Papote d’auteur, Isabelle Villain était avec Danino Garnault

Papote d’auteur,

Isabelle Villain était avec Danino Garnault

Après nous avoir offert sa chronique de Roland , Isabelle revient avec une interview exclusive de son auteur : Danino Garnault


Bonjour Daniel, pour ceux qui ne te connaissent pas encore très bien, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour à tous,

Déjà, je n’aime pas trop Daniel, je préfère Danino.

Je vais bientôt taper 52 ans. Mazette !!! Mais si tu veux mon âge mental, on serait plus vers les 10 ans.

J’ai fait divers métiers comme étêteur d’anchois dans un grand restaurant à Toronto, gérant d’une crêperie bretonne au Venezuela et maintenant j’ai un job alimentaire. Je suis fonctionnaire au sein de la DGFIP, célèbre administration que tous les français adorent.

Je vis à Orléans l’heureux papa de deux enfants, Charlène et Alexis.

 

Quelles sont tes passions en dehors de l’écriture et de la lecture ?

J’aime les petits plaisirs simples et authentiques de la vie, comme un bon barbecue ou un apéro avec des amis.

J’apprécie également les promenades en solitaire dans des endroits secrets, où personne ne va. Partir au hasard et se retrouver dans de jolis lieux méconnus, j’adore ça.

J’aime beaucoup partir en week-end ou en vacances, toujours pour la découverte de paysages nouveaux.

J’ai une passion inavouable pour Dave, alors je ne le dis pas.

Tout comme, je suis passionné par Isabelle Villain. Je ne sais pas si tu connais…

Tu peux me citer un livre qui t’accompagne ?

Il y en a plusieurs.

Tout d’abord, il y a « Ecriture : mémoires d’un métier » de Stephen King. Il est en permanence sur mon bureau et j’en relis des passages de temps en temps, surtout au moment où je me mets à écrire. Bien évidemment, je ne respecte absolument pas les conseils qu’il donne dans cet ouvrage.

« Le bruit solitaire du cœur » a une place bien particulière chez moi et je le relis régulièrement.  Ce livre m’a été dédicacé par Henri Troyat lui-même au cours d’un après-midi passé avec lui. Un souvenir magique pour moi.

Une chanson ?

C’est pareil, il y en a plusieurs, je vais donc tenter de me limiter dans mes choix.

J’écoute très souvent « Ton héritage » de Benjamin Biolay quand j’écris. Elle me transporte quand je tape sur le clavier et m’aide beaucoup à transcrire mes émotions.

Mais depuis très longtemps, ma chanson préférée est « Such a shame » de Talk Talk.

Sinon, dans les tubes du grenier inavouables, il y a « Tes états d’âme Eric » de Luna Parker. J’entends cette chanson, je ne réponds plus de mon corps.

Un film ?

Je vais te donner le nom du film qui me fait pleurer à chaque fois. J’ai dû le voir une dizaine fois et à chaque fois c’est pareil. Il y a une scène qui me fait fondre.

C’est le magnifique « Barry Lyndon » de Stanley Kubrick.

Un souvenir de voyage ?

Il y en a plein mais je vais opter pour un pays, dont je suis tombé amoureux. J’ai tout adoré là-bas : les villes, la campagne, la mer, les gens… C’est l’Irlande !!

Je rêve d’y retourner.

Tu es un gros lecteur, mais as-tu toujours eu envie d’écrire ? 

Effectivement, je lis beaucoup. Dernièrement, pour les fêtes de fin d’année, vu que je déteste ça, j’étais pratiquement à un livre par jour.

Pour ce qui est d’écrire, je crois que j’ai ça en moi depuis l’adolescence. Mais je n’ai jamais osé tenter l’expérience, même si j’écrivais des poèmes, des textes pour enfants, des petites histoires que je gardais pour moi.

