Le top 10 de nos lecteurs #09, les coups de cœur romans étrangers de la Grosse Dame

Le top 10 de nos lecteurs #09,

les coups de cœur romans étrangers de la Grosse Dame

 

Après le top 10 de Geneviève et Le top 20 de Ge qui nous parlait polar français, je vous propose de vous présenter quelques romans policiers, polar et roman noir qui m’en marquait durant l’année écoulée.

2020 a été une drôle d’année mais une super année d’un point de vue littéraire. Du coup voici des titres d’auteurs étrangers qui m’en paru incontournable. Et que j’ai adoré lire. Je vais sans doute en oublier mais je vous les énonce ici comme ils me reviennent en mémoire.


Le top 10 de nos lecteurs #09,

les coups de cœur romans étrangers de la Grosse Dame

« Une, deux, trois» , Dror Mishani

Orna, Emilia, Ella, vont successivement et, à leurs dépens, rencontrer Guil, un avocat sans scrupules.

Une : Orna Deux : Emilia Trois : Ella La première, enseignante, vit très mal son récent divorce. Elle fait une fixation quasi obsessionnelle sur son fils unique de 9 ans, un enfant particulier, mal intégré. On la voit s’apitoyer sur elle-même, fréquenter sans vrai désir Guil, un avocat rencontré sur un site web qui ment avec aplomb sur sa situation conjugale. Elle connaît brutalement un destin tragique. La deuxième, une réfugiée lettone, travaille comme auxiliaire de vie. Une pauvre fille solitaire, paumée, mystique. Le fils de son précédent employeur – qui vient de mourir -, veut l’aider à trouver du travail. Il s’appelle Guil. Ça ne se termine pas bien non plus. Apparemment, Guil sévit en toute impunité. Quelqu’un devrait enquêter… Survient la troisième, Ella, une femme mariée qui essaie d’écrire sa thèse dans un café, où elle se lie avec un homme que nous connaissons bien.Mais elle n’est pas celle que nous croyons, et elle a un plan en tête…

« Or, encens et poussière », Valerio Varesi

L’écriture de Valerio Varesi est vivante, tantôt sucrée tantôt piquante mais toujours succulente et truculente dans sa façon d’analyser notre société. Encore une belle réussite.

 

« Et lui, défiant son Minotaure, noyé dans un brouillard aux improbables couleurs de foire. »

Parme, la nuit, le brouillard. Un carambolage monstrueux se produit sur l’autoroute : des voitures ratatinées, des camions en feu, une bétaillère renversée. Vaches et taureaux errent sur la route, désorientés. Et des gitans auraient été aperçus, profitant de la confusion pour piller les véhicules accidentés. Le commissaire Soneri est le seul flic de Parme qui connaît assez bien la plaine du Pô pour ne pas se perdre dans le brouillard : c’est lui qu’on envoie sur place. Au lieu de petits voleurs, il découvre au bord de la route le corps carbonisé d’une femme. Nina Iliescu est une immigrante roumaine qui laisse derrière elle une longue liste d’amants de la haute société parmesane. Agneau sacrificiel ou tentatrice diabolique, même dans la mort, la jeune femme à la beauté fascinante exerce son pouvoir sur Soneri. Et lui réserve quelques surprises…

 

La Cité des rêves, Wojciech Chmielarz

 

 Wojciech Chmielarz  est l’un des auteurs de polar les plus importants de la jeune génération polonaise. On dit de lui qu’il est le Mankell polonais, c’est dire si on peut le lire les yeux fermés

« La vendeuse l’avait regardée de travers et d’un air de mépris. Comme toutes les Polonaises regardaient les Ukrainiennes. »

Une résidence protégée de Varsovie se trouve brutalement plongée dans le drame : ce matin, au pied des immeubles modernes tout confort, le gardien a découvert le cadavre d’une étudiante en journalisme. Il suffit d’un instant pour que le paradis se transforme en enfer. Pour Mortka, chargé de l’enquête avec l’aide de la lieutenante Suchocka, le coupable semble d’abord tout désigné. Mais ce qui paraît simple va prendre, à mesure des investigations, la portée d’un vaste scandale.

Ici, comme dans une Pologne en miniature, politique et mafia, sexe et drogue, ambitions et aspirations, secrets et rêves parfois meurtriers se rencontrent…

Dans ce nouveau volet des aventures de l’inspecteur Mortka, Chmielarz s’attaque impitoyablement aux faiblesses humaines et jette un regard critique sur les liens troubles entre médias et politique.

 

« Siglo », Ragnar Jónasson

Le nouveau phénomène islandais  Ragnar Jónasson s’octroie une jolie place avec  Arnaldur Indridason et Yrsa Sigurdardóttir dans le coeur des lecteurs

Avec  Snjor,  Mörk  et Natt, Ragnar Jónasson nous  surprenait en nous offrant de fabuleux cluedos au pays des fjords et des geysers…

Avec Siglo une nouvelle fois le crime à l’anglaise rencontre les terres gelées de l’Islande.

