« Rachid Santaki » à l’honneur #3 – Septembre

En ce mois de septembre c’est Rachid Santaki que j’ai décidé de mettre en avant.

Mais avant de vous expliquer pourquoi c’est Rachid qui poursuit cette nouvelle rubrique sur notre blog, je vous en rappelle le principe.

L’idée est que chaque mois, on se fasse découvrir un auteur qui nous tient à cœur. Étant tous des lecteurs d’horizons différents, cela permet aux uns et aux autres d’explorer d’autres univers qui nous tentent ! Pour participer, rien de plus simple :
  • une photo de l’auteur
  • une bref biographie de lui
  • Et enfin, deux ou trois livres que vous avez aimés et pourquoi !
Pour participer, vous n’avez plus qu’à me laisser un commentaire avec le lien vers votre article et je l’ajouterai au mien 🙂 Alors à vos claviers !

 

Mais revenant à notre auteur à l’honneur

Rachid Santaki

Pourquoi j’aime cet auteur

Pourquoi j’aime cet auteur, c’est simple parce que Rachid n’est pas seulement un auteur du noir c’est aussi un mec engagé. Il participe à la société civile, il tente de faire bouger les choses autour de lui. Il réinvente les façons de faire venir les jeunes des cités aux mots, à la lectures et aux livres.

C’est un pur passionné qui ne calcule pas, il fait les choses, il  s’investi à fond. Il n’attend rien en retour. Un mec comme j’aime !

Sa Biographie

Rachid Santaki est un auteur, journaliste, romancier et scénariste français, spécialisé en culture hip hop et street-marketing.  il a fait ses premiers pas dans la presse avec la revue 5Styles et a publié neuf livres dont La Petite Cité Dans La Prairie, Les Anges S’habillent En Caillera, Des Chiffres Et Des Litres. Il travaille actuellement sur son prochain roman mais aussi des projets télévisuels et cinématographiques.

Rachid Santaki est né e 20 octobre 1973  à Saint Ouen d’un père chauffeur de calèche à Marrakech et d’une mère caissière venue de Béthune.  Elevé avec son frère aîné par la grand-mère, il arrive en France – à Saint-Ouen – à cinq ans.

Après cinq années à Marrakech, Rachid revient en France. Il découvre la Seine Saint Denis et s’évade grâce aux fameuses séries du tube cathodique « Ricky La Belle Vie », « Arnold et Willy » et les dessins animés cultes des années 80 : Ken Le Survivant, Goldorak, Albator et Cobra. Il grandit et connaît des difficultés à l’école, lié à son contexte familial. Il redoublera « 48 fois » comme il le dit dans plusieurs interviews et sera orienté en filière pro. Rien ne destine cet enfant de père marocain et de mère française a se démarquer ou se faire remarquer. C’est avec la découverte de la boxe anglaise qu’il va pratiquer de gré, par son père qui veut faire de lui un « Rachid Balboa », que le jeune Santaki va découvrir un moyen de s’affirmer et de s’épanouir.  Ses camarades de classe côtoient un élève « réservé » ou « discret ».

A dix, il est placé en famille d’accueil par la Ddass.

« J’ai été ballotté entre mes parents et les collèges dont j’étais renvoyé. Mon rêve était de devenir dessinateur, j’ai été orienté en techno »,

A 18 ans, nouveau choc : il perd son frère aîné, emporté par une pneumonie. Cet événement marquera sa vie à jamais.Durant dix ans, il va se mettre « entre parenthèses »,   passant d’un petit boulot à un autre, avant de se stabiliser comme manutentionnaire.   Il arrête l’école niveau BAC avec comme seul bagage un BEP comptabilité.

Parallèlement, il devient animateur sportif dans un club de boxe thaï au Franc-Moisin. « C’est mon premier engagement. Depuis la mort de mon frère, je vivais au jour le jour. Là, je me suis réveillé en ayant l’impression d’être utile, d’apporter quelque chose à la société »

Après une scolarité et plusieurs belles rencontres à Saint Denis, Santaki devenu jeune adulte, s’investi comme éducateur sportif au Lumpini, il va transmettre aux jeunes des Francs Moisins et de La Courtille, des quartiers de Saint Denis, la boxe thaïlandaise. Cette expérience lui donne le goût pour entreprendre et il va co-fonder avec DJ White Lock, Stéphane Ackermann, hiphop.fr un site dédié à la culture hip hop. En deux ans, Rachid va découvrir et refaire le parcours de la culture hip hop avec les précurseurs de ce mouvement culturel. Il va lancer un magazine gratuit avec Stéphane Ackermann, son ami d’enfance et l’aide de Fabrice Allouche. Il découvre la presse gratuite. Dans son entourage, on retrouve Princess Aniès (qui lui a dédié un morceau en la mémoire d’Hicham Santaki « C’était Ecrit »), Oxmo Puccino et également le boxeur Dany Bill. Après deux ans, il décide de lancer un magazine gratuit 5Styles.

