La GAV de @Vincent Hauuy sous le feu des flingueuses, dernière audition


La GAV de @Vincent Hauuy sous le feu des flingueuses,

Episode 4

Mardi 16 octobre 17h30

Suite et fin de la Garde à vue de Monsieur

Vincent Hauuy

4e et dernière audition par Miss Aline.


La GAV, Garde à vue d’un auteur par le Collectif Polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Sauf cette fois, la GAV de Vincent ayant eu lieu la semaine dernière entre le lundi 15 dans l’après midi et le mardi 16 en milieu d’après-midi et jusqu’en début de soirée.

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 6 jours, 1 tous les deux jours,

le premier PV a été publié le 25

Le deuxième procès-verbal le 27

L’avant dernière le 29 octobre

Allez place à la GAV de Vincent Hauuy


Vincent : Ready 😉

Ge : Notre flingueuse va arriver

Vincent : ok

Ge : Vincent comment ce passe cette GAV pour vous ?

Vincent : Très bien, cela se passe de façon très naturelle 😉

Ge : C’est à dire ?

Vincent : Pas de heurts dans les questions réponses 😉

Aline : Bonsoir à toutes et bonsoir Vincent.

Vincent : mais peut être avez vous été trop gentilles avec le prévenu 😉
Bonsoir Aline !

Ge : Peut-être ?

Vincent : glups ! Heu …. (gouttes de sueurs)….
… je voulais dire vous avez été TRES gentilles 😛

Aline : Si on ne vous avez pas « demandé » une suite au tricycle, auriez donné d’autres aventures à Wallace ?

Vincent : Je ne sais pas. Peut-être plus tard, je pouvais très bien clore cette histoire sur la fin du Tricycle.

Aline : mais vous ne pouvez pas clore avec le Brasier, on sent qu’il y a encore des choses à révéler, sur Noah ?

Vincent : Après, le personnage était prêt pour une suite ! Je ne sais pas si j’en aurai d’autres qui pourront se prêter à une série.
Non le brasier ne sera pas le dernier épisode. Mais il ne sortira pas l’année prochaine.
J’ai eu besoin de faire un break et partir sur une autre intrigue, d’autres personnages.

Aline : prenez le temps … auriez-vous pu être ami avec Wallace ?

Vincent : Haha, difficilement je crois. Déjà car il en a peu et que j’aurais dû fréquenter un milieu que je ne connais pas.
Le monde des profiteurs aux USA… profileurs pardon
Après nous avons des caractères très différents.

Aline : on n’écrit pas sans une part de soi dans son œuvre et/ou dans ses personnages. Wallace contient-il une part de vous ? Quelle est cette part ? Wallace a-t-il quelque chose que vous aimeriez avoir (un très de caractère par exemple) ?

Vincent : Il y a toujours une part. Il y a une sorte de bienveillance chez Noah que je pense partager avec lui. De la sensibilité également. Si je devais lui emprunter quelque chose, je dirais « ses dons extra lucides »

Aline : pourquoi avoir choisi un homme en personnage central/héros ? Pourquoi pas une femme ?

Vincent : aucune idée, et puis au premier Draft Sophie avait autant d’importance que lui. Je ne choisis pas vraiment mes personnages, ils s’imposent à moi.
Clémence en est le parfait exemple. Bernard Tremblay aussi, ou Abraham Eisik dans le Brasier
Ils sont juste « là », conçus au détour d’un chapitre 🙂

Aline : plusieurs fois (comme bien d’autres auteurs) vous dites que les personnages se sont imposés à vous. Vous pouvez développer ? Qu’est ce que cela veut dire ? Comment un personnage fictif peut prendre son destin en main, c’est vous l’auteur/le créateur ?

Vincent : C’est … étrange.  Cela part d’une étincelle, un contour, une silhouette et après ils prennent forment, ont leur propre voix, et sont animés par leur propres désirs.
Si on fait un plan en avance on peut très bien écrire : Steve tue Bernard sur le coin d’un post it et en faire une scène.

Aline : et ?

Vincent : Mais une fois que l’on connait Steve on se dit : Non, Steve ne peut pas faire ça, ce n’est pas lui.
Dans certaines séries vous avez des fois l’impression qu’un personnage agit de manière irrationnelle. Claque une porte, s’engueule avec un collègue sous un prétexte bidon. C’est quand le scénario a pris le pas sur le personnage,
et c’est ce qu’on appelle être « out of character ».
J’essaie d’appliquer une consigne de SK, (Stephen King, pas Strauss Khan)

Aline : qui est ?

Vincent : qui dit que si l’on est honnête avec ses personnages on ne peut pas se tromper.

Aline : les laisser vivre leur vie ?

Vincent : Les laisser réagir et agir en fonction de leur personnalité. Et à chaque fois que j’ai fait un plan, j’étais confronté à ce problème.
J’ai préféré écouter mes personnages plutôt que mon plan, c’est pour cela que je n’en fais plus.

Aline : je suis d’accord sur le fait qu’un plan enferme les personnages dans leurs actions ou leur personnalité, mais nous sommes bien d’accord que Steve n’existe pas, que c’est vous qui le créait donc d’une certaine manière il n’est pas libre de faire ce qu’il veut . Vous lui avez prêté des traits de caractères, des limites, des peurs etc ?

Vincent : On est le créateur oui, mais à un moment on est le spectateur de l’aquarium dans lequel ils évoluent.
Il y a une phase (la genèse) où l’on est en contrôle, mais une fois qu’on endosse leur costume on les comprend. C’est le même travail qu’un acteur dans le fond.
Surtout lorsqu’on écrit en première personne ou comme je le fais dans mes deux premiers en troisième personne interne. C’est assez fascinant d’ailleurs, d’être créateur/spectateur.

Aline : ça semble évident pour celui ou celle qui écrit mais pour le lecteur cela reste abstrait. Il est difficile de penser que les personnages fictifs échappent à leur concepteur.

Vincent : Je sais, mais tous les auteurs ne fonctionnent pas de la même façon. Peut-être souffrons-nous le temps d’une session d’écriture, d’un trouble dissociatif de l’identité ? 😛

Aline : allez savoir … !
Revenons au Brasier, vous commencez avec trois suicides…waouh, ça commence fort ! Pourquoi ? Pour tout de suite accrocher le lecteur ?

Vincent : Oui.
C’est ce qu’on appelle un hook.

Aline : c’est vrai que l’on voit ça souvent : un début qui explose .

Vincent : C’est un choix narratif.

Aline : je n’en doute pas .
Un amour particulier pour Wagner… est-ce le vôtre ?

Vincent : J’aime bien la musique classique (et beaucoup d’autres styles). Wagner, c’est pour l’énergie, la force. Je trouvais que cela convenait bien à la famille Engelberg.

Aline : complètement oui.
On connait le méchant, on se dit qu’il va forcément être arrêté d’une manière ou d’une d’autre. Le brasier est avant tout l’histoire de Noah. L’intrigue est entre-coupée de  récits sur son enfance.

Vincent : Oui, mais je ne voulais pas que cela soit « évident ». D’ailleurs si on dit son enfance, on spoil ! On pense qu’il s’agit de l’enfance de Karl (ce qui est aussi le cas). Mais je pense que ce sera toujours le cas.
Une partie de la vie de Noah sera dévoilée.

Aline : quel message, idée avez vous voulu faire passer avec ce personnage de Wallace ?

Vincent : Le déterminisme et la résilience.

Aline : vous pouvez développer ?

Vincent : Sommes-nous conditionnés par notre enfance et les traumatismes que nous vivons.Noah tente de se reconstruire mais son passé le rattrape. En cela, il peine à s’affranchir de son enfance.

Aline : la question miroir : pouvons nous nous déconditionner ou reconditionner ?

Vincent : je n’ai pas la réponse. C’est ce qui se passe dans le Tricycle et dans le Brasier. Mais cela passe toujours pas le biais d’épreuves traumatisantes.
Tortures et drogues dans le tricycle, virus dans le Brasier

Aline : c’est dans l’épreuve que l’on se révèle et que l’on avance ou pas !

Vincent : Disons que mes recherches tendent vers le oui quand même. Le conflit est toujours révélateur de caractère.

Aline : certes. Vous pensez donc que l’on peut changer sa personnalité ?

Vincent : Oui, cela existe d’ailleurs. C’est une pathologie.

Aline : vous parlez de dédoublement de la personnalité ?

Vincent : Le trouble dissociatif de l’identité (son nouveau nom). Il y a des cas célèbres.
Mais si la question est : peut-on changer ? Je pense que oui, mais c’est un chemin difficile.

Aline : voilà , je parlais de la personne lambda qui veut changer, s’améliorer, ne plus être ce qu’elle est aux yeux des autres.

Vincent : Nous sommes modelés. Par la famille, l’éducation , et même le langage.

Aline : je suis entièrement d’accord

Vincent : Pour changer il faut s’extraire du moule, tenter de nouvelles expériences (déménager, changer de métier, de cercles d’amis)
mais je ne suis pas sûr qu’on puisse radicalement changer. Peut-être certains traits. Ou certains événement traumatisants.
Manquer de mourir et devenir croyant alors qu’on était athée par exemple.
Ou comme le pécheur australien attaqué par un requin blanc, passer une partie de sa vie à les traquer et puis finir par les protéger.

Aline : la nature profonde d’un être est son identité, son ADN. Il a un très gros travail à faire pour le changer, si cela est profondément et fondamentalement possible.
le Brasier me pousse à m’interroger sur le conditionnement humain à tous niveaux. On peut se demander : a-ton vraiment notre libre arbitre en tant qu’individu, en tant que membre d’une société ?

Vincent : C’est pour cela qu’il brisait la volonté pour le faire (chez MK UItra, qui je le rappelle a existé)
Nous sommes orientés politiquement par exemple. Les médias servent de compas moraux… avant c’était l’église.

Aline : Noah peut-il être heureux ? Va-t-il l’être ?

Vincent : Aucune idée, je n’ai pas encore prévu de fin pour lui 😉
Je verrai le moment venu. Disons qu’il pourrait l’être.

