Papote d’auteur : Isabelle Villain était avec Nicolas Nutten

Papote d’auteur :

Isabelle Villain était avec Nicolas Nutten

Hello les polardeux, il y a deux jours Isabelle nous présenter un de son dernier coup de coeur polardesque :

Disparition de Nicolas Nutten

Disparition

Quand la perte de tous vos repères vous mène au bord du gouffre, jusqu’ou irez-vous pour découvrir la vérité ?

Paris 31 juillet 2018. La canicule a transformé la capitale en fournaise et les couloirs du métro en étuve. Un incident sur la ligne 1 contraint une rame à s’arrêter en urgence entre deux stations, prenant au piège des dizaines de passagers. Lors de l’évacuation de ces derniers, Célia n’atteindra jamais le quai de la station suivante. Comme happée par l’obscurité des tunnels, elle semble s’être volatilisée. Malgré le peu d’indices dont il dispose, Maxime, son compagnon, se lance à sa recherche dans une course infernale où les secrets et les doutes l’entraîneront vers un univers macabre et dangereux…

Un suspense imprévisible à couper le souffle !

« Un premier roman bluffant ! »
Bernard Minier

Aujourd’hui Isabelle nous propose une interview exclusive de son auteur

Nicolas Nutten


Bonjour Nicolas, pour ceux qui ne te connaissent pas encore très bien, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Bonjour Isabelle, alors en quelques mots, je suis né à Montpellier il y a un peu plus de quarante ans et je travaille dans l’informatique, en tant qu’architecte de système d’information au sein d’une société éditrice de solutions de gestion de patrimoine. Cela fait près de vingt ans maintenant que j’écris… des lignes de code, mais pas que.

Ma première nouvelle « Somnambule » a été publiée en novembre 2019 dans le recueil « Oiseaux de Nuit » des Éditions HPF et « Disparition », mon premier roman a obtenu le prix du Suspense Psychologique 2020.

As-tu une autre passion que l’écriture ?

Cela ne va pas paraître très original, mais mon autre grande passion est la lecture.

Tu peux me citer un livre qui t’accompagne ?

Difficile de n’en choisir qu’un. Tu es sûre que je ne peux pas prendre ma bibliothèque avec moi ? Trêve de plaisanterie, j’aime piocher parmi les livres que j’ai aimé et en relire quelques passages afin de retrouver des personnage, des lieux, des ambiances…  Donc j’aurai bien du mal à n’en citer qu’un.

Une chanson ?

Hotel California des Eagles et plus particulièrement la version live donnée sur MTV en 1994. Au-delà de la musique, c’est aussi les paroles qui me touchent. C’est très cinématographique, un peu étrange, un peu horrifique… Bref, j’adore.

Un film ?

Là encore difficile de choisir, on va dire que j’hésite entre Shutter Island de Martin Scorsese et Gone Girl de David Fincher.

Un souvenir de voyage ?

Les petits déjeuners pris dehors en été, attablés face aux montagnes, dans un endroit que l’on appelle entre nous « La grange ». C’est un petit coin de paradis perdu dans la chaîne des Pyrénées, au-dessus de Argelès-Gazost.

Tu as toujours eu envie d’écrire ? 

L’écriture, c’est assez récent pour moi. Par contre, j’ai toujours eu l’envie de créer et d’essayer différentes choses. Lorsque j’étais au lycée, je passais des heures à jouer de la guitare et à massacrer mes morceaux préférés, puis je suis passé au dessin pendant plusieurs années. Je dessinais principalement des planches de BD dans lesquelles je croquais mes profs de fac et mes camarades de promo. Ensuite je me suis essayé à la photo, notamment les photos de nuit. Et, pour finir, quelques années plus tard, je me suis mis à écrire.

Te considères-tu comme un gros lecteur ? et si oui quel est ton genre de prédilection ?

Je ne me définirai pas comme un grand lecteur car je suis incapable d’avaler plus de trois ou quatre romans par mois, principalement par manque de temps et puis aussi parce que j’ai souvent besoin d’une période de transition entre deux livres, pour passer d’un univers à un autre. Donc, pour répondre à ta première question, je me définirai plus comme un lecteur assidu. Il y a presque toujours un livre ou une revue sur ma table de chevet.

Depuis l’adolescence la lecture tient une place importante dans mon quotidien. Quand j’étais plus jeune je dévorais principalement des bandes-dessinées d’auteurs comme Van Hamme, Dufaux, Desberg… Aujourd’hui je n’en lis quasiment plus car les thrillers, les romans noirs et les polars les ont remplacés.

