Papote d’auteur. Sébastien Meïer répond à Marie No, notre psychopathe du polar

Papote d’auteur. Sébastien Meïer répond à Marie No, notre psychopathe du polar

Marie Noëlle, flingueuse psychopathe nous propose une petite interview d’une nouvelle plume et elle en profite pour nous faire ensuite part de son avis sur son dernier polar.

Je vous avez prévenu, c’est un vrai psychopathe du polar ! Elle nous fait du 2 en 1

Une papote d’auteur et un conseil de lecture.

Allez, je lui laisse, je leur laisse la parole


Papote d’auteur. Sébastien Meïer réponds à Marie No, notre psychopathe du polar

 

ITW SEBASTIEN MEIER

Aujourd’hui, je vous présente SEBASTIEN MEIER, jeune auteur Suisse pour qui j’ai eu un coup de cœur.

Bonjour Sébastien et tout d’abord un grand merci à toi d’avoir accepté de répondre à mes questions.

1) Mais dis donc quel talent , je découvre un auteur qui a créé sa maison d’édition à seulement 22 ans (Editions Paulette) puis parution d’une trilogie aux éditions ZOE à 29 ans.

Ma curiosité fait que j’ai bien envie d’en savoir un peu plus sur ton parcours.  Peux tu nous parler de toi en quelques mots ?

J’ai grandi en Suisse romande où je suis né. Rapidement, après l’obtention de mon baccalauréat, j’ai su que les études supérieures n’étaient pas faites pour moi. J’ai donc commencé à travailler, d’abord au théâtre de Vidy, comme ouvreur, puis plus tard comme veilleur de nuit dans un foyer psy, ou serveur, fonctionnaire à mi-temps, etc.

Tout ça pour financer mes aspirations artistiques, qui ont toujours été éclectiques. La littérature a une place importante, certes, mais je m’intéresse aussi beaucoup aux arts vivants – théâtre, danse, musique.

Bref, j’ai donc passé beaucoup de temps à écrire, j’ai fondé une maison d’édition, dirigé un journal, co-fondé un collectif des arts de la scène, etc. J’aime essayer de nombreuses pistes, fureter à droite à gauche et élargir mon horizon.

 

2) Vient de sortir L’ORDRE DES CHOSES  qui est le dernier volet d’une trilogie « polardesque » si j’ose dire avec pas mal de personnages corrompus en Suisse, réalité ou fiction ?

 Ni complètement fiction, ni complètement réalité.

3) Tu parles  de pratiques quasi mafieuses dans certains milieux suisses, tout ça est très détaillé et fort intéressant, j’aimerai juste savoir comment tu gères ton travail d’investigation et comment tu arrives à te procurer les informations  nécessaires pour ton manuscrit ?

 Je commence par beaucoup de lectures sur un sujet donné et je multiplie les sources (articles, livres, documentaires, rapports d’activités d’entreprises, etc.). Ensuite j’essaie de faire le tri dans les diverses manières qu’il y a de présenter une même réalité (par exemple entre la communication d’une multinationale, parlant de « développement », de « progression », et celui d’une ONG qui, parlant d’une même situation, va utiliser des termes tels que « désastre », « exploitation »).

Bref, je m’emploie à comprendre comment et pourquoi les différents discours se construisent, et quels intérêts motivent ces angles différents.

Parfois je rencontre également les acteurs et les actrices des univers dans lesquels évoluent mes personnages. En réalité, c’est très simple, la plupart des gens sont heureux de parler lorsque quelqu’un s’intéresse à leur boulot.

Et finalement, je laisse fonctionner mon imagination.

 

4) Parlons  un peu de tes personnages  qui sont assez hétéroclites et ambigus  je dois dire , pourquoi tant de diversité  dans leurs profils ?

Également par soucis de réalisme. Contrairement à une représentation souvent utilisée, je crois que la société dans laquelle nous vivons est diverse et ambiguë. Pourquoi ne pas utiliser cette incroyable richesse dans mes livres ?

Ce qui me plaît, c’est la complexité et la fragilité de mes personnages. En proposer une vision binaire, ou simpliste bien/mal, bon/mauvais, ça serait pour moi un échec. La simplification ne m’intéresse pas.

5) Pourquoi le Polar ?

Un peu par hasard, à la base. Il y avait un meurtre et un flic dans Les Ombres du métis, mon premier livre, et ma maison d’édition m’a informé qu’il s’agissait d’un polar.

Et cela me va très bien, je suis à l’aise dans ce genre-là qui impose une narration tendue, rythmée, efficace.