Aline : Et Noah aussi verra ce qu’il a envie de faire le moment venu 🙂

Vincent : A condition de ne plus être hanté. C’est un personnage instinctif, il se laissera guidé 😉

Aline : il va choisir ce qu’il y a de mieux pour lui ! 😉

Vincent : Je pense reprendre tous les personnages du Brasier, pour la suite.

 

Aline : on aura donc une trilogie !

Vincent : Il y aura une suite au Brasier oui. Qu’est devenu Karl ? Que va faire Clémence avec Dimitri, etc…
Et je me suis amusé avec Eisik. Je pensais même faire un spin off sur lui.

Ge : 😮

Aline : Spin off… on prend. Faites vous plaisir, on aura plaisir à vous lire !

Vincent : Il est horrible, mais les chapitres de son point de vue étaient jubilatoires à l’écriture.

Aline : je n’en doute pas. Parce que c’est quelque chose que tout le monde porte en lui : une part sombre… qui s’exprime en réel ou pas .?

Vincent : Oh je pense que c’était son exubérance et son cynisme qui me fascinaient.

Aline : Va pour son exubérance et son cynisme…

Vincent : Un vieux briscard avec des principes, un peu déphasé avec le monde qu’il ne comprend plus, mais encore diablement efficace bien que sa date de péremption sur le terrain soit dépassée.

Aline : c’est dans les vieilles marmites que l’on cuisine le mieux !

Vincent : Oui, haha.

Aline : Je vais vous libérer Vincent. Sachant que Geneviève, doit prendre le relais pour la conclusion. Je tiens à vous remercier pour cet échange fort instructif et passionnant. J’ai passé un excellent moment. merci aussi de votre disponibilité et d’avoir enchaîné les GAV. Geneviève  ?

Vincent : Merci Aline, plaisir partagé.

Aline : 👍

Ge : Oui je vous suis de près.
Je crois que comme vous n’avez pas eu d’avocat je vais vous laisser le dernier mot

Vincent : Pour avoir commis deux romans le tricycle rouge  et le Brasier, je plaide coupable.

Ge : Auriez vous autre chose à rajouter ?

Vincent : j’avoue, c’est moi le responsable. Mais que voulez vous, je n’y peut rien, j’aime ça écrire des thrillers.
A part cela, non. Peut-être une question : A quand la parution du procès verbal ?

Ge : Ah ça c’est la bonne question. Moi même je ne le sais pas.

Vincent : On verra bien le moment venu !

Ge : Mais vous le premier prévenu 😉

Vincent : Oh, merci 🙂

Ge : Comme Aline je vais vous remercier pour tout ce temps consacré. Et c’est jolis échanges.

Vincent : Merci, comme je l’ai écrit, le plaisir est partagé !
Sur ce, à moins qu’il n’y ait une question de dernière minute. Je vais devoir quitter l’écran et… manger 🙂

Ge : Alors sur ces dernières paroles je déclare la fin de la 4e audition de monsieur Vincent Hauuy .

Vincent : Je vous souhaite à toutes une belle soirée !

Aline : 👍

Ge : Allez tout le monde passe à table !

Vincent : Bon appétit !

Aline : A quelle table ? qui est l’hôte ?

Ge : La Garde à Vue étant terminée que l’on relâche notre suspect ! Monsieur Hauuy est à nouveau libre.

Voici le dernier PV d’audition de ces 2 jours de GAV.

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La daronne de Hannelore Cayre


Ce matin j’ai le plaisir de vous présenter une nouvelle chronique

« L’arrêt sur image de Marc … »

Et oui la famille s’agrandit et voici un nouveau mister Flingueuse.

On vous le présentera et on vous en dira plus bientôt promis

Pour l’heure place à l’avis de Marc


Le livre : La daronne de Hannelore Cayre. Paru le 09 mars 2017 aux éditions Métailié dans la collection Noir. 17€ ; (176 pages) ; 14 x 21 cm.

Réédité en poche le 8 mars 2018 chez Point dans la collection Point Policier. 6€60 ; (176 p.) ; 18 x 11 cm

 4ème de couverture :

« On était donc fin juillet, le soleil incendiait le ciel ; les Parisiens migraient vers les plages, et alors que j’entamais ma nouvelle carrière, Philippe, mon fiancé flic, prenait son poste comme commandant aux stups de la 2e dpj.

– Comme ça on se verra plus souvent, m’a-t-il dit, réjoui, en m’annonçant la nouvelle deux mois auparavant, le jour de sa nomination.

J’étais vraiment contente pour lui, mais à cette époque je n’étais qu’une simple traductrice-interprète judiciaire et je n’avais pas encore une tonne deux de shit dans ma cave. »

Comment, lorsqu’on est une femme seule, travailleuse avec une vision morale de l’existence… qu’on a trimé toute sa vie pour garder la tête hors de l’eau tout en élevant ses enfants… qu’on a servi la justice sans faillir, traduisant des milliers d’heures d’écoutes téléphoniques avec un statut de travailleur au noir… on en arrive à franchir la ligne jaune ?

Rien de plus simple, on détourne une montagne de cannabis d’un Go Fast et on le fait l’âme légère, en ne ressentant ni culpabilité ni effroi, mais plutôt… disons… un détachement joyeux.

Et on devient la Daronne.

 

L’auteure : Française, Hannelore Cayre est né en 1963 et vit à Paris. Elle est avocate à la cour d’appel de Paris. Elle est aussi scénariste et réalisatrice. Commis d’office sorti en 2004 est son premier roman.

 

Extrait :
 « Je ne dis pas que j’ai vécu comme une nonne pendant vingt ans, mais ma vie sexuelle se bornait à des rencontres d’un soir, toujours avec des avocats pénalistes par essence narcissiques, menteurs, coureurs et infidèles… et je parle d’un temps où ils me plaçaient encore dans la catégorie Milf – mother I’d like to fuck . Parce qu’une fois la quarantaine passée, c’était fini. « 

L’arrêt sur image de Marc …

La daronne – Hannelore Cayre

Il est des livres qui soufflent un air frais sur nos lectures, et qui permettent de souffler entre deux thrillers. La daronne est de ceux-là. Moins de 180 pages ce n’est pas un pavé, mais ce format va très bien à cette histoire. Patience est une femme qui est seule avec ses filles, depuis le décès de son mari. Elle partage sa vie entre son boulot de traductrice judiciaire, et ses visites dans l’EHPAD ou sa maman survit. Une vie monotone et sombre, qui ne laisse pas beaucoup de place à l’épanouissement. Mais un jour elle découvre qu’elle peut changer ça, grâce aux écoutes qu’elle traduit pour les enquêteurs de la brigade des stups. Cette femme est culottée, et très maline et va berner tout le monde pour notre plus grand plaisir. Totalement jubilatoire, le récit qui fleurte souvent avec le politiquement incorrect, et qui marche à l’humour noir, vous donne le sourire.

Hannelore Cayre a réussi son pari. Parler de sujets graves, avec beaucoup d’humour. Une très belle découverte pour moi. 

Jérôme Camut à l’honneur # 16, octobre


Jérôme Camut à l’honneur # 16, octobre

Le seizième « Auteur à l’honneur » et dixième de l’année 2018 est un auteur Français

C’est donc Jérôme Camut que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Jérôme Camut  qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Pourquoi Jérôme Camut

Parce que j’ai découvert Jérôme Camut avant les CamHug.

Et qu’à l’instar de Nathalie Hug j’étais fan aussi de la tétralogie Malhorne, la première oeuvre de Jérôme.

Et c’est parce que j’avais adoré le cycle Malhorne que je me suis jeté sur la premier opus que Jérôme a fait paraître ensuite à 4 mains.

Jérôme Camut à l’honneur # 16, octobre

Courte biographie

Jérôme Camut, né en  à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), est un écrivain français de science-fiction, de fantastique, de thriller et de romans d’aventure.

Bien que né en région parisienne, Jérôme Camut, benjamin d’une fratrie de deux garçons et d’une fille, grandit à Angoulême. Il y fréquente successivement les écoles, collèges et lycées Saint-Joseph, Saint-André, Saint-Paul et Sainte-Marthe.

Après sa scolarité obligatoire, il rallie Paris pour y poursuivre ses études à l’École supérieure de réalisation audiovisuelle. Son projet à l’époque est de devenir réalisateur. Les deux années d’études se déroulent à merveille. Vient alors le temps du service militaire, passé pour partie en Bretagne aux écoles de Coëtquidan en tant qu’officier de réserve, dont il sort lieutenant.    

En 2002 sort son premier roman MALHORNE. Edité au Serpent à Plumes, 2002 – Réédité chez Bragelonne. 2004 , Le Trait d’union des mondes,

Jérôme disais un jour à une blogueuse : 
 » J’ai longtemps cherché ce que j’aimais faire. J’ai longtemps fantasmé ce à quoi devrait ressembler ma vie. Je me suis longtemps menti aussi, parce que lancé dans un désir qui me correspondait plus mais auquel je m’accrochais. L’écriture est un peu venue par hasard. Les circonstances seraient un peu longues à relater, mais c’est ainsi. Je me suis trouvé au bon endroit au bon moment. J’ai commencé et ça m’a plu. Énormément plu. J’ai ensuite peu à peu abandonné ce que je faisais avant. Et me voilà devenu écrivain à temps plein. Et pourvu que ça dure, parce que sans ça, ce sera retour à la mine. Et franchement, j’ai oublié le chemin. »

 

Pour en savoir plus sur Jérôme c’est ICI sur le site officiel des CAMHUG

 

Bibliographie solo

 

Le trait d’union des mondes

Malhorne

Malhorne – Livre I

Il vient de la nuit des temps.

Il a franchi la frontière qui sépare la vie de la mort.

Et, aujourd’hui, le moment de la révélation est venu.

Tout commence lorsque l’ethnologue Franklin Adamov découvre, au fin fond de l’Amazonie, une statue représentant un homme assis armé d’une épée. L’homme est de type européen, l’objet date du XVe siècle, et sur la garde de l’épée est inscrit un mot : « Malhorne ». C’est impossible…

Pourtant, ce n’est que le premier indice.

