Victor del Arbol à l’honneur # 8 février

Le huitième et deuxième « Auteur à l’honneur » de l’année 2018 est un auteur espagnol

C’est donc Victor del Arbol que j’ai choisi de mettre en avant ce mois-ci.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Victor qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Victor del Arbol

Pourquoi je mets Victor à l’honneur.

Et bien simplement car j’ai eu la chance de la recevoir à la bibliothèque en 2014. C’est un grand souvenir. Mais aussi un gros fou-rire. Et oui, au moment d’interroger Victor, je m’aperçois que j’ai égaré mes notes et mes questions. Pas grave, on va le faire à l’arrache, sa ne sera que plus naturel. Bon j’avoue Victor a été sympa, il m’a bien aidée et les lecteurs ont été conciliants. Heureusement car avoir Victor a coté de soi c’est comment dire…Intimident Voire Impressionnant.

Je le met à l’honneur aussi parce que j’adore sa plume d’un lyrisme rare en littérature noire.

Victor del Arbol à l’honneur #8 février

Biographie

Victor del Árbol est né à Barcelone en 1968. Après avoir étudié l’Histoire, il travaille dans les services de police de la communauté autonome de Catalogne.

Il a reçu le Prix du polar européen 2012, le Grand Prix de littérature policière roman étranger 2015 et le Prix Nadal 2016.

Victor del Arbol, séminariste, flic et star du polar.

par Sandrine Bajos, pour le parisien 

« Victor del Arbol a deux passions, l’écriture et les femmes. A commencer par sa mère, dont il est très proche et à qui il confie à 8 ans : « Quand je serai grand, je serai écrivain. » Sa maman l’a eu très jeune, à 14 ans. Malgré ses origines très modestes, elle a toujours encouragé son fils, lui répétant à l’envi : « Il ne faut jamais renoncer à ses rêves. » L »an dernier, à 48 ans, Victor del Arbol  recevait le très prestigieux prix Nadal, l’équivalent du Goncourt en Espagne, pour son dernier roman, le magnifique « la Veille de presque tout ».

Issu d’un quartier « très difficile » de Barcelone, ce « fils de l’immigration », comme il se définit, et aîné de six enfants trouve refuge très jeune dans le monde des livres. Et notamment à la bibliothèque de son quartier, où il passe des heures. « Je ne savais pas encore écrire que j’inventais des histoires », se souvient le Catalan qui, depuis qu’il a appris à utiliser un stylo, tient quotidiennement un journal. Les rencontres ont fait le reste.

« Je suis quelqu’un de très curieux et, quand je vois une porte ouverte, je la pousse », aime-t-il raconter. Comme celle que lui entrouvre un prêtre-ouvrier lorsqu’il sort d’une adolescence chaotique. « Cet homme était très porté sur le social et moi, si je ne crois pas en l’Eglise, je crois en Dieu. Et je suis devenue séminariste. »

Mais le jeune homme va tomber amoureux. Il quitte sa robe d’homme de foi et part voyager trois ans. Il passera par l’Amérique du Sud, et notamment l’Argentine, un continent très présent dans son dernier roman. De retour en Espagne et célibataire, une nouvelle porte s’ouvre à lui, celle de la police. Alors qu’il pensait que « tous les flics étaient des fachos », il devient très proche d’un inspecteur. Un véritable ami qui n’hésitera pas à lui balancer : « Tu te plains toujours et tu fais rien, si tu veux changer les choses, donne un peu de toi. » Et voilà Victor del Arbol qui rejoint la police catalane pour vingt ans. Il travaillera notamment à la brigade des mineurs. Des années d’expérience dans lesquelles il puisera pour écrire ses romans.

A 35 ans, il signe son premier livre, mais il ne trouve personne pour le publier. Il persévère et couche sur le papier « la Tristesse du samouraï », qui deviendra son premier gros succès, en Espagne mais aussi en France, où il trouve très vite son public.

