Manhattan Sunset de Roy Braverman

Le livre : Manhattan Sunset de Roy Braverman – Paru le 04/02/2021 chez Hugo Roman – collection Hugo Thriller – 19.95 € (363 pages) ;  14 x 20 cm

4ème de couverture :

Un polar noir et puissant, dans une ville que l’on croit connaître mais dont Roy Braverman offre un portrait inédit, aussi tragique et attachant que ses autres personnages, aussi à l’aise dans l’humour que dans le suspense, et porté par une écriture remarquable.

Un New York sombre et violent, avec des rues comme des canyons dans lesquels la vie se perd et la mort s’engouffre. Avec fracas parfois, comme lorsqu’elle vient saisir une petite fille, retrouvée assassinée, le corps mutilé, au milieu d’un amas d’épaves de voitures.

En équilibre précaire, accroupi tout en haut d’une pile de carrosseries déglinguées, Pfiffelmann interroge son partenaire, l’inspecteur Donnelli : « Alors, tu en dis quoi ? » Un début d’enquête somme toute normal.

Sauf que « Pfiff » est un fantôme, qui exige lui aussi la vérité sur les circonstances de sa mort. Comme si Donnelli n’avait pas déjà tout son soûl de crimes, d’obsessions et de vengeances. Comme si la ville ne lui avait pas déjà arraché un lourd tribut. Pourtant, une fois par an, New York lui offre aussi un instant magique, lorsque le soleil couchant symétrique et flamboyant du Manhattanhenge prend la 42e rue en parfaite enfilade. Une illumination divine, comme la révélation d’un indice éclaire un crime d’une lumière nouvelle. Avant que tout, la ville comme la vie de Donnelli, ne sombre à nouveau dans la nuit.

L’auteur : Roy Braverman, plus connu sous le pseudonyme de Ian Manook, il est l’auteur de la trilogie Yeruldelgger (385 000 exemplaires vendus) pour laquelle il a reçu le Prix des Lectrices de Elle, le Prix SNCF et le Prix Quais du Polar.
Né à Meudon, en 1949 Patrick Manoukian est un journaliste, éditeur et écrivain.
Il a écrit sous les pseudonymes de Manook, Paul Eyghar, Ian Manook et Roy Braverman.
Grand voyageur, dès l’âge de 16 ans, il parcourt les États-Unis et le Canada, pendant 2 ans, sur 40 000 km en autostop. Après des études en droit européen et en sciences politiques à la Sorbonne, puis de journalisme à l’Institut Français de Presse, il entreprend un grand voyage en Islande et au Belize, pendant quatorze mois, puis au Brésil où il séjournera treize mois de plus.
De retour en France au milieu des années 1970, il devient journaliste indépendant et collabore à Vacances Magazine et Partir, ainsi qu’à la rubrique tourisme du Figaro. Journaliste à Télémagazine et Top Télé, il anime également des rubriques « voyage » auprès de Patrice Laffont sur Antenne 2 et de Gérard Klein sur Europe 1. Il devient ensuite rédacteur en chef des éditions Télé Guide pour lesquelles il édite, en plus de leur hebdomadaire, tous les titres jeunesse dérivés des programmes télévisés : Goldorak, Candy, Ulysse 31. Patrick Manoukian écrit en 1978 pour les éditions Beauval deux récits de voyage : D’Islande en Belize et Pantanal.
En 1987, il crée deux sociétés : Manook, agence d’édition spécialisée dans la communication autour du voyage, et les Éditions de Tournon qui prolongent son activité d’éditeur pour la jeunesse (Denver, Tortues Ninja, Beverly Hill, X-Files…).
De 2003 à 2011, sous le pseudonyme de Manook, il signe les scenarios de plusieurs bandes dessinées humoristiques aux éditions Semic et Hugo & Cie. Son roman pour la jeunesse Les Bertignac : L’homme à l’œil de diamant (2011), signé sous le nom de Paul Eyghar, obtient le Prix Gulli 2012.
En 2013, il signe du pseudonyme de Ian Manook un roman policier intitulé Yeruldelgger. Les aventures du commissaire mongol éponyme lui ont valu pas moins de seize prix dont le Prix SNCF du polar 2014. Lesdites aventures se poursuivent dans Les Temps sauvages, paru en 2015 et récompensé par un nouveau prix et La Mort nomade (2016).
Son roman Hunter, écrit cette fois sous le pseudonyme de Roy Braverman, est publié en 2018 aux éditions Hugo Thriller. Crow (2019) est le deuxième titre de la trilogie qui se termine par Freeman en 2020.Après la trilogie nord-américaine (Hunter, Crow et Freeman), place à New York !
Extraits :
« La lumière ruisselle des fenêtres et des baies vitrées. Du moindre relief sur une façade, elle tire des ombres verticales qui redessinent les immeubles et les grave d’or et d’ébène. Elle troue les cours intérieures de puits sans fond, fait de chaque sommet de building un Annapurna flamboyant. Dans le canyon que devient la rue, les passants s’arrêtent, saisis par la magie de l’instant. Ce qu’il a fallu de hasard pour que deux fois par an l’ali­gnement de l’astre s’inscrive dans la perspective exacte de la 42e. Que l’axe de l’île sauvage de Manhattan soit décalé de vingt-neuf degrés par rapport au nord. Que le plan de la ville, imaginé sans architecte par de simples fonction­naires, repose sur un quadrillage perpendiculaire des rues et des avenues. Le grid, la grille arbitraire et cadastral d’un commissaire au plan pour rendre plus rentable le négoce de chaque parcelle. Donnelli n’ose imaginer que ces coïncidences aient pu être calculées. Le phénomène est bien plus grisant encore s’il n’est que le fruit du hasard. Rien à voir avec les mégalithes de Stonehenge en Angleterre et leurs savants calculs d’alignements et de perspectives d’une science préhistorique. Donnelli ne veut rien voir d’humain dans le phénomène du Manhattanhenge. Il faut que ça reste du ressort de la nature, du caprice de l’astre magnifique. Manhattan, chaque 12 ou 13 juillet, n’est pas à la recherche d’une cosmologie divine. C’est juste un canyon, un Colorado urbain, que le soleil, par jeu, inonde. »
« Cette femme, c’était un aimant. Un trou noir. Elle aspirait tout de lui. Son plaisir, sa jouissance, son sperme, ses emmerdes, ses doutes, ses tracas. Elle le possédait comme un ouragan et le rejetait comme un naufragé sur une grève. Vidé mais vivant. Ailleurs. Loin de tout. Quand on pense qu’elle l’a largué au prétexte qu’il était toxique ! Lui ! Il gardait plutôt l’impression que c’était elle qui l’avait dissous à l’acide de sa féminité conquérante. »
« – La quasi-totalité des articles publiés dans la presse sont repris en numérique : site web des journaux ou des magazines, blog ou page Facebook des auteurs, forums de discussion… N’importe quel moteur de recherche peut retrouver n’importe quel texte qui a eu une vie sur la toile.
– Je ne suis pas sûr d’aimer ce que devient ce monde, murmure Donnelli, mais pour une fois, je bénis Big Brother. »