En effet, peu après, Franklin est contacté par une fondation appartenant à un riche financier, qui lui offre des moyens illimités pour résoudre cette énigme. Car le mystère s’épaissit : on a repéré une deuxième statue, absolument identique, à l’autre bout du monde…

Qui se cache derrière ces monuments ? Qui a laissé ces signes, et pourquoi ?

Alors débute une traque haletante, une quête initiatique à travers l’Histoire, les cultures et les religions du monde entier, dont l’enjeu est rien moins que l’immortalité.

Les eaux d’Aratta

Malhorne

Les Eaux d’Aratta

Malhorne – Livre II

Il s’appelait Malhorne. Il avait vécu plusieurs vies à travers l’histoire et s’était décidé à les révéler au monde pour essayer de déchiffrer sa propre énigme… avant de mettre fin à ses jours.

Pourtant, il n’a pas disparu. Il s’est réincarné dans une petite fille, que l’ethnologue Franklin, Tara et les compagnons de Malhorne ont soustraite aux griffes de l’avide Craig et de sa Fondation Prométhée. Ils sont réfugiés en Amazonie, où l’enfant retrouve peu à peu la mémoire d’avant sa naissance.

C’est alors que leur village est sauvagement massacré. Perte irréparable entre toutes, celle de la petite fille. Franklin se retire du monde. Mais, avant de mourir, l’enfant avait prononcé un premier mot mystérieux : « Aratta », qui hantait les rêves de Franklin. Et voilà qu’un groupe d’archéologues met au jour une nécropole sumérienne où ce nom apparaît…

Anasdahala

Londres : le corps d’un homme assassiné est découvert dans les bas-fonds de la ville.

La communauté scientifique est stupéfaite. Il s’agit d’un néanderthalien, une race humaine éteinte depuis près de 40000 ans ! D’où vient-il ? Quel est ce prodige ?

Europe continentale : des milliers d’hommes et de femmes disparaissent mystérieusement, rayés de la surface de la Terre. Certains d’entre eux sont retrouvés morts ou à moitié fous, une croix solaire tatouée sur le ventre.

Existe-t-il un lien avec le massacre des cathares par l’Inquisition au XIIIème siècle ?

Alors qu’Ilis, Franklin et leurs compagnons se sont volatilisés dans le désert turc, la quête initiée par Malhorne continue, menée simultanément par la fondation Prométhée, la police européenne et des émissaires du Vatican.

Et un mot, un mythe, une réalité extraordinaire, revient sans cesse : l’Aratta. Dans ces lieux où se mêlent tous les possibles, où rôdent tous les dangers, Ilis va s’approcher de la vérité – religions, croyances, légendes – et toucher les plus anciens secrets de l’humanité…

La matière des songes

Malhorne

La Matière des Songes

Malhorne Livre IV

« Un thriller fantastico-ésotérique extrêmement prenant et fort bien construit… »
Le Monde

« Une histoire géniale… Un formidable thriller. »
Lire

Tout a commencé avec la découverte, par l’ethnologue Franklin Adamov, d’une statue en Amazonie. Puis, la rencontre inoubliable avec Malhorne, l’horreur de sa disparition, le retour d’Ilis et la révélation d’Anasdahala, la reine sumérienne aux deux visages. Eternels, ils perpétuent le souvenir d’un secret enfoui depuis près de quarante mille ans : l’Aratta, le pouvoir des eaux du monde, la matière des songes. Un trésor inestimable dont ils ont oublié jusqu’aux origines.

Car de l’évolution des espèces à la naissance des religions, de l’extinction des hommes de Neandertal aux civilisations disparues, des mystères de l’univers aux arcanes de l’inconscient collectif, toutes ces énigmes trouvent leur réponse dans l’Aratta.

A présent, Franklin et ses compagnons n’ont jamais été aussi proches de l’ultime vérité. Mais un homme veille. Un meurtrier sanguinaire qui n’a pas intérêt à ce que l’Aratta soit révélée à la multitude. Un monstre capable de semer la terreur et la mort aux quatre coins de la planète.

Alors, pour tenter de donner une dernière chance à l’humanité, Franklin Adamov devra faire des choix, fuir ou se battre, tuer et peut-être même mourir…

Le cycle Malhorne existe aussi en version numérique

Le trait d’union des mondes
Les eaux d’Aratta
Anasdahala
La matière des songes

Le cycle Malhorne a été éditer en intégrale en poche chez le livre de poche en 2016

 

Malhorne

Les quatre tomes du cycle Malhorne pour la première fois réunis en un volume !

Tout commence lorsque Franklin Adamov, ethnologue, découvre une statue du XVe siècle au fin fond de l’Amazonie. Elle représente un homme de type européen, assis, armé d’une épée ; sur la garde de l’épée est inscrit le mot « Malhorne » dans l’alphabet romain. C’est impossible…

Plongez dans l’univers dense et captivant de Malhorne, véritable quête initiatique à travers l’Histoire, les cultures et les religions du monde entier.
Le premier cycle de Jérôme Camut, coauteur des séries Les Voies de l’ombre et W3.

 

Le cycle Malhorne comprend :

  1. Le Trait d’union des mondes
  2. Les Eaux d’Aratta
  3. Anasdahala
  4. La Matière des songes

Voilà j’espère que je vous ai donné envie de découvrir l’univers de Jérôme Camut.

Perso ça a été une telle révélation cette tétralogie que je ne peux que vous conseillez de vous jeter dessus.

On se retrouve à la fin du moi prochain pour découvrir un nouvel auteur.

Et à très vite sur ces pages pour d’autres belles lectures et d’autres aventures.

Bises mes polardeux

 

Jérôme cerné par deux soeurs flingueuses

 

Le dernier festin de Fabio M.Mitchelli


Le livre: Le dernier festin de Fabio M.Mitchelli, paru chez French Pulp Editions le 11 octobre 2018. 18€  ; (382 pages.) ; 14 x 21cm 
 
4ème de couverture:
J’étais froide.
J’étais froide car j’étais morte depuis déjà cinq jours. Abandonné au cœur de cette épaisse forêt, mon corps avait été livré en pâture aux bêtes sauvages qui n’avaient pas perdu de temps pour débusquer mon cadavre.Inspiré du « Monstre de Rostov », Andreï Tchikatilo célébre criminel qui dévorait ses victimes.Clarisse est morte. Elle ouvre les yeux sur son corps mutilé, entouré par la police scientifique qui s’affaire sur la scène de crime de son propre meurtre, quelque part sur une route de montagne des Alpes françaises…Clarisse va vivre ses derniers instants post-mortem dans une bien singulière situation : celle de refaire à l’envers le chemin des heures qui ont précédé sa mort, afin de confondre son propre meurtrier.Chris Lanzman, officier de police judiciaire, va chercher à découvrir ce qui a bien pu se produire cette nuit-là, sur cette route isolée. Egalement chargés de l’affaire, deux autres enquêteurs accompagnés d’un médium vont tenter d’entrer dans la tête du redoutable criminel.

Mais à trop vouloir approcher le monstre, on en oublie parfois que la vie ne tient qu’à un fil…

L’auteur: Fabio M. Mitchelliest né à Vienne (Isère) en 1973, musicien et écrivain, auteur de thrillers psychologiques, true crime, romans et nouvelles.
Pour ses ouvrages, l’auteur s’inspire de faits réels, d’affaires criminelles médiatiques du 20ème siècle et tisse une toile de fiction
En 1988, il découvre Edgar Allan Poe et se passionne pour ses œuvres. « Double assassinat dans la rue Morgue « sera son premier émoi littéraire et le déclencheur d’une passion pour l’écriture et la littérature noire.
En 2010,une modeste maison d’édition donnera sa chance à l’auteur en publiant son premier thriller fantastique.
Fin 2014, « La Compassion Du Diable », paru aux éditions Fleur Sauvage, sera l’un des coups de cœur du célèbre libraire Gérard Collard, et sera rapidement encensé par la critique. Surnommé « le livre bleu », l’ouvrage devient rapidement un best seller.
Extrait:
« L’amour avait ce putain d’arrière-goût des souvenirs fanés lorsqu’il disparaissait, il avait la consistance d’un pétale de rose desséché, craquant et racorni, sec en bouche, avec cette saveur amère qui nous rappelle que rien n’est immuable. »

LE OFF DE OPH

Le dernier festin de Fabio M.Mitchelli ou la chronique de l’abandon

Le dernier festin est un roman qui fait beaucoup parler de lui depuis sa sortie. Beaucoup l’ont adoré, Gérard Collard l’a encensé et moi… Je l’ai abandonné.

Le roman s’ouvre sur Clarisse qui vient de mourir. Elle se voit, morte, son corps abandonné dans la forêt. Pendant plusieurs pages on la suit, ou plutôt sa conscience, dans la recherche de son meurtrier. Et déjà là, je coince… Entre rêves, réalité, lymbes, je me suis rapidement perdue dans l’histoire. De ce point de départ, Fabio M. Mitchelli lance diverses lignes qui n’ont pas trouver de cohérence dans mon esprit. Je me suis rapidement égarée dans ces histoires, errant dans le labyrinthe de son univers sans trouver le fil d’Ariane qui aurait pu me sauver. Dans ce monde trop onirique, je n’ai su trouver mes repères et j’avoue avoir assez vite décroché, me forçant à poursuivre ma lecture. Je me suis accrochée mais j’ai fini par abandonner à 196 pages.

Je n’ai rien contre le thriller fantastique, au contraire. J’aime la magie, la science-fiction, l’imaginaire, les dystopies et tout ce qui peut me ramener à ma part d’enfant qui voulait croire que les sorcières, les elfes, les fantômes et les mages n’existaient pas que dans les contes de fée. J’aime ouvrir mes chakras et me laisser transporter aux frontières de notre réalité, mais ici la magie n’a pas opéré.

