Prix Mystère de le Critique 2021

Bien le bonjour mes polardeux, 

Prix Mystère de le Critique vous connaissez ?

Le Prix Mystère de la Critique a été créé en 1972 par la revue Mystère Magazine.

Le prix Mystère de la critique est un des plus anciens prix français récompensant un roman policier.

Créé en 1972 par la revue Mystère magazine, publiée par les éditions OPTA de 1948 à 1976, il a pour caractéristique d’avoir survécu à la disparition du magazine. Et il a continué à être attribué chaque année par son fondateur, Georges Rieben, décédé le 17 décembre 2019, et son équipe.  Depuis 2020 c’est  Pierre Lebedel, président de Grand Prix de Littérature Policière et , Alain Regnault, secrétaire et juré du même Prix  ainsi que Serge Lebreton membre de l’association 813 depuis 1981  qui ont décidé, pour lui rendre hommage, de faire perdurer le Prix Mystère de la Critique en 2020 et cette année pour 2021. 

Ils ont donc repris la liste des votants du Prix Mystère 2020, en gardant les amis de Georges Rieben et y ontrajouté quelques noms de nouveaux journalistes, chroniqueurs et autres bloggeurs des littératures policières.

Des critiques spécialisés dressent ainsi  la liste de leurs dix romans policiers préférés dans l’année écoulée. Les ouvrages les plus cités décrochent les deux prix : un pour les romans français, l’autre pour le roman étranger.

Aujourd’hui, 

Alain Regnault et Serge Breton sont venu vous annoncer officiellement les résultats du Prix Mystère de la Critique 2021.

50ème PRIX MYSTERE DE LA CRITIQUE 2021


Voici la synthèse des votes de cette 50ème édition :

50ème PRIX MYSTERE DE LA CRITIQUE 2021

Classement par catégorie et lauréats

Meilleur roman francophone :

1er : Sébastien Rutès : Mictlan, Gallimard (La Noire)

Ndlr : Mictlan paraitra en poche le 18 mars prochain


À l’approche des élections, le Gouverneur – candidat à sa propre réélection – tente de maquiller l’explosion de la criminalité. Les morgues de l’État débordent de corps anonymes que l’on escamote en les transférant dans un camion frigorifique. Le tombeau roulant est conduit, à travers le désert, par Vieux et Gros, deux hommes au passé sombre que tout oppose. Leur consigne est claire : le camion doit rester en mouvement. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Sans autre arrêt autorisé que pour les nécessaires pleins de carburant. Si les deux hommes dérogent à la règle, ils le savent, ils iront rejoindre la cargaison. Partageant la minuscule cabine, se relayant au volant, Vieux et Gros se dévoilent peu à peu l’un à l’autre dans la sécurité relative de leur dépendance mutuelle. La route, semée d’embûches, les conduira-t-elle au légendaire Mictlán, le lieu des morts où les défunts accèdent, enfin, à l’oubli?

 

2ème ex aequo :

– Marion Brunet : Vanda, Albin Michel (Romans français)

Vanda

Personne ne connaît vraiment Vanda, cette fille un peu paumée qui vit seule avec son fils Noé dans un cabanon au bord de l’eau, en marge de la ville. Une dizaine d’années plus tôt elle se rêvait artiste, mais elle est devenue femme de ménage en hôpital psychiatrique. Entre Vanda et son gamin de six ans, qu’elle protège comme une louve, couve un amour fou qui exclut tout compromis. Alors, quand Simon, le père de l’enfant, fait soudain irruption dans leur vie après sept ans d’absence, l’univers instable que Vanda s’est construit vacille. Et la rage qu’elle retient menace d’exploser.

Grand prix de littérature policière pour L’Été circulaire, Marion Brunet déploie tout son talent dans cette magnifique tragédie contemporaine qui mêle la violence sociale à la grâce d’une écriture sensible et poétique. Un poignant portrait de femme et de mère où l’intime rencontre la brutalité de notre société.

