Nid de vipères, Edyr Augusto eppy

Le livre : Nid de vipères de Edyr Augusto ; traduit du portugais (Brésil) par Diniz Galhos. Paru le 5 mars 2015 chez Alphalte éditions. 15€. (151 p.) ; 18 x 13 cm

4e de couv : 

Castanhal, dans l’État du Para, au nord du Brésil. Afin de lui extorquer sa scierie, Wlamir Turvel, trafiquant ambitieux, tabasse Alfredo Pastri, puis viole sa femme sous les yeux de leurs enfants, Isabela et Fred. Ceux-ci jurent de venger leurs parents. Mais des années plus tard, Fred a tourné la page et s’est installé aux États-Unis.

Isabela, elle, n’a rien oublié. Déterminée à aller jusqu’au bout de sa vengeance, elle a suivi méticuleusement l’ascension de Wlamir Turvel, devenu l’un des maillons les plus importants du trafic de drogue dans l’Amazonie, ainsi que le gouverneur de l’État. Elle est devenue sa maîtresse et a appris tous ses secrets. En éclatant, sa vengeance va tout emporter sur son passage.

L’auteur : Edyr Augusto est né en 1954 à Belém. Journaliste, écrivain et dramaturge, il endosse parfois le rôle de metteur en scène. Il écrit également des romans noirs (Belém, 2013, et Moscow, 2014). Très attaché à sa région, l’État du Pará, Edyr Augusto y ancre tous ses récits.

 

 

Extrait : 
« Dans quoi je me suis fourré, pensait Netinho, assis sur la banquette arrière de la Gol. Tuer faisait partie de sa vie depuis pas mal de temps. Toujours sur commande. Sans implication directe. Il tirait avec précision et économie. Droit au but. Une simple prestation. Il obéissait et on le payait. Le reste du temps, il bossait dans cette boite de pièces auto à Castanhal. Il glandait. Quelques jours auparavant, cette fille était venue le voir en fin de journée. Il connaissait Isabela depuis l’enfance. Ils avaient grandi ensemble. La famille Pastri était riche et puissante. Je ne sais pas ce qui s’est passé. Ils ont déménagé. Juste au moment où il commençait à s’intéresser aux filles, à l’âge des premières amourettes. »

 

La kronik d’Eppy

Nid de vipères de Edyr Augusto


Castanhal, dans l’État du Para, au nord du Brésil. Wlamir Turvel, trafiquant en pleine ascension, tabasse Alfredo Pastri afin de lui extorquer sa scierie, puis viole sa femme sous les yeux de leurs enfants, Isabela et Fred. Ceux-ci jurent de venger leurs parents. Des années plus tard, Isabela a suivi l’ascension de Turvel, est devenue sa maîtresse et est enceinte de lui. Sa vengeance emportera tout sur son passage.
Le Brésil, ses clivages, le pouvoir, la drogue, la corruption, la prostitution…
Voilà pour le cadre et l’ambiance générale de ce roman.
Une famille détruite au titre de cette soif de pouvoir qui balaye tout sur son passage. Une vengeance qui couve pendant de longues années, réfléchie, planifiée, jusqu’à son assouvissement.
Les destins de tous les protagonistes de l’histoire, qui se croisent, se frôlent, s’emmêlent, telles les vipères évoquées dans le titre.
Les dégâts collatéraux sur ces vies détruites, ôtées, changées… Inévitables.
Cette fin implacable, qui ne peut-être autre. La vengeance n’apporte jamais le bonheur.
Un livre fort, percutant, noir, très noir.
Le sentiment, à la lecture de certains passages, noirs, collants, puants, de m’engluer dans du goudron.
151 pages qui se dévorent rapidement, en phase avec le rythme de l’écriture.
À découvrir, mais pas un jour où le moral s’est fait la malle.

 

8 réflexions sur “Nid de vipères, Edyr Augusto eppy

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