Papote d’auteur avec Sylvain Pavlowski et miss Aline

Aujourd’hui c’est Papote d’auteur et c’est Miss Aline qui nous propose une petite interview dont elle a le secret.

Aussi je ne vous retiens pas plus longtemps.

Et vous laisse découvrir :

Papote d’auteur avec Sylvain PAVLOWSKI et Miss Aline

  

 Aline : Bonjour Sylvain, après m’avoir fait découvrir votre livre, vous avez gentiment accepté de poursuivre avec une interview et je vous en remercie.  C’est parti, à vous de jouer :

  • Parlez-nous de vous en dehors de l’écriture : votre métier, vos passions … ?

 Sylvain : Bonjour à vous et à toute l’équipe du Collectif Polar, et merci de me donner cette opportunité de me présenter.

Je suis né à Paris, J’ai 56 ans, marié depuis 34 ans et j’habite en région parisienne dans les Yvelines. Je suis passionné de technologies et de tout ce qui peut se connecter à un réseau en général. C’est en partie pour cela que mon premier roman est centré autour des technologies et de l’Internet. Il y a un an et demi, j’ai décidé de poser mes valises et de mettre en pause ma vie professionnelle pour me consacrer à cent pour cent à l’écriture. J’ai passé ma vie dans des avions et travaillé sur à peu près tous les continents… je fais partie de cette première génération de strat-upers qui a œuvré à la banalisation des technologies de l’information. Cela a d’ailleurs été une chance, car les longs voyages sont propices à la lecture. C’est dans les salles d’embarquement que j’ai fait la connaissance de Harry Bosch, de Harry Hole ou de Kurt Vallander. Au regard de leurs exploits, je m’aperçois d’ailleurs que j’ai pris quelques années… Vallander est orphelin, Bosch à la retraite et Harry Hole… on ne sait pas trop. La lecture a toujours été une passion pour moi, je suis un lecteur compulsif.

Je me passionne en dehors de l’écriture pour ma famille, mes 3 enfants et mes deux petites filles – Un troisième est attendu pour Mars – Je suis un amoureux de la mer, passion que j’assouvis dès que je pars dans notre maison près de Royan. Je suis un pêcheur et je pratique la voile.

2 – Comment en êtes-vous venu à l’écriture ? Et pourquoi ?

Ma vie professionnelle ne m’a pas permis de prendre le temps et le recul nécessaire pour écrire. Je le regrette, car j’ai toujours eu cette passion que je n’ai pas pu exprimer jusqu’à cette décision de m’y consacrer totalement. Écrire n’est pas facilement compatible avec une activité professionnelle trépidante. Les entreprises fonctionnent malheureusement on mode On/Off – vous y êtes à 200% ou pas, il n’existe pas de juste milieu. Je suis d’ailleurs très admiratif de ceux qui arrivent à conjuguer les deux.

J’aime écrire. C’est une sensation sans nulle autre pareille que de donner vie à un univers, dans lequel tout est permis.

Mes romans s’inscrivent dans l’actualité. En tant que romancier, je construis des intrigues policières qui sont un fil conducteur que j’utilise pour dénoncer les maux de notre époque. Dans mon premier thriller, « La Menace Blackstone », j’ai choisi de décrire les risques démesurés que la finance fait planer sur nos sociétés. Il y a tant de travers qu’une vie entière d’auteur ne suffira pas pour les énumérer tous.

3 – Avez-vous des rituels d’écriture, un endroit précis où  travailler ?

C’est surprenant que vous me posiez cette question, car, effectivement, je n’arrive pas à écrire en dehors de mon bureau… Jamais de musique et du calme ! J’ai besoin de m’enfermer dans ma bulle où chaque chose est à sa place pour écrire sereinement. Je commence toujours par relire en détail le texte de la veille. Après une nuit de sommeil, les bonnes idées d’hier peuvent parfois sembler un peu fades et celles que l’on n’arrivait pas à exprimer, trouvent très souvent leur chemin ! Puis je relis un passage au hasard. C’est seulement après avoir complété ces deux tâches que je commence à écrire pour la journée.

4 – Pour écrire vous partez de quoi : une idée, des recherches ?

J’ai décidé de traiter dans mes romans de sujets qui me touchent. Je me suis posé comme objectif de mettre mes histoires au service d’une cause ou tout au moins d’apporter une grille de lecture différente sur un sujet spécifique.

