roman lumineux qui a un peu flatté mon côté « fleur bleue ». Ne vous moquez pas lecteurs, même une mamie-flingueuse, elle aussi monophtalme, peut apprécier le dénouement à la hauteur de ses attentes. Une belle chronique villageoise, plus noire que Clochemerle, plus actuelle et réaliste aussi. L’auteur a su y mettre tout l’attachement qu’il porte à ses terres corréziennes, dans la même veine que Franck Bouysse, … solaire !

Allez, pour vous accompagner :  c’est cadeau !

Je remercie les éditions Le mot et le reste

et Babelio pour son opération « masse critique ».

 

4 réflexions sur “Ca restera comme une lumière de Sébastien Vidal

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