Blog à Part : Portrait de Blogueuse, Belette de The Cannibal Lecteur

Salut mes polardeux , Aujourd’hui je reviens avec « mes ITW Blogueur »

une rubrique qui a pris vie il y a un an et demi sur notre blog et que vous connaissez bien maintenant

Blog à part : Portrait de blogueur

La dix-huitième blogueuse à être interrogée aujourd’hui c’est Belette dit Irène Adler du blog :

The Cannibal Lecteur

The Cannibal Lecteur

« My mind rebels at stagnation. Give me problems, give me work, give me the most abstruse cryptogram, or the most intricate analysis, and I am in own proper atmosphere. I can dispense then with artificial stimulants. But I abhor the dull routine of existence. I crave for mental exaltation »

Sherlock Holmes, Sign of four (Le signe des quatre)

Je vous laisse découvrir son ITW Blogueur

 Ge : Hello ma Belette As-tu déjà participé à des interviews ?

The Cannibal Lecteur  : Oh que oui ! Yvan du Blog Émotions m’a soumis à la question et Noctembule aussi.

Dois-je parler aussi des flics qui m’interviewèrent de manière un peu forte après qu’ils eurent fait une descente dans mes ateliers clandestins où tous mes esclaves rédigent mes chroniques ? Non ? Oups…

 

1ère Partie

Ge : Alors, es-tu prêt(e) à être soumise à la question ?

The Cannibal Lecteur  : Oh oui, oh oui, oh oui ! Je veux être soumise à la question ! De toute façon, je ne parlerai qu’en présence d’un avocat et puisque je ne sais rien, je dirai tout. Ou pas…

 

Ge : Alors ici on va, je vais essayer de comprendre comment on en arrive à créer un blog et comment on anime celui-ci.Mais avant cela je sais que mes lecteurs et lectrices sont curieux.

Alors, peux-tu te présenter ? je veux tout savoir, ta scolarité, ton parcours pro, ton âge, oui je le demande même aux dames ! Surtout quand elle aime le noir !

 Pour mon âge, j’ai arrêté le compteur à 30 ans et je me fous que mon homme ricane en disant qu’il faudrait peut-être le monter à 40.

Ma scolarité est banale, celle d’une élève qui aurait toujours pu mieux faire mais qui ne se cassait pas trop le cul, qui disait toujours « je connais ma leçon par coeur, je te jure, maman » et qui en fait, ne la connaissait pas. Je croyais que je savais mais je sais maintenant que je ne savais rien !

Études de comptabilité, d’informatique et ce qu’on appellera la bureaucratie dans tout ce qu’elle a de large, notamment le côté juridique (mais un peu, hein).

J’ai bossé au noir (non déclaré, en stoemelings, au black) pour me faire plus de fric, j’ai bossé dans un bureau où on était mal payé mais purée, qu’est-ce qu’on se marrait (non, je mens, on était payé correct, mais c’était notre expression préférée avec les collègues) puis on a changé de patron et là… Je suis partie parce que ce n’était plus possible.

Je bosse ailleurs, toujours dans un bureau, mais je bosse moins et je ne me casse plus la tête, ni le cul, d’ailleurs. Mais me les suis-je déjà cassé ? Telle est la question à laquelle je ne répondrai pas ! Mhouhahahaha

 

Ge : Dis-moi : Quelle place avait la lecture dans ton milieu familial ?

Mon père lisait assez bien quand il était jeune, des bédés, des romans jeunesses, l’hebdo Spirou et des petits livres que l’on vendait pas cher à la librairie, que j’ai lu aussi ensuite.

Maintenant, il ne lit plus, hormis la gazette et des bédés. Plus le temps, plus l’envie de lire des romans et il s’endormirait dessus !

Ma mère n’est pas une grande liseuse. Ça l’énerve de ne rien faire…

Mais j’ai toujours eu des livres à ma disposition, des bédés, en premier lieu et puis des romans que j’achetais avec mon argent de poche ou que l’on m’offrait.

 

Ge : Comment abordait-on le livre chez toi ?

 Comme une manière de se délasser, même si ma mère a toujours trouvé que je lisais trop. Rien n’a changé, sauf que je lis encore plus. MDR

 

Ge : Veux-tu bien me montrer ta/tes bibliothéque (s) :

Et m’expliquer comment elles fonctionnent, comment elles sont rangées ?

 Comment elles sont rangées ? Vaste question… Pas toujours rangées, là, faudrait un sérieux réaménagement. Pas le temps pour le moment.