 

6) J’imagine que tu aimes lire et donc que lis-tu en ce moment ? (à part le 24heures ! haaaa) et quels sont tes auteurs de référence en matière de polar ?

Je lis très peu de polars, en vérité. Plutôt des essais, des articles, ce genre de choses. En ce moment, je m’intéresse de près à la révolution russe et je me régale d’un livre de Tariq Ali, « Les dilemmes de Lénine », très bien écrit, très bien traduit.

Question polar, j’ai beaucoup lu Simenon ou Fred Vargas. J’avoue avoir assez peu d’intérêt pour le polar grosse mécanique, qui dégaine hélicoptères, bazooka et scénarios farfelus. Le polar peut être une forme de littérature très subtile et riche, reflet implacable de notre monde, sans fioritures, sans fard, et c’est ce que j’ai trouvé chez Vargas ou Simenon. Faute de bien chercher, je n’ai rien encore retrouvé qui ait ce « plus ».

 

7) Dis moi Sébastien quels sont tes coups de cœur et tes coups de gueule, vas y lâche toi !

En bon Suisse, je ne me lâche jamais en public.

 

8) Les éditions ZOE sont  basées en Suisse dis moi où on peut se procurer tes livres en France ? Je parle de libraires indépendants bien entendu  pas des multinationales !

 Les éditions Zoé sont diffusées en France par Harmonia Mundi, donc mes livres sont disponibles sur commande dans toutes les librairies de France. Aucune excuse pour les rater.

9) Bon maintenant que la trilogie est terminée, il faut passer à autre chose mais quoi ? un nouveau polar dans le monde du Flamenco ? Une nouvelle trilogie ? J’ai comme l’impression que tu ne vas pas t’arrêter là ! je me trompe ?

 Non, tu ne te trompes pas. Je travaille actuellement à une nouvelle trilogie, dont vous saurez plus d’ici le mois d’avril 2018.

Merci Sébastien et à très bientôt

 

Le livre :  L’ordre des choses de Sébastien Meier. Paru le 5 octobre 2017 chez Zoé éditions. 18€50 ; (347 p.) ; 21 x 15 cm

4ème de couv.

L’ex-inspecteur Paul Bréguet a disparu. Désormais seule, son acolyte la procureure Emilie Rosetti décide d’aller jusqu’au bout de la très trouble affaire Romain Baptiste, en dépit des ordres de sa hiérarchie. Alors que les puissants de ce monde, avec à leur tête le richissime trader Beat Flückiger, se réunissent à Lausanne pour ouvrir un congrès international sur le négoce des matières premières, Emilie, en cavale, doit évoluer en marge pour conduire cette guerre souterraine, au dénouement imminent.

L’auteur : Né en Suisse romande en 1988, Sébastien Meïer crée à vingt-deux ans les éditions Paulette où il publie une quinzaine d’ouvrages. Membre de l’AJAR, il partage aujourd’hui sa vie entre l’écriture, le flamenco et les voyages.( Voir la papote ci-dessus.)
Extrait :
            Jacques-Edouard sortit, claqua la porte et continua à jurer dans les couloirs qui colportèrent sa colère dans tout l’immeuble. Il se dirigea vers le parc et, au milieu des épicéas communs, vida ses poumons en un cri désespéré. Jamais plus il ne baisserait la garde. Désormais, ce serait la guerre, car il savait très bien ce qui avait motivé le juge de paix à prendre une décision aussi disproportionnée : Beat Flückiger avait sauté sur l’occasion. Il venait de lancer une procédure pour définitivement détruire son neveu et récupérer les 30% d’actions de BFHG que celui-ci détenait. Un internement pour trois cent millions, l’affaire en valait la peine.

L’avis de Marie No

Bon OK, vous allez me dire : ENCORE UN SUISSE ! hééééé oui et j’ai envie de vous dire, c’est pas fini !!!!!

 Alors dernier volet d’une trilogie mais ce n’est pas un problème car il peut se lire isolément cependant il faut suivre car il y a une multitude de personnages, acteurs dans les précédents opus. (normalement un index est joint au livre décrivant ces personnages, ce qui est très malin)

 Bon cette histoire nous plonge dans le monde noir des multinationales, darkweb, boîtes de nuit échangistes et j’en passe !

 Perso j’ai adoré :

Les personnages….

L’ambiance générale

Très bien écrit

Chapitres rapides (un vrai page turner)

Une fin qui va bien

Bref un très bon moment de lecture.

 Tout ça pour vous dire qu’il va falloir suivre de près Sébastien qui a un avenir très prometteur et a sa place dans le monde du polar…….

 Merci à Sébastien Meier et aux éditions Zoé.

 

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