Face aux succès, il ne lâche plus la plume et finit pas abandonner définitivement son costume de policier il y a trois ans. Et, d’ailleurs, il n’aime pas être catalogué comme écrivain de polars…

« J’écris des romans noirs, conclut-il. Et la lumière de mes livres, c’est la femme, car elle représente l’espoir. »  »

Bibliographie

La veille de presque tout

La veille de presque tout  – Víctor del Arbol
Traduit de l’espagnol par Claude Bleton.
 Paru le 4 janvier 2017 chez Actes Sud, Actes Noirs. 
 22€50 ; (306 p.) ; 24 x 15 cm

 

L’inspecteur Ibarra a été transféré depuis trois ans dans un commissariat de sa Galice natale après avoir brillamment résolu l’affaire de la petite disparue de Málaga. Le 20 août 2010, 0 h 15, il est appelé par l’hôpital de La Corogne au chevet d’une femme grièvement blessée. Elle ne veut parler qu’à lui. Dans un sombre compte à rebours, le récit des événements qui l’ont conduite à ce triste état fait écho à l’urgence, au pressentiment qu’il pourrait être encore temps d’éviter un autre drame.

À mesure que l’auteur tire l’écheveau emmêlé de ces deux vies, leurs histoires – tragiques et sublimes – se percutent de plein fouet sur une côte galicienne âpre et sauvage.

Une fillette fantasque qui se rêvait oiseau marin survolant les récifs, un garçon craintif qui, pour n’avoir su la suivre, vit au rythme de sa voix, un vieux chapelier argentin qui attend patiemment l’heure du châtiment, un vétéran des Malouines amateur de narcisses blancs…

Aucun personnage n’est ici secondaire et l’affliction du passé ne saurait réduire quiconque au désespoir. Chacun est convaincu que le bonheur reste à venir, ou tente pour le moins de s’inventer des raisons de vivre. C’est ainsi que, dans ce saisissant roman choral, l’auteur parvient à nimber de beauté l’abjection des actes, et de poésie la noirceur des âmes.

La tristesse du samouraï

La tristesse du samouraï – Víctor del Arbol
Traduit de l’espagnol par Claude Bleton.
Paru le 4 janvier 2012  chez Actes Sud, Actes Noirs. 
Réédité en poche  le 2 janvier 2013 chez Babel, Babel noir
8€70 ; (473 p.) ; 18 x 11 cm

En ce rude hiver 1941, une femme élégante arpente les quais de la gare de Mérida au petit matin. Elle presse la main de son plus jeune fils et écrit à l’aîné, qu’elle s’apprête à abandonner, les raisons de sa fuite.

Le train pour Lisbonne partira sans elle, qui vient de disparaître pour toujours. L’enfant rentre seul chez son père, obnubilé par le sabre qu’un homme vient de lui promettre. !

Des années plus tard, une avocate envoie sous les verrous un inspecteur jugé coupable d’une bavure. Elle ne sait pas qu’elle ouvre ainsi une terrible boîte de Pandore, libérant quatre décennies de vengeance et de haine dont elle ignore tout et qui pourtant coulent dans ses veines.

Se jouant d’un contexte historique opaque, de l’après-guerre espagnol à la tentative de coup d’Etat de février 1981, La Tristesse du Samouraï est un intense thriller psychologique qui suit trois générations marquées au fer rouge par une femme infidèle. L’incartade a transformé les enfants en psychopathes, les victimes en bourreaux, le code d’honneur des samouraïs en un effroyable massacre. Et quelqu’un doit laver le péché originel.

 

La maison des chagrins

 

La maison des chagrins – Víctor del Arbol
Traduit de l’espagnol par Claude Bleton

Paru le 4 septembre 2013 chez Actes Sud, Actes Noirs. 

Réédité en poche le 7 octobre 2015 chez Babel, Babel noir
9€90 ; (550 p.) ; 18 x 11 cm

 Eduardo tente de survivre dans un appartement sans âme, grâce à l’alcool et aux psychotropes que lui prescrit la psychiatre chargée de sa réinsertion. Il vient de purger une peine de prison pour le meurtre du chauffard qui a tué sa femme et sa fille, voilà quatorze ans. Peintre autrefois coté, il gagne sa vie en exécutant à la chaîne des portraits anonymes que sa galeriste place dans les grandes surfaces. Un jour, celle-ci lui transmet une bien étrange commande : une célèbre violoniste lui demande de réaliser le portrait de l’homme qui a tué son fils. Elle veut pouvoir déchiffrer sous les traits de l’homme les caractéristiques de l’assassin. Unis dans la même douleur, la commanditaire et l’artiste ouvrent bientôt la boîte de Pandore, déchaînant tous les démons qui s’y trouvaient enfouis.Le pinceau d’Eduardo met au jour une galerie d’êtres tourmentés, enfermés dans un drame qui a figé leur existence : un jeune Chinois androgyne qui fait commerce de son corps, un fils de combattant de l’OAS enrichi par le gaz et le pétrole d’Alger, un ex-agent de la police politique de Pinochet, un Arménien sans foi ni loi, une jeune fille abusée par l’amant de sa mère, un mercenaire soufi… Autant de personnages qui hantent la maison des chagrins, pris au piège d’une vengeance désespérée et d’un hasard qui n’est que l’autre nom du destin.