J’en ai rangé une partie (les poches) par maisons d’éditions, comme par exemple les Rivages/Noirs, même si ces derniers, comme les autres (Folio, Pocket, 10/18, Livre de Poche, Presses de la Cité, Points…) se trouvent disséminés sur 3 biblios et sur 3 étages différents (chez moi, ranger les livres et les changer de biblio, c’est du sport pour les jambes).

Mes apocryphes Holmésiens sont ensemble, les canoniques à part. Toutes maisons d’éditions confondues puisque le thème central est Holmes.

J’ai aussi des rangées avec une partie de ma PAL, mais c’est le bordel même si j’essaie de les classer par maisons d’éditions, par auteurs et par hauteurs !

Ben oui, deux romans de la même maison d’édition ou du même auteur et qui ne font pas la même taille, ça cloche !

Dans la nouvelle biblio IKE*, j’ai essayé de mettre mes « Pour les Nuls » ensemble et une partie de mes livres sur les crimes et les « experts » dans la même case.

 

Ge : Et le livre et la lecture pour toi c’est quoi ? hein ???

 Une manière de sortir du quotidien, de voyager, de rencontrer des personnages, de vibrer, de frissonner, de rire, de passer du bon temps, d’apprendre des choses, de me délasser, de ressentir des émotions.

 

Ge : Es-tu papier ou numérique ?

 Je suis les deux mon Capitaine ! Autant où j’aurais juré que jamais le numérique ne passerait par moi, il est passé et depuis, j’adore, je ne saurais pas me passer de ma liseuse, ni de mes livres papiers car j’aime toujours en acheter.

Ge : En parlant de bibliothèque, vas-tu ou es-tu allée en bibliothèque ?

Oui, absolument ! J’allais déjà en biblio lorsque j’étais jeune, pour louer les livres que nous devions lire pour l’école et ensuite, j’y ai été louer des bédés pour les lire sans ruiner mes économies.

J’y vais toujours, mais plus pour des mangas, des comics et des bédés que des romans.

 

Ge : Si oui qui as-tu trouvé, que t’ont-elles apportée ?

 Heu, rien de plus que des économies sur le moment et du plaisir de lire des Ric Hochet, des Michel Vaillant, des Astérix et autres. Étant une timide, je ne demandais pas de conseils aux vieilles dames derrière le table (qui dataient sûrement de la guerre des Gaules, ces bibliothécaires).

 Même maintenant, je cherche par moi-même parce que je sais ce que je veux trouver.

 

Ge : As-tu une librairie attitrée ? Une ou plusieurs d’abord. Une ou tu achètes tes bouquins ?

 Oui et non. Il faut savoir tout d’abord que le prix du livre n’était pas fixe, en Belgique, donc, les romans étaient plus chers dans les petites librairies (les endroits où l’on vend les journaux et les clopes, chez nous) que dans les grandes surfaces ou dans les grandes enseignes. J’évitais donc les petites aubettes.

 On en parlait depuis longtemps, de fixer les prix, mais c’était comme le R.E.R, on ne voyait rien venir. D’ailleurs, il est de nouveau reporté aux calendes grecques, notre futur R.E.R.

 Et puis, un vrai miracle, Salomon, c’est fait depuis avril 2019, à ce que je viens de voir à l’instant. Pas le R.E.R mais le prix fixe du livre !

 Extrait : Après avoir été adopté au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, au Parlement flamand et au Parlement fédéral, le prix unique du livre sera officiellement d’application sur l’ensemble du territoire, en ce compris sur celui de la Région de Bruxelles-Capitale, à partir de ce 5 avril 2019.

Là, vous avez un aperçu de notre système Belge avec ses 36 parlements.

Anybref, je reste fidèle à la plus grande librairie de plain-pied du monde : Filigranes.

Sinon, la FNAC.

 

Ge: Où achètes-tu principalement tes bouquins. (Ça peut-être dans différent lieu, par exemple, moi c’est dans ma librairie de quartier, dans les librairies où je vais voir des auteurs, des librairies que je visite en vacances. Et aussi énormément sur les festivals et les salons où je vais. Parfois même c’est dans ma bibliothèque quand je reçois des auteurs…mais là c’est une libraire qui vient vendre les bouquins à la biblio pour l’occasion)

  Hé bien, comme je viens de le dire, chez Filigranes ou à la FNAC, mais je préfère les conseils des vendeurs de chez Filigranes, entre nous.

 Je fais peu de salon du livre, je commande peu sur Amazon (sauf ce que je ne trouve pas ailleurs) et sur le Net, je préfère aller dans un magasin.