En 2008, il se lance dans l’écriture spontanée d’un manuscrit. Il rédige son histoire pour garder une trace de son vécu. Après les conseils d’un ami, il envoi le manuscrit à un éditeur qui décide de le publier après avoir reçu le texte dans la semaine.  Son premier roman est né. S’en suivrant quelques autres, mais ça nous le vérons tout à l’heure.

Ancien éducateur sportif de boxe thaïlandaise, fondateur du magazine 5styles, lauréat du prix Espoir de l’économie CCIP en 2006, très actif dans l’associatif et co-fondateur du Syndikat et de Saint-Denis Positif, Rachid Santaki est auteur mais aussi un hyperactif.

 

Mes rencontre avec Rachid

Comment vous définir mes rencontres avec Rachid ?

La première a été toute particulière.

Je suis  au salon du polar de Montigny, nous somme en décembre 2012 et je vais au devant de ce jeune auteur. Je veux absolument comprendre la démarche de cet auteur atypique. Ces romans ont fait débat au sein de notre comité de lecture alors j’y vais au culot. J’ai l’impression de l’attaquer de plein fouet.

Pourquoi utiliser le langage des cités, la langue des prisons, le parlé de la rue. Démagogie, provocation. ? ..Et avec charme, ce grand gaillard m’explique tranquillement sa démarche artistique, avec gentillesse il reçoit mes objections. Il argumente, me démontre sa logique, et là tout s’éclaire.

Il va me falloir lire ses romans avec ces nouvelles données.

Promis la chose sera faite très prochainement. A ce jour elle est même terminée . Je vous en reparlerai.

La deuxième, c’est Rachid qui la provoque. Il me fait signe et me propose un dej.. 

Et aux beaux jours de cette fin de printemps 2013,  nous nous retrouvons donc un midi à ma bibliothèque.

Et là encore je passe deux heures magiques.

Deux heures que je n’ai pas vu passer.

Ce mec déborde d’énergie, de projets. C’est un mec de terrain, il est vachement engagé dans sa ville et les villes voisines.

Il a fait mille et une choses, des tas de choses tellement diverses. Il bosse aussi avec les jeunes, participe à un atelier d’écriture, s’intéresse à toutes les cultures urbaines. Il a co-fondé un site et un mag de hip-hop, il crée un magazine gratuit sur les cultures urbaines, 5styles. Un domaine, il faut bien le reconnaître où je suis une bille. J’y connais pas grand chose et c’est un doux euphémisme.

Parlons de ses livres maintenant. Ou parlons plutôt d’une constante dans ces romans.

Cette constante c’est Saint- Denis, la ville de Saint-Denis.

C’est avec beaucoup d’affection, j’ai l’impression que Rachid Santaki a fait de Saint-Denis un des personnages principaux de ces polars. Il aime sa ville cela se ressent dans les descriptions qu’il en fait.

De Saint-Denis je ne connais que le cœur historique, la basilique…. Rachid Santaki nous fait découvrir aussi son côté sombre, les cités, le bidonville, mais aussi sa gare centrale, son quartier d’affaires, où les boîtes et les industries fleurissent.

Il nous promène à travers sa diversité, sa mixité ou ses ghettos. Il nous raconte ces populations qui se croisent ou s’entrechoquent.

Des romans noirs qui forment une fresque urbaine très sombre mais pas sans espoir.

Ce que j’aime aussi chez Rachid Santaki c’est sa façon d’utiliser les cultures urbaines pour communiquer sur ses polars. Le rap, les clips, l’affichage sauvages, le pochoir, le graf…..tout y passe et ça marche. Il se réapproprie sa ville et sa banlieue. Il occupe le terrain. Le 9-3 c’est son ter-ter.

Enfin c’est moi qui provoque le 3e rendez-vous puisque je propose à Rachid de venir participer à une rencontre autour de son dernier polar « Flic ou caillera » à la bibliothèque. Bien sur, sans hésiter, il accepte tout de suite. Et le 28 septembre 2013, il vient partager l’affiche avec Elsa Marpeau autour d’un apéro polar qui va ravir nos lecteurs.

Et puis, depuis nous avons eu la chance de nous rencontrer sur différents autres salons.

Rachid c’est un mec extra. Même si vous n’appréciez pas sa prose, allez à sa rencontre. Il a des tas de choses à partager avec vous. Car Rachid, c’est avant tout le partage et un regard porté vers les autres.

Rencontre à la bibliothèque Parmentier le 28 septembre 2013. 3e Rencontre à la bibliothèque Parmentier le 28 septembre 2013. Autour de jeunes et talentueuses plumes du noir français.

Et ce qui m’a vraiment fait plaisir c’est de l’avoir retrouver à Saint Maur en poche en 2014 La banlieue nord qui débarque en banlieue sud. J’espère que cette confrontation a été constructive.