La chronique jubilatoire de Dany

Manhattan Sunset de Roy Braverman

Pourquoi donc le sort s’acharne-t-il à détruire tous ceux qu’il aime ? Donnelli n’en peut plus d’essayer de comprendre : vengeance ou concours de circonstances ? Parallèlement à sa quête de vérité, il mène une enquête sur un infanticide particulièrement odieux (tous les infanticides sont odieux certes) la fillette mutilée, enfant adoptée, qui va le conduire sur les traces des trafiquants d’êtres humains.

Donnelli aurait pu se satisfaire du triangle amoureux dans lequel il s’englue mais c’est ignorer sa loyauté envers un mort devenu sa voix intérieure, sa conscience, son double, son fantôme bienveillant et plein d’humour.

Dans la rubrique touristique : notons le trip délirant à l’acide des deux compères qui nous donnent une vision de New-York en 3D et tel le lever de soleil à Abou Simbel deux fois par an, le phénomène du Manhattanhenge, parmi les immeubles allumettes de la nouvelle sky-line illumine New York.
( NDLR : Manhattanhenge est un événement se produisant deux fois dans l’année, pendant lequel le soleil couchant s’aligne avec les principales rues orientées Est-Ouest de Manhattan, à New York – source Wikipedia)

Braverman, en fin connaisseur nous promène dans les quartiers chauds de la Big-Apple, bien loin des recommandations du guide du routard et un peu chez les nantis …

Donnelli est habile, rebelle, mais saura-t-il résister à l’acharnement du sort ? Il faut bien ces 363 pages pour dénouer tous les fils de l’intrigue.
Je suis toujours aussi addict à l’écriture de ce gamin qui a trois jours de moins que moi et dont je me dis : comment a-t-il pu visiter, rencontrer, explorer notre monde et nous le restituer aussi habilement !  Je suis prête à encore voyager à ses côtés qu’il se fasse passer pour Roy ou pour Ian …

Lu en version numérique 9.99 €

Je remercie les éditions Hugo Roman

 

9 réflexions sur “Manhattan Sunset de Roy Braverman

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