L’exquis cadavre exquis, épisode 17


L’exquis cadavre exquis, épisode 17

Elle s’appelait Camille, avait la phobie de la chlorophylle et n’a rien trouvé de mieux que de se cacher dans une serre pour tenter d’échapper à son l’Assassin .

Les inspecteurs Leriot et Remini sont sur le coup mais de nombreuses questions restent encore inexpliquées

Pourquoi Max a-t-il été si troublé en apprenant la mort de Camille ? Qui envoyait à la victime de petits cercueils en bois ? Que sait la brigade financière sur cette mystérieuse affaire ?

La suite c’est vous qui l’inventez


L’exquis cadavre exquis

Episode 17

by Noëlle

Dans le passé de Camille

 

Sebastián se retrouve avec plus de grain à moudre qu’il n’en voudrait. Car de son côté il n’a pas chômé. Il a commencé à creuser le passé de Camille. Elle a été élevée avec sa sœur par leur mère. Pas de trace du père biologique. Les filles ont 15 ans lorsqu’un beau-père entre dans leur vie. Bruno Lalande, d’origine bordelaise, issu de la noblesse du bouchon. Cadre commercial supérieur dans une société de négoce de thés et café bios, il est licencié lors de son rachat par un groupe étranger. Les filles ont alors 22 ans et ont quitté le nid pour terminer leurs études. Aigri, Lalande devient violent. La relation de couple est conflictuelle et le beau-père disparaît du paysage au bout d’un an. Deux ans plus tard, Carole, la jumelle de Camille, trouve la mort dans un accident de voiture. Ses restes carbonisés sont retrouvés près de Strasbourg.

La mère, déjà ébranlée par sa séparation explosive, ne se remet pas du choc. Depuis le décès de son enfant, Laure Longchamps a été internée à plusieurs reprises au service psychiatrique de Lariboisière. La perte de sa dernière fille l’a plongée dans un tel état qu’elle est à nouveau internée après une tentative de suicide.

Il va falloir creuser les infos de Valérie, enquêter dans le milieu de l’industrie agroalimentaire,  s’intéresser aux connections avec l’Allemagne. Leurs effectifs sont insuffisants pour obtenir des réponses rapides. A ce rythme, Fantômette peut continuer de flinguer à tout va.

Revoici son téléphone qui carillonne. C’est, cette fois, le fixe du bureau qui s’en donne à cœur joie. Une telle insistance, ça sent les emmerdes. Le juge Fabre vient aux nouvelles.

  • Lerot, vous en êtes où dans cette enquête ? Il y a désormais deux morts, un assassin dans la nature et toujours pas de mobile connu. Des résultats sont attendus. On m’en demande et je vous en demande. Alors ?

  • Monsieur le Juge, nous suivons plusieurs pistes. Il y a des points de convergence même s’il est prématuré de…

Fabre le coupe sèchement. Son verni de bonne éducation vole en éclat sous la pression exercée en hauts lieux.

  • Vous vous démerdez pour trouver des éléments tangibles, et fissa. C’est votre boulot. Ras le bol de cette enquête au point mort. J’ai toujours détesté Fantômette et nous avons passé l’âge des enfantillages, bordel !

Fin de la conversation. Sebastián est aussi dépité que le juge. Certes, il aime son boulot, même s’il est de ceux qui font vieillir prématurément. A trop côtoyer la mort, il sait qu’elle n’attendra plus longtemps son dû. La fatigue qu’il ressent entraîne l’inattention, fatale pour un policier. Il se lève et secoue ses idées noires. Dormir, juste quatre heures. Il en a besoin. Il éteint la lumière et d’un pas lourd quitte son bureau, sans un regard pour ses dossiers. Vu l’heure, il est déjà demain.

 

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J’irai brûler en enfer – Julie C. Combe


J’irai brûler en enfer de Julie C. Combe. Paru le 6 juin 2013 aux Editions Velours. 23€99 ;  219 pages ; 21x 14,5 cm.
4e de couv :
 
