SMEP 2018 ; les impressions des flingueuses, tome 2


SMEP 2018 ; les impressions des flingueuses, tome 2

Allez on poursuit la série « retour sur le salon international du livre de poche de Saint Maur »

Cette fois c’est Ophélie qui nous offrent ses impressions sur cette 10e édition de Saint Maur en Poche.

Je vous laisse découvrir son ressenti


 

mon SMEP 2018 by Oph

Tous ceux qui ont eu la joie de participer à ce salon le disent: SAINT MAUR EN POCHE, c’est LE salon à ne pas manquer.

Du polar à l’histoire en passant par la littérature blanche, les récits de vie ou encore la BD et la jeunesse… Tous les champs de la littérature y sont représentés, et quel bonheur pour un lecteur que de pouvoir déambuler dans les allées de la place des marronniers, échanger des sourires avec d’autres passionnés ou badauds, quelques mots avec des auteurs à l’écoute et disponibles.

Ce salon chaleureux ,malgré sa taille importante, est devenu un incontournable.

Mais le SMEP, comme beaucoup de salon, c’est aussi l’occasion de retrouver les amis blogueurs, lecteurs, chroniqueurs rencontrés au détour d’allées d’autre manifestation, ou sur la toile.

C’était, pour ma part, ma deuxième participation… Mais il faut dire qu’il y a un an encore je n’étais pas chroniqueuse, juste une livrovore pour qui ce monde était inconnu.

Ce SMEP avait donc dès le départ un autre goût pour moi: celui de la famille.

La famille collectif polar d’abord, celle qu’a créée par Ge notre porte flingue et cheffe de meute (@Yvan pour les droits d’auteur 😉). Une bande de flingueuses et un mister flingueuse rassemblés autour de leur passion pour la lecture qui ont noué des liens d’amitié sincère (avec une pensée particulière pour Sofia et Danièle qui ne pouvaient être avec nous). Si nous nous connaissions tous via notre groupe virtuel, ce SMEP était l’occasion de rencontres IRL et de partager la joie de se retrouver.

Une famille qui discute H24 de livres mais aussi et surtout qui se soutien dans les évènements que nous traversons tous dans nos vies personnels. Une famille que nous devons à la gentillesse, la bienveillance, la générosité de notre Geneviève.

Ensuite la famille des blogueurs, chroniqueurs et lecteurs, je pense à Yvan, David, Mélie, Dominique, Fabienne, Sam, Stef, Laurent, Dav, Christelle, Maud, Delphine, Frédérique. Des personnes qui comptent beaucoup pour moi. Une bière partagée (ou un mojito avec Maud 😀), un câlin, des impressions de lecture, du soutien… Une famille là aussi.

Les copains auteurs, ceux dont j’ai régulièrement croisé la route ou d’autres que je n’ai croisé qu’une seule fois mais avec qui un lien particulier s’est créé. Une réelle amitié ou une amitié naissante… Nick, Sonja, Armelle, Nathalie, Laurent.

Ces familles, ces amis  qui m’ont fait une merveilleuse surprise au soir de la première journée de salon. Se réunir tous autour de moi et m’envoyer une bouffée d’amour géante à l’occasion de mon anniversaire. Leur surprise, leurs cadeaux, leurs petits mots m’ont profondément émue. Il est difficile de mettre en mots ce que j’ai vécu ce soir là, mes larmes ont parlé pour moi. Ces amis qui étaient présents, ceux qui ne l’étaient pas mais qui ont illuminé mon regard et accroché de nouvelles étoiles dans mon ciel rempli de cette joie de les avoir pour amis.

Et un merci particulier à notre mister flingueuse Jean-Paul pour avoir organisé cet intense moment de bonheur.

 

Ce SMEP était aussi le premier de mon grand bonhomme de 11 ans. Gabriele, arborant fièrement son badge de mini-flingue et son cordon presse autour du coup, a pris son courage à deux mains et est allé à la rencontre des auteurs du salon. Il a réalisé une petite interview de chacun de ceux qui lui ont accordé un peu de temps. De Bernard Minier à Armelle Carbonnel en passant par messieurs Franck Thilliez et Maxime Chattam, Sonja Delzongle, les Camhug, Nadine Monfils, Ghislain Gilberti….  Un grand merci à eux, une fois encore d’avoir eu la gentillesse de se prêter au jeu. Vous pourrez d’ailleurs retrouver ces interviews très bientôt sur le collectif polar: chronique de nuit!

Enfin ce week-end a été deux jours de rencontres et de découvertes. J’ai enfin pu échanger IRL avec Frédérique-Sophie Braize et Elodie Torrente, j’ai rencontré Agnès Abecassis (toute nouvelle venue dans la Ligue de l’Imaginaire) et Lucas Di Fulvio, revu avec plaisir Julien Sandrel et retrouvé par le plus grand hasard mon « filleul » policier, devenu auteur ALex Laloue.

Cette édition anniversaire a été une réussite pour tous! Pour ma part, elle a été particulièrement chargée en émotions, pleine d’amour, de rires et de sourires, de découvertes, de retrouvailles…

Un SMEP qui restera gravé dans ma mémoire jusqu’à ce que cette dernière décide de s’envoler au grès du vent de la vieillesse

A chacun de ceux qui ont rendu ce week-end magique: MERCI

A ceux qui n’ont pas eu la chance d’arpenter les allées de ce salon, n’hésitez pas… Allez y, et prenez votre bouffée de bonheur!