 

Il ne fait pas bon mourir en Islande…

À Siglufjördur, « Sigló » pour les plus connaisseurs, petit port de pêche au nord de l’Islande, les ténèbres hivernales se sont dissipées. La vie y est paisible. Mais quelques jours avant Pâques, Ari Thór, l’inspecteur de la police locale, est appelé au beau milieu de la nuit: le corps d’une adolescente a été retrouvé gisant dans la rue principale.

Un meurtre paraît peu plausible dans une bourgade aussi calme. Pourtant, non loin de là, dans une maison de retraite, un vieil homme sénile a écrit sur les murs de sa chambre : Elle a été tuée. Et s’il disait la vérité?

Après plusieurs années passées à Sigló, l’inspecteur Ari Thór s’y sent toujours comme un étranger. Jongler avec son travail et sa vie de famille est un casse-tête. Mais l’enquête se complique, et le temps presse: une nouvelle tempête de neige pourrait bien paralyser toute la ville.

 

« L’épidémie », Asa Ericsdotter

Le charismatique Premier ministre Johan Svärd n’a qu’un seul objectif en tête : faire de la Suède le pays le plus sain d’Europe. Et le plus mince. Sa promesse de campagne repose sur une idée précise. Il veut éradiquer l’obésité, considérée comme une maladie et une menace pour l’économie.

Les églises se transforment peu à peu en centres de sport, les régimes extrêmes et les opérations chirurgicales se multiplient, et tous ceux dont l’indice de masse corporelle dépasse un certain seuil sont licenciés et expulsés de leur logement. Mais, à l’approche des nouvelles élections, le chef du gouvernement perd patience. Les « porcs », comme il les surnomme, restent encore trop nombreux et continuent de mettre en péril l’avenir de la nation. S’inspirant des pages les plus sombres de notre histoire, il décide alors de passer à la vitesse supérieure et de mettre son plan à exécution…

Landon Thomson-Jaeger, un jeune chercheur, comprend très vite le danger qui menace la population, mais lorsque sa voisine, Helena, disparaît subitement, il découvre que la situation est bien pire que ce qu’il pouvait imaginer.

L’Épidémie est le roman glaçant du basculement vers le totalitarisme, annoncé par le nuage noir du populisme qui assombrit le ciel de notre humanité.

 

Noir comme le jour, Benjamin Myers

Un excellent roman noir, des personnages hyper bien campés. Un polar comme en les aime qui montre les failles de notre sociéte  hyper médiatisé. Un roman qui ne nous laisse aucun répit comme le monde qu’il dénonce. Et que dire de son final, c’est époustouflant !

 

Une petite ville paisible au fin fond de la campagne anglaise, où se côtoient vieilles générations et jeunes milléniaux post-hippies. Dans une ruelle, on retrouve le corps inanimé d’une femme, la gorge tailladée d’une oreille à l’autre. Qui pouvait en vouloir à Josephine Jenks, ancienne gloire locale du cinéma X ? Son passé pathétique et sulfureux ne va pas tarder à aviver la curiosité malsaine des médias. D’autant que son agression n’est que la première d’une longue série. Tony Garner, « l’idiot du village », ferait un coupable idéal. Mais le journaliste Roddy Mace ne croit pas à cette théorie ; l’inspecteur James Brindle est lui aussi persuadé qu’il ne s’agit pas d’un fait divers comme les autres, et que le « serial killer » qui sévit dans la région n’est pas celui qu’on croit.

Fiévreux et haletant, Noir comme le jour est un roman tout en trompe-l’oeil, qui sonde avec une remarquable finesse l’esprit de notre époque hystérique et paranoïaque.

 

Ces montagnes à jamais, Joe Wilkins

 

Un premier roman incroyable. La nature est belle mais cruelle, la montagne est à préserver et les hommes englués dans leurs drames personnels.  Et tous cela racontés de façon magistrale. Un souffle épique parcourt  ce roman noir puissant qui vous reste en tête longtemps

Depuis la disparition de son père en plein coeur des Bull Mountains, il y a plusieurs années, et le décès récent de sa mère, Wendell Newman vivote de son salaire d’employé de ranch sur les terres qui appartenaient autrefois à sa famille. Comme un rayon de soleil débarque alors dans sa vie aride le petit Rowdy Burns, fils d’une cousine incarcérée, dont on lui confie la garde. Un lien puissant et libérateur se noue entre Wendell et ce garçon de sept ans mutique et traumatisé. Mais tandis que s’organise la première chasse légale au loup dans le Montana depuis plus de trente ans, les milices séparatistes qui vénèrent le père de Wendell se tournent vers le jeune homme. Bien décidé à ne pas prendre parti, Wendell devra tout faire pour protéger Rowdy et conjurer la violence qui avait consumé la vie de son père.

