Un été à Pont-Aven de Jean-Luc Bannalec

Le livre : Un été à Pont-Aven de Jean-Luc Bannalec : Une enquête du commissaire Dupin.  Traduit de l’allemand par Amélie de Maupeou. Paru le 3 avril 2014 aux Presse de la cité dans la collection, Terre de France. 21€ ; (372 p.) ; 23 x 14 cm.

Réédité en poche chez Pocket  le 2 avril 2015.  6€95 ; (357 p.) ; 18 x 11 cm

4e de couv :

Pont-Aven. Entre fest-noz et ciel azur, trop azur, la saison estivale démarre en fanfare. Jusqu’à ce qu’on retrouve le propriétaire du mythique hôtel Central dans une mare de sang.

Tous les témoignages – membres du personnel, héritiers, voisins et amis – convergent, lisses et sans faille. Et pourtant… Le commissaire Dupin, un Parisien récemment muté dans ce bout du monde et en voie d’adoption, suit la piste d’une toile de Gauguin, inconnue jusque-là, et s’adjoint les services d’une ravissante experte en art, pour confondre un assassin qui se rêvait millionnaire.

L’auteur :  Jean Luc Bannalec est né à Bonn , en 1966.  Son vrai nom est Jörg Bong.

Editeur allemand, traducteur, critique littéraire et écrivain, il est, depuis 2008, directeur de la maison d’édition S. Fischer Verlag.

Il a étudié la littérature allemande, la philosophie, l’histoire et la psychologie à l’Université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn et à l’Université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main.

Il obtient son doctorat à Francfort sur le concept de l’imagination et les enjeux esthétiques entre la fin du siècle des Lumières et le début du romantisme dans l’œuvre de Ludwig Tieck .

Depuis 1997, Jörg Bong travaille pour S. Fischer Verlag et vit Francfort-sur-le-Main. Il est aussi co-rédacteur en chef du magazine littéraire Neue Rundschau.

En mars 2012, sous le pseudonyme de Jean-Luc Bannalec, il publie « Bretonische Verhältnisse – Ein Fall für Kommissar Dupin » (« Microcosme breton – Un cas pour le commissaire Dupin ») qui rentre dans la liste des best-sellers du magazine Der Spiegel. Il connait un véritable succès en Allemagne et le livre se vend à plus de 250000 exemplaires. Il a été traduit en français sous le titre « Un été à Pont-Aven », sorti en France en avril 2014.

Extrait :
« Ce 7 juillet promettait d’être une magnifique journée d’été. L’une de ces belles percées de soleil typiques de l’Atlantique, qui avaient le don de rendre le commissaire Dupin parfaitement heureux. Le bleu du ciel semblait déteindre sur tout. Inhabituellement chaud pour la Bretagne au petit matin, l’air était aussi très léger, transparent, donnant à toute chose une présence claire et précise. Hier soir, encore, régnait une atmosphère de fin du monde. De monstrueux nuages noirs, lourds et menaçants, avaient obstrué le ciel, filant à toute allure tandis que des torrents de pluie s’abattaient en rafales. »

 

Voilà que je rentre de vacances, et déjà la Bretagne me manque.

Aussi comme j’ai sous la main quelques livres de poches qui ressemble beaucoup à du polar de terroir, je vais pouvoir à nouveau m’évader en Bretagne. Et en plus, dans le Finistère sud, un endroit que j’adore et que j’ai adopté il y a déjà plus de 20 ans.

Et puis repartir du coté de Pont Aven alors que je suis dans les transport parisien quoi de mieux pour reprendre en douceur.

Mais qui est donc ce Jean-Luc Bannalec dont je n’ai jamais entendu parler. Pourtant je connais bien la commune de Bannalec entre Concarneau et Quimperlé. Juste au dessus de Pont Aven justement. Alors ce Jean Luc Bannalec serai-il un régional. Et bien non, car Bannalec est le pseudonyme d’un écrivain allemand qui a trouvé sa seconde patrie dans le Finistère sud. Mais ça vous le savez déjà puisque je vous ai présenté plus haut notre auteur. Cependant lorsque j’ai eu ce bouquin dans les mains la première fois, je ne doutais nullement de tout cela. J’étais certaine d’acheter un livre 100% bretons ! Mais pas grâve, je vais essayer ce polar germano-breton.

Allez je me lance !

Ah Pont-Aven et sa fameuse école de peinture. 

Je me suis lancé avec avidité dans cette enquête iodée.  J’ai envié le commissaire parisien Georges Dupin, muté au cœur du Finistère. Dans ce petit coin de paradis où il suit la piste de suspects tout désignés – héritiers gourmands et impatients – après le meurtre d’un riche hôtelier et la disparition d’une toile de Gauguin…

J’ai aimé cette balade policière en pays bigouden.

Alors que le commissaire Dupin, auparavant rattaché à Paris, goûte avec joie aux plaisirs de sa vie finistérienne, il est confronté à l’assassinat du propriétaire du célèbre hôtel-restaurant de Pont-Aven, le Central. Pierre-Louis Pennec, propriétaire d’un imposant hôtel du centre-ville de Pont-Aven, est retrouvé baignant dans une marre de sang.

La saison est sur le point de s’ouvrir, et le commissaire va devoir se dépatouiller avec un crime qui le laisse perplexe. En effet Dupin enquête et découvre bientôt que Pennec était en possession d’un Gauguin inédit d’une valeur inestimable, remplacé depuis par une copie. Heureusement, il peut compter sur l’appui d’une jeune experte en art. Car tout, ici, se rapporte à Gauguin. Le Central, le meurtre, la vérité. Et le célèbre peintre, à défaut de pouvoir être l’accusé, n’est peut-être pas non plus totalement innocent…

J’ai aimé ce mélange entre polar régional et guide touristique et culturelle. J’ai plongée dans cette belle bouffée d’air. J’ai suivi avec plaisir les déambulations de ce commissaire attachant. J’ai eu envie de retournée au musée d’Orsay pour revoir les toiles des maîtres de Pont Aven. J’ai surtout eu envie de retournée sur les traces de ces peintres. Comme eux, je suis tombé en amour des paysages champêtres bordant parfois l’estuaire de l’Aven ou la belle côte rocheuse. J’ai humé les embruns, senti le vent et le sel marin sur mon visage. J’ai humé la houle du coté de  Port Manec’h entre Aven et Belon. J’ai pris un café à l’Hôtel Marrec.

Oui j’ai fait une belle balade en compagnie du très attachant commissaire Dupin, gourmet et bon enfant. Georges Dupin,un nom choisi en hommage à l’enquêteur d’Edgar Allan Poe (Double assassinat dans la rue Morgue, Le Mystère de Marie Roget et La Lettre volée). Mais qui n’a fait furieusement pensé à un autre Georges et à son commissaire. Oui je parle bien ici du commissaire Maigret et de Georges Simenon. Oui j’ai osé la comparaison et aussi j’en profite pour vous conseiller la lecture de ce titre.

Perso je vais poursuivre cette série avec grand plaisir.

A bah tiens, puisque je suis retournée en Bretagne avec Dupin , pourquoi ne ferai-je pas un détour du coté de Concarneau avec Maigret en relisant Le Chien jaune.

 

 

 

13 réflexions sur “Un été à Pont-Aven de Jean-Luc Bannalec

  1. Super chronique. J’aime moi aussi, la Bretagne où je passe souvent quelques jours et je vais me régaler en lisant ce livre en même temps j’aurai l’impression de me promener de nouveau dans Pont-Aven que j’ai beaucoup aimé.

    Aimé par 1 personne

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