 J’ai une petite librairie sur mon lieu de vacances, dans le Sud et j’y vais le jour du marché.

2ième Partie

 

 

Ge :  Bon passons aux choses sérieux, tu es toujours prêt(e) ?

 Toujour prêt ! Comme les scouts. mdr

 

 Ge : Combien de livre lis-tu par semaine, par mois, par an ?

 LA bonne question ! Mais elle risque de faire venir chez moi les hommes en blouses blanches car je lis plus de 120 romans par an et ces dernières années, j’avais même lu jusque 140 et 150 romans (2018) et là, pour 2020, je vais pulvériser mon record de 150 romans lus, les doigts dans le nez et même pas mal.

 Je lis donc plus de 10 romans par mois, ce qui me fais un ratio de 1 roman tous les 2/3 jours, pour ne pas dire tous les 2,5 jours !

 Ces chiffres sont HORS lectures de bédés, de mangas, de comics ou autre… Là, pour 2020, on dépasse déjà les 300 lectures tout compris et l’année n’est pas terminée (il me reste décembre).

 Ajoutons à cela 52 Canard Enchaîné, 52 Spirou (l’hebdo), une bonne trentaine d’hebdo « Le 1 » et des Historia ou autres magazines intelligents.

 

Ge : Tiens-tu décompte précis de tes lectures ?

Absolument ! On ne m’enlèvera jamais mon côté comptable. Il me faut des chiffres, des additions et des soustractions et un putain de bilan en équilibre à la fin de l’année !!

 Et tant que je n’ai pas l’équilibre entre mon compte Babelio, le compte sur mon carnet de lecture et sur celui de Good read, j’y passerais la nuit pour trouver l’erreur.

 

Ge : As-tu une PAL ?

 LA question qui fâche… Nan, je rigole. Oui, j’ai une PAL, elle est dantesque, horrible, énorme et elle pourrait compter parmi les plus hauts sommets du monde dignes d’être escaladés par les alpinistes !

 

 Ge: Combien de livre dans ta PAL ?

 Autant demander à Rocco Sifredi la taille de son engin sexuel… Soit la taille fait pâlir les gens, soit elle les fera défaillir, soit elle va faire des jaloux, mais nous pouvons dire que je pourrais, d’ici l’année prochaine, avoir en PAL l’année en cours…

 Je vous laisse convertir, imaginer, défaillir, me dire que je suis folle, dingue, tarée et que jamais ô grand jamais je n’arriverai à lire tout ça.

 Disons que ma PAL Urgente, celle des livres que j’aimerais vraiment lire, fait dans les 500 titres.

 

Ge : Pour toi c’est quoi ta PAL, quelles relations entretiens-tu avec elle ? Comment la vis-tu ?

 Une sorte d’amour haine, je voudrais la voir descendre mais ne plus en avoir m’angoisserait sans aucun doute.

 J’ai deux carnets et je note mes livres à lire, classés selon leurs urgences, leurs genres ou leur année de sortie (depuis 2016, pas avant).

 J’ai aussi une liste des plus importants sur une feuille A4 (ça fait 6 recto de feuilles) mais ça ne la fait pas descendre plus vite !

 

Ge : Alors…. Et le polar dans tout ça ? Pourquoi tu en lis ? as-tu un rapport particulier avec le genre. (J’entends par polar tout ce qui a attrait aux littératures policières, du roman de procédure, au roman noir en passant par tous les types de thrillers…)

 J’ai commencé mes premiers romans avec « Le Club des Cinq » et j’étais déjà dans les enquêtes, même si c’étaient celles faites par des gosses dont j’enviais les aventures.

 Mes premières bédés étaient Tintin et les Spirou/Fantasio, où, là aussi, on avait des enquêtes, des mystères, et toussa toussa.

 Nous dirons qu’il n’avait pas vraiment d’enquête dans la saga de « L’étalon Noir » (bien que…).

 Ensuite, vers 11/12 ans, je suis passée à Conan Doyle et à son « Chien des Baskerville » et depuis, ça n’a jamais arrêté puisque j’ai lu tous les Holmes ainsi que les Hercule Poirot… Et c’était parti !

 J’adore les bons vieux romans à énigmes, les romans procéduraux comme les Perry Mason, mais aussi les historiques (j’en ai lu des masses), les ésotériques (j’ai lâché depuis, on tournait autour du même pot), j’ai lu mon lot de thriller et puis, on m’a parlé des romans noirs et bardaf, je suis tombée dedans aussi.

 

Ge : dis-nous, quels sont tes auteurs favoris ?