 

Je suis le fleuve de T.E. Grau

Subir. Survivre.

Israel Broussard est au plus mal. Depuis la fin de la guerre du Vietnam, il survit tant bien que mal à Bangkok en jouant les gros bras pour un trafiquant de drogue.
Cinq ans plus tôt, il a participé à l’opération Algernon, une mission secrète menée dans la jungle du Laos – une tentative radicale de mettre fin au conflit vietnamien par une guerre psychologique totale.
Ce qui s’est passé là-bas ?
Il ne s’en souvient plus, il ne veut plus s’en souvenir.
Il en est revenu hanté.
Et pourtant, l’heure est venue de s’expliquer.
Pourquoi tous les hommes de cette unité, commandée par l’énigmatique Augustus Chapel, ont-ils disparu ? Qu’ont ils traversé pour que le traumatisme soit aujourd’hui si insupportable ? Et pourquoi les dossiers officiels sont-ils vides ?

L’intensité de sa prose, la crudité dérangeante de ses descriptions font de Je suis le fleuve une expérience de lecture à nulle autre pareille. Chronique d’une rédemption impossible, ce voyage halluciné et sans retour à travers les méandres d’une psyché dévastée évoque irrésistiblement Apocalypse Now.

 

Tu me manqueras demain,  Heine Bakkeid

 Un thriller nordique comme jamais je n’en ai lu.

Ancien enquêteur de la police des polices, Thorkild Aske vient de sortir de prison. Il a mal au ventre et les canaux lacrymaux détruits. L’agence pour l’emploi lui laisse entrevoir un brillant avenir d’intérimaire dans un centre d’appels.

Son psychiatre lui parle de la disparition d’un jeune homme, le fils d’un couple d’amis, qui s’est rendu sur une île pour rénover un phare et le transformer en hôtel. À contrecoeur, Thorkild accepte de partir à sa recherche.

Dans l’extrême Nord, les tempêtes d’automne font rage, et on dit qu’en cette saison il n’est pas rare de voir des êtres surnaturels voguer sur l’eau. Sur l’îlot du phare battu par les vents et les brisants, Thorkild s’aperçoit bientôt qu’il n’est pas seul.

Il a perdu sa réputation. Va-t-il perdre sa vie ?

Salué par la critique internationale, ce livre consacre l’émergence d’un auteur d’exception. Sur les pas de Thorkild Aske, le lecteur s’enfonce dans la nuit polaire. Heine Bakkeid lui offre des accents de fantastique, un humour noir, et un talent unique pour brouiller les pistes jusqu’au dénouement fascinant.

La valse des tulipes, Ibon Martin

Ce page-turner s’appuie sur une histoire terriblement addictive et une foule de personnages merveilleusement incarnés. Mais il captive tout autant par son atmosphère : villages austères, maisons de granit, processions fiévreuses, écho lancinant de la pluie, relents de salpêtre, ballets de goélands dans le sillage des chalutiers qui rentrent au port…

Bienvenue dans l’estuaire d’Urdaibai, poumon de la Biscaye, un espace naturel d’une beauté stupéfiante qui s’étend des marécages de Gernika aux falaises déchiquetées de la mer Cantabrique.

Ce paradis, qui vit au rythme des marées, voit soudain sa tranquillité mise à mal par le meurtre de plusieurs femmes, toutes âgées d’une cinquantaine d’années.

Ane, une jeune inspectrice de Bilbao, férue de rock, de surf et de mythologie celte, est aux commandes d’une nouvelle unité d’élite chargée de résoudre l’affaire avant que la presse ne fasse souffler un vent de panique sur toute la région.

L’enquête ne tarde pas à révéler que les victimes ont en commun une tulipe rouge sur le corps et une année blanche dans leur CV. En 1979, quittant alors l’adolescence, elles seraient toutes allées passer une année à Lourdes, « missionnées » par un couvent de Gernika. Dans quel but ?

Tout autour, les ténèbres franquistes, telle une plaie toujours à vif, baignent cette nature sauvage peuplée d’hommes rudes et de multiples secrets.

 

24 réflexions sur “Le top 10 de nos lecteurs #09, les coups de cœur romans étrangers de la Grosse Dame

  1. J’ai pris des notes ! J’en ai lu certains, comme « je suis le fleuve » et « ces montagnes à jamais », j’en ai d’autres à lire (les Agullo) et j’ai pris note d’autres, on ne sait jamais qu’un jour, j’aurais du temps 😉

    Aimé par 2 personnes

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