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Mala Vida – Marc Fernandez


La double Chronique 1/2

Le livre : Mala Vida de Marc Fernandez. Paru le 7 octobre 2015 chez Prélude. 13€60 ; (279 p.) ; 20 x 13 cm

Réédité en poche le 8 mars 2017 aux Livres de Poche dans la collection Policier

4e de couv :

De nos jours en Espagne. La droite dure vient de remporter les élections après douze ans de pouvoir socialiste. Une majorité absolue pour les nostalgiques de Franco. Au milieu de ce renversement, une série de meurtres est perpétrée, de Madrid à Barcelone en passant par Valence. Un homme politique, un médecin, une religieuse… rien ne semble apparemment lier les victimes. Diego Martin, journaliste de radio spécialisé en affaires criminelles, tente de garder la tête hors de l’eau malgré la purge médiatique. Lorsqu’il s’intéresse au premier assassinat, il ne se doute pas que son enquête va le mener au-delà du simple fait divers, au plus près d’un scandale national qui perdure depuis des années, celui des «bébés volés» de la dictature franquiste.

Un récit sombre et haletant qui nous dévoile les secrets les plus honteux de l’ère Franco, dans une Espagne toujours hantée par son histoire récente.

 

L’auteur : Cofondateur et rédacteur en chef de la revue Alibi, consacrée au polar, Marc Fernandez est journaliste depuis plus de quinze ans. Il a longtemps été chargé de suivre l’Espagne et l’Amérique latine pour Courrier international. Mala Vida est son premier roman en solo.

 

 

Extrait : 
Après de brillantes études de droit, [elle] intègre dès sa sortie de l’université l’un des plus importants cabinets de pénalistes de Paris. Là, elle va gravir tous les échelons, faire ses preuves dossier par dossier, client après client. Le petit dealer de cité finit par laisser sa place aux criminels les plus virulents, les plus en vue aussi. Des comparutions immédiates de ses débuts, elle est passée aux grands procès d’assises médiatiques. Elle a défendu des escrocs, des assassins, des trafiquants de drogue, des braqueurs. Tous les chefs d’accusation y sont passés, sauf les crimes sexuels. Elle a toujours refusé de mettre son talent au service d’un violeur ou d’un pédophile. Seule entorse à son serment d’avocat. Seule entaille dans sa ligne de conduite, elle pour qui chaque personne, quel que soit le crime qu’elle a pu commettre, mérite d’être défendue. Mais les viols, ça, non. C’est au-dessus de ses forces. Elle ne se l’explique pas, mais c’est ainsi.

 

 

Le off de OPH

Mala vida marc Fernandez

« Mala Vida », un roman qui m’a ému de part le sujet traité mais aussi par le soin qu’a mis Marc Fernandez à raconter cette histoire au travers d’une intrigue policière qui ne sert que de vecteur à la transmission de plusieurs messages…
Le scandale des bébés volés sous la dictature Franquiste, la crise économique en Espagne, les extrêmes fascistes et religieux… sont autant de sujets que Marc évoque habilement dans ce roman.

Nos passés conditionnent nos présents… c’est l’un des messages de « Mala Vida » de Marc Fernandez.

C’est émue que je viens de clore ce roman qui, sur fond d’intrigue policière, dévoile le scandale des enfants volés d’Espagne, des vols et trafics d’enfants qui ont vu le jour sous le régime de Franco pour se terminer des décennies plus tard.
J’avais découvert ce trafic dans un autre roman (Angor de F.Thilliez). Je me souviens du choc que j’avais eu en apprenant ce qu’avaient vécu des milliers de familles.

Dans « mala vida », Marc nous raconte la plaie béante que représente ce passé, pour des milliers d’espagnols, avec beaucoup d’émotions.
Il utilise habilement son intrigue policière pour relater cette histoire mais aussi travailler sur plusieurs thèmes : la lutte contre les extrêmes fascistes ou religieux, la vengeance, l’amour, la famille, la crise économique espagnole.
« Les chacals ont flairé la bonne affaire.Et ont distribué les crédits comme des chorizos. Vingt, trente, quarante et jusqu’à cinquante ans d’endettement. Venez, venez, pas de problème, voilà l’argent. Remboursez toute votre vie. Et si vous n’avez pas fini, ce n’est pas grave, vos enfants prendront la relève. Conclusion, quand la bulle a explosé, quand les expulsions ont commencé, les fiers propriétaires ibères ont été obligés de retourner vivre chez leurs parents. »

Le roman est dynamique, rythmé par des phrases courtes, parfois constituées d’un ou deux mots. La tension narrative ne se relâche jamais au cours des 280 pages de l’histoire de Diego, Isabel, David et Ana. Les personnages sont touchant. Marc leur a donné vie en prenant en compte les fêlures qu’il leur a imaginé, les faisant ainsi évoluer dans leurs émotions et dans leurs relations au fil de la narration.
Pas de descriptions à foison qui auraient pu alourdir l’intrigue, juste ce qu’il faut pour se retrouver en Espagne et s’imprégner de l’ambiance.

Pour clore je dirais qu’il y a des scribouillards et qu’il y a des journalistes qui écrivent des romans noirs de grande qualité.
« Mala Vida » est un roman passionnant, mais c’est aussi une leçon d’histoire, une leçon de vie.

Demain matin c’est Jean Paul qui vous exposera son ressenti sur Mala Vida

Nous verrons bien si ils ont le m^me avis avec Ophélie