Ce recueil se compose de 4 nouvelles aux styles et aux couleurs bien différents, d’où cette notion de Contrastes :* Blanc pour « Voyage », une poésie lumineuse, pleine d’amour, de tristesse et d’espoir.* Rouge, bleu, vert, un véritable arc-en-ciel de couleurs pour « Les hémorroïdes ensoleillées de Tata Bergamote », un polar déjanté et irrévérencieux avec une héroïne explosive.* Vert pour « Willy », un conte façon petit prince candide, appelant au rêve et à la liberté.* Noir pour « Séquelles », un thriller empreint de vengeance qui prend aux tripes.

 

 

 

 

Quel est ton genre de prédilection en matière de romans ?

Tu connais déjà la réponse. C’est bien évidemment le thriller, le noir et le polar. Mais j’aime bien aller explorer d’autres domaines.

Ainsi, je peux lire un peu de feel-good, des biographies, des romans historiques, du théâtre, des grands classiques de la littérature. J’aime bien aussi de temps en temps un livre de philosophie.

En fait, je suis tellement curieux que je lis de tout.

.Après Contrastes et son univers déchaîné et coloré, le monde de Mathilde est glaçant, rustre et charbonneux. La plume fulgurante de l’auteur vous embarque dans Une vie de misère au ton résolument noir.La balade continue de l’autre côté de l’océan pour Thanksgiving, sous les éclats d’un serial killer où le modus operandi vaut bien un whisky sec. Un texte au scalpel où chaque mot gicle et flamboie.Liberté étincelle de mille étoiles quand une vie n’est qu’une longue nuit obscure.Les poèmes révèlent plus encore le souffle lyrique et envolé de l’auteur. Remplissez votre Sac d’étoiles, laissez-vous bercer par les Fulgurances de ces lignes et embrassez au possible votre Maman.C’est une invitation sans détour et sans tabou, où les reflets chatoyants de poèmes oniriques se raccordent avec les mots intimes et justes d’une lettre à cœur ouvert. Le cœur d’une mère.« Fulgurances », 2e recueil de nouvelles de Danino Garnault, vous ouvre encore un peu plus la porte de son âme et vous offre une exploration plus intime de son univers. Textes éclairs, poèmes enflammés, intensité éclatante des mots choisis transcendent une fois de plus l’univers de l’auteur.

« Roland » est un petit OVNI, très différent de ce que tu écris d’habitude. Raconte-nous comment t’es venu l’idée de nous faire partager cette magnifique histoire de famille ?

« Roland » est dans ma tête depuis que je suis minot. Si tu savais le nombre de fois où j’ai dit à mes amis qu’un jour je ferai un livre sur mon grand-père. C’est une personne qui m’a tellement marqué par tout ce qu’il représentait que je voulais dire aux gens toute la chance que j’avais eu d’être son petit-fils.

J’en avais même parlé avec Henri Troyat, qui m’avait dit que si j’avais envie vraiment de le faire alors je le ferai, peu importe quand.

Et puis, le temps passe et tu finis par te dire « fais-le avant qu’il ne soit trop tard ». Il y a aussi le fait que j’ai eu la douleur de perdre ma meilleure amie pendant l’écriture de « Pulsions » alors que c’était elle qui m’avait poussé à écrire un roman avec Tata Bergamote.

Après avoir fait sa connaissance dans la nouvelle « Les hémorroïdes ensoleillées de Tata Bergamote », voici une nouvelle enquête où la patience de Nicole Salon sera mise à rude épreuve !Se remettant d’une explosion qui a laissé la policière plusieurs mois sans activité professionnelle, Tata doit s’adapter entre la perte d’un être cher et les tribulations auxerroises d’un tueur en série dans la nature. Avec Poupée et USB, son équipe de choc, elle part à la recherche de ce criminel, mais aussi de ses propres pulsions et de ses émotions.Une Tata plus mûre mais aussi plus sombre, compensant avec son verbe haut et ses frasques libertines, un chemin de croix vers le pardon et la rédemption. Laissez-vous happer par son langage fleuri et folklorique et accrochez vos ceintures ! Ou plutôt, débouclez-les !

 

 

 

 

Comme nous ne savons pas de quoi demain sera fait, je me suis mis à l’écriture de Roland en 2020.

