Douve de Victor Guilbert

Le livre : Douve de Victor Guilbert – Paru le chez Hugo Roman le 7 janvier 2021 dans la collection Hugo Thriller. 18.95 € (298 pages) ;  14 x 21 cm

 4ème de couverture :

Le gamin a Douve dans les veines.

Cette phrase, prononcée par son père quand il n’était encore qu’un enfant, l’inspecteur Hugo Boloren ne l’a jamais oubliée. Alors quand il apprend qu’un meurtre a eu lieu à Douve, il y voit un signe. Son père est mort, l’Alzheimer a dilué les souvenirs de sa mère ; c’est sa dernière chance de comprendre en quoi ce village perdu au milieu d’une forêt de sapins lui coule dans les veines.

Tout ce qu’il sait, c’est que son père, policier lui aussi, a été envoyé à Douve il y a quarante ans pour enquêter sur la fuite médiatisée d’un Islandais accusé de meurtre, et que sa mère, journaliste, l’a accompagné pour écrire un livre sur l’affaire.

Que s’est-il passé là-bas et pourquoi ont-ils toujours refusé d’en parler ?

Armé du livre écrit par sa mère, Hugo Boloren va plonger dans ce village peuplé d’habitants étranges, tous unis par un mystère qui semble les hanter. Au fil de son enquête, une question va bientôt s’imposer : et si le meurtre qui a récemment secoué le village était lié au séjour de ses parents, quarante ans plus tôt ?

L’auteur : Victor Guilbert, 37 ans, est concepteur-rédacteur et auteur.
C’est grâce au théâtre qu’il fait ses premiers pas dans le monde de l’écriture en proposant des pièces qui seront jouées entre Paris, la Normandie et même jusqu’à Shanghai.
Il se lance par la suite dans la rédaction de textes de chansons, sketchs, nouvelles, dont certaines primées, et rédige des articles pour divers blogs.
En 2017 sort son premier roman, « L’histoire fabuleuse du Français insouciant devenu Chinois insurgé », aux éditions Hikari.Il habite désormais à Paris où il travaille comme rédacteur et blogueur en parallèle de ses activités littéraires.
Son dernier spectacle, Chroniques d’un débridé, a tourné en Chine et en France durant deux ans. Douve est son premier thriller

Extraits :

« Douve. Aucune promesse joyeuse dans cette traînée monosyllabique. Personne ne sait d’où le village tire son nom. J’ai lu quelque part, sans doute dans le livre de ma mère, que l’abondance de marais dans les environs est une explication que l’on donne parfois. Un hameau terne et marécageux planté au bout d’une route de campagne. Peut-être le seul village non montagneux dont la traversée ne mène nulle part. Douve est une impasse, le dernier village avant le néant. Une seule route y mène, elle le traverse et se meurt en un chemin forestier approximatif que personne n’emprunte jamais. Une forêt hostile et humide qui n’intéresse pas même les randonneurs, avec des sapins trop hauts à perte de vue. On n’arrive pas là par hasard. Sur une carte, l’effet est saisissant. La route pénètre dans le village et s’arrête net. On dirait une aigrette de pissenlit. À la différence qu’on ne peut pas souffler dessus pour que tout s’envole. Certains diraient que c’est dommage.
C’est la carte qui me fascinait, enfant. »
«— Mon père a laissé entendre que ma mère avait eu une aventure avec un homme durant leur séjour ici.
Je suis de moins en moins convaincu par cette histoire, mais je trouve qu’elle fait une excellente version officielle.
— Je m’étais promis de venir à Douve un jour, et le meurtre d’Amédée est apparu comme un signe.  
»

La chronique jubilatoire de Dany

 Douve de Victor Guilbert

Hugo Boloren est un bon flic. Sa mère qui fut l’historienne d’un drame campagnard qu’elle a relaté dans un livre témoignage, perd la mémoire. Quelques décennies plus tard c’est donc un rappel douloureux que subit Hugo quand un nouveau meurtre est commis ans ce village du bout du monde. Ses origines se cachent à Douve, il le sent.  Le voilà parti pour une immersion qui est tout sauf bucolique. Un huis clos s’impose à lui, avec ses secrets, ses trahisons, ses complicités, ses collusions qui égarent le lecteur de belle manière avec un humour et des personnages décalés bienvenus. Le voilà aussi parti sur les traces de cet Islandais, cueilleur de champignons, disparu en compagnie d’un gendarme, complice ou victime … tout reste encore à démêler.

Premier roman, belle découverte ou la ruralité est un personnage à part entière, où l’on résout ses problèmes entre soi, que l’on soit vieilles jumelles maléfiques, idiot du village, brasseur inspiré ou …

Allez rencontrer ces habitants de « l’aigrette du pissenlit », vous passerez un très agréable moment de lecture qui vaut bien le détour.

Lu en version numérique 9.99 €

Je remercie les éditions Hugo et Cie et NetGalley pour leur confiance
#Douve #NetGalleyFrance

 

Autres extraits
«Elle me pose des questions sur mon métier, sur la vie à Paris, sur ma mère… J’évite ce dernier sujet, ce qui a pour effet inévitable de lui donner envie d’en savoir plus. Après quelques vaines esquives, j’abandonne et mentionne le problème pour la première fois à haute voix.
— Elle a la maladie d’Alzheimer. Ma mère était une aventurière, c’est une fin cruelle.
— Je trouve au contraire qu’elle a de la chance.
Je commande une autre bière du Colonel d’un geste de la main. La tournure que prend notre conversation nécessite une compensation.
— Je ne dis pas qu’elle a de la chance d’être malade, mais elle a publié la plupart de ses aventures. Je pense qu’il y a peu de malades d’Alzheimer qui ont une trace écrite de leur vie.
Je n’avais jamais considéré les choses de cette façon. Je me laisse volontiers happer par cet angle positif. Je souris. »
« Je n’ai pas pensé à demander à la petite brasserie de Sainte-Eudoxie pourquoi ils avaient donné le nom de Colonel à leur bière. C’est une drôle d’impression de contempler un parterre de flics et de gendarmes arborant des bouteilles de bière sur lesquelles on peut lire Colonel en grosses lettres. Il y a de quoi donner des vertiges à un objecteur de conscience abstème. »

 

13 réflexions sur “ Douve de Victor Guilbert

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