Soirée de lancement de Carobookine  pour son livre « Haut les coeurs », j’y étais


Le 15 mai dernier, s’est déroulée la soirée de lancement des livres « Haut les coeurs ! » et « Castelletto » le tome 1 et je m’y suis rendue.

Vous vous demandez ce qu’une polardeuse venait faire dans cette soirée plutôt feel good.

Et bien simplement au départ, j’étais venue soutenir mon amie Caroline.

Mais si Caroline Noël vous la connaissez déjà si vous suivez notre blog.

Caroline c’est avant tout une super blogueuse, son blog Carobookine est un référence en la matière.

Et puis Caroline fait parti de l’équipe d’organisation du fameux Festival Sans Nom, le salon du polar de Mulhouse. Elle est aussi membre du jury du prix  du FSN. Un jury dont j’ai aussi la chance d’être membre. Caroline avec qui nous avons fait connaissance ICI et qui nous parlait  de ce Festival Sans Nom Là .

 

Aussi je me retrouvais invitée à la Soirée de lancement de Carobookine (à droite) pour son livre « Haut les coeurs ! » et pour #EmmaMars pour sa trilogie « Castelletto » 😍

Ils sont respectivement écrits par Caroline Noel alias Carobookine et Emma Mars pseudonyme de l’auteur Frédéric Mars 

Et du coup en exclu… Charleston nous dévoilait qu’Emma Mars est en fait un homme 😉 Et oui, la célèbre auteure de la trilogie « Hôtel » est un homme 

Et quelle ne fut pas ma surprise de voir sous les traits d’Emma Mars un auteur que je connaissais déjà mais pour de tout autres écrits. Des titres plus dans mon domaine de prédilection.

Allez, retour en images sur la soirée !

Mais avant Frédéric/Emma et Caroline nous disent quelques mots

 

Nous étions invité dans un restaurant parisien. Un restaurant du 6e arrondissement,  rue Mabillon  du coté de Saint Germain des Prés

Nous étions confiés sur la belle terrasse du restaurant

Et les Editions Charleston avaient bien fait les choses

Mais revenant à nos auteurs

Ils sont beaux, non ?

Bon après les petits discours, la séances de dédicaces

Bon et maintenant trinquons à ce premier roman.

Car Haut les cœurs est le premier roman de Caroline Noël

Alors Caroline, je veux à mon tour une belle dédicace.

Dédicace que je ne lirai qu’après avoir lu le livre.

Et vous savez quoi ?

J’ai lu la dédicace, la très gentille dédicace de mon ami Caroline, mais ne m’en voulais pas si je la garde juste pour moi !

Bon maintenant il est temps de faire quelques photos de groupes

Toutes les lectrices invitées derrière nos deux auteurs

Bon c’est bon maintenant tout le monde ou presque est dans la boite

 Il est temps aussi pour grignoter quelques gourmandises pour éponger les verres de champagne

Et pour finir, se prêter au jeu des photos avec les amis

David, Caro et moi, 3 membres du jury du prix du polar du Festival sans Nom

Voilà c’est fini, mais promis j’essaierai de trouver du temps pour vous parler de ma lecture de … Haut les coeurs

 

 

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Le Lambeau de Philippe Lançon


Le livre : Le Lambeau de Philippe Lançon. Paru le 12 avril 2018 chez Gallimard dans le collection Blanche.  21€ ; (509 p.) ; 21 x 14 cm
  
4ème de couverture :
 
Lambeau, subst. masc.
1. Morceau d’étoffe, de papier, de matière souple, déchiré ou arraché, détaché du tout ou y attenant en partie.
2. Par analogie : morceau de chair ou de peau arrachée volontairement ou accidentellement. Lambeau sanglant ; lambeaux de chair et de sang. Juan, désespéré, le mordit à la joue, déchira un lambeau de chair qui découvrait sa mâchoire (Borel, Champavert, 1833, p. 55).
3. Chirurgie : segment de parties molles conservées lors de l’amputation d’un membre pour recouvrir les parties osseuses et obtenir une cicatrice souple. Il ne restait plus après l’amputation qu’à rabattre le lambeau de chair sur la plaie, ainsi qu’une épaulette à plat (Zola, Débâcle, 1892, p. 338).
 
