Papote d’auteur : Clémence était avec Cyril Carrere


Papote d’auteur : Clémence était avec Cyril Carrere

Extrait :
« Alex est au centre de tout ça. Le meurtre des étudiants lui a rappelé celui de sa mère, non élucidé et bizarrement mis au placard par l’administration. Il se rapproche d’Ayana Miller qui aurait des liens avec la mafia, afin de traquer le coupable de ces deux crimes. Mais on l’a suivi, piégé et mis hors d’état de nuire. Pourquoi? »

Interview de l’auteur :

Bonjour Cyril, peux-tu te présenter à nos lecteurs en tant que personne avant tout ?
Bonjour, j’ai 35 ans et je vis à Tokyo depuis dix mois. J’ai grandi près de Nîmes, dans un village qui s’appelle Caissargues. Après mes études, je suis parti en Angleterre, où j’ai travaillé dans l’industrie pharmaceutique pendant cinq ans. Puis j’ai travaillé à Paris pendant cinq ans également, mais cette fois-ci en tant que chef de projet de développement d’applications (à portée scientifique). J’ai aussi eu ma propre entreprise pendant quatre ans, dans le domaine sportif. Je suis fan de voyages, de sport (j’ai hâte d’être à 2019 – coupe du Monde de Rugby au Japon, et 2020 avec les Jeux Olympiques, toujours ici au pays du soleil levant). J’aime tout ce qui touche à l’innovation, et je suis servi ici ! Ma famille est très importante – c’est difficile de les savoir loin, mais j’essaie de leur parler le plus possible.
Depuis quand la passion de l’écriture est-elle arrivée dans ta vie ? Comment ?
Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé écrire, gribouiller, créerJ. Dès le primaire, en fait. Je remplissais des cahiers d’histoires. Je m’inspirais de mes lectures et des jeux vidéo (RPG – role playing games) !
Es-tu lecteur avant tout ? Si oui quels sont les livres qui t’ont le plus marqués ?
Oui, je ne passe pas une journée sans lire, c’est viscéral ! Beaucoup de livres m’ont marqué, comme Misery de Stephen King, ou encore la trilogie du Mal de Maxime Chattam. Je pourrais en citer beaucoup d’autres. D’ailleurs, je ne sais pas pourquoi mais je sens que « Le Signal » va prendre bonne place dans mon classement. Il me tarde de le découvrir !
Y’a-t-il un auteur qui t’a poussé à tenter ta chance dans l’écriture ?
Pas vraiment, j’ai toujours eu cette envie, le plus difficile a été de partager mes écrits, la première fois. C’était un cap à franchir, et j’ai pu y parvenir en participant à des concours sur la plateforme Fyctia.
Quelle est ta plus belle et plus récente découverte littéraire ?
La plus récente… Je dirais Denis Zott. « Maudite » m’a vraiment marqué, tant par la plume de l’auteur, directe et incisive, que par l’intrigue. Ça va à cent à l’heure, les personnages sont détestables à souhait, j’ai adoré !
Quel est ton livre coup de cœur ?
Il y en a plusieurs, difficile d’en sortir un du lot, mais peut-être Misery, qui est la première histoire que j’ai relue !
Quelle est ta lecture actuelle ?
Je suis en train de lire « De force », de Karine Giebel. C’est le premier livre que je lis venant d’elle. J’attends avec impatience de revenir en France pour les vacances de Noël, histoire de faire le plein de livres !
Quelle est la prochaine sortie littéraire que tu attends avec impatience ?
Je vais tricher et faire comme si la question m’était posée plus tôt… pour citer « Le Signal » de Maxime Chattam. Vraiment hâte de l’avoir, celui-là ! Je vais devoir attendre Décembre…
Si tu devais être ami avec un personnage de roman lequel serait-ce ?
Je deviendrai bien ami avec tous les personnages antagonistes que l’on retrouve dans les polars/thriller, pour les étudier, décortiquer leur psychologie… ça me fascine (N’ayez pas peur !)
Peux-tu nous parler de ton livre ? Donnes envie à nos lecteurs de te lire. 
Le Glas de l’Innocence est un thriller qui se déroule au Japon, sur deux périodes, 1993 et 2017. Hayato est un jeune enquêteur au profil particulier qui va se retrouver en première ligne suite à la descente aux enfers de son supérieur. Préparez-vous à découvrir un récit fort en rebondissements qui ne vous laissera pas indemne. Dépaysement garanti !
Quels sont tes projets ?
« Grand Froid », finaliste du concours VSD-RTL cette année, va être publié dans un peu moins d’un mois maintenant. L’histoire d’un médecin urgentiste qui va entrer malgré lui dans une spirale infernale après le décès de sa mère. Mais on en reparlera bientôt j’espère… J.
Sinon, j’ai plusieurs idées de thriller en tête, dont une qui prend forme. Un one-shot, que je vais prendre le temps de bien développer, pour une sortie fin 2019, je l’espère ! À suivre…
Allez maintenant à toi de dire tout ce qui te passe par la tête.
Merci pour cette interview et cette chronique J ! C’est vraiment chouette comme format.
Je serai au salon de Rosny sur Seine, les 15 et 16 décembre. J’essaie en ce moment-même d’organiser une séance de dédicaces à Nîmes, toujours en décembre. D’autres nouvelles arriveront très vite !
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Le glas de l’innocence – Cyril Carrere


Place à une nouvelle chronique à deux voix avec Miss Aline et Clémence

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Le livre : Le glas de l’innocence, Cyril Carrere.  Paru le 14 août 2018 aux Editions le Lys Bleu. 21,40 € ;  (356 pages)  ;14,8 x 21cm

4ème de couverture :

Okinawa 1993 – Un jeune garçon subit au quotidien les accès de violence de son père. Au plus fort d’une enfance chaotique et solitaire, il nous une amitié solide avec une camarde de classe.

