Ce qu’il nous reste de Julie de Sébastien Didier

Le livre : Ce qu’il nous reste de Julie de Sébastien Didier – Paru le 01/04/2021 chez Hugo Roman – collection Hugo Thriller – Le prix broché 19.95 € – epub 9.99 € (427pages) ;  14 x 21 cm

4ème de couverture :

 » Un récit unique et vertigineux…Sébastien Didier s’est surpassé !  »
Nice-Matin

Vingt ans.
Cela fait vingt ans que Sébastien a quitté Sainte-Geneviève, sa petite ville natale du sud de la France. Trop de démons l’y tourmentaient. Aujourd’hui, comble de l’ironie pour un écrivain, c’est un livre qui le renvoie à ce passé qu’il s’est toujours efforcé d’oublier.
Le Temps d’un été.
Tout dans ce roman, qui s’annonce comme le succès littéraire de l’année, lui fait penser à Julie. Des références troublantes, des anecdotes qu’elle seule connaissait… À tel point qu’il en est persuadé : c’est elle qui l’a écrit.

Julie, son amour d’adolescent.
Celle qui a tant compté.
Mais qui est morte il y a vingt ans, assassinée par un tueur en série.

 

L’auteur : Sébastien Didier est originaire de Nice, où il vit avec sa famille.
Il est passionné de lecture et d’écriture depuis toujours, mais aussi de cinéma et de nouvelles technologies.
Je ne t’oublie pas (2018) est son premier roman, aujourd’hui un best-seller qui a déjà conquis près de 40.000 lecteurs. Les yeux bleus, son deuxième roman paru en 2020, a lui aussi été plébiscité par le public.
Il a été finaliste du concours Thriller « Derrière les Portes » sur la plateforme d’écriture Fyctia et a obtenu le coup de pouce de l’écrivain B. A. Paris qui l’a qualifié de « véritable page-turner ».

Extraits :
« — Bonjour Jean, comment allez-vous ? Je vous ai amené mon cousin aujourd’hui ! Vous savez, l’écrivain ! Je vous en avais parlé.
Le visage du libraire s’éclaira.
— Ah ça oui et pas qu’un peu ! Je suis ravi de cette visite surprise, dit-il en me regardant droit dans les yeux. Je vous aurais bien proposé d’organiser une séance de dédicace mais je manque un peu de place, comme vous le voyez.
En effet, deux grandes tables mangeaient la majeure partie de la pièce. Les ouvrages s’y entassaient sous la forme de petites tours inégales telles des villes de papier.
Nous nous présentâmes et discutâmes quelques minutes de littérature, de mes écrits mais surtout de la conjoncture qui était terrible pour les petits libraires indépendants.
— Si je n’étais pas propriétaire des murs, j’aurais déjà mis la clé sous la porte vingt fois. La situation est dramatique depuis plusieurs années.
— J’en suis désolé, dis-je en ne comptant plus les fois où j’avais entendu ce triste discours.
— Les statistiques montrent que les gens lisent toujours et c’est vrai. »
 
« Tout en remuant les souvenirs du passé, je me rendis à l’évidence : les seules informations que j’étais en mesure de rassembler sur mes anciens amis ne valaient pas tripette. Et pourtant, ils avaient compté plus que tout pour moi, ils avaient été les piliers de mon adolescence et des débuts de ma vie d’adulte. Les « best friends for ever » auxquels on racontait tout, avec lesquels on voulait tout vivre, tout expérimenter.
Un souvenir brûla ma mémoire. Celui d’un après-midi où je les avais retrouvés, comme à chaque fois que nous souhaitions être seuls tous les cinq, près de la Fourche, ce pin gigantesque situé en bordure de la falaise et que la foudre avait coupé en deux un soir d’orage. Vincent était déjà en train de plaquer quelques accords de Ben Harper sur sa guitare acoustique. »
 

 La chronique jubilatoire de Dany

Ce qu’il nous reste de Julie de Sébastien Didier

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément. » C’est Boileau qui l’a dit mais il n’avait pas lu ce roman de Sébastien Didier car les mots ne m’arrivent pas facilement pour décrire Ce qu’il nous reste de Julie …

Avec Franck Thilliez, nous avions eu Le manuscrit inachevé dans le roman éponyme où l’auteur jouait avec les lecteurs à la chasse à l’assassin. Ici, Sébastien Didier nous propose les notes pour un roman en projet dans les carnets de Julie, lui-même adapté dans le roman tout juste édité, Le temps d’un été, dont l’action se déroule à la fin des années 30, sous la signature d’une romancière britannique qui veut garder sinon l’anonymat, du moins le mystère autour d’elle. Sébastien, le narrateur qui a aimé Julie, il y a vingt ans, trouve ce roman par hasard chez un libraire de ses amis et y trouve des souvenirs qu’il a partagés avec Julie. Vous l’aurez compris, nous sommes en présence d’un roman à tiroirs, dont l’intrigue est complexe. Toute l’étrangeté des sentiments est renforcée par le deuil inabouti de ces amis d’enfance, confrontés à la mort d’un membre de leur bande dont le corps n’a jamais été retrouvé. Certes un homme a avoué une série de meurtres mais deux corps manquent à l’appel. Pas clair ce que je vous dis là parce qu’il faut bien ménager le suspense, puisqu’on se prend au jeu de Sébastien (le personnage principal qui entretient aussi l’ambiguïté avec l’auteur), de retour au pays, près de Nice, à Sainte-Geneviève, le village de son enfance (NDLR : ça ne s’invente pas car oui notre Geneviève est une « sainte »), auprès de ses amis, de son clan. On aimerait résoudre l’énigme et permettre à ces adultes qui souffrent toujours de la disparition de Julie, de vivre enfin pleinement, meurtris et amputés qu’ils sont de vingt années de leur vie du fait du drame non résolu. Sébastien pourra-t-il en profiter pour effacer ses rancœurs familiales ?
Que ce soit dans la fiction des années 30, dans la vie d’aujourd’hui, l’auteur nous raconte une histoire que l’on voudrait belle, l’histoire de ces adultes en devenir qui vivent leurs expériences d’ados. Le style de l’auteur séduit par sa fluidité qui peut parfois nous égarer, mais finalement sacrément efficace.

J’ai donc découvert un auteur qui en est à son troisième roman publié et qui semble bien avoir trouvé son lectorat. Un très bon moment de lecture, sensible et plein de promesses et pour laquelle il vaut mieux se concentrer au risque de se perdre dans le « labyrinthe des tiroirs ».

Lu en version numérique.

Je remercie les éditions Hugo et Cie pour leur confiance et pour m’avoir permis cette découverte.

Autres extraits 
« Mais à l’heure des réseaux sociaux où tout un chacun était capable de dire avec certitude ce que ses « amis » avaient mangé à midi ou bien de quelle couleur était la chambre du petit dernier, moi je ne savais plus rien.
J’avais laissé les années s’étirer entre nous comme on tend un drap pour masquer un paysage que l’on ne veut plus voir. J’avais essayé de courir plus vite que les fantômes de mon passé. En vain.
Quoi que l’on fasse, on restait toujours prisonnier de son histoire. La plus grande réussite était d’arriver à l’écrire soi-même. Pas d’en rester simple spectateur. »
 « — C’est juste une question de personnalité, tu sais. Je n’écris pour personne. Juste pour moi. Et aussi pour ceux à qui je tiens. Parce qu’eux seuls pourront vraiment comprendre ce que j’ai voulu dire. Les lecteurs lambda, je n’en ai rien à faire. »

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