Londres, 1888. Derrière la voilette de son chapeau noir, Nellie Hoffman scrute la foule à la recherche de son amant. Au loin, dans la brume de l’époque victorienne, elle n’aperçoit que d’indistinctes silhouettes. Où est-il ? Où est cet homme dont la tête est mise à prix par Scotland Yard ? Se serait-il fait surprendre par les forces de l’ordre ? Des bras enserrent soudain sa taille, des lèvres effleurent son cou avec passion. Le voilà enfin. Son seul complice, l’amour de sa vie. Elle sourit, frissonne un peu. Dissimulée dans la doublure de son corset, une lame de rasoir. Elle ne va pas tarder à faire couler le sang. Tel un second souffle, la vengeance l’incite à recommencer. Encore et encore… Frapper ne suffit plus, entendre les supplications de ses victimes est un besoin désormais vital. Son amant aussi, aveuglé par l’amour et ses envies de sang, cache de longs couteaux aiguisés sous son manteau. Il ne sait pas encore qu’elle va faire de lui le plus grand tueur en série du pays ni que son nom résonnera comme une légende pour des siècles à venir…
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@nathaniel-adamczewski

L’auteur : Julie C. Combe est née au début des années 90, une décennie marquée par les meilleures productions Disney. Depuis, elle a grandi (un peu !) et mène une carrière professionnelle dans le domaine de la Communication. Dans sa petite vie bien remplie, elle partage également son temps entre la danse, l’écriture, la vidéo, quelques accords de guitare et bien sûr, son entourage. Même si son casier judiciaire demeure vierge, nos sources indiquent quelques événements troublants au cours des vingt dernières années.  Très tôt, elle s’initie au crime auprès d’Agatha Christie. Sa première lecture polar : Les dix petits nègres. Elle commet son premier meurtre sur papier à l’âge de 15 ans. Quelques années plus tard, elle remporte un concours d’écriture et publie sa première nouvelle dans un recueil chez Imperial Dreams. Son premier roman, J’irai brûler en Enfer, est publié l’année de ses 20 ans aux Éditions Velours.  En 2014, elle remporte le prix Espoir Féminin Dora-Suarez.  En 2017,elle signe chez Fleur Sauvage pour son 2ème roman : Pour que tu me reviennes.

Signe distinctif : un tatouage sanskrit au poignet droit.

A éviter : la lancer sur des airs de Broadway, les séances de spiritisme, lui servir des aubergines. L’individu est en apparence inoffensive, mais ses romans disent le contraire. A appréhender avec précaution.

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Extrait 
“Me voici au bord du vide en cette froide nuit d’hiver. À présent, peu importe l’opinion de Dieu, le remord m’envahit et je ne sais quelle solution choisir. Il est vrai que toutes les bonnes actions que j’ai réalisées me valent l’estime de tous, mais quelles sont-elles face aux atrocités d’autrefois ? J’avoue, la foi m’avait envahi au point de devenir fou en ce temps là, et ma faute n’a rien de pardonnable. Accompagné de six autres hommes, j’ai lâchement participé à la torture et au meurtre d’une petite fille de onze ans. La folie avait pris possession de son esprit, aussi nous crûmes qu’il s’agissait là de l’œuvre de Démon et c’est pourquoi nous avons fait à ce point preuve de barbarie. Je suis conscient que rien ni personne ne saura m’excuser, mais je tiens cependant à préciser une chose : si d’autres l’ont déshabillée, je me suis abstenu de participer aux obscénités qu’ils se sont permises”
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Le “ressenti” de Jean-Paul

Premier roman de Julie C. Combe, et malgré quelques petites faiblesses au tout début du roman, bien vite oubliées, j’ai ressentis déjà sa force littéraire.

C’est très fluide. Le sujet est très bien travaillé en amont, les recherches afin que le roman s’entrecroise parfaitement à une période l’Histoire que j’affectionne tout particulièrement.

Des personnages dignes de Conan Doyle… Tout est sombre, humide et tortueux.
On va de surprises en surprises, des policiers dépassés, des tueurs qui tiennent à se venger suite à des actes du passé…

Julie m’a fais voyager dans le Londres de 1888… Les couleurs, les odeurs, les personnages déchus, hommes, femmes et enfants qui ne recherchent qu’à survivre dans un monde où cruauté et méchanceté sont leur quotidien.

L’épilogue surprise est vraiment excellent !!! (malgré une petite erreur de date…)

Mais qu’importe, j’ai beaucoup aimé ce roman ou la fraîcheur d’une jeune auteure m’a transmis ses émotions et c’est tout ce qui compte pour moi… de ressentir et prendre du plaisir !

Malheureusement ce roman est devenu introuvable… Sans la gentillesse de Julie je n’aurais pas pu le lire.

J’espère qu’il y aura une réédition, il le mérite !