Sir Arthur Conan Doyle en tête de liste, suivi par Agatha Christie parce qu’elle a niqué en beauté les codes du roman policier.

 Thilliez, Bussi, Norek, Giebel, Ferey, Ellory, Ellroy, Westlake, James Carlos Blake, James Lee Burke, Andrea Camilleri,  Wessel Ebersohn et j’en oublie des tas !

 

Ge : Peux-tu nous parler de 5 livres qui t’auraient marqué ces dernières années

 Attends, je fais tourner mon cerveau… Je vais donner les livres qui m’ont donné des émotions folles et vous verrez qu’il y a peu de « polar ». Et qu’il y en aura plus que 5 ! Mhouhahahha

 

  • Nous rêvions juste de liberté: Henri Loevenbruck

  • Le garçon: Marcus Malte

  • Le village : Dan Smith

  • Aucune bête aussi féroce: Edward Bunker

  • Pieds nus sur la terre sacrée: Teresa Carolyn McLuhan

  • La dernière frontière : Howard Fast

  • À la ligne – Feuillets d’usine: Joseph Pontus

  • Nuits Appalaches: Chris Offut

  • La vie en chantier: Pete Fromm

  • Mon désir le plus ardent : Pete Fromm

  • Power: Michaël Mention

  • Entre deux mondes: Olivier Norek

  • Les larmes noires sur la terre: Sandrine Colette

  • Résilience: Yannick Monget

  • Watership Down: Richard Adams

  • Cabossé: Benoît Philippon

  • Jake : Bryan Reardon

  • Corruption: Don Winslow

  • Les étoiles s’éteignent à l’aube: Richard Wagamese

  • Le peuple d’en bas: Jack London

  • Pottsville, 1280 habitants: Jim Thompson

  • Le bikini de diamants: Charles Williams

  • Les Maraudeurs: Tom Cooper

  • Ce qu’il nous faut, c’est un mort: Hervé Commère

  • Landfall: Elen Urbani

  • Rural noir: Benoît Minville

  • Dedans ce sont des loups: Stéphane Jolibert

  • La nuit divisée: Wessel Ebersohn

  • Journal d’une fille de Harlem: Julius Horwitz

  • Papillon de nuit: R.J Ellory

  • Toutes les vagues de l’océan: Victor del Arbol

  • ÇA: Stephen King

  • Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur : Harper Lee

  • Que ta volonté soit faite: Chattam

  • L’Effet Papillon: Jussi Adler-Olsen

  • Grossir le Ciel: Franck Bouysse

  • Seuls les vautours: Nicolas Zeimet

 

Ge :  ah oui, c’est 5+++ ça ma Belette. Dis-moi ? Fréquentes-tu les festivals et autres salons…Si oui depuis quand ?

J’en fais peu. Avant d’habiter la Capitale, j’allais à la Foire du Livre, essentiellement pour voir les nouveautés (nous étions avant l’ère de l’Internet pour – presque – tout le monde) et acheter des livres.

 Maintenant, c’est pour aller faire coucou à des blogueurs copinautes. Mais je ne suis pas une assidue des festivals.

 

Ge : Que t’apportent ces salons, ces rencontres ?

 Des piles de livres en plus !!! Et des moments de camaraderie avec les copinautes.

 

 

 

3ième Partie Un blog ? Pourquoi un blog ?

Ge : Nous voilà dans le dur, on va sans doute comprendre enfin comment pourquoi, et comment on en vient à créer un blog.

 On est dans le dur… Elle ose utiliser des mots tendancieux face à l’esprit mal tourné que je suis…

 

Ge : Alors dis-moi :  qu’elles ont été la motivation à la création de ton blog ? Qu’est-ce qui t’a poussé à te lancer dans la création d’un blog

 J’avais monté un site sur Jimdo mais sans le flux RSS, les 4 pelés et les 2 tondus qui me visitaient ne savaient quels étaient les nouveaux articles…

 J’avais fait une page sur le site avec les nouveaux liens, mais ça prenait un temps fou et puisque tout le monde était sur un blog, je me suis dit « pourquoi pas moi ? ».

 Sur un blog, on voit de suite les nouveaux articles publiés, on peut avoir des alertes mails, WP nous signale sur son Lecteur quels sont les derniers articles arrivés et il est facile de se tenir à jour.

  

Ge : WP : C’est WordPress pour les non initié, l’hébergeur de nos blogs ! Sinon ma Belette…Comment ont choisi le nom de son blog ?

 Pas facile, il faut trouver un nom qui claque, qui ne soit pas déjà utilisé, qui attire l’attention et qui dit bien ce dont on va parler sur le blog.