Cet échec, parce qu’abandonner un livre est pour moi un échec, ne remets aucunement en cause l’écriture de l’auteur. Fabio Mitchelli a une très belle plume, un style poétique et très recherché. Le phrasé est de grande qualité et il arrive sans difficulté à faire naître ,dans l’esprit de son lecteur, les images de qu’il nous narre. Ce sont des qualités d’écriture auxquelles je suis particulièrement sensible. Mais malgré ces aspects, je n’ai pas pris de plaisir dans ma lecture.

C’est donc la chronique d’un abandon. Et je suis la première à le regretter.

La GAV de @Vincent Hauuy sous le feu des flingueuses, troisième audition


La GAV de @Vincent Hauuy sous le feu des flingueuses,

Episode 3

Mardi 16 octobre 17h30

Suite de la Garde à vue de Monsieur

Vincent Hauuy

3e audition par Clémence.


La GAV, Garde à vue d’un auteur par le Collectif Polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Sauf cette fois, la GAV de Vincent ayant eu lieu la semaine dernière entre le lundi 15 dans l’après midi et le mardi 16 en milieu d’après-midi et jusqu’en début de soirée.

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 6 jours, 1 tous les deux jours,

le premier PV a été publié le 25

Le deuxième procès-verbal le 27

Le dernier le sera le 31 octobre

Allez place à la GAV de Vincent Hauuy


Geneviève : Faites entrer notre suspect et notre flingueuse.

Clémence : Me voilà ! Bonjour Vincent  😉

Vincent : Bonjour Clémence

Clémence : Prêt à passer à la suite ?

Vincent : Oui paré

Clém : Alors on y va !
J’aimerai connaître vos rituels d’écriture ? Avez vous des habitudes , des préférences ?

Vincent : Pas vraiment de rituels, mais des horaires de préférence. Le matin et le soir

Clém : J’ai envie de vous demander pourquoi ? Pour le calme ? L’organisation du quotidien ?

Vincent : Au départ pour l’organisation (en dehors du travail), mais désormais free-lance à la maison, c’est en raison de mon esprit plus fécond dans ces créneaux

Clém : Vous vous astreignez à l’écriture quotidiennement ?

Vincent : Oui, normalement, 1000 mots/jours, mais il m’arrive de faire plus et moins certains jours ou je suis plus fatigué

Clém : C’est ça comme nous tous il y a des jours où l’on est moins productifs.

Vincent : Oui, et cela vient aussi de mon habitude de ne pas faire de plans, l’inspiration est variable

Clém : Vous dites donc que quand vous commencez vous ne savez pas comment va se finir l’histoire ?

Vincent : c’est ça. J’aime la découvrir. Il m’arrive d’émettre des hypothèses, d’imaginer quelques sens futurs, mais dans l’ensemble je découvre mon histoire.
Cela fonctionne vraiment à partir du moment ou les personnages prennent vie. Ils deviennent « autonomes » j’ai envie de dire.

Clém : Plus l’histoire prend forme plus vous vous lâchez en somme ? Vous prenez de plus en plus de plaisir c’est ça ?

Vincent : Oui, c’est l’idée, mais c’est aussi angoissant. On saute dans le vide, sans parachute.
Avant je faisais des plans, mais mes personnages se rebellaient et il ne me servait plus à rien.

Clém : C’est peut être une des raisons du succès de vos intrigues et de leur « chute » finale … puisque vous-même ne savez pas où cela va vous mener ?

Vincent : haha peut être oui. Après, il n’y a pas de règles pour concevoir une histoire. Chez les anglophones il y a une distinction faite entre les « pantsers » (ceux qui improvisent) et les « ploters » ceux qui ne commentent pas une ligne sans avoir le plan.Stephen King est un pantser. Il se laisse porter par le thème et ses personnages

Clém : Peut on dire que vous vous êtes inspiré de l’écriture de Stephen king ou du moins qu’elle vous donné des idées ?

Vincent : Des idées non, certains emprunts de style surement. Disons que j’apprécie le sens du détail et d’explorer la psychologie des personnages.
Bien sur il y ces fameuses phrases en italique typiques de l’auteur, mais que beaucoup reprennent.

Clém : D’accord merci pour ces explications, j’aimerai revenir sur votre lieu d’écriture . Avez-vous un bureau ou pouvez-vous écrire n’importe où ? Comme vous bougez souvent peut être est ce difficile de se préparer un lieu bien à soi à chaque déménagement ? 
Je pense par exemple à maxime Chattam et son bureau des horreurs 🙂

Vincent : Alors pour le Tricycle j’avais une cave dédiée (mon sous sol), pour les autres livres, je suis passé en mode nomade et j’écris sur mon portable, n’importe où.

Clém : Cela ne change rien pour vous pour votre inspiration  ?

Vincent : Il faudrait que j’ai une nouvelle antre pour comparer ! Pour l’instant, non, je ne pense pas.

Clém : Même pas un petit morceau de musique en fond ?

Vincent : Peut être si j’avais un bureau rempli de figurines et une déco gothique… ha ça, si. Mais j’alterne entre musique, bruits de fonds (pluie, feu de cheminée) et ondes binaurales.

Clém : On peut en savoir un peu plus ? Sur le style musical j’entends

Vincent : Musiques de films, mais neutre si possible

Clém : Ondes binaurales qu’est ce donc ?

Vincent : des bruits dans chaque oreille sensée stimuler le cerveau.

Clém : Des bruits de quels type ?

Vincent : concentration ect…
Il faut tester pour expérimenter, mais cela ressemble à un bip continu.

Clém : D’accord et cela ne vous  déconcentre pas ?

Vincent : non, justement, c’est assez déconcertant, mais cela fonctionne

Clém : C’est original ! Puisque nous sommes dans la musique, hier vous nous avez avoué avoir dû vous séparer de vos instruments de musique , vous êtes donc un passionné ?

Vincent : pour le tricycle rouge j’écoutais beaucoup de Atrium Carceri.
J’ai fait de la batterie pendant 18 ans. Et j’ai composé quelques musiques aussi.

Clém : Uniquement la batterie ?

Vincent : un peu de guitare, des percussions. Et un clavier, mais je n’était pas très bon dans mes instruments secondaires 😉

Clém : On ne peut pas être bon partout ! Si on devait prioriser tes passions la musique passerait-elle avant la lecture et l’écriture ?

Vincent : non, mais elle n’est pas loin.

Geneviève en aparté avec Danièle : Tiens notre Clem est passée au tutoiement ! 

Dany: Tu as remarqué toi aussi Cheffe ?

Geneviève : voui et Vincent fait comme si de rien n’était. Impertubable notre auteur ! 

Danièle et Ge : 😉

Clém : Tu évoquais également le cinéma , fait-il partie de tes passions aussi ?

Vincent : Disons que c’est très différent. J’étais dans un groupe de musique et lorsque j’écris je suis seul.
Oui, je suis un boulimique de cinéma et séries

Clém : Tu as donc une vie bien remplie !

Vincent : Oh que oui ! Ajoutons à cela la vie de famille etc…

Clém : Que du bonheur en somme …

Vincent : Oui je n’ai pas à me plaindre. Même si le temps défile à une vitesse inouïe.

Clém : Parenthèse : je m’excuse pour le tutoiement qui m’a échappé …
Oh oui je suis bien d’accord …

Vincent : heu j’ai pas fait attention. Au Québec c’est la norme.

Clém : D’ailleurs , vous avez accepté pour notre plus grand plaisir de participer à cette expérience, mais au final nous voyons peu d’interviews de vous .. est-ce un choix de rester discret ?

Vincent : heu non pas du tout ! On ne me le propose pas tout simplement 🙂

Clém : On y pense pas tout simplement cela doit être l’explication . 
Que diriez vous de vos relations avec votre lectorat?

Vincent : il est assez distant pour l’instant et ne se fait que par retour sur les réseaux sociaux et via les bloggers. J’aimerais participer à davantage de salons pour les rencontrer.

Clém : J’allais y venir … les salons … étant à l’étranger il vous est difficile de vous y rendre?

Vincent : A Montréal, oui. Mais je suis de retour en Europe, et un billet d’avion Faro-Paris (par exemple) coute à peine plus qu’un billet de TGV

Clém : Vous aviez fait le salon du livre de Paris. En avez-vous fais d’autres et qu’en avez vous pensé ? Qu’avez vous ressenti ?

Vincent : j’étais au Salon de Paris et de Montréal. Ensuite j’ai fais les nocturnes littéraires dans le sud de la France cet été. Je retourne en novembre à Toulon pour le salon du Var.
Pour l’instant, c’est plaisant, mais j’avoue avoir eu assez peu de monde en dédicace. Je ne suis pas assez connu !

Clém : Pourtant vos livres le sont ! Peut être n’avez-vous pas été mis assez en avant ?

Vincent : Oh non, je pense que les livres sont plus connus que l’auteur tout simplement. Surtout le Tricycle d’ailleurs

Clém : Au final n’est ce pas l’essentiel ?

Vincent : oh, si. Je n’ai pas de problème d’égo en souffrance, tout va bien 😉

Clém : LOL c’est le principal ! Et il y a de quoi être fier après votre prix et votre publication en format poche . Beaucoup d’auteurs rêvent de voir leurs bébés apparaître en édition poche.

Vincent : C’est vrai que c’est fantastique d’avoir une sortie poche !

Clém : Vous pourriez prétendre à une participation sur le super salon de « Saint-Maur en poche » peut-être ?

Vincent : Après ça met une forme de pression !
C’est mon éditeur « Le livre de poche » qui doit s’en occuper. Mais je pense que si Collard n’a pas lu (ou pas apprécié) mes livres, c’est cuit 🙂

Clém : Vous serez peut être entendu … qui sait ?! 
Pensez vous que le fait d’être édité en version poche vous ouvre les portes d’entrées de l’édition plus facilement? Vous crédibilise en quelque sorte ?

Ge : Notre libraire n’est heureusement pas le seul à choisir les auteurs.


Vincent : Je n’ai aucune idée si cela me rend plus crédible. J’imagine que oui, mais la vérité est que je connais assez peu ce qui se passe vraiment en coulisse.
Je pense que le nombre de vente globale d’un livre a un impact en revanche.

Clém : Il se peut oui en effet … Comment avez-vous pu concrétiser avec votre maison d’édition?