Pour l’écriture de ‘La Menace Blackstone’, j’ai passé beaucoup de temps à me documenter, au-delà de ma compétence évidente (j’ai travaillé dans l’informatique et dans la finance pendant de nombreuses années), je voulais essayer de donner au lecteur une vision un peu apocalyptique certes, mais qui soit la plus proche de la réalité. J’ai analysé les divers fonds d’investissement et je me suis documenté sur les pratiques du trading à haute fréquence.

Pour en revenir à votre question, je décide d’un thème qui me plaît et sur lequel je voudrais m’exprimer avant toute chose, ce n’est qu’ensuite que viennent l’élaboration de l’intrigue et la mise en œuvre du récit.

5 – Dans La Menace Blackstone, on parle beaucoup d’Intelligence Artificielle ? Pensez-vous que c’est réellement notre avenir ? Au détriment des rapports humains ?

Je crois que c’est pour le moins un avenir subi qui nous attend. Nous n’avons pas le choix et les machines intelligentes vont s’insérer dans notre quotidien sans que nous ayons notre mot à dire. Il s’agit d’une évolution sociétale majeure que nous allons devoir gérer. Selon Éric Hazan dirigeant du McKinsey Digital, 40% des tâches pourraient être automatisées dans les prochaines années, et pour Moshe Vardi, le Directeur de L’Institute for Information Technology, à l’université de Rice au Texas, c’est la moitié de l’humanité que les IA pourraient mettre au chômage, d’ici à 2045. Sans être parano ces chiffres font quand même réfléchir …

Cela va irrémédiablement modifier le rapport de l’homme au travail et le rapport à l’autre. L’évolution des technologies autour de l’Internet va libérer l’individu, en ce qu’elle va permettre d’accéder à la plupart des services du quotidien depuis son appartement. Cela risque malheureusement de dessiner les contours d’une société nouvelle où l’éloignement social va devenir la norme et où les rapports humains seront moins fréquents.

Rien n’est encore écrit, mais les risques existent … alors restons vigilant !

6- Le monde que vous dérivez dans votre roman est effrayant dans ce qu’il suggère dans la manipulation de toute sorte. Pensez-vous qu’ainsi l’homme coure à perte ou saura-t-il ouvrir les yeux au bon moment et réajuster son comportement, sa façon de penser ?

Une chose est en tout cas certaine, c’est que nous n’avons jamais pu stopper l’innovation. Si nous l’avions fait, l’humanité n’en serait sans doute pas à son stade de développement actuel. Je ne me prononce pas sur le fait que cela soit une bonne ou une mauvaise chose… mais tant de bonnes raisons auraient pu empêcher l’avènement du moteur à explosion, de l’électricité, l’utilisation de l’atome, et j’en passe … pourtant tout cela s’est imposé à l’homme, jusqu’à le rendre indispensable.

Il en sera de même pour les IA et les machines apprenantes. La seule question est de savoir si nous saurons encadrer leur développement. De grosses pointures comme Bill Gates le fondateur de Microsoft ou Elon Musk le fondateur de Space X et de Tesla, sont en train de sensibiliser les politiques au danger potentiel que représente le développement hors de tout contrôle de l’Intelligence Artificielle.

Je vous propose d’ailleurs la lecture de deux billets postés sur mon site Web (les IA – Apocalypse ou espoir pour l’humanité et Dis il est où le centre du monde ?)

Les IA seront partout autour de nous dans un futur proche. Entre parenthèses, c’est déjà le cas quand vous surfez sur le Net, achetez sur Amazon ou n’importe quel site web. Des moteurs puissants d’analyse de vos comportements, de vos goûts et vos centres d’intérêt vous épient, vous scrutent, et analysent toutes vos actions. Dès demain, les IA vont se rapprocher, avec les voitures autonomes ou bien les interlocuteurs dans votre banque à distance, qui sont déjà et seront de plus en plus des robots intelligents.

Il reste à déterminer si cela est une menace pour l’humanité. C’est toute la question de la conscience. Tant que les IA seront des machines et qu’elles ne penseront pas par elles même, nous sommes à l’abri d’un scénario à la Matrix ou Terminator… Mais il faut absolument que nous tracions un trait rouge, une limite, qui ne pourra en aucun être franchie, avant qu’il ne soit trop tard.

Les machines apprenantes sont notre avenir, mais elles peuvent aussi sceller notre destin. Je n’aime pas l’idée que mon futur soit dans les mains de quelques jeunes ingénieurs de la Silicon Valley, eux-mêmes poussés par des investisseurs et des banquiers, qui ne voient pas plus loin que les 15% ou 20% de rentabilité annuelle de leurs capitaux.

