Les monstres Maud Mayeras

Le livre : Les monstres Maud Mayeras. Paru le 2 octobre 2020 aux éditions Anne Carrière. dans la collection Thriller. 19€. (299 p.) ; 21 x 14 cm

4e de couv : 

Les monstres

Ils vivent dans un « terrier ». Les enfants, la mère. Protégés de la lumière du jour qu’ils redoutent. Sales et affamés, ils survivent grâce à l’amour qui les réchauffe et surtout grâce à Aleph, l’immense, le père, qui les ravitaille, les éduque et les prépare patiemment au jour où ils pourront sortir. Parce que, dehors, il y a des humains. Parce que eux sont des monstres, et que, tant qu’ils ne seront pas assez forts pour les affronter, ils n’ont aucune chance.

Mais un jour Aleph ne revient pas, un jour les humains prédateurs viennent cogner à leur porte. Alors, prêts ou pas, il va falloir faire front, sortir, survivre.

Pendant ce temps, dans une chambre d’hôpital, un homme reprend conscience. Une catastrophe naturelle sème la panique dans la région. La police, tous les secours sont sur les dents. Dans ce chaos, l’homme ne connaît qu’une urgence : regagner au plus vite la maison où on l’attend.

Crédit photo : Marie Bossavy Lapuelle

L’auteur : Maud Mayeras est une romancière. Elle est née le 06 octobre 1981 à Limoges.
Son premier thriller « Hématome, » paru aux éditions Calmann-Lévy dans la collection Suspense en 2006, a pour sujet principal la dénonciation des violences faites aux femmes.
Il avait été très remarqué lors de sa sortie : finaliste Prix Polar SNCF 2006, Prix des Limbes pourpres 2006 et Prix Griffe noire du meilleur thriller de poche 2008.
Sept ans plus tard, son second roman intitulé « Reflex » (2013), est édité aux éditions Anne Carrière.
« Lux » est publié aux Éditions Anne Carrière le 6 octobre 2016. Et puis enfin viennent les montres en cette année 2020.

Extrait :
Maman nous fait toujours la lecture avant de dormir. Elle choisit quelques pages d’un des livres qui sont empilés contre le mur et les parcourt à haute voix pour que le sommeil nous emporte. Jung est encore petit, il s’endort toujours le premier, sa bouche minuscule ouverte sur son oreiller. J’arrive à lutter plus longtemps, j’écoute l’histoire en entier à chaque fois, je ne veux pas m’endormir sans entendre la fin que nous connaissons par cœur.
Si Maman se trompe de mot, si elle ajoute ne serait-ce qu’un silence là où il n’y a pas de virgule, nous la corrigeons sans relâche. Nous ignorons si elle trébuche volontairement, mais notre attention est si aiguisée que nous ne parvenons pas à laisser passer la moindre erreur. Nous la reprenons en chuchotant et la forçons à relire la phrase écorchée. Elle se laisse faire, parfois en souriant, parfois épuisée et n’ayant qu’une hâte : finir la maudite histoire pour que nous nous couchions enfin.
Il y a trente-quatre ouvrages empilés sur le sol. L’un possède une couverture reliée de cuir brun, un autre est cartonné et abîmé. Trente-quatre romans, recueils de contes, livres fantastiques, d’aventures, d’amour, de monstres, et d’humains qui s’affrontent, ou bien qui s’aiment et s’embrassent à en perdre leur souffle. Jung déteste ces histoires à l’eau de rose : il grimace dès que les lèvres des personnages se frôlent et préfère les pirates qui se battent, les épées qui s’entrechoquent en un tintamarre, il préfère quand les monstres gagnent à la fin. Il semble toujours étonné.
Après avoir terminé sa lecture, Maman referme le livre en produisant un bruit sourd qui semble remuer toute la poussière de la pièce, et Jung sursaute à chaque fois. Nous regardons le volume rejoindre les autres, puis nous choisissons celui qu’elle lira le lendemain pour le poser au sommet de la pile. Ensuite, nous rejoignons notre lit. Maman nous embrasse à tour de rôle sur le front, les baisers qu’elle donne à Jung sont toujours un peu plus délicats. 

Le post-it de Ge

Les monstres Maud Mayeras

Un roman qui rentre directement dans mon top 10 🖤 de l’année 2020. Quel putain de bouquin, une nouvelle fois !

Une femme et ses enfants se cachent des autres humains, qu’ils considèrent comme des monstres. Ils sont protégés par Aleph, le père, qui leur apporte de la nourriture. Mais quand ce dernier ne revient pas et que des hommes frappent à leur porte, ils doivent sortir et affronter l’extérieur.
Oh punaise une nouvelle fois Maud Mayeras m’a mise KO.
Mais quel est donc le secret, les secrets de cette auteure pour autant jouer avec nos sentiments, nos émotions.
Encore un livre fabuleux qui risque bien de vous remuer vous aussi autant qu’il m’a bouleversé moi. C’est jamais simple de parler d’un livre que l’on a dévoré, qu’on a pas su lâcher. Les mots me manquent pour exprimer, là maintenant mon ressenti. Et pourtant j’aimerai tellement vous dire toute la puissance de l’écriture de Maud Mayeras, toute l’énergie qui s’en dégage. Ces mots à elle nous percutent, nous déstabilisent, nous perforent le cœur.

Ce qui est certain c’est que les mots de Maud resteront longtemps ancrés (encrés)en moi.
Et en attendant je cherche encore les miens de mots pour vous dire combien j’ai aimé ce bouquin et pourquoi il faut absolument le découvrir. 

 

Et ci jamais je n’ai pas réussi à vous convaincre voici deux avis de deux de deux supers blogueurs :


Ici l’avis de mon avis Yvan sur Les Monstres

Et là les Monstres vus par la Fée Stelphique

Et puis surtout le formidable entretien entre Maud et Yvan, finira par vous convaincre lui !

 

20 réflexions sur “Les monstres Maud Mayeras

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