« Ahhh, quel titre ! » : le résultat


Coucou mes polardeux,

Comme le dit si bien Cécile :

« Pour les 3 ans du blog nous nous sommes lancés, au Collectif, dans une aventure un peu folle, celle d’un cadavre exquis ! Et quelle aventure, dans laquelle plus de 60 contributeurs ont plongé avec nous avec autant de styles, de rebondissements et de brio !

Vous avez salivé, bondi, hurlé avec nous à chaque épisode comme votre voisine devant Plus belle la vie ou votre voisin devant Amour, Gloire et Massacres ? Ou vous vous mordez les doigts de ne pas avoir osé venir nous rejoindre dans cette folle ronde des cadavres ? Ne vous inquiétez pas, nous avons encore en stock quelques surprises pour vous. « 

Notre Exquis Cadavre Exquis, vous l’avez suivi. Vous y avez même participé si cela se trouve.

Aussi nous vous avions demandé de lui trouver un nom.

Ou plutôt un titre.

Vous avez été quelques-un'(e)s à nous soumettre différents titres et des titres différents.

Et après de nombreuses tergiversations, le jury des légistes à savoir Cécile, Isabelle, Nick et moi avons choisi !

Mais d’abord les différentes propositions :

Un petit pacte et puis s’en va (pour suivre Cécile) 

Exquises esquisses 

Éditer n’est pas jouer

La fin justifie la fin 

Sac de noeuds

À fleur de cadavre…

En immersion pas si Flore

à fleur de mort

 Elle s’appelait Camille…

L’exquis cadavre exquis

 Un cadavre sous serre(s) 

 Une morte qui ne l’était pas 

 Chlorophylle et coquelicots 

 69 plumes sous influence » (celle de Geneviève !!)

Fleur mortelle

Une mort floral

J’ai descendu dans mon jardin

Gentils coquelicots

 

Un titre est revenu deux fois, on y a vu là un signe.

Et puis il a fini par nous plaire, nous séduire même

Aussi c’est ce titre que nous avons choisi

A été retenu….

Attention roulement de tambour.

Le moment est solennel.

Le titre retenu pour notre exquis cadavre exquis est :

 

Ne soyez pas déçu si votre proposition n’a pas été retenu, nous vous promettons encore de belles surprises avec notre exquis cadavre exquis que l’on a enfin identifié et à qui on a trouvé un nom !

Et bientôt aussi nous vous révéleront quels habits nous lui avons donnés.

Alors à très vite

 

 

 

Publicités

Un été sans dormir de Bram Dehouck


Un été sans dormir de Bram DehouckUn été sans dormir de Bram Dehouck. Traduit du néerlandais (Belgique) par Emmanuèle Sandron. Paru le 20 septembre 2018 chez Mirobole Editions dans la collection Horizons noirs..19€50 ; (250 p.) ; 20 x 15 cm.
4e de couv :

« Les pales découpaient l’air chaud en tranches. Elles n’avaient jamais tourné aussi vite. Comme devenues folles. »

C’est arrivé près de chez vous, un été étouffant, à Windhoek, petit village belge sans histoire…

Jusqu’au jour où la municipalité fait installer des éoliennes. Ce bruit de pales ! Flap, flap, flap. Le boucher en perd le sommeil. Plusieurs nuits d’insomnie et il pique du nez dans sa spécialité, une recette dont les clients raffolent. Dès lors, par un effet domino aussi logique qu’absurde, les catastrophes s’enchaînent, les instincts se libèrent, et les vengeances s’exercent… Pour le pharmacien, les amants cachés, le jeune désoeuvré ou la femme du facteur, rien ne sera plus pareil à Windhoek.

AVT_Bram-Dehouck_2668L’auteur : Bram Dehouck est né en 1978, il vit près de Courtrai en Belgique flamande. Publié en Allemagne et en Angleterre, il a reçu des prix importants tels le Schaduwprijs (meilleur premier roman noir néerlandophone) et le Gouden Strop (meilleur polar de langue néerlandaise). Un été sans dormir, son deuxième roman, est sa toute première traduction française.

 

 

Extrait :
« Éveillé désormais comme en plein jour, il poussa
un soupir. Se retourna. Les points orange du volet
laissaient une impression bleutée sur l’écran de ses
paupières. Ils ne dansaient plus : ils vrombissaient
comme des mouches autour d’une bouse de vache.
Et cela durait depuis cinq nuits.
Une semaine plus tôt, à l’inauguration officielle
des dix éoliennes de Windelektrix, l’avenir lui avait
pourtant paru particulièrement radieux. Venue de la
ville et des villages voisins, la foule des grands jours
s ’ était pressée à la fête. Quelle transhumance ! Tout
le monde accourait pour voir les éoliennes, dressées
au point culminant de Windhoek telles des idoles. »

Le post-it de Ge

Un été sans dormir et Bram Dehouck

Ah les couverture des éditions Mirobole, une vrai signature à elles seules.

Quand j’ai eu ce bouquin dans les mains, j’ai tout de suite pensé à la canicule qui avait endormi Paris durant l’été. Enfin quand je dis endormi je devrait plus dire énervé Paris. Oui car en ces mois d’été 2018, punaise que les franciliens étaient fatigués de ne pas assez dormir à cause de la chaleur insupportable la nuit.

Et bien c’est un peu cette ambiance que j’ai retrouvé dans ce livre. Et oui la canicule sévis sauf que là nous sommes dans un village de Flandre Occidentale, et de se coté là en Belgique on a pas forcément l’habitude d’avoir si chaud !

Bon et c’est pas tout voilà que sur la commune de Windhoek, on a installé des éoliennes. Et une fois l’euphorie de l’inauguration passé on s’aperçoit que celles-ci ont des petits inconvénients et quelques nuisances directes qui perturbe aussi la population locale.

Et de ces petites pollutions sonores ne vont pas être sans répercutions sur le quotidiens et la vie de notre bourg à l’instar de notre bouché charcutiers qui doit préparer la fête d’inauguration avec ses fameux Paté Bracke de Windhoecke.

Voilà le postulat de départ de notre roman ! Et c’est avec un humour féroce mais aussi avec avec un brun de burlesque que Bram Dehouck nous conte cette histoire d’où jaillissent des personnages incroyables et pourtant bien ordinaires. 

Je vous avoue que j’ai adoré cette petite pépite où le surréalisme façon belge donne toute sa saveur à ce petite gâterie acidulée où l’absurde et le cruel font excellent ménage !

Un petit bijou d’humour noir grinçant, poétique et  mordant  !