Depuis les Sub-Primes, j’ai appris à me méfier… mais je suis confiant. Ces banquiers et ces investisseurs auront disparu dans quelques années, remplacés par des robots et des machines qu’ils auront eux-mêmes financés, et qui seront, je l’espère, bien plus raisonnables qu’eux.

7- On dit qu’un auteur laisse une part de lui dans ses écrits. Quelle part de vous avez-vous laissée et parmi vos personnages, lequel vous ressemble le plus ?

Chaque auteur transmet une partie de son ADN à ses personnages. Même si l’on donne vie à son double maléfique, il aura lui aussi une partie de vous, c’est difficile d’imaginer un personnage qui vous serait totalement étranger. Je suis en phase avec Pauline en fait. J’ai choisi comme héros récurrent une femme, car il existe dans les personnages féminins une plus grande part de fragilité et une palette de nuances plus large. Et puis des hommes Commandant à la Brigade Antiterroriste on imagine tout de suite un type avec des muscles ! Alors qu’une femme, la première à accéder à un poste de direction au sein de la BAT en plus, m’a semblé plus riche dans ce qu’il était possible d’y associer. Bon tout cela est à prendre avec précaution… pas de sexisme ni de théorie du genre hein ! Mais j’aime bien Pauline, ses fêlures, son caractère de cochon qui me rappelle quelqu’un … et sa ténacité. Pauline, elle ne lâche jamais rien !

8-  Un indice sur votre prochain roman ?

Oui bien sûr ! Pour le prochain Opus des enquêtes de Pauline, j’ai choisi comme titre provisoire ‘Le Mal du Pays’. Cette fois je vais essayer de traiter du problème des migrants. Je trouve qu’il s’agit de la plus grande hypocrisie collective de ce début du 21ème siècle. C’est un véritable drame humain ! À mon humble échelle, j’espère pouvoir donner à mes lecteurs une grille de lecture différente de ce problème, auquel il faudra bien que nous trouvions une solution collectivement !

En tout cas, j’ai bien avancé dans l’écriture, qui j’espère, sera terminée en mars 2018. Vous pourrez suivre Hammad, le jeune migrant pakistanais dans son voyage vers l’Europe. Kevin, le chauffeur et son camion fou, suivi de Cos, le roumain déjanté, en route vers le désastre.
Et, bien sûr vous retrouverez Pauline… qui va enquêter sous une chaleur qui plaque tout le monde au sol.

« Le Mal du Pays » remet le Commandant Rougier au centre d’une affaire de trafic d’armes, alors que va s’ouvrir à Paris, sous un soleil de plomb, une conférence sur les migrants, dirigée par le Président Lavalette.

Jamais très loin, mais toujours dans l’ombre, Fouad Al-Naviq et son fidèle homme de main Khalid Alzadi, guettent le moment le plus propice pour mener à bien leur nouveau projet et se venger de Pauline et des autres héros de « La menace Blackstone ».

« Le Mal du Pays »  devrait fera transpirer les lecteurs de ce second tome, à essayer de suivre les acteurs de l’histoire et les voir se débattre sous une chaleur implacable.

9 – Un petit mot pour vos lecteurs ?

Bien entendu ! Tout d’abord, permettez-moi de les remercier de la confiance qu’ils m’ont témoignée. Quand on publie son premier roman, il est difficile de se faire un schéma de la tournure que prendra les premiers mois qui suivent la sortie de son livre.

J’ai la chance de voir chaque jour de nouveaux lecteurs se lancer dans la lecture de La Menace Blackstone !

Si j’avais juste un souhait ce serait de leur demander qu’ils prennent un tout petit peu de temps pour partager leur ressenti, leur sentiment sur le livre ! Soit par un mail sur mon site Web, ou un commentaire sur Amazon.

Après tout pour un auteur le plus difficile c’est se mettre dans la peau d’un lecteur qui prend en main votre livre pour la première fois…

Un grand merci pour le temps que vous m’avez accordé et au plaisir de vous lire à nouveau ou de vous rencontrer.

NDLR : Voilà chers lecteurs Zé chères lectrices, vous en savez un peu plus sur notre auteur et sur son roman, La Menace Blackstone.

Vous pouvez aussi retrouver la chronique de miss Aline de La Menace Blackstone ICI

4 réflexions sur “Papote d’auteur avec Sylvain Pavlowski et miss Aline

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