 Mon blog allant être littéraire, il me fallait un truc qui fasse penser au futur visiteur du blog que chez moi, il trouverait des articles liés à la littérature et pas des articles sur les soupapes d’un moteur V8.

 

Ge :Quelle est la date de création et l’origine du nom de ton blog ?

septembre 2012, ce qui me fait 8 ans et demi !

 Il y avait une bédé qui se nommais « Animal Lecteur » de Sergio Salma & Libon et j’adorais les petits gags qui mettaient en scène un libraire et ses déboires. Le jeu de mot était bien trouvé avec Hannibal Lecter…

 Et moi, j’ai fait The Cannibal Lecteur puisque niveau lectures, j’avais des tendances cannibalesques !

J’aimerai une brève histoire pour expliquer comment a débuté son blog ?

 Comme je l’ai dit, j’avais un site qui parlait des livres que j’avais lu, classés selon qu’ils étaient des polars historiques, ésotériques, des Sherlock Holmes, des romans noirs, des nouveautés… Cette envie était venue après avoir publié quelques critiques sur le forum d’une amie, consacré à Holmes, entre autre.

 Ge : Le site est ICI

 J’étais sur Babelio depuis mars 2012 et j’avais déjà publié une petite centaine de chroniques, des courtes (pour les anciens livres lus dont on ne se souvient plus des détails) et des plus longues.

 C’était aussi un moyen de centraliser le tout et de papoter avec d’autres passionnés de littératures policières comme moi, ainsi que de poster des comms sur tous les blogs WP que je suivais.

 Et WP c’était tout de même plus sélect et plus relevé que les skyblogs qui avaient fleuris durant des années et qui étaient bourrés de Kikoolol.

 

 Ge : Pourquoi l’avoir nommé ainsi  ?

The Cannibal Lecteur

« My mind rebels at stagnation. Give me problems, give me work, give me the most abstruse cryptogram, or the most intricate analysis, and I am in own proper atmosphere. I can dispense then with artificial stimulants. But I abhor the dull routine of existence. I crave for mental exaltation »

Sherlock Holmes, Sign of four (Le signe des quatre)

Garder mon pseudo de Belette n’aurait pas renseigné les éventuels visiteurs sur le contenu du blog et je voulais un pseudo chouette, qui tranchait, qui était drôle tout en faisant référence à mon univers de prédilection.

 Exit les Sherlock Holmes ou les Hercule Poirot qui sont trop ciblés, trop usités, donc, petit hommage à Hannibal Lecter, le sale type qui mange les autres et t’assaisonne aux petits oignons.

Ge : Quel est le but de ton blog ?

 Partager mes lectures, parler de mes derniers romans lus, discuter et faire la zozote avec les autres, parler aussi de mes bédés lues, des séries vues…

Mais le but final et premier est l’amusement. Le jour où cela me pèsera de poster des chroniques, j’irai me coucher après avoir fermé boutique.

 

Ge : Comment fonctionne celui-ci ?

D’une manière très simple – une lecture, une fiche (sauf pour les bédés lues, je n’ai pas toujours le temps d’en faire).

 Avant tout j’essaie de dire la vérité et toute la vérité, ce qui veut dire que si je n’ai pas aimé un roman, je le dis.

 Parfois, ça fait grincer les dents d’un fils de dessinateur ou d’un scénariste parce que n’ai pas aimé la bédé, mais malheureusement je n’ai pas envie de me taire si je n’ai pas aimé.

 

Ge : Où trouves-tu ton inspiration pour écrire tes articles ?

Dans ma pauvre tête vide ! Plus sérieusement, j’essaie toujours de trouver une première phrase qui accroche, qui donne le ton, ou qui chante… Quelque chose de drôle, de décalé, d’original.

 L’inspiration peut venir d’une chanson, d’un dialogue de films, d’une phrase du livre ou sortir du néant et donc de mon cerveau tordu.

 

Ge : Comment les prépares-tu ?

 D’abord le squelette de la chronique, c’est à dire le titre, le nom de l’auteur,… Livraddict ou Babelio me donnent un coup de main.

 Ensuite, l’image de la couverture, puis celle qui illustre la partie « Critique » et dont j’essaie qu’elle soit en accord avec le roman (soit la cover V.O, d’un autre format de la V.F ou une image illustrant l’idée générale du roman).

 Jusque là, je n’ai encore rien sorti de mon cerveau. L’inspiration peut venir assez vite, durant la lecture même (et là, vive le carnet de note) ou durant l’élaboration du squelette de la fiche. Une fois la première phrase lancée, le reste vient assez vite.