Vincent : Le concours. Le gagnant était édité, tout simplement.

Clém : Et pour le suivant ?

Vincent : Et bien, j’étais déjà auteur de la maison, donc c’était beaucoup plus simple !

Clém : Mais être auteur déjà intronisé  ne veut pas dire que le second roman plaira ?

Vincent : c’est vrai, j’aurais pu avoir une mauvaise surprise à la remise du manuscrit !

Clém : Et pourtant non ce qui prouve la qualité de vos écrits apparemment !

Vincent : mais cela n’a pas été le cas ! Il peut arriver effectivement qu’on demande de revoir la copie car non publiable !

Clém : En dernier point j’aimerai abordé vos influences , vous avez évoqué King mais encore ?

Vincent: King, Tolkien, Dan Simmons, George Martins.

Ge : Des sacrées références vous avez placé la barre très haut

Vincent : Grangé chez les français, Stieg Larson…

Clém : Des grands noms … si vous me le permettez je fais un petit retour en arrière … on rembobine …
Si l’occasion du concours ne s’était pas présentée auriez-vous quand même tenté le combat pour la recherche d’une ME?

Vincent : chez les nordiques (le pauvre quand j’y pense) …
Oui, j’aurai tenté ma chance dans une ME. J’aurais, d’ailleurs j’ai des manuscrits non publiés d’un tout autre genre, que je signerai surement sous pseudo.

Clém : On peut savoir de quel genre il s’agit ?

Ge : 😮

Vincent : j’ai un Fantasy jeunesse, une bit-lit et un un SF (dystopie cyperpunk)

Clém : Alors je suis désolée mais besoin que l’on m’éclaire sur Bit-lit ?

Vincent : vampires, loup garous. « Bite Littérature »… devenu « bitlit »

Ge : Ça tombe bien ce sont des gens aussi que l’on apprécie chez « collectif polar »

Clém : « bite » mordre … ok je saisis …

Vincent : Ils doivent être retravaillés, il m’ont servi à progresser. Ils ont été écrits avant le Tricycle.

Clém : Chaque tentative est un pas de plus vers la réussite !

Vincent : mais ok, je note.
Oui, je crois beaucoup au travail. On s’améliore à force de travail et de persistance.

Clém : Et de persévérance c’est clair

Vincent : Oui, on peut être tenté d’arrêter. C’est long d’écrire un livre !

Clém : Je suppose que comme dans chaque projet il y a des moments de doute et l’envie d’abandonner, mais la passion prend toujours le dessus.
Et bien Vincent notre audition touche à sa fin , je te remercie pour cet agréable moment d’échanges et je te propose une petite pause avant la prochaine ( si la cheffe est d’accord ) ?

Vincent : oui sans la passion les mots sont morts de toute façon.

Ge : Peut-être une dernière question justement sur l’envie d’abandonner

Vincent : Oui ?

Ge : Vincent dites-moi vous croyez qu’ écrire est un chemin de souffrance ?

Vincent : Elle est présente surtout lorsque je m’enlise ou j’ai l’impression d’être dans un cul de sac narratif. C’est l’inconvénient de mon mode d’écriture. Et souvent je me dis « ha si t’avais fait un plan !! »
Mais on arrive toujours à s’en sortir. Les culs de sacs poussent à réfléchir.

Clém : C’est ce qui fait l’inattendu 😉

Vincent : mais peut aussi générer des crises d’angoisse !

Clém : Ainsi que pour le lecteur lol ! 
Je vous remercie Vincent  et laisse la place à Aline dès qu’elle sera prête

Vincent : Ok, c’est donc à quelle heure ? à 18h30 c’est ça ?

Ge : Je n’ai plus les horaires en tête. Mais je m’informe. 

Vincent : Il me semble. D’après le message d’Aline. (ce qui m’arrange car je dois aller chercher mon petiot à la crèche. Je reviens tantôt 😉

Ge : A très vite. Après votre permission

Clém : A bientôt et merci

Ge : Merci Clémence, fort intéressant interrogatoire.

19h08 je note:  Fin de la troisième audition. On se retrouve dans moins d’une heure pour la suite et fin

NDLR : Pour vous chers lecteurs et chères lectrices, il vous faudra être patient. La retranscription de la dernière audition de cette garde à vue se fera le 31 dans l’aprem.

Le Vol de Lucrèce de Luce Marmion


Le livre : Le Vol de Lucrèce de Luce Marmion. Paru 4 Novembre 2016 aux Editions Pavillon Noir. 14.00 euros. 350 pages. 20 x 2,6 x 12 cm

4ème de couverture :
Jamais Adrien Magadur n’aurait pu imaginer qu’une banale enquête sur le vol d’une œuvre d’art le plongerait au fond de la folie destructrice, le précipiterait dans le vide… Une peinture de grande valeur nommée Lucrèce, vient d’être dérobée chez un particulier parisien. Le portrait de la jeune Romaine, prête à s’enfoncer un poignard dans le sein, attise la convoitise d’un collectionneur idolâtre, mais aussi celle, plus surprenante, d’un cartel de narcos. Avidité, cupidité, vénération fanatique pour l’art peuvent mener à des actes insensés, au crime. À travers un imbroglio émotionnel, les acteurs du récit, personnages complexes et tourmentés, sont emportés dans un drame où se mêlent passion, amitié et trahison. Chargé de retrouver le tableau de Cranach, Adrien Magadur, un privé à la déontologie douteuse, paiera de sa personne. Avec son âme-frère, un capitaine aux Stups du 36, il poursuit sa quête dans une atmosphère sombre et se laisse jusqu’au bout surprendre par de singuliers rebondissements.

L’auteur : Après avoir commencé des romans sans les aboutir, Luce MARMION, parisienne, voit son manuscrit reconnu par un comité de lecture. Luce Marmion se définit actuellement comme auteur de polars chez Corsaire Editions. Le Vol de Lucrèce est le premier thriller de Luce Marmion qui vit à Paris et consacre son temps à l’écriture.
Extraits :
« Lorsque ses proches quittaient Paris, Magadur se sentait comme un vieux chien abandonné, inutile. Pourtant, il ne les voyait pas tous les jours. Dès les premières minutes qui suivirent leur départ d’Orly, il ressentit un grand vide. »

Les Lectures de Maud :

Le Vol de Lucrèce de Luce Marmion


Nous voici plongés dans la première enquête de l’Agence Demorsy. Une équipe de privés qui va devoir mettre en échec un voleur d’œuvres d’art, puis un groupe de trafiquants de drogue. Se pourrait-il que les affaires soient liées ?

Adrien Magadur, un ancien flic des Stup, va se retrouver à enquêter, parfois en marge de son équipe ; afin de résoudre les différentes énigmes qui se succèdent. Un personnage bourru mais attachant. Cette équipe va devoir faire face à de multiples embuches, à des impasses, avec une cohésion de groupe également amicale.

Un rythme soutenu, les pages se tournent toutes seules, tant l’envie de connaitre la suite se fait sentir. J’ai été emporté par cette quête de retrouver « Le Lucrèce », et sensible à tous les obstacles que les différents personnages vont devoir surmonter, tout particulièrement Maga. Cette histoire addictive vous amènera au dénouement final sans vous en rendre compte.

L’auteur nous entraîne, avec une plume que j’affectionne particulièrement, dans une sombre affaire, avec au premier rang « l’Art », on ressent la passion de l’auteur pour la peinture. Un régal de lecture, un excellent moment, j’en redemande !!!

Mention : Premier roman

Je recommande vivement la suite, « Le Mur dans la Peau » qui nous présenteront bientôt sur ces pages ðŸ˜Š

Je remercie les éditions Polars pavillon Noir pour leur confiance ðŸ˜Š

Le Festival sans Nom : Retour de Mister Flingueuse


Vous le savez les 20 et 21 octobre dernier avez lieu le Festival Sans Nom

Nous étions  5 de la team collectif polar à Mulhouse pour l’occasion, 3 Flingueuses, un Nervi et une Porte Flingue .

Il y avait là deux locaux, Sofia notre apprenti flingueuse et Nick Gardel notre nouveau Nervi

Sofia nous a déjà offert son fabuleux retour du FSN, si vous ne l’avez pas lu, il est ICI.

Jean Paul et Ophélie vont nous raconter tour à tour leur  premier Salon du polar de Mulhouse.

Ce matin c’est au tour de Mister Flingueuse de prendre la parole, dans quelques jours ce sera le tour de Oph ma petite sœur Flingueuse.

Alors, maintenant place au ressenti de Jean Paul


Jean Paul d’abord qui a pris le bus de nuit depuis Paris pour venir nous rejoindre dés le samedi Matin.

 

Jean Paul

Dimanche 21 octobre 7h du mat après la première journée du festival

Il est 5 heure, Mulhouse s’éveille,
Il est 5 heure, je n’ai pas sommeil,

Comment dormir après la journée que je viens de vivre, avant celle qui s’apprête à se dérouler de nouveau ?
Comment vous retransmettre l’émotion de ce qui pourrait être un Nième Salon où finalement on retrouve des auteurs, des lecteurs, des blogueurs, chroniqueurs et des curieux qui vont se croiser et se recroiser toujours avec le sourire ?


Il y a quelques mois je découvrais l’appellation du Festival Sans Nom !
Et hier matin j’y étais !!!
7h30 descente du car pour aller petit déjeuner avec Ian Manook et Francoise autour d’une belle table !
C’est pas un rêve ça ?

Samedi 20 octobre
8h30
petit dej littéraire avec Ian Mamook dans un salons de l’hotel mercure

Petite introduction fort sympathique à une journée très riche… Merci 😊 Yvan Fauth.

@Françoise Manoukian

Il y a toujours une première fois.