(Définitions extraites du Trésor de la Langue Française).
 
Bio de l’auteur : (brève mais telle que présentée par l’auteur et la maison d’édition) Philippe Lançon est né en 1963 à Vanves. il est journaliste à Libération et Charlie Hebdo, écrivain.
 
 
Extrait :
 Je suis toujours agacé par les écrivains qui disent écrire chaque phrase comme si c’était la dernière de leur vie. C’est accorder trop d’importance à l’œuvre, ou trop peu à la vie. Ce que j’ignorais, c’est que l’attentat allait me faire vivre chaque minute comme si c’était la dernière ligne : oublier le possible devient essentiel quand on devient brutalement étranger à ce qu’on a vécu, quand on se sent fuir de partout
 

Les Emotions  de Lecture de Cécile :

 Le Lambeau de Philippe Lançon

Nous nous souvenons tous du moment, du lieu où nous avons appris l’attentat de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. Je me souviens particulièrement de mon incrédulité et le refus de mon cerveau d’associer Cabu, qui était avant tout pour moi le dessinateur de Récréa A2, à un attentat islamiste. Comment pouvait-on vouloir tuer l’homme à l’éternelle frange et au sourire et au crayon facétieux au nom d’un quelconque Dieu ? L’incompréhension, la colère, la peur, la rage et aussi un peu la honte de ne pas s’être exprimée avant sur notre droit absolu à la liberté d’expression.  La défendre sans relâche aurait dû être notre priorité dès les premières attaques contre Charlie Hebdo et surtout ne pas laisser le champ libre à un groupe qui se réfugie derrière une religion pour justifier leurs horreurs et la dévastation. Je n’avais jusqu’alors pas trouvé le courage de lire un témoignage sur aucun des attentats qui nous a frappé.

 Je viens de refermer Le Lambeau de Philippe Lançon, journaliste à Libération et à Charlie Hebdo. Le matin du 7 janvier, il a hésité entre passer d’abord à Libération ou à Charlie, ce sera Charlie Hebdo et sa conférence de rédaction avec ses amis au milieu desquels il finira une partie du visage arraché par une balle, survivant de la tuerie dans une mare de sang. Dans le Lambeau, il nous raconte l’homme qu’il a été avec une minutie d’historien, l’homme qui a survécu et l’homme qui pendant plus de deux ans devra se reconstruire. C’est une page de notre histoire mais aussi une page de littérature, chaque instant, chacune de ses respirations sont une référence littéraire, musicale, culturelle. Chaque greffe, chaque épreuve est rythmé par les livres, par la musique, par les pièces de théâtres, par les expositions qu’il a lus, écoutée, vues. On ne ressort pas indemne et pourquoi l’être, aucun d’entre nous ne l’est depuis le 7 janvier comme après chaque attentat qui nous a frappé au cœur ! Et ce livre nous frappe au cœur, il doit rentrer dans l’histoire et il en prend le chemin d’après les derniers chiffres de réimpression qui, prouvent que personne ne veut oublier. Une banalité, Monsieur Lançon, mais merci de nous rappeler que rien n’est jamais fini et oui, votre courage ne peut être que salué ! Il faut lire Le Lambeau !

 « L’irruption de la violence nue isole du monde et des autres celui qui la subit. En tout cas, elle m’isola. Au même instant, Sigolène croisa le regard de Charb et elle a vu que lui avait compris »

 « Il aurait été facile, à cet instant, de comprendre quelle fascination inspire l’abjection ; de flairer comment ceux qui la justifient se sentent plus forts, et ceux qui tentent de l’expliquer plus libres »

 

« c’était des hommes en armes, c’étaient leurs balles ; c’était ce que nous les professionnels de l’imagination agressive, parce que ça n’’était tout simplement pas imaginable, pas vraiment. »

 

« Vivre à l’intérieur de la souffrance, entièrement, ne pus être déterminé que par elle, ce n’est pas souffrir ; c’est autre chose, une modification complète de l’être »