« Disparition » est ton premier roman, et déjà primé « prix du suspens 2020 » ! Raconte nous cette incroyable histoire ?

Après avoir écrit plusieurs nouvelles qui avaient plu à mes proches, j’ai eu envie de bâtir une histoire plus longue, plus complexe. Alors je me suis mis en quête d’une bonne idée et quand j’ai fini par la trouver, j’ai commencé à établir mon plan et faire toutes les recherches nécessaires pour l’étayer. Il faut dire qu’entre ma vie personnelle et professionnelle, le temps que je pouvais allouer à l’écriture était assez limité. Donc à chaque fois que je reprenais la plume, il fallait que je sache précisément où j’en étais et où j’allais. Cette étape préparatoire m’a pris environ deux mois. Ensuite, je me suis lancé dans l’écriture et dès que je bouclais un chapitre, je demandais à mon épouse de le relire et de me donner son avis. Ses encouragements, son œil aiguisé et son sens critique, m’ont permis d’arriver au bout de ce projet un peu fou.

Le reste, je le dois en grande partie à une rencontre : Christophe Vasse, un auteur qui venait de publier son second roman chez les Nouveaux Auteurs et que j’ai eu la chance de rencontrer lors d’une séance de dédicaces. Il m’a présenté sa maison d’édition et je me suis dit : « Pourquoi pas ? ». J’ai donc soumis mon manuscrit et j’ai été sélectionné pour participer à ce concours. Quand, quelques semaines plus tard, j’ai reçu un coup de fil de Jean-Laurent Poitevin, fondateur et président des Nouveau Auteurs, pour m’annoncer que j’étais finaliste, il m’a fallu un peu de temps pour réaliser ce qui était en train de se passer. Quinze jours après, alors que je me trouvais à Bucarest pour un déplacement professionnel, M. Poitevin m’a rappelé pour me dire que j’étais le lauréat du prix du Suspense Psychologique 2020 et que c’était monsieur Bernard Minier, président du jury, qui me remettrai le prix. Quand j’ai raccroché, je me suis demandé si je ne rêvais pas. C’était tout bonnement incroyable.

Malheureusement, à cause des conditions sanitaires, la remise du prix n’a pas pu avoir lieu. Quoiqu’il en soit, j’ai tout de même eu la chance de pouvoir passer un moment en tête à tête avec Bernard Minier (par écrans interposés bien sûr). Nous avons discuté pendant plus d’une heure et au bout de ce sympathique moment, nous avons enregistré une petite vidéo d’une dizaine de minutes pour le lancement du livre. Voici le lien :

https://youtu.be/BlUF_oX8Yvo

Comment t’est venu l’idée de cette intrigue dans les souterrains parisiens ? Tu as pu visiter les catacombes car tes descriptions sont criantes de réalisme.

Pour ce qui est de l’idée, elle est venue d’un fait divers sur lequel je suis tombé un jour en ouvrant mon navigateur internet. Dans le fil d’actualité de la page d’accueil, j’ai appris que plus de 3000 passagers étaient restés bloqués dans les tunnels du métro. Cet incident est survenu en plein été et malheureusement pour ces gens, très vite la climatisation a été coupée. Les rames se sont transformées en étuve. Au bout de deux heures, certaines personnes ont pris l’initiative d’organiser elles-mêmes l’évacuation. Je me suis dit que cela ferait un excellent début pour un thriller. C’est comme ça qu’est né Disparition.

En ce qui concerne les catacombes, je n’ai malheureusement jamais eu l’occasion de les visiter, mais je ne désespère pas de pouvoir le faire un jour. Pour l’écriture de cette partie du roman, je me suis beaucoup documenté afin d’essayer d’être le plus juste possible. Lorsque j’ai commencé ce travail de recherche sur le Paris souterrain, je ne pensais pas que j’allais découvrir un monde aussi vaste : tous ces réseaux interconnectés : égouts, métro, RER, carrières et catacombes qui forment un immense labyrinthe. Un parfait terrain de jeu pour un thriller.

Tu es plutôt du genre « plan super détaillé » ou au « écriture au fil de l’eau » ?

Sans hésiter : plan super détaillé.

Travailles-tu actuellement sur un autre projet ?

Oui, sur un polar.

Pour conclure, un coup de cœur ?

Nous rêvions juste de liberté de Henri Lœvenbruck.

Un coup de gueule ?

Je suis d’un naturel paisible et du coup assez peu enclin aux coups de gueule.

Et un dernier petit mot ?

Merci me semble être le mot plus approprié ☺

Un grand merci pour ta disponibilité Nicolas !

8 réflexions sur “Papote d’auteur : Isabelle Villain était avec Nicolas Nutten

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