Ce 6e FSN est mon premier.
Nouveau lieu, nouveaux échanges, d’autres organisateurs, des auteurs que je n’ai jamais croisés. Ceux que j’attendais, ceux que je découvre… Encore une fois, la magie opère !
Parfois dans le regard des personnes avec qui je parle, je vois ce « léger voile », cette question qui transparaît.
Pourquoi ?
Pourquoi faire des centaines de kilomètres pour acheter des livres ?
Pourquoi se déplacer pour voir des gens qui ne sont « rien » pour moi ?
Ma réponse.
Pour ressentir et pour vivre…
Ceux qui ne sont pas comme moi/nous, ne pourront jamais comprendre…

Avant tout, un grand, très grand merci à Yvan Fauth pour tout ce qu’il a fait, et pour moi, et pour son investissement dans se salon !
Cela ne fait que quelques mois que nous nous connaissons mais oserai-je te dire que j’aime ta bienveillance et ta simplicité…
je t’embrasse (ta femme aussi, bisous Dominique !)

Merci à tous les organisateurs, tous ceux qui on fait que tout se déroule sans accroc. À Caroline Noel, qui respire à elle seule l’esprit de ce fabuleux univers (ne change jamais !)

Samedi 20 octobre 12h
Apéro Littéraire proposé par Caroline Noël de Carobookine avec Yvan Fauth et la participation de Benoit Philippon et Mathieu Menagaux

 

 Samedi aprés-midi dans la salle des dédicaces

De gauche à droite : Claire Favan, Ophélie, Patrick Bauwen, Jean Paul et Gaëlle Perrin

Romain Slocombe et Jean-Bernard Pouy

Avec Michel Bussy

Je sais pourquoi je suis jaloux des tatouages de Niko Tackian… Il sont fait par Claire Favan, une vraie professionnelle !!!

Samedi 20 octobre 18h15
Table ronde avec la ligue de l’imaginaire par Yvan
Extrait

Table ronde LDI, le fou rire du salon !

Aux auteurs qui de salons en salons sont toujours fidèles au rendez-vous !
Merci à tous ceux qui se sont déplacés car ils sont aussi l’âme de ces lieux d’échanges et de discussions…
Sans ordre de préférence et j’espère n’oublier personne
Bisous à Geneviève Van LanduytNick GardelOphé LitSo FiouDavid SmadjaAude Lagandré WeissCaroline VallatCéline BrousseGaëlle Perrin Guillet, Maxime Gillio, Benoit Philippon, Mathieu Menegaux, Claire Favan, Michel Bussi, Romain Slocombe, Michael MentionBarbara AbelPatrick BauwenNiko TackianLaurent ScaleseRené ManzorRJ Ellory, Nicolas Beuglet, Hervé Commère, Franck Thillez, … et tous les autres qui sont restés bloqués dans ma mémoire à cette heure trop matinale…
Je vous embrasse tous très fort !!!

 

Samedi Soir 20h30, dîner avec les auteurs et quelques amis lecteurs et blogueurs. Des rires et des sourires encore en pagaille.

 

Dimanche 21 octobre
8h45

Échec et Marc !!!

Quand on vous dit que le Festival Sans Nom, c’est la convivialité avant tout !
Moment du matin, juste après le petit déjeuner, Franck Thilliez Officiel joue une partie d’échecs avec Marc, lecteur passionné 

 12h15

En direct, une table ronde incroyable et toute en émotion…
Nous sommes tous suspendus aux paroles de René Manzor et RJ Ellory !!!
Je ressens une vibration incroyable entre les deux auteurs qui s’apprêtent à adapter « Seul le silence »
Merci 😊  Aude Lagandré Weiss pour ton intervention…

Dimanche 21 octobre 14h00

Pour vous donner une petite idée d’une table ronde au FSN…
Désolé pour la qualité du son.
Patrick Bauwen je jure que je t’aime !!!
😂 😂 😂

 

Salle des dédicaces

Quelques photos avec  les auteurs présents

Je crois qu’il va me falloir encore quelques jours pour me remettre du “Festival sans Nom“…
Tous les auteurs étaient vraiment AU TOP !!!

Une rencontre vraiment exceptionnelle !!!

Bah quoi !
J’ai bien le droit de rêver !!!

 

Lundi 22 octobre 00h30, dans le bus du retour depuis déjà 3h

Le Festival Sans Nom vient de clore ses portes nous laissant tous, dans un état entre joie et tristesse…
Vous allez sûrement, dans les prochaines heures, voire les prochains jours tomber sur nos retours de lecteurs, de blogueurs et d’auteurs et pourquoi pas des bénévoles sur ce 6e Salon qui était tout simplement incroyable !
Vous allez lire plein de choses, voir des centaines de photos plus belles les unes que les autres !
Mais si vous n’étiez pas parmi nous, vous ne pourrez pas imaginer cette « vague de bien-être », d’amour ont dit certains que nous avons partagé durant ces quelques heures intenses…
Alors, il vous reste une alternative…
Rendons-nous tous, encore plus nombreux au 7e FSN l’année prochaine !!!
Avis aux organisateurs, il va falloir mettre les bouchées doubles !

Pour la 667e Édition…
On se retrouve TOUS l’année prochaine sur Mars !!!
😂 😂 😂

Torrents de Christian Carayon


Le livre : Torrents de Christian Carayon. Paru le 06 octobre 2018 aux éditions Fleuve éditions dans la collection Fleuve noir policier . 19.90€ ;  (336 pages) ; 21 x 14 cm. epub 13.99€

 4ème de couverture :

  1. Des morceaux de corps humains sont découverts dans une rivière qui dévale vers la ville de Fontmile. On finit par identifier deux victimes, deux femmes portées disparues depuis longtemps. La peur et l’incompréhension s’emparent des habitants, jusqu’à l’arrestation de Pierre Neyrat, un chirurgien à la retraite. Ce dernier connaissait une des victimes, l’amie intime de son fils. Il a les compétences pour démembrer ainsi les cadavres et un passé trouble. Mais surtout, il a été dénoncé par sa propre fille. Bouleversé par ces événements qui réveillent la douleur de la perte de la femme de sa vie et font imploser sa famille, son fils François décide alors de remonter le cours de l’histoire. Car derrière les silences, ce sont les violences de l’Occupation que Pierre Neyrat a tenté d’oublier. Mettant ses pas dans ceux de son père, François va reconstituer ce passé dont il ignorait tout, où se sont noués les fils fragiles de son existence. Deux époques, deux enquêtes, pour un polar mené de main de maître.
L’auteur : Christian Carayon, originaire du Sud-Ouest, enseigne l’histoire et la géographie en lycée depuis plus de 15 ans. Il vit actuellement dans la Sarthe.
Véritable cinéphile, il est également féru d’écriture depuis son enfance. Il se lance dans l’écriture en 2012 et publie Le Diable sur les épaules (Les Nouveaux Auteurs, 2012 ; Pocket, 2013), un thriller historique se déroulant dans le Tarn, finaliste du prix du jury du Polar historique de la revue Ça m’intéresse-Histoire.
Les Naufragés hurleurs, son deuxième roman, reprend le personnage du criminologue Martial de la Boissière.
Un souffle, une ombre (Fleuve Editions, 2016) est son troisième roman, vendu en plusieurs langues avant même publication française. Torrents est son quatrième roman, chez le même éditeur en 2018. Pour en savoir plus, son site ICI
Extrait :
« Je ne crois pas qu’on puisse revenir de l’autre côté une fois qu’on y a basculé, contrairement à ce qu’a avancé un soi-disant expert en psychologie. Une troisième possibilité, ma préférée, est apparue, et c’est cette dernière que je tente de suivre. Notre gars a eu peur de se faire pincer. Il a commis une erreur, une imprudence, appelle cela comme tu veux, mais il a cru que les poulets allaient débarquer chez lui. Ce qui l’a obligé à faire le ménage.
— Cette fameuse erreur, ce serait d’avoir été repéré par sa future victime.
— Tu réfléchis aussi vite que ton paternel… Je penche cependant pour quelque chose de plus radical. Tu ne fais pas déplacer les flics parce que tu affirmes qu’un inconnu n’arrête pas de mater tes jolies fesses. En revanche, pour une tentative d’agression… Je crois qu’il a raté son coup. Qu’il y a quelque part une miraculée qui ne se doute sûrement pas de ce à quoi elle a échappé. Je dirais dans un maximum de trois semaines avant que, ton père et mézigue, on se mette à repêcher des bras en lieu et place des truites. »

   

La chronique jubilatoire de Dany

Torrents de Christian Carayon

 

François, dessinateur de vocation, a tout perdu quand sa compagne Emilie a disparu en 1979. D’autres disparitions, par la suite, perturbent le microcosme campagnard où vit sa famille, avec en prime la découverte de restes humains dans le torrent. François va revenir dans son village natal car il ne croit pas en la culpabilité de son père, soupçonné d’être « le dépeceur ».  L’enquête qu’il va mener avec l’aide de Camus, ancien flic, va l’entraîner à révéler les secrets de famille, ceux que le père a enfouis quand il a changé de région, après la seconde guerre mondiale et les exactions commises au nom de « l’épuration sauvage ». Ce père va passer de la position de notable à celle de proscrit … et s’il était innocent ? Comment François va-t-il pouvoir passer du doute au mensonge pour préserver le peu d’honneur qu’il reste à sa famille ?

Ce sont bien ces questions que se pose le lecteur au cours de cette double enquête. On sent très bien la patte de l’historien quand François est obligé de rouvrir les vieux dossiers.

Des chapitres courts et rythmés, trois narrateurs, contribuent à impliquer le lecteur dans la quête de la vérité avec un suspense final bien mené.

C’est le quatrième roman de Christian Carayon … auteur à suivre notamment pour l’ambiance campagnarde qui n’est pas sans rappeler celle de Franck Bouysse, attirante et étouffante à la fois où le silence est une valeur partagée, complice de la religion du secret.

Lu en version numérique.

