L’exquis cadavre exquis, épisode 20


L’exquis cadavre exquis, épisode 20

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

La suite c’est vous qui l’inventez


Chapitre 20

by Nicolas Duplessier

Le début des emmerdes

 

Ciel d’un noir d’encre. Air saturé d’humidité. Un orage pas loin.

Sebastián et Valérie s’engouffrèrent dans le parking souterrain.

Des dizaines de bagnoles. Garées, pare-chocs contre pare-chocs.

Une Audi A8 s’arrêta, moteur au ralenti, juste derrière leur voiture banalisée.

Derrière le volant, un mec tiré à quatre épingles dans un costard noir et à la gueule de Jason Statham dans Le Transporteur.

  • Mais c’est ce bon vieux Sebastián Leriot !

Ironie dans la voix.

Sebastián sentit sa nuque se hérisser.

  • Qu’est-ce que tu fous ici ?

  • Moi aussi ça me fait plaisir de te voir, Sebastián.

  • Qu’est-ce que tu veux ?

  • Pourquoi cette question ? Je suis ici pour déguster la meilleure chouchoute de la région.

  • Ne joue pas au plus malin. Pas avec moi.

L’homme hocha la tête. Sourire satisfait.

  • Mes petits oiseaux m’ont dit que tu bossais sur la mort de Camille Longchamps.

  • Tes petits oiseaux ? Qu’est-ce que tu racontes ?

Nouveau sourire. L’homme alluma une cigarette.

  • C’est interdit de fumer ici.

L’homme souffla des ronds de fumée parfaits, répliqua :

  • Tu vas me coller un PV ?

Sebastián serra les poings mais ne broncha pas.

Réaction prévisible.

  • C’est bien ce que je pensais, Seb.

Grosse bouffée. L’homme souffla sa fumée au visage de l’inspecteur.

Sebastián se tourna vers Valérie puis retour vers l’homme :

  • Qu’est-ce que vous avez tous à m’appeler Seb. Vous vous êtes passé le mot ou quoi ?

L’homme se mit à rire.  Il se régalait.

  • Toujours aussi soupe au lait le père Leriot .

Valérie se mit à rire.  De bon cœur.

Regard noir de Sebastián. Valérie s’empourpra. Sebastián tapota sa montre.

  • Allez viens on se tire.

L’homme lui prit le bras. Sebastián tressaillit.

  • T’excites pas, ok ? J’ai reçu un mail de Mademoiselle Lonchamps.

  • Un mail ?

L’homme fit craquer ses phalanges.

  • Camille se sentait menacée. Elle a programmé l’envoi automatique d’un mail que j’ai reçu ce matin. Si elle n’avait pas été tuée, elle aurait annulé cet envoi.

L’inspecteur retint son souffle un instant.

  • Il dit quoi ce mail ?

  • Je ne suis pas ici pour te parler de son contenu mais pour te dire que j’enquête de mon côté.

Valérie s’en mêla :

  • Obstruction à l’enquête ça vous parle ?

L’homme jeta sa cigarette, démarra et renchérit :

  • Et le secret professionnel entre un détective privé et sa cliente, ça vous parle ?

  • Ta cliente ?

  • Camille Longchamps m’a engagé il y a maintenant plusieurs mois.

  • Engagé ? Putain, engagé pour quoi ?

Un haussement d’épaules.

  • A toi de trouver Leriot, c’est toi la bleusaille. Pas moi.

Le vrombissement du V8 couvrit les questions de Sebastián.

Valérie secoua la tête, interrogea son collègue :

  • Il s’est passé quoi là, Sebastián ?

  • Xavier Costes…

Une pause puis :

  • … Le début des emmerdes.

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Une bonne intention de Soléne Bakowski


 

Solène Bakowski sera à Saint Maur en poche les 23 et 24 juin prochain.

Venez la rencontrer

 

Une bonne intention de Solène BakowskiLe livre : Une bonne intention de  Soléne Bakowski. Paru 14 mars 2018 aux Editions Bragelonne, sous la direction de Lilas Seewald dans la 8€90 ; (368 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :
« Tous passeront à côté du sacrifice de l’un, de la confiance aveugle de l’autre, tourneront le dos à cet amour dingue,
car c’est de ça qu’il s’agit, cet amour inconditionnel d’un jeune homme pour une fillette qui écrivait des lettres,
cet amour d’une petite fille pour le jeune homme qui savait lui inventer des histoires. »
Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école. On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?
Le nouveau roman de Solène Bakowski nous offre, avec une ampleur et une acuité décuplées, le frisson gorgé d’amour qui a fait de son premier roman, Un Sac, un livre inoubliable.
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L’auteure : Solène Bakowski est née en 1981 à Paris. Auteur de « Parfois on tombe » (éditions Favre, janvier 2014), lauréat du Prix de la Chapelle-Montreuil 2015, d’ « Un sac » (auto-édition, janvier 2015) et de « Chaînes » (auto-édition, juin 2015), mon but est avant tout de raconter des histoires et d’essayer de faire ressentir des émotions à travers la fiction. elle aime créer des personnages alambiqués animés d’une « folie normale » et mettre en scène les points de rupture, ces moments où tout bascule. Roman noir, histoire paranormale, voyage initiatique et très bientôt roman d’anticipation…
……………………
Extraits : 
« Aujourd’hui, c’est l’enterrement. Une assemblée de chapeaux et de costumes gris s’est massée dans l’église. La voix du prêtre déclame, lancinante, sa mélopée, ce prêtre qui ne l’a pas connue et qui pourtant retrace, sans pudeur, les grandes étapes de son existences. Mais sans doute faut-il poser des jalons pour mesurer le chemin parcouru et provoquer l’empathie. »
« – Ça y est ! J’ai terminé mon vœux ! 
– Et c’est quoi ? demande-t-elle timidement avec un sourire en coin.
– Bah non, ça se réalisera pas. C’est toi qui viens de le dire.
– Oui, mais…
Ah, la curiosité.
– Si je te dis le mien, tu me dis le tien ?
– Bon d’accord. On les dit en même temps ?
– OK, 1, 2, 3…
– Faites que ça s’arrête jamais.
– Faites que ça dure toujours.»
……………………

Le “ressenti” de Jean-Paul

La perfection existe-t-elle en littérature ?

Je ne sais pas, mais Solène n’en est pas loin du tout pour moi…

Chaque phrase, chaque mot telle une pierre précieuse ciselée se trouve à sa place, c’est un roman noir étincelant !

Le mariage parfait de la noirceur qui nous entraîne lentement dans une abîme ou chaque personnage n’est pas ce qu’il semble être et de la beauté intérieure en toute simplicité de Mathilde, le tout en émotion… Superbe.

Certains passages sont bouleversants !

Cette nuit je n’arrivais pas à dormir. A 4h30 je suis allé voir ma PAL… Et il était là, au dessus !

Quelle richesse, quelle belle plume… C’est un roman exceptionnel qui m’a littéralement happé.

Le premier roman de Solène “Un Sac” m’avais déjà énormément touché, mais là… Je ne suis pas prêt d’oublier Mati et Rémi, d’ailleurs je n’en ai aucunement envie.

Vrai coup de coeur, à lire absolument !!!

Il me tarde de découvrir ses autres romans.