Une couverture pour notre Cadavre : Le résultat


Hello les polardeux

Pour les 3 ans du blog, nous nous sommes lancés au Collectif dans une aventure un peu folle, celle d’un cadavre exquis ! Et quelle aventure ! Une aventure dans laquelle plus de 60 contributeurs ont plongé avec nous avec autant de styles, de rebondissements et de brio !

Vous avez salivé, bondi, hurlé avec nous à chaque épisode comme votre voisine devant Plus belle la vie ou votre voisin devant Amour, Gloire et Massacres ? Ou vous vous mordez les doigts de ne pas avoir osé venir nous rejoindre dans cette folle ronde des cadavres ? Ne vous inquiétez pas, nous avons encore en stock quelques surprises pour vous.

 

Aussi,  après vous avoir fait jouer avec le nom de notre exquis cadavre, nous avons lancé un concours vous permettant d’offrir la couverture que notre cadavre méritait !

Photo, Photomontage, graphisme, dessins, tant que les œuvres était de vous, nous acceptions tout.

Vous aviez la possibilité d’envoyer votre contribution pour avoir la chance d’être l’heureux élu qui pourra clamer haut et fort  : « J’ai couvert Le cadavre du Collectif Polar »

Malheureusement vous n’avez sans doute comme moi pas la fibre artistique, vous avez été très peu à participer. Très peu à vouloir habiller notre cadavre.

Mais parmi les quelques propositions qui nous ont été faites nous avons trouvé la perle rare avec laquelle revêtir notre Exquis cadavre exquis.

Alors après lui avoir trouvé un nom, Fleur de Cadavre à enfin un habit du dimanche.

 

 Voici donc les habits offert à notre Exquis :

 

Le voilà rhabillé pour l’hiver

Après plusieurs essaies, avec les légistes et notre thanatopracteur, nous avons retenu les deux dernières

 

 

 

 

 

 

 

 

Finalement c’est celle ci que nous avons gardé

 

Mais bien entendu nous l’avons faite retravailler.

Il fallait d’abord associé la couv. et le titre

 

Oui vous pouvez jouer au jeu des 7 erreurs

 

 

Là on tenait quelque chose

Mais mes légistes, Isabelle et Cécile et notre thanatopracteur, Nick sont perfectionnistes,

Il fallait une nouvelle 4e de couv !

Et puis samedi dernier lors de l’apéro polar bous étions 7 flingueuses réunis, 7 flingueuses dont 2 légistes et 1 thanatopracteur. Ensemble nous avons choisi les dernières modifications.

Il y a eu ça

Et finalement ce sera ça

 Elle est chouette notre couv, non ?

Et c’est Nathalie Lebeau qui nous l’offre

C’est aussi Nathalie qui a retravaillé toute les propositions que nous, légistes nous lui avons fait.

Alors un énorme mais énorme merci à Nathalie et à sa boite PIXL ou PiXl agence de Communication

Alors si vous avez bien compris, si on a voulu une couverture pour notre cadavre exquis c’est parce que nous avons une idée derrière la tête.

Je vous en reparle très vite

 

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La petite fille du phare – Christophe FERRE.


Le livre : La petite fille du phare de Christophe Ferré. Paru le 3 octobre 2018 aux Editions L’archipel dans la collection Suspense. 22 € ;  (544 pages) ;  15×24 cm.

 4ème de couverture :

Ploumanac’h, Côte de granit rose. Le temps d’une soirée dans un bar proche de leur maison, Morgane et Elouan laissent la garde de leur bébé, Gaela, à son frère adolescent.

Au retour, un berceau vide les attend. Aucune trace d’effraction, nulle demande de rançon. Les pistes se multiplient, mais l’enquête piétine.

Très vite, la police judiciaire pense que la petite fille ne sera jamais retrouvée.

Pour les parents de Gaela, l’enfer commence. D’autant qu’on fouille leur passé, et que celui-ci présente des zones d’ombre. Morgane est bientôt suspectée d’avoir orchestré la disparition de sa fille…

Un suspense au dénouement aussi stupéfiant qu’une déferlante sur les côtes bretonnes.

L’auteur : Christophe Ferré est née en 1963.  Christophe Ferré écrit des romans, des pièces de théâtre et des fictions radiophoniques. Il a obtenu le Grand Prix international de la fiction radiophonique pour Chambre d’Amour. En 2010, il reçoit le Grand Prix de la nouvelle de l’Académie française. Il est l’auteur de neuf romans dont La Révélation de Chartres (Salvador, 2015)
Extrait :
« Les médias s’abreuvaient de ce fait divers où l’amour côtoyait la mort, où la suspicion était partout et la vérité nulle part. Le public se délectait de cette histoire de sang et de larmes qui souillait les rochers de la Côte de granit rose. »
« Ses mains saisirent l’enfant. Alors l’être de la nuit l’emporta avec lui et disparut dans le cauchemar de la nuit ».

L’accroche de Miss Aline :

 La petite fille du phare, Christophe Ferré

Une petite fille de 10 jours laissée sous la surveillance de son frère adolescent. Des parents qui se retrouvent non loin de là dans un bar. Le retour s’annonce comme une fin du monde : le bébé a disparue. Aucune trace d’effraction, l’adolescent qui n’a rien entendu.  Commence alors l’enquête du juge d’instruction Ornano qui  part dans toutes les directions possibles et imaginables. Les éléments tendant à mettre Morgane (la mère) en accusation. Revirement de situation lorsque 4 semaines après l’enlèvement, la petite Gaela reparait. Tout est remis en cause. Vraiment tout ?

Je n’ai pas d’empathie pour cette mère qui me semble subir les faits. Que cache-t-elle ? Pourquoi ne se démène pas plus que ça ? Une envie irrépressible de la secouer et de lui hurler dessus : « bouge-toi ton enfant à disparue. Crie, hurle, casse quelque chose. »  Peut-elle être assommée par cette disparition au point d’en devenir apathique ? Je ronge mon frein d’être dans la tête de cette présumée innocente que tout accable. Et pourtant l’auteur maintient ta curiosité en alerte de révélation en révélation. Il va te donner tous les éléments pour arriver à la conclusion. As-tu su interpréter chaque élément ? Il y en a bien un qui te titille l’esprit mais la preuve est sous tes yeux : ce fait est inéluctable. Alors quoi ?

 Dans les derniers chapitres les choses s’accélèrent et la fin se profile. J’ai apprécié cette fin qui vient déranger l’ordre des choses dans cette enquête. Après coup, tu te dis  que forcément avec ce que tu savais (mais que sur le coup tu n’as pas noté) cette fin est « logique ».

Le livre est narré principalement par Morgane, la mère de la petite Gaela. Les chapitres sont courts et donnent le rythme de la lecture. L’écriture est fluide. Le récit se déplie avec minutie. L’auteur a comme voulu être dans la tête de cette présumée innocente. Quelle patience il a fallu pour arriver à la conclusion !

En dehors de l’histoire, on est transporté dans cette Bretagne, ses paysages, cette mer qui peut d’un coup devenir violente. A l’image de l’humain qui reste toujours un mystère pour son entourage (on ne connait jamais vraiment les gens) et qui peut se révéler d’une noirceur insoupçonnée.

Je remercie Archipel Edition pour ce SP et Monsieur Christophe Ferré pour n’avoir fait découvrir son univers.