 

 Extraits :
« Il y a ce film qu’il adore où un shérif défend sa prison, seulement secondé par un jeunot, un boiteux et un soûlaud. Putain ! Il en parle tout le temps. C’est quoi le titre, déjà ?
— Rio Bravo. Papa t’écorcherait vif de ne pas t’en souvenir.
— Ouais, c’est ça : Rio Bravo. Lui, il était comme John Wayne. Un John Wayne désarmé et en cravate. Il leur a répliqué que toute personne qui passerait outre à la loi serait poursuivie jusqu’à ce qu’elle ait l’occasion de voir ce qu’était la vraie justice, pas celle des lâches qui, à dix contre un, ont la prétention d’être à la fois juges et bourreaux. Ça, je m’en souviens très bien. Il a ajouté que l’empressement avec lequel certains éliminaient ou souhaitaient éliminer les suspects ressemblait fort à une manière de les faire taire à jamais, de peur qu’ils n’aient à livrer les noms de leurs complices qui, entre-temps, étaient peut-être devenus leurs accusateurs. Nom de Dieu ! Il était en train de les pousser à bout. Avec les deux autres, on s’est regardés, fatalistes. On s’est dit que, ce coup-ci, ça y était, qu’on allait tous y passer. »
« Je sais qu’on me trouve froid et parfois indifférent au sort des autres. Ce n’est pas vraiment de l’indifférence. C’est simplement que me soucier des miens accapare tout mon temps. Cette inquiétude constante est épuisante. J’ai trouvé une parade pour m’en soulager quelque peu : m’éloigner, me retirer de la scène. D’une certaine manière, je fuis. Je ne fuis pas une vie qui me déplaît, au contraire. Je fuis le fait d’avoir trop à perdre. Mon refuge a été mon travail, puis Combe-Sourde. J’ai déplacé cette peur, je l’ai emportée dans la montagne, comme on envoyait les tuberculeux soigner leur mal en altitude. Je l’ai confinée là-haut, promettant de venir la voir tout le temps si elle acceptait de ne plus redescendre. »

La GAV de @Vincent Hauuy sous le feu des flingueuses, deuxième audition


La GAV de @Vincent Hauuy sous le feu des flingueuses,

Episode 2

Mardi 16 octobre 16h00

Suite de la Garde à vue de Monsieur

Vincent Hauuy

2e interrogatoire par Mamie Danièle

La GAV, Garde à vue d’un auteur par Collectif polar c’est : 4 interviews d’un même auteur par 4 flingueuses différentes.

La GAV c’est des interviews en direct, du vrai live, en conditions réelles.

Durant 2 jours nous kidnappons en quelques sorte un auteur de polar.

Nous lui demandons de nous consacrer au minimum 4h de son temps sur les deux jours que dure la Garde à Vue.

Et durant ce temps nous lui posons une série de questions en batterie auxquelles il ou elle doit répondre instantanément. Nous ne lui laissons pas le temps de réfléchir à ses réponses. C’est un échange en live. Comme sur un plateau, sur un salon. C’est pas préparé,  ce que l’on recherche c’est la spontanéité. Et croyez moi au réveil ou en fin de journée, nos auteurs sont comme nous, soit pas bien réveillés soit crevés de leur journée. Et là nous les cueillons !

Nous recueillons leurs confidences.

Et c’est celles-ci que nous vous proposons en direct live. ( enfin presque juste en léger différé).

Sauf cette fois, la GAV de Vincent ayant eu lieu la semaine dernière entre le lundi 15 dans l’après midi et le mardi 16 en milieu d’après-midi et jusqu’en début de soirée.

Nous allons vous proposer la retranscription de ces 4 interrogatoires sur 6 jours, 1 tous les deux jours,

le premier PV a été publié le 25

Les deux dernier le seront 29 et 31 octobre

Allez place à la GAV de Vincent Hauuy


Dany : Coucou … Il y a quelqu’un et quelques unes ?
Prévenu êtes-vous là ?

Ge : Notre prévenu je ne sais pas pas, mais ton porte flingue est derrière la vitre teintée.

Dany : Merci Cheffe !

Vincent : hello. Je suis quasi prêt !

Ge : Bonjour Vincent Hauuy

Dany : Bonjour Vincent, je me présente, je suis Danièle, la doyenne de la team des flingueuses mais autant se méfier …

Vincent : Bonjour !

Dany : J’aimerai que l’on parle de ton premier roman … du moins le premier publié !

Vincent : Ok je suis à vous

Dany : N’en faites pas trop tout de même …
Alors les lieux … pourquoi l’Amérique du nord ?

Vincent : Plusieurs raisons, la première étant que je vivais la bas au moment de la rédaction. J’ai même placé une scène de crime dans le village ou j’habitais (Lac Beauport)
Apres, l’autre raison (qui pour le coup m’arrangeait), c’est que historiquement les événements se sont passés là-bas dans cette partie (université McGill a Montréal, l’asile dans le Vermont)

Dany : mais cette guerre des polices et des territoires existe aussi en France. Elle vous est apparue réelle ou c’était un outil pour l’intrigue ?

Vincent : Je suppose que si j’avais habité en écosse…
ha je parlais de ce qui se passait avec MK Ultra. La guerre des polices n’était qu’une tension supplémentaire pas forcément prévue d’ailleurs.
Pour l’aspect réel, j’ai demandé des conseils à un policier de la Sureté de Québec. Il m’a par exemple confirmé qu’une collaboration avec la police du Vermont pouvait être envisageable

Dany👍

Vincent :  Apres, c’est compliqué au Canada et aux USA car il y a le fédéral et le provincial. Si par exemple un crime est perpétré sur plusieurs états ou province, le FBI (ou la GRC pour le canada) peuvent prendre le relais

Dany : J’ai lu que vous étiez hypocondriaque, angoissé et phobique … vous transposez vos angoisses sur vos personnages ?

Vincent : oui, de manière inconsciente, mais après relecture, c’est flagrant haha

Dany : par exemple …

Vincent : on m’a fait la remarque qu’il y avait beaucoup de cancer et/ou personnages malades dans mes romans. En même temps, cela fait partie de la vie… Bernard Tremblay, David le frère de Sophie, le père de Cadwell…
Voila. (j’ai jeté un froid ? 😛 )

Dany : Non pas vraiment c’est vrai c’est la vie . 
Maintenant vos personnages … comment avez-vous construit Noah ? Est-il resté longtemps dans votre tête avant d’aller faire un tour sur le papier ?

Vincent : Noah est un personnage qui est venu dans ma tête bien avant que j’écrive le roman

Dany : un modèle familier ?

Vincent : j’avais en tête une idée : et si un type brillant intellectuellement avait un accident et se retrouvait dans l’incapacité de compter sur son intellect et devait compenser son handicap par l’instinct
Non pas vraiment (enfin pas conscient). Il est né d’un concept, le reste est venu après

Dany : donc il existait avant l’intrigue

Vincent : Oui, l’intrigue est née de deux choses : Noah Wallace et la scène du prologue (qui me trottait dans la tête depuis un bon bout de temps)

Dany : un de vos cauchemars ?

Vincent : non, juste une scène qui me trottait dans la tête, venue de je ne sais ou.

Dany : et la journaliste ?

Vincent : L’idée qu’un tricycle dévale une pente et que chacun vaque à ses occupations sans s’en apercevoir

Dany : le Potemkine en Amérique ?

Vincent : Le potemkine pour la mutinerie ? 😛

Dany : non le landau

Vincent : ha ok !

La journaliste est née de l’idée d’avoir deux fils conducteurs
je la voulais aux antipodes de Noah. Solaire, un peu naïve. J’ai conçu son arc comme une descente au enfer

Dany : les femmes, il y en a d’autres autour de Noah

Vincent : Oui, alors elle sont venues spontanément. Rachel pour la romance, Clémence pour faire un miroir déformant à Noah, renvoyant le reflet de l’homme qu’il était avant

Dany : est-ce que vous êtes plus à l’aise quand vous parlez de Noah ou de Clémence ?

Vincent : Pour le tricycle, le point de vue de Clémence n’est pas exprimé.
Je suis en troisième personne à focalisation interne (un il très proche du je), donc je n’ai pas vraiment eu à intérioriser les sentiments de Clémence.
Pour le Brasier, elle avait le droit à son point de vue, c’est différent 🙂

Dany : et vous avez deux personnages en grande souffrance

Vincent : deux seulement ? 😛

Dany😆

Dany : c’est difficile de parler de la souffrance ?

Vincent : Oui, en fait je trouve même qu’écrire sur la violence et la souffrance est assez éprouvant.
Il y avait des moments ou j’étais « mal à l’aise », c’est le prix à payer quand on veut écrire du noir…

Dany : Y a-t-il des souffrances, des violences , que vous ne pourrez jamais aborder ?

Vincent : Aucune idée, je n’y réfléchis pas à l’avance. Mais une fois qu’on touche à l’enfance, je pense qu’on peut tout aborder.

Dany : C’est aussi des messages que vous passez, des alertes

Vincent : Je n’y réfléchis pas forcément à l’avance. J’ai écrit le Tricycle Rouge avec l’optique d’en faire un thriller rythmé et divertissant peuplé de personnages typés. Je pense que les messages ou allégories sont distillés au cours du récit, mais en filigrane, une émanation inconsciente qui a pris forme dans les actions et pensées de mes personnages

Dany : Vous ne l’avez pas épargné Noah ! Un accidenté de la vie médaille d’or !

Vincent : Oui. Il ne faut jamais hésiter à maltraiter ses personnages !

Dany : Parlons-en justement …
Le choix d’en faire un personnage récurrent vous est venu comment ?

Vincent : J’ai hésité. Le tricycle rouge aurait pu être un one-shot

Dany : C’est sur mais maintenant il est là

Vincent : mais j’ai eu beaucoup de gens qui m’ont dit « mais hey !!! tu dois faire une suite !!! » Alors j’ai exploité les quelques zones d’ombres du Tricycle.
J’avais des choses à raconter dans le premier opus que j’ai du laisser de coté. je m’en suis resservi pour la suite.

Dany : donc maintenant il doit s’en sortir à chaque épisode 😉
C’est Aline qui parlera du Brasier plus tard

Vincent : Je ne sais pas. Je n’ai pas tranché. et je ne pense pas tirer sur la corde trop longtemps

Dany : Vous êtes prêt à le tuer ?