 Je relis le tout, ajoute, retranche, change des mots… Et j’envoie au postage.

 

Ge : À quelle fréquence postes-tu et comment tu t’organises ?

Durant les Mois Anglais et Américain, j’en suis parfois à deux fiches par jour.

Sinon, le reste de l’année, je tourne à une fiche par jour ou une tous les deux, trois jours.

J’essaie, le samedi ou le dimanche, ou dès que j’ai du temps, de faire des chroniques à l’avance, surtout avec les bédés et de les garder pour lorsque j’ai un trou dans les posts, suite à un roman qui prend du temps à lire (pavé) ou parce que je suis avec mes chevaux (et ils prennent du temps).

Ge : Comment fais-tu la promotion de ton blog et de tes posts ?

Pas vraiment de pub… Ni de promo. J’ai relié mon blog avec mon compte Tweeter et le tweet se fait automatiquement. Idem pour ma page FB.

Sous les conseils d’Yvan, j’étais passé sur Fesse Bouc, mais je n’ai jamais abusé, donc, j’appartiens à quelques groupes (des sympas, pas de ceux où on t’insulte) et je poste mes liens avec un bref résumé de mon avis dessus.

Je poste sur Babelio et je mets mon lien, idem sur Livraddict. Et puis c’est tout.

Je ne cherche pas les 1.000 abonnés, je préfère peu mais de qualité à la quantité. Trop ce n’est jamais bon. On voit toujours les mêmes têtes chez moi et ce sont des personnes que j’apprécie, qui ne cherchent pas la polémique, ni le buzz et pour vivre heureux, vivons un peu caché !

 

Ge : Combien de temps consacres-tu à ton blog par jour ?

Heu, bonne question… Vu que j’y chipote aussi au travail (je prends mon PC avec moi), on peut dire que ça peut varier de 1h par jour à plusieurs heures, si je suis en week-end.

 

Ge : Que t’a-t-il apporté depuis sa création ?

  Des échanges farfelus avec des gens farfelus !! De belles rencontres, des papotes à ne plus en finir, des commentateurs que je suis contente de retrouver sur mon blog ou sur le leur, ou ailleurs.

 Et une PAL qui a encore plus augmenté que lorsque je me suis inscrite sur Babelio…

 

Ge : Qu’est-ce que ton blog a changé dans ta vie ?

Ma PAL qui augmente… Des tentations encore plus tentatrices et du temps en moins pour lire, puisque je suis sur mon blog !! Mdr

Des chouettes rencontres aussi avec des gens sympas.

 

Ge: Quel est ton meilleur souvenir de blogueur ?

 Sans doute le commentaire d’un auteur content de ma chronique… Ce jour là, on est sur un petit nuage !

 

Ge : Peux-tu partager une anecdote avec nous, un truc rien qu’à toi ! sur toi ou ton blog ?

 Ben, j’en vois pas… Hormis le nombre de fois où j’étais contente de ne pas avoir de café dans ma bouche en lisant certains commentaires bien drôles de mes suiveurs/euses…

 

Ge:  Dirais-tu que tes habitudes de lecture ont changé depuis que tu tiens un blog ?

 Peut-être pas depuis que je tiens un blog… depuis que j’ai commencé à lire, mes habitudes de lectures ont changé, ce que je lisais avant comme roman policier (Mary Higgins Clark, Patricia Cornwell…), je ne saurais plus les lire, impossible, trop plats, trop banals. On dit banaux ? Mdr

 Babelio a changé ma façon de lire, fabuleusement ! Grâce à mes rencontres, dont une qui m’a fait essayer le roman noir, pour mon plus grand plaisir (Jeranjou, si tu me lis, MERCI).

 Yvan est coupable aussi, Amnezik encre plus, toi tu y as contribué aussi, la Fée, on n’en parlera même pas (coupable sur toute la ligne), Nathalie n’a pas à rougir, sur le banc des accusés aussi ! Sharon passera devant le juge comme les autres (Black Cat, Ju Lit les Mots,…).

 Une belle brochette de dangereux blogueurs tentateurs/trices !

 

Ge : Dis-moi quand on a un blog, on est beaucoup sollicité(e) ? On a beaucoup de propositions ? D’ailleurs quel genre de propositions ? Et les SP, comment on les gère ?

  Madame, je ne mange pas de ce pain là !! Non, mais, pour quelle gourgandine me prenez-vous ?? Mdr

Zéro sollicitations (ou presque) car je n’en veux pas. Je souhaite rester libre dans l’ordre de mes lectures (hormis pour des LC) et ne pas avoir de pression, ne pas avoir de délais à respecter. Je ne sollicite donc jamais.