Tu avais noté toutes ces anecdotes au fil du temps ou bien as-tu décidé un jour de franchir le pas sans filet ?

Ce livre, j’en ai tellement rêvé depuis tout ce temps que le script était déjà tout tracé. D’ailleurs, c’est la première fois que je fais un plan.

« Roland » aurait très bien pu faire 300 ou 500 pages, mais j’ai finalement opté pour un texte court et intense. J’ai tenté de faire passer des émotions en ne dévoilant que le nécessaire pour montrer comment il était en général et en particulier avec moi. Mon grand-père n’avait pas besoin de beaucoup parler pour dire beaucoup de choses.

J’espère y être arrivé et qu’il y a une bibliothèque là-haut pour qu’il puisse me lire.

J’ai lu dans les remerciements que tu avais collaboré avec des bêtas lecteurs. N’est-ce pas un peu compliqué comme ton manuscrit touche à ton histoire personnelle ?

C’est une excellente question.

Pour ce livre, j’ai changé d’équipe. J’ai souhaité travailler avec des personnes qui me connaissent bien. J’ai donc proposé mon projet à des amis qui m’ont tout de suite répondu favorablement. C’était vraiment génial de bosser tous ensemble. Ils m’ont été d’une aide très précieuse.

Je voudrais aussi dire un mot sur mon fils. Je le fais travailler à chaque fois sur les couvertures de mes livres depuis « Fulgurances » et j’avoue que là, il a fait vraiment du bon boulot. Je sais qu’il est content d’avoir aussi contribué à la naissance du livre sur son arrière-grand-père, dont il porte aussi le prénom.

Travailles-tu actuellement sur un autre projet ?

Oui !!!

Je suis en train de réfléchir à l’écriture de mon prochain roman policier déjanté avec ma fameuse Tata Bergamote. Je commence à y voir bien clair, je continue de prendre des notes et d’ici la fin du mois je devrais commencer à écrire. Ça va encore être épique cette aventure !

Ensuite, je vais de nouveau changer d’univers et me diriger vers une histoire très noire, où les victimes seront des enfants.  Je pense que ce livre ne sera pas à mettre entre toutes les mains.

Après, j’ai des bribes d’histoires qui trottent un peu dans ma tête, mais ce n’est pas encore assez net.

Bref, ça cogite tout le temps…

Pour conclure, un coup de cœur ?

Je pense qu’elle va m’en vouloir mais je vais adresser mon coup de coeur à Clarence Pitz.

Je l’ai connue sur les réseaux sociaux, comme beaucoup de monde. J’ai découvert une auteure que je trouve talentueuse. J’aime énormément son style d’écriture.

Puis au fil du temps, elle est devenue une véritable amie, avec qui j’échange beaucoup. J’ai eu la chance aussi qu’elle collabore à « Roland ». Elle sait être là pour rire, mais pas uniquement… C’est vraiment une nana en or que j’adore.

Il y a aussi d’autres personnes, que ce soit des auteurs ou des lecteurs, qui sont des coups de cœur. Ils se reconnaîtront.

Un coup de gueule ?

Un énorme coup de gueule contre cette satanée crise sanitaire qui nous prive de rencontres, de salons entre auteurs, lecteurs, potes et amis. Ça me manque terriblement !

Vivement qu’on puisse enfin tous se retrouver, avec une bonne bière si possible,

Et un dernier petit mot ?

Merci à toi tout d’abord et à toute l’équipe du Collectif Polar.

Merci à ceux qui me soutienne depuis le début, merci à ceux qui me découvre.

Promis, je vais tenter de me prendre au sérieux en ce qui concerne l’écriture, mais je ne vous promets pas d’y arriver…

Un grand merci pour ta disponibilité Daniel !

Arrête de m’appeler Daniel, bon sang !

On a dit que c’était Danino. TU comprends : D-A-N-I-NO ;

 

Merci Danino !

3 réflexions sur “Papote d’auteur, Isabelle Villain était avec Danino Garnault

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