Vincent : j’aime bien me renouveler, d’ailleurs le prochain opus sera différent.
Oui, je suis prêt à tout, si l’histoire le justifie
Si on sent le personnage invulnérable, on diminue la tension
« oh c’est le personnage récurrent, il ne vas rien lui arriver »

Dany : le syndrome James Bond ou  Franck Sharko … et l’histoire alors … elle vient de où ?

Vincent : Du prologue. Je me suis dit : D’où vient donc ce garçon sur son tricycle 🙂 … et j’ai remonté le fil… en écrivant.
C’est un cas d’écriture sans plan ou j’avais besoin de me surprendre. Où je devais alterner les phases d’écriture et les phases de recherche.
Et puis j’étais dans le cadre d’un concours, c’était assez intense et j’avais un temps limité pour écrire. Je n’avais pas le choix en fait, haha

Dany : un concours ?

Vincent : oui, concours Fyctia RTL VSD, organisé l’année dernière, et cette année, avec un jury composé par l’éditorial, les journalistes et Michel Bussi en président.

Dany : La reconnaissance fait plaisir à ce stade

Vincent : Oui, c’est grisant pour un premier roman !

Dany : Mais concrètement combien de temps d’écriture et de documentation ?

Vincent : pour le Tricycle 4 mois, tout confondu, mais c’était intense
J’étais en burn out sur la fin, les Week ends y passaient

Dany : Je comprends que Noah devait exister quelque part chez vous avant

Vincent : et toutes mes soirées …
mon petit dernier s’appelle Noah 😆

Dany et Geneviève😮

Vincent : et mon ainé… Clément

Dany😆

Geneviève : oh punaise 

Dany : Ils vont être heureux quand ils pourront vous lire 😂😂

Vincent : oui, haha

Dany : Comment est-ce que l’on sort de cette mise en lumière brusque et soudaine ?

Vincent : Je l’ai surtout vécu à distance !  Le livre a très bien fonctionné en France, mais je n’étais pas là pour en profiter.
Après je n’ai pas l’impression d’être en lumière, juste un auteur qui a écrit deux livres et qui a encore beaucoup à faire 😛

Dany : les retours dans les réseaux sociaux ?

Vincent : Oui, c’est vrai, j’ai tout vécu par les réseaux !
Ça fait hyper plaisir de voir l’enthousiasme généré, mais j’avais peur que cela ne soit qu’un miroir déformant !

Dany : il faut le prendre comme ça vient ! Le plaisir avant tout.

Vincent : Oui. tout à fait

Dany : Vous apportez aussi beaucoup de soins à vos personnages secondaires me semble-t-il

Vincent : Oui, cela me semble important. Un personnage secondaire ne sait pas qu’il est secondaire.
On doit sentir sa présence, sa vie, ses gouts, son caractère. Sinon on le confine à un rôle et outil scénaristique.
Je pense que le lecteur ressent lorsque le décors est en carton pâte.

Dany : Parlons des images, votre expérience dans les mise en scènes vidéo vous sert ?

Vincent : Peut être, mais encore plus mon gout pour le cinéma et le scénario. J’écris comme je « vois » les scènes à travers l’objectif d’une caméra.
Je vois les plans, les séquences. Après l’écriture a un petit plus qui s’appelle « la caméra émotionnelle »
On peut jouer avec les pensées, les introspections. C’est la grande richesse du livre par rapport au film.
D’ailleurs certains écrivains perdent beaucoup en étant portés à l’écran. Je pense surtout à Stephen King, qui passe un temps fou dans la tête de ses personnages, une dimension toujours occultée lors du passage à la pellicule

Dany : Je confirme … On vous a proposé une adaptation ciné ou TV du tricycle ?

Vincent : Non, pas encore. Je ne serais pas contre 🙂

Dany : Avec tous les risques ci-dessus !

Vincent : Oui, je voudrais juste participer au scénario

Dany : sage précaution …
Une dernière question Vincent avant la fin de cette audition

Vincent : Après je connais les problématiques et le formalisme du grand écran. donc…
oui

Dany : Est-ce que vous faites des puzzles ?

Ge😆

Vincent : Oui… et non.
haha
J’aime les casses têtes, mais pas les puzzles comme ceux que fait Tremblay, je n’ai pas la patience
C’est un personnage qui est mon strict opposé (ou presque)

Dany : Et bien je crois que nous avons fait le tour du tricycle … et bien au-delà d’ailleurs ! Il faut que je laisse de la place à mes camarades
Avez-vous quelques choses à ajouter ?

Vincent : Non, sinon merci et bonne fin de journée 🙂

Dany : Merci à vous Vincent pour cette disponibilité et la sincérité de nos échanges.

Vincent : De rien !

Dany : La Patronne a peut-être à dire …
Il semble que non ! Merci encore une fois, prenez soin de vous, la suite c’est dans moins d’une 1/2 heure 😉 Clémence prend le relais à 17h30 et en attendant bon retour dans votre cellule …

Vincent : Ok merci bien, je vais pouvoir en profiter pour boire en verre d’eau 😉
A tout à l’heure.

Dany👍

Ge : Que notre prévenu se repose un peu, Fin de cette deuxième audition.
A tout de suite.

La flore et l’aphone – Guillaume Gonzales


Le livre  : La flore et l’aphone  de Guillaume Gonzales. Paru le 10 août 2018 chez Kyklos éditions.  19€ (244 p.) ; 21 x 15 cm

4e de couv : 

Un étudiant lambda : colocation, amourettes, malbouffe et furtives incursions en amphi. Entre deux cessions de Ligue des champions avec les potes et le suivi de l’actualité comics, sans doute concédera-t-il envisager, dans le meilleur des cas, un avenir quelque part en thèse.

En attendant l’hypothétique voie royale, les ambitions du dilettante s’orienteront essentiellement sur l’inventaire des activités nocturnes et l’alimentation de la pompe à bière.

Quel événement justifierait qu’il renonce au farniente perpétuel, avec l’indolence érigée en art de vivre ?

Pas moins qu’un enlèvement !

Au bout du compte, il se pourrait bien qu’il trouve son rôle dans un monde qu’il n’avait jusqu’alors abordé qu’en spectateur.

Et lorsque ce monde, en proie à ses incohérences, se disloquera sous ses yeux, l’étudiant lambda ne se cantonnera plus à regarder…

Déconseillé aux électro-hypersensibles !

L’auteur : Guillaume Gonzales est  né à Saint-Dizier le 26 octobre 1972.
Guillaume Gonzales a passé la majeure partie de son enfance en Picardie.
C’est depuis sa chambre que se sont forgées ses références, de Paul Simon aux trois James  : Crumley, Burke et Ellroy.
Après plusieurs années consacrées à la découverte des États-Unis, parcourant les deux côtes en de multiples occasions, il s’est finalement installé dans le Perche, entre un champ de colza et un pré peuplé de moutons.
C’est là qu’il écrit désormais, lorsque sa femme et ses trois filles le lui permettent. Il a à son actif 3 polars , 2010 – La Bataille des forts (Kyklos, mars 2010) ; 2011 – Viandes et légumes (Kyklos, novembre 2011) ; 2018 – La Flore et l’aphone (Kyklos, août 2018)

 

Extrait  :
« Dans sa rue, passage fréquenté sur le chemin de la plage qu’un brouhaha joyeux animait habituellement, des hordes de zombies, parmi lesquels des enfants seuls et étonnamment calmes, défilaient vers une destination qui de toute évidence leur échappait. »

 

Le post-it de Ge

La flore et l’aphone – Guillaume Gonzales

Il y a bien trop longtemps que je n’avais pas lu un roman de cher Kyklos éditions. J’ai enfin pu réparer cette erreur car en ce début d’automne  sont sortis deux romans de cette maison d’édition si chère à mes yeux. Oui, j’ai un petit faible pour Kyklos car à chaque fois que je découvre un livre chez eux, j’ai une belle surprise. Oui Kyklos c’est l’occasion de découvrir des textes engagés et  des voix dissonantes. Et c’est donc sans appréhension que je me lance dans ces nouvelles lectures.

La première est pour moi l’occasion d’aller à la rencontre d’un auteur que je n’ai jamais lu, pourtant il en est à son troisième roman. Mais bon il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Cet auteur c’est Guillaume Gonzales et le livre La flore et l’aphone.

Alors que la Terre, touchée par un mal étrange, est le théâtre d’un déchaînement de violence, un étudiant nonchalant découvre son rôle dans un monde où il n’était jusque-là que spectateur.

Difficile de raconter ce livre sans trop déflorer l’histoire. Sans trop spoiler comme on dit maintenant. On va suivre l’histoire d’un jeune homme sans histoire, un étudiant en théologie qui bosse sur sa thèse tout en profitant au maximum de la vie estudiantine, entre pote, bière et soirée. Et même si comme beaucoup d’étudiant, il ne roule pas sur l’or, la débrouille entre potos fait l’affaire. Un seul problème, ces incessants saignements de nez et ses céphalés. Mais il compose avec tout cela, il tire même parti de son handicap et son nez rougi jusqu’au jour où…

Notre étudiant est kidnappé et où on lui explique que lui et ses problèmes de saignement de nez intéresse les milieux militant alternatifs mais pas seulement. Car oui  il est EHS et souffre d’ Electro Hyper sensibilité.

Voilà pour le début

Le contexte maintenant. Nous sommes ici soit dans un passé proche alternatif, soit dans un futur très proche qui nous pend au nez ! Dans un régime démocratique qui n’en a plus guerre que le nom. Dans la globalisation totale règne en maître. Où les pauvres sont de plus en plus pauvre et les riches d plus en plus puissants.

Aussi avec tout cela Guillaume Gonzales entraîne son personne et nous entraîne avec dans une histoire surréaliste qui pourtant reste tellement vraisemblable. Où comment un simple quidam devient du jour au lendemain un héros ou plus exactement un anti-héros.

De plus, cette intrigue que j’appellerai d’anticipation est servi par une écriture taillée au cordeau  et un style littéraire des plus agréable.

Oui vraiment cette première lecture de cet auteur est une très très belle découverte.

Guillaume Gonzales est un type que je vais suivre de près maintenant.

Merci à Virginie et au éditions Kyklos pour cette fabuleuse histoire et ce très beau texte.