Papote d’auteur : Miss Aline est avec Eric Maravelias

Papote d’auteur : Miss Aline est avec Eric Maravelias

Notre Flingueuse a lu, un peu par hazard,  La faux soyeuse d’Eric Maravelias. Elle nous en donne son avis. Et dans la foulée, elle est allée poser quelques question à l’auteur.

Je vous laisse découvrir tout cela

 

La faux soyeuse, Eric Maravelias
Editions Folio Policier.

Ce livre je l’ai acheté pour le faire participer à la chasse aux livres Collectif Polar. Puis j’ai vu plein d’articles sur lui. Bon ben je vais peut-être le lire même si c’est pas ma came (oui jeu de mot !)

C’est difficile, violent. Mais c’est prenant aussi. La société en dérive, les hommes aussi. Une saloperie qui prend possession de ton corps. Addiction. Dépravation, perversion, trahison, dérision. Au fil des pages tu galères pour t’attacher au personnages principal. Sa pensée est décortiquée, ses actes aussi. ça ne les justifient pas, sûrement, mais t’y trouve une sorte de justificatif. Justificatif s’il en faut à une société qui laisse certains sur le carreau dans leur m… Une société à deux vitesses (voire plus), deux poids, deux mesures. Tu le vois ce mec qui malgré tout à des valeurs, des sentiments, qui pose son regard sur lui sans fard. Il va au bout du bout de tout ce qu’il peut faire, penser. Est-ce que tu as mal pour lui ? je ne sais pas. Il me laisse sans voix, un vide à l’intérieur. T’as envie de chialer, alors oui peut-être que tu as mal pour lui.

Il va pouvoir partir pour la chasse aux livres maintenant. Je ne regrette pas t’avoir tourné ses pages. A votre tour de regarder le monde à travers ses yeux.

Bonne lecture !

Papote d’auteur : Miss Aline est avec Eric Maravelias

 

1- Pourquoi avoir écrit La Faux Soyeuse ?

Par jeu avant tout. A cette époque, j’allais beaucoup mieux, je lisais beaucoup, et ma situation m’amenant à faire un bilan sur ma vie, j’ai constaté qu’elle avait été bien noire les deux dernières décennies. De fil en aiguille, si je puis dire, j’en suis venu à l’écrire. Le jeu, bien sûr, étant d’arriver à l’écrire de la bonne manière. De façon à ce que, malgré sa noirceur et le sujet abordé, il puisse être lu par tous. Que tout en étant noir, mon livre soit aussi, dans une certaine mesure, poétique.

2- Avez-vous des rituels d’écriture, un endroit précis où travailler ?

Dans l’absolu, peu m’importe l’endroit. Calme ou bruyant, isolé ou en pleine ville, dans un bistrot ou dans un parc… ça n’a pas beaucoup d’importance. Ensuite, si c’est à mon domicile, oui. J’ai ma place dans la cuisine, devant la fenêtre, et je regarde les mésanges, le rouge-gorge ou l’écureuil vaquer à leurs occupations tandis que j’écris, réfléchis.

3- Face à l’engouement pour votre livre, vous utilisez souvent le mot « harcèlement ».

Cette engouement vous gêne ?

Du tout. Mon livre est sorti il y presque 4 ans, et c’est une plaisanterie. Dans la mesure où on parle encore de lui et que dernièrement, en effet, plusieurs salons m’ont invité, des chroniqueurs l’on lu, une journaliste de Radio France a refait un papier pour un journal suisse, je me suis amusé à parler de harcèlement. C’était humoristique.

4- Votre roman est très noir, le noir est une couleur parmi tant d’autres. Quelle est la couleur qui vous émeut.

Aucune en particulier.

5- La première fois que vous avez tenu votre livre en main… racontez-nous.

Tout dépend de quoi on parle. La première fois que j’ai tenu mon livre en main, je l’avais fait imprimer moi-même. C’est une sensation agréable. Un objet fini. Qui a l’apparence d’un livre, enfin. Ensuite, lorsqu’il est sorti à la Série Noire, chez Gallimard, c’était encore autre chose. Plus officiel, mon livre parmi les grands et dans une collection que j’aimais. C’est sûr que ça fait quelque chose. Mais ce n’est pas traduisible en mots si facilement. Et puis le battage médiatique qui a eu lieu ne m’a pas laissé beaucoup de temps pour apprécier pleinement ce moment si particulier. Les salons se sont enchaînés, les journaux, les radios, une émission télé ( Bibliothèque Médicis )… bref, c’est parti d’un coup, et j’étais le premier étonné de ce succès. Si je dis ça, c’est pour vous expliquer que je n’ai pas beaucoup eu le temps de penser, savourer tous ces instants, ces premières fois. J’étais un peu comme dans un rêve. Sur un nuage.

6- Qu’attendez-vous du monde de demain, qu’en espérez-vous ?

Rien. Je me prépare au pire.

7- On voit souvent des coups de gueule… donnez-nous son contraire : Un coup de joie.

Non, désolé. Je ne vois pas. Peu de choses m’inspirent de la joie, dans ce monde. Ou alors à titre personnel. Les animaux en liberté, les petits enfants, quelques amis, oui, mais quand je pense à ce que l’avenir leur réserve, ma joie s’évanouit.

8- Un indice sur votre prochain roman ?

Oui. 2019.

9- Un petit mot pour vos lecteurs ?

Oui : Merci.

10- Quelle question auriez-vous aimé que je vous pose ? Quelle est sa réponse ?

Celle-ci.

12 réflexions sur “Papote d’auteur : Miss Aline est avec Eric Maravelias

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