On m’en fait parfois via Fesse Bouc, mais je décline toujours, sauf si l’auteur veut voir ma chronique publiée dans 10 ans. La plupart le prennent bien lorsque je balance les chiffres de ma PAL. Tout de suite, ça calme.

Je sollicite de temps en temps chez Net Galley, mais je n’ai plus eu le temps d’aller les voir depuis… oh, au moins ça !!!

Ge :Te considères-tu comme un influenceur ? Pourquoi ?

J’influence personne, moi. Je tentationne, oui (néologisme offert). Vu ma position sur la blogosphère, hormis quelques pelées et deux tondues, je ne suis pas une influenceuse du tout. Et tant mieux !

 

Ge : Quelle est pour toi la définition du bon blogueur ?

 Un blogueur qui dit tout droit ce qu’il pense d’une lecture. On peut (on doit) y mettre des formes, le faire sans haine aucune (sauf si le roman est une daube totale, écrit par le p’tit n’veu de l’auteur), mais faut dire ce qu’on a pensé de la lecture/du film/de la série.

 Tant pis si ce n’est pas en bien. Tout le monde ne peut pas aimer tout.

 Pour moi, on doit être le plus juste possible dans sa chronique, son avis.

 Le problème de l’honnêteté se posera toujours avec des romans écrits par des copains ou par des auteurs avec qui on a sympathisé et qu’on aurait peur de blesser avec une critique négative postée à la vue de tous.

 Voilà pourquoi j’essaie de rester neutre, ça me permet plus de liberté. J’espère n’avoir jamais un jour à descendre le roman d’un auteur que j’adore. Ce serait un cas de conscience, véritablement. Une remise en question de ce que je viens de dire, sans aucun doute.

 Par contre, je n’apprécie pas les blogueurs qui disent du bien d’un roman qu’ils n’ont pas aimé, juste pour encore avoir des SP…

  

Ge :  A ton avis : Quel est l’avenir des blogs dans l’avenir du livre ?

Pour le moment, nous avons l’air d’avoir une place, on nous prend plus au sérieux qu’avant, mais je suppose que certains auteurs n’aiment pas que des rédacteurs du dimanche fasse ce qui était leur job à eux avant.

 Nous sommes des amateurs, d’accord, mais n’oublions pas que des blogeurs influenceurs peuvent faire ou défaire un roman, le mettre en lumière ou le faire entrer dans l’ombre. C’est un grand pouvoir qui implique de grandes responsabilités.

 Pour le moment, nous sommes « in », parce que nous sommes incontournables, parce que nous sommes nombreux (légion), mais un jour, ça changera sans doute et nous ne serons plus rien.

 Dieu seul le sait ! (ou pas)

 

Ge : Ne penses-tu pas que la blogosphère livresque sera saturée un jour

 Ben si… J’ai déjà l’impression que la saturation est là. Moi même je suis assez bien de blogs mais je ne peux pas suivre tous ceux que je voudrais, j’ai dû choisir. Pour moi, la saturation est déjà là.

 

Ge : Peux-tu donner deux conseils aux nouveaux blogueurs ?

 Fuyez pauvres fous ! Et surtout « Lisez, nom de Dieu ! ».

Plus sérieux : restez intègres, ne cherchez pas le buzz juste pour obtenir ce putain de 1/4 d’heure de célébrité, vous serez vite oublié.

Ne cherchez pas non plus les chiffres, mais la qualité des articles, le reste viendra (on l’espère). Démarquez-vous !

 

Ge : A par la lecture et ton blog, quelles sont tes autres passions dans la vie ?

 Le dada !!! L’équitation, version rando, même si je fais de la piste de temps en temps dont quelques exercices de dressage avec ma vieille bique pour l’assouplir.

 Le bon chocolat, le sexe, les blagues, l’humour noir, les chiens, les chats et mon homme.

 

Ge : Pour terminer, y a-t-il d’autres questions que tu aurais aimé que je te pose sur ton blog ?

Et si oui, lesquelles, et peux-tu y répondre du coup !

Non, rien à d’mander, m’dame !

 

Ge : Sinon…rien à ajouter ?

 Quant est-ce qu’on mange ?

 

Ge : Tu es certain(e) que c’est ton dernier mot ?

  Mon dernier mot, Jean-Pierre !

 

Ge : Alors un petit coup de gueule. ET Un gros coup de cœur… ? (Mais pas des livres, hein !)