 

– Colin Niel : Entre fauves, Rouergue (Rouergue noir)

 

Martin est garde au parc national des Pyrénées. Il travaille notamment au suivi des ours. Mais depuis des mois, on n’a plus la moindre trace de Cannellito, le dernier plantigrade avec un peu de sang pyrénéen. Martin en est chaque jour plus convaincu : les chasseurs auront eu la peau de l’animal. Alors, lorsqu’il tombe sur un cliché montrant une jeune femme devant la dépouille d’un lion, arc de chasse en main, il est déterminé à la retrouver et la livrer en pâture à l’opinion publique. Même si d’elle, il ne connaît qu’un pseudonyme sur les réseaux sociaux : Leg Holas.

 

 

– Laurent Petitmangin : Ce qu’il faut de nuit, La Manufacture de livres

 

Ce qu’il faut de nuit

C’est l’histoire d’un père qui élève seul ses deux fils. Une histoire d’amour. Les années passent, et les enfants grandissent. Ils choisissent ce qui a de l’importance à leurs yeux et ceux qu’ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses. C’est une histoire de famille et de convictions, de choix et de sentiments ébranlés, une plongée dans le coeur de trois hommes.

Laurent Petitmangin, dans ce premier roman fulgurant, dénoue avec une sensibilité et une finesse infinies le fil des destinées d’hommes en devenir.

5ème :

– Joseph Incardona : La soustraction des possibles, Finitude

6ème ex aequo :

– Danü Danquigny : Les aigles endormis, Gallimard (Série Noire)

– Frédéric Paulin : La fabrique de la terreur, Agullo (Agullo noir)

8ème ex aequo :

– Paul Colize : Toute la violence des hommes, Hervé Chopin

– Max Monnehay : Somb, Le Seuil (Cadre noir)

– Benoit Viktine : Donbass, Les Arènes (Equinox)

…..

Meilleur roman étranger :

1er : Dror Mishani : Une deux trois, Gallimard (Série noire) Trad. de l’hébreu

 

 

Une : Orna Deux : Emilia Trois : Ella La première, enseignante, vit très mal son récent divorce. Elle fait une fixation quasi obsessionnelle sur son fils unique de 9 ans, un enfant particulier, mal intégré. On la voit s’apitoyer sur elle-même, fréquenter sans vrai désir Guil, un avocat rencontré sur un site web qui ment avec aplomb sur sa situation conjugale. Elle connaît brutalement un destin tragique. La deuxième, une réfugiée lettone, travaille comme auxiliaire de vie. Une pauvre fille solitaire, paumée, mystique. Le fils de son précédent employeur – qui vient de mourir -, veut l’aider à trouver du travail. Il s’appelle Guil. Ça ne se termine pas bien non plus. Apparemment, Guil sévit en toute impunité. Quelqu’un devrait enquêter… Survient la troisième, Ella, une femme mariée qui essaie d’écrire sa thèse dans un café, où elle se lie avec un homme que nous connaissons bien.Mais elle n’est pas celle que nous croyons, et elle a un plan en tête…

2ème :

– Benjamin Whitmer : Les Dynamiteurs, Gallmeister (Americana) Trad. de l’américain

1895. Le vice règne en maître à Denver, minée par la pauvreté et la violence. Sam et Cora, deux jeunes orphelins, s’occupent d’une bande d’enfants abandonnés et défendent farouchement leur “foyer” – une usine désaffectée – face aux clochards des alentours. Lors de l’une de ces attaques, un colosse défiguré leur apporte une aide inespérée, au prix de graves blessures que Cora soigne de son mieux. Muet, l’homme-monstre ne communique que par des mots griffonnés sur un carnet. Sam, le seul qui sache lire, se rapproche de lui et se trouve ainsi embarqué dans le monde licencieux des bas-fonds. Expéditions punitives, lynchages et explosions précipitent l’adolescent dans l’univers honni des adultes, qui le fascine et le repousse à la fois. Au point de modifier sa nature profonde, et de l’éloigner insidieusement de Cora.