Tokyo 2017 – une série de meurtres dans le quartier cossu de Meguro place l’inspecteur Alex Nakayama dans une situation  désespérée. Son excentrique mais talentueux assistant Hayato Ishida le supplée et va apprendre à ses dépens que les masques de la société japonaise renferment parfois de lourds secrets… Entre déni et suspicion, le cauchemar ne fait que commencer.

L’auteur : Originaire de Nîmes et vivant aujourd’hui à Tokyo, Cyril CARRERE nous livre ici son premier thriller. Féru de culture, d’innovation et de sport, l’écriture le passionne depuis son plus jeune âge. Le Glas de l’Innocence a été finaliste d’un concours présidé par B.A PARIS. Un autre de ses textes a été finaliste pour le prix du meilleur thriller VSD-Michel BUSSI 2018

 

 

Extrait :

« Tétanisé par la peur, Ken ne réagit pas assez vite quand l’homme plongea sur lui et l’empoigna par le cou. Son corps réagit mécaniquement : ses mains saisir l’avant bras de son agresseur et ses pieds le frappèrent sans réussir à le déstabiliser. La pression des grandes mains calleuses s’accentua sur sa pomme d’Adam et Ken poussa un râle qui se noya dans la nuit. Plaqué au sol, l’écolier ouvrit la bouche à la recherche d’air. Ses yeux s’écarquillèrent à l’extrême comme s’ils  cherchaient à quitter leurs orbites. Rien à faire. Quoi qu’il fasse, il ne parvenait pas à se défaire de l’emprise du diable.

La fin.

C’était la fin. Il allait mourir ici, dans ce champ isolé au beau milieu de nulle part. »

« Alex est au centre de tout ça. Le meurtre des étudiants lui a rappelé celui de sa mère, non élucidé et bizarrement mis au placard par l’administration. Il se rapproche d’Ayana Miller qui aurait des liens avec la mafia, afin de traquer le coupable de ces deux crimes. Mais on l’a suivi, piégé et mis hors d’état de nuire. Pourquoi? »

Chronique à double voix :

 

Une fois n’est pas coutume, papote autour d’un livre entre deux passionnées…

Miss Aline : Tu connaissais Cyril Carrere avant de lire Le glas de l’innocence, parce que moi pas ?

Clémence : je ne connaissais pas du tout cet auteur avant qu’il me contacte pour lire son livre. Le résumé et la couverture m’ont attirés alors j’ai dis oui !

Miss Aline : Je trouve que l’on commence fort avec le double meurtre des étudiants, le flic Alex qui a l’air perturbé. Il y a aussi Ken personnage dont on va suivre l’évolution en parallèle à l’enquête.

Clémence : Ken m’a touchée, émue. Ce personnage fort qui a subit les pires horreurs de son propre père et qui malgré tout tient le coup. Mon obsession était de savoir ce qu’il allait devenir en grandissant. Quel genre d’homme ?

Miss Aline : Comme toi Ken m’a interpellée. Outre cette violence subite, je cherchais à savoir quel personnage actuel du roman il pouvait être. Parce que bien ce soit des récits différents, il a forcément un lien avec l’enquête d’aujourd’hui.

Hormis Ken, je trouve que les personnages de ce roman sont forts avec un pourvoir d’émotions certains. Ils sont à la fois, déroutants, dérangeants, captivants.

 Clémence : L’intrigue est extrêmement bien ficelée. Je l’ai d’ailleurs trouvé longue à se mettre en place et puis j’ai compris pourquoi…

Miss Aline : Oui on peut penser à des longueurs mais elles sont nécessaires à la conclusion du roman.

Clémence : La fin est surprenante, bluffante ! Cela devient de plus en plus difficile de m’étonner et Cyril l’a fait ! Elle est inattendue. J’ai cru à plusieurs moments connaitre le coupable et jamais je n’avais le bon, pourtant j’en étais sûre.

Miss Aline : Sinon il y a des choses qui ont pu te déranger ?

Clémence : Déranger ? Le papa de Ken indéniablement, sa violence…

Miss Aline : Moi j’ai eu du mal au début à situer tout le monde avec les prénoms japonais. Il m’a fallu bien positionner tout le monde.

Clémence : La fin, tu en dis quoi ?

Miss Aline : renversante, inattendue, époustouflante, charge émotionnelle.

Clémence : j’ajouterai  intrigue posée ou chaque détail est distillé pour que l’on s’en aperçoive quand l’auteur l’a décidé. Premier roman pour ma part, de l’auteur très prometteur. Auteur à suivre.

Miss Aline : je partage ton avis. Il ne faut pas passer à côté de ce livre et de cet auteur à suivre incontestablement.

On espère vous avoir donné envie de lire Le glas de l’innocence et les romans suivants de Cyril CARRERE.

 Merci à Cyril CARRERE de nous avoir fait entrevoir son univers. Et surtout : ne vous arrêtez pas d’écrire !