Mon coup de gueule sera pour le bashing en général et pour l’agribashing plus particulièrement. Certains se permettent de condamner les agriculteurs au lieu de chercher des solutions, parce qu’il est plus facile de juger et surtout de condamner que de chercher à comprendre, chercher des solutions.

 Je viens de la campagne, des agriculteurs, j’en croise chaque fois que je retourne au bled et je ne vois que des mecs qui tirent le diable par la queue, qui ont du mal à joindre les deux bouts, qui essaient de faire leur job mais qui se font insulter et dont l’administration leur dit tout le temps ce qu’il faut faire, sans compter les tonnes de paperasses.

 Un agriculteur se suicide tous les jours, un jour, ce sera peut-être mon ancien voisin, son fils, le fils d’un autre, bref, un fermier que je connais depuis que je suis en culotte courte et qui me fait coucou quand il me croise.

 C’était mon coup de gueule. Avec les connards qui viennent de la ville et qui s’installent dans les villages mais refusent le bruit des mouches, des animaux, des clochers d’église, de la pétanque, des cigales, des vaches, bref, qui voudraient le silence et que la vie s’arrête pour eux.

 Comment ça j’ai donné deux coups de gueule ? Tu m’as déjà vu respecter les consignes, toi ???

  Le coup de cœur ira aux gens qui prennent la peine d’aider les autres, qui se mettent au service des gens qui en ont besoin, qui font leur job comme il faut (infirmières, services sociaux,…).

 On manque cruellement de solidarité et ceux qui l’offre, je leur tire mon chapeau parce que ce n’est pas toujours facile.

 

Ge :  Ah et comme tu as un blog autour des polars, peux-tu répondre à cette dernière question : Que pensez-vous de l’évolution du roman noir-policier et thrillers en ce moment ?

On nous sort beaucoup de thriller psychologique qui n’en sont pas, comme si on surfait sur la vague, comme on surfa sur celle du Da Vinci Code qui mit la lumière sur les polars ésotériques (qui existaient déjà mais n’étaient pas à la mode). Après, ça fleurissait partout.

 Le côté thriller n’est plus tout à fait là… Ça manque de des sensations fortes, ce qui est son essence même. Va falloir faire gaffe qu’à la fin, le mot thriller soit galvaudé.

 Le roman noir est galvaudé, ça, c’est sûr, car on attribue souvent, à tort, la mention de roman noir à des romans qui n’en sont pas parce qu’on oublie ce doit être la chose principale d’un roman noir : le contexte social. Pas de la violence, mais un putain de contexte social.

 Malgré tout, on en a toujours qui arrivent sur le marché et si on sait trier le bon grain de l’ivraie, on devra trouver son compte ou sa came.

 Le roman policier a reçu ses lettres de noblesse, ce n’est plus de la littérature de gare, de la littérature pour les crétins et ça, c’est bien ! L’évolution a été dans le bon sens.

 

Ge : Pour conclure : Que penses-tu de ces questions ?

 C’était long, mais c’était bon ! Pour y répondre, ce n’était pas trois minutes, préliminaires comprises ! Mais quelques heures…

 

Ge  Merci à toi pour ces petites confidences, et à très vite sur collectif Polar et sur The Cannibal Lecteur

The Cannibal Lecteur  : ♫ Mais confidence pour confidence ♪ (Jean Schultheis)

 

Ge : Ah oui j’ai oublié de vous prévenir, Notre Belette chante toujours mais pas toujours juste ! Hihi

74 réflexions sur “Blog à Part : Portrait de Blogueuse, Belette de The Cannibal Lecteur

  1. Ben voilà, on l’a enfin sorti des couloirs des articles perdus 😆 On sentait que lors de sa rédaction, nous n’étions pas encore en covid…

    Heureusement que je n’efface jamais mes mails, parce que je n’aurais jamais su/pu réécrire toutes les réponses à toutes tes questions :p

    Merci ma poule !

    Aimé par 1 personne

  2. Alors là, un condensé de Belette en un article ! Hormis ses passages chantés que je ne peux pas lui pardonner (vu le temps que ça me colle au cerveau après), j’adore tout dans son blog ! Et comme c’est une compatriote, j’espère qu’un jour on pourra se croiser en vrai, même si effectivement, il vaudra mieux ne pas être en train de boire un café dans ces moments-là !

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  3. Pour être une tentatrice, c’est une vraie de vraie et qui un grand sens de l’humour 🙂

    Dans les choses que tu aimes, tu as mis ton chat avant ton homme… trop drôle. C’est parce qu’il fait de la résistance à la lecture? 😉

    Aimé par 2 personnes

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