Moins 18 °, Stefan Ahnhem

Moins 18 °de Stefan Ahnhem, traduit du suédois par Marina Heide. Paru le 26 août 2020 chez Albin Michel Thriller. 22€90. (569 p.) ; illustrations en noir et blanc, cartes ; 23 x 16 cm.

4e de couv :

Après une course folle, une BMW plonge dans les eaux de la gare maritime d’Helsingborg. Quelques heures plus tard l’identité du passager défraie la chronique : Peter Brise, star nationale des technologies de l’information, était promis à un avenir florissant.

Que s’est-il passé ?

Et pourquoi, comme l’autopsie va le révéler, la victime était-elle déjà morte lors de l’accident, son corps congelé depuis deux mois à -18° ?

Après le succès international de Hors Cadre (prix Crimetime Specsavers en Suède) et de La Neuvième tombe, Stefan Ahnhem, star du thriller suédois, fait monter d’un cran la pression au fil d’une enquête dopée à l’adrénaline, reflet d’un paysage nordique aussi sombre qu’inédit.

 

L’auteur : Stefan Ahnhem  est née le 24 novembre 1966 à Stockholm en Suède. Il mène depuis vingt ans une brillante carrière de scénariste pour la télévision comme pour le cinéma. 
Il est notamment connu pour ses adaptations de romans policiers dans le cadre de séries télévisées très populaires en Suède comme « Wallander » (2005) et « Irene Huss » (2007). 
« Hors cadre » (Offer utan ansikte, 2014)  son premier roman fait l’objet d’une adaptation en série TV . Stefan Ahnhem vit à Stockholm.

 

Extrait :
Astrid Tuvesson, chef de la police, regrettait d’être sortie à la hâte de chez elle, et d’avoir déjà verrouillé la porte. Dehors, la lumière était beaucoup plus forte que ce qu’elle avait cru derrière les stores qui filtraient le puissant soleil de printemps. Si elle ne trouvait pas vite ses lunettes noires, la migraine ferait voler son crâne en mille morceaux. Elle voyait d’ici Ingvar Molander et ses hommes boucler le périmètre pour ramasser ses restes. Là. Enfin elle attrapa ses lunettes rayées et barbouillées de traces de doigts.
Merde. Elle avait envie d’aller aux toilettes. Parfois, elle se fatiguait elle-même. C’était elle tout craché : ne pas penser à prendre ses précautions avant de claquer la porte et de jeter les clefs dans son sac, où elles étaient maintenant introuvables. Ce fichu sac à main était pire qu’un chapeau de magicien. Elle avait beau fouiller, le trousseau semblait s’être volatilisé. Elle s’accroupit derrière la haie.
 

Le post-it de Ge 

Moins 18 °, Stefan Ahnhem

 

Une voiture sombre dans le port de Helsingborg après une course poursuite. L’autopsie révèle que le conducteur était mort depuis deux mois et que son corps avait été congelé. Fabian Risk et ses collègues de la brigade criminelle mènent l’enquête tandis qu’à Helsingor, Dunja Hougaard, ancienne inspectrice danoise, est chargée de résoudre le meurtre brutal d’un sans-abri.
Stefan Arnhem est vraiment doué pour nous concocter des intrigues très complexes. Il n’a pas son pareil pour raconter des histoires captivantes à la construction diabolique. Ici il mêle deux enquête parallèles où on a plaisir à retrouver l’inspecteur suédois Fabian Risk et son homologue danoise Dunja Hougaard déjà rencontrés lors de deux précédentes affaires car en effet Moins 18 ° fait suite à Hors cadre (2016) et La neuvième tombe (2019), c’est le 3e tome d’une trilogie mais rassurez-vous peut se lire indépendamment nous avons bien là 3 histoire bien distinctes.
On compare souvent Stefan Ahnhem à Henning Mankell ou encore Stieg Larsson. Comme ces deux illustres prédécesseur, notre auteur nous transport dans un redoutable polar à l’atmosphère glaçante, un récit bigrement intense et dense au suspense soutenu. Mais ce qui fait la différence, c’est que que notre jeune auteur joue aussi sur le coté thriller en plus du coté polar noir, il a un style plus direct et avec ses chapitre court il offre au lecteur un scénario vif, brillant et diablement intelligent qui se dévore d’une traite. 600 pages d’une intensité dingue, un vrai coup de coeur.

 

Autre extrait :
« Une fois à l’intérieur, il retira ses vêtements, les plia soigneusement et alla sous la douche. Avec son corps mince et glabre, il avait quelque chose d’un jeune garçon. Il se savonna de gel antiseptique, se rinça, puis coupa l’eau, avant de remplir sa paume de mousse à raser qu’il s’étala sur le crâne.
Comme il l’avait déjà fait de nombreuses fois, il passa lentement le rasoir sur sa peau, puis continua sur les sourcils, le menton et le cou. Pas un poil n’échappait à la lame. Tout devait être rasé. La poitrine, les bras, les jambes, et même les mains et les pieds.
Après s’être séché, il s’enduisit soigneusement le corps d’un baume après-rasage, enfila une nouvelle paire de gants en plastique, se chaussa et passa un peignoir sur ses épaules, avant de quitter le camping-car et de s’orienter tranquillement vers la maison aux allures de manoir avec un vieux sac de voyage.
Il pénétra dans la buanderie, où il ouvrit le bagage et échangea ses chaussures pour des chaussons jetables, puis s’engagea dans le couloir en direction de la cuisine. Il sortit une bière du frigo, la décapsula et but quelques gorgées tout en parcourant les chansons qu’il avait dans son téléphone.
« Livin’On a Prayer » de Bon Jovi ne tarda pas à résonner dans les enceintes intégrées au plafond. Il monta le volume et se mit à chanter en chœur avec la talkbox de l’introduction, avant d’aller en esquissant quelques pas de danse vers le congélateur qui trônait toujours au milieu de la pièce, branché à la prise. »

2 réflexions sur “Moins 18 °, Stefan Ahnhem

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