3ème :

– Deon Meyer : La Proie, Gallimard (Série noire) Trad. de l’afrikaans

 

Au Cap, Benny Griessel et Vaughn Cupido, de la brigade des Hawks, sont confrontés à un crime déconcertant : le corps d’un ancien membre de leurs services, devenu consultant en protection personnelle, a été balancé par une fenêtre du Rovos, le train le plus luxueux du monde. Le dossier est pourri, rien ne colle et pourtant, en haut lieu, on fait pression sur eux pour qu’ils lâchent l’enquête.À Bordeaux, Daniel Darret, ancien combattant de la branche militaire de l’ANC, mène une vie modeste et clandestine, hanté par la crainte que son passé ne le rattrape. Vœu pieux : par une belle journée d’août, un ancien camarade vient lui demander de reprendre du service. La situation déplorable du pays justifie un attentat. Darret, qui cède à contre cœur, est aussitôt embarqué, via Paris et Amsterdam, dans la mission la plus dangereuse qu’on lui ait jamais confiée. Traqué par les Russes comme par les services secrets sud-africains, il ne lâchera pas sa proiepour autant…

4ème :

– Joy David : Ce lien entre nous, Sonatine Trad. de l’américain

5ème :

– Jerome Charyn, Avis de grand froid, Rivages (Rivages/Noir) Trad. de l’américain

 6ème ex aequo :

– Philip Kerr : Metropolis, Le Seuil Trad. de l’anglais

– John Le Carré : Retour de service, Le Seuil Trad. de l’anglais

– James A. McLaughlin : Dans la gueule de l’ours, Rue de l’échiquier Trad. de l’américain

– Abir Mukherjee : Les Princes de Sambalpur, Liana Levi (Policier) Trad. de l’anglais

– Thomas Mullen : Temps noirs, Rivages (Rivages/Noir) Trad. de l’américain

– Alan Parks : L’Enfant de février, Rivages (Rivages/Noir) Trad. de l’anglais (Ecosse)

……

– 36 votants ont participé au Prix du Mystère de la Critique 2021 (31 en 2020 ; 23 en 2019)

– 155 romans ont été cités dont 2 publiés en 2021. C’est le Dépôt Légal qui fait référence et non l’achevé d’imprimé.

Un titre cité était un recueil de nouvelles et un autre un recueil de correspondances.

151 romans ont donc été retenus, soit 73 romans francophones et 78 romans traduits, pour 154 auteurs (un auteur a été cité deux fois pour deux titres différents dans la même année). 80 romans, près de la moitié, n’ont été cités qu’une fois.

– 56 éditeurs ont été cités (36 en 2020).

Les membres du jury étaient au nombre de 36 (10 femmes / 26 hommes) :

Mmes Marie-Caroline AUBERT, Christine FERNIOT, Catherine FRUCHON, Clémentine GOLDSZAL Jeanne GUYON, Cécile LECOULTRE, Elise LEPINE, Isabelle LESNIAK, Corinne NAIDET et Alexandra SCHWARTZBROD

et

MM Olivier ANCEL, Philippe BLANCHET, Serge BRETON, Patrick CARGNELUTTI, Dominique CHOQUET, Bruno CORTY, Bernard DAGUERRE, Hervé DELOUCHE, Jean-Pierre DIONNET, Christophe DUPUIS, Yvan FAUTH, François GUERIF, Jean-Paul GUERY, Jean-Marc LAHERRERE, Pierre LEBEDEL, Jacques LEROGNON, Yan LESPOUX, Jean-Noël LEVAVASEUR, Gérard MEUDAL, Yann PLOUGASTEL, Bernard POIRETTE, Hubert PROLONGEAU, Alain REGNAULT, Fred RAPILLY, Norbert SPEHNER et Julien VEDRENNE

A très bientôt pour une prochaine édition du Prix Mystère de la Critique et une pensée pour Georges Rieben, créateur du Prix en 1972 et qui nous a quitté en décembre 2019.

Georges Rieben

9 réflexions sur “Prix Mystère de le Critique 2021

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