Assemblant sous les yeux du lecteur les mille et une pièces d’un terrifiant puzzle, Victor del Árbol signe un roman vertigineux de maîtrise, glaçant de noirceur et désarmant d’humanité.

Toutes les vagues de l’océan

Toutes les vagues de l’océan – Victor del Arbol
Traduit de l’espagnol par Claude Bleton

 Paru le 4 février 2015 chez Actes Sud, Actes Noirs. 

Réédité en poche le 4 janvier 2017 chez Babel, Babel noir
9€90 ; (680 p.) ; 18 x 11 cm

 Gonzalo Gil reçoit un message qui bouleverse son existence : sa soeur, de qui il est sans nouvelles depuis de nombreuses années, a mis fin à ses jours dans des circonstances tragiques. Et la police la soupçonne d’avoir auparavant assassiné un mafieux russe pour venger la mort de son jeune fils. Ce qui ne semble alors qu‘un sombre règlement de comptes ouvre une voie tortueuse sur les secrets de l’histoire familiale et de la figure mythique du père, nimbée de non-dits et de silences.Cet homme idéaliste, parti servir la révolution dans la Russie stalinienne, a connu dans l’enfer de Nazino l’incarnation du mal absolu, avec l’implacable Igor, et de l’amour fou avec l’incandescente Irina. La violence des sentiments qui se font jour dans cette maudite « île aux cannibales » marque à jamais le destin des trois protagonistes et celui de leurs descendants. Révolution communiste, guerre civile espagnole, Seconde Guerre mondiale, c’est toujours du côté de la résistance, de la probité, de l’abnégation que ce parangon de vertu, mort à la fleur de l’âge, a traversé le siècle dernier. Sur fond de pression immobilière et de mafia russe, l’enquête qui s’ouvre aujourd’hui à Barcelone rebat les cartes du passé. La chance tant attendue, pour Gonzalo, d’ébranler la statue du commandeur, de connaître l’homme pour pouvoir enfin aimer le père.

Toutes les vagues de l’océan déferlent dans cette admirable fresque d’un XXe siècle dantesque porteur de toutes les utopies et de toutes les abjections humaines.

Les pigeons de Paris

 Les pigeons de Paris : Las palomas de Paris – Victor del Arbol
Paru le 15 avril 2016 aux Editions La Contre-allée
8€50 ; (90 p.) ; 15 x 11 cm

Dans un village isolé d’Espagne, Juan attend sur le pas de sa porte celles et ceux qui viennent pour exproprier le vieil homme de là où il a vécu et grandi. Ils sont jeunes et ambitieux, pressés de faire table rase du passé. Ce sont les enfants de Clio, fille d’émigrés à Paris revenus au village le temps d’un été durant l’enfance de Juan. C’était alors les années 60, Clio rencontrait Juan, lui apprenait à lire et lui faisait découvrir un monde vaste et diversifié. Elle incarnait la promesse d’un avenir meilleur… Cinquante ans plus tard, Juan se rend à Paris pour voir Clio une dernière fois.

« Je vous attends depuis un bout de temps ; je savais que tôt ou tard, vous trouveriez ce chemin, que je ne pourrais rester éternellement au bord de l’oubli, même si je voulais me rendre le plus invisible possible. Tout a une fin, nous le savons depuis le début. »

Voilà vous savez tout sur Victor del Arbol.

J’espère que j’ai réussi à vous donner envie de le découvrir.

En plus vous avez de la chance ses livres sont édités en poche sauf le dernier.

Perso, j’ai un petit faible pour cet auteur que j’adore.

Et j’avoue que j’attends son prochain roman avec impatience.

Vite, vite,  vite !

 

24 réflexions sur “Victor del Arbol à l’honneur # 8 février

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