Aujourd’hui Rachid a toujours autant de projet, je sais qu’il participe à des scénarios, il est toujours aussi investi dans sa banlieue, mais pas que. Il est partout dans toutes les cités et il va à la rencontre des jeunes, des collégiens…mais aussi des adultes impliqués auprès de cette jeunesse. Ecrivain, scénariste, journaliste et entrepreneur Rachid Santaki est vraiment un homme plein de ressources.

Sa Bibliographie.

 

 Les princes du bitume

Les princes du bitume  / Rachid Santaki. préface de Dominique Manotti.  Paru le 19 mai 2017 chez Jigal  dans la collection Jigal poche Polar.  9€50 ; (287 p.) ; 17 x 11 cm

Les princes du bitume est le dernier né de Rachid Santaki.

« Les blocs de la banlieue Nord imbriqués dans l’asphalte se réveillent dans le blizzard. Saint-Denis a les mains sales, ses embrouilles, ses magouilles et ses trafics tournent mal. »

Alors que s’annonce la prochaine Coupe du Monde de football, Saint-Denis s’apprête à vivre une furieuse bataille pour le contrôle du biz de la drogue, opposant voyous à l’ancienne et jeunes rageux.

Hachim, lui, est un ado brillant, sensible, curieux, passionné de culture Hip-Hop et qui rêve de devenir journaliste. Pourtant, coincé entre le quartier, sa famille et Houssine, le boss de Saint-Denis qu’il admire, Hachim semble choisir une autre voie…

Et tandis que Zidane et les Bleus font rêver les Français, caïds, trafic, prison, ripoux, trahisons, et règlements de comptes vont désormais rythmer son quotidien… Mais jusqu’où ?

Avec ce parcours initiatique, ce récit poignant d’une destinée déraillée, Rachid Santaki, sans volonté moralisatrice, mais avec une verve énergisante, en dit beaucoup sur ces banlieues en particulier et sur la société en général. Brut, noir et tragique !

 

La légende du 9-3

 

La légende du 9-3  de Rachid Santaki et Nasser Sahki. Paru le 13 avril 2016 chez Ombres Noires
 18€ ; (188 p.) ; 21 x 14 cm

« Je m’appelle Malik, je suis officier de police judiciaire. On m’appelle  » la légende du 9-3  » je suis capable d’installer une surveillance policière dans n’importe quelle cité de France. J’ai grandi à l’ombre des blocs de mon quartier, entre béton, ennui et petits trafics. Mes choix me collent à la peau. Traître aux yeux des mecs de la cité, vermine selon mes collègues. Où est ma place ? »

Malik est de retour à Saint-Denis pour se réconcilier avec les siens, mais son come-back vire au cauchemar : violence, trahison, culpabilité, Malik perd pied. Le policier au passé de dealeur se heurte au plafond de verre d’une société qui se replie sur elle-même et où personne ne veut de lui.

La légende du 9-3 s’inspire de faits réels de la vie de Nasser Sahki, co-auteur du récit. Officier de police judiciaire, enquêteur à la direction centrale de la police judiciaire, décoré de la médaille d’honneur de la police nationale à titre exceptionnel.

« Inspiré d’une histoire vraie. »

 

 La France de demain

La France de demain / Rachid Santaki et Brahim Chikhi. Préface de Benjamin Stora.  Paru le 28 mars 2015 chez Wildproject. 5€ ;  (83 p.) ; 20 x 13 cm.

La france de demain manifeste

« À mille lieux des clichés sur la banlieue, voici une exploration passionnante et sans concession, lucide et émouvante, d’une France que l’on connaît mal, et dont on parle pourtant si souvent. »
– Benjamin Stora Président du Musée de l’Histoire de l’immigration

La France de demain ? Elle est déjà là.

Elle est là, dans ce qu’on appelle encore parfois la périphérie, et qui est pourtant au centre de la société.

Elle est là, dans cette jeunesse, « ces enfants d’immigrés qui ont reçu comme seul héritage la confiance en soi de ceux qui n’ont rien à perdre. »

Sur la réussite, sur l’éducation, sur la responsabilité, sur l’islam, sur le travail, sur la politique, Santaki et Chikhi partagent ici leurs convictions complices, dans un témoignage paisible et radical, souriant et ironique.

Destiné aux millions de Français qui vivent en banlieue et à tous les Républicains, La France de demain voudrait nous aider à mieux poser les bonnes questions.

Réflexion sur l’avenir de la France incarné par la jeunesse des banlieues, souvent stigmatisée, à travers des questionnements sur la responsabilité, l’islam, le travail, la politique et diverses actions menées dans la périphérie parisienne, notamment en Seine-Saint-Denis.

Triple XL

 

Triple XL de Rachid Santaki. Paru le 26 juin 2014 chez Folies d’encre. 5€ ;  (48 p.) ; 19 x 10 cm
Au coeur de la cité, la sombre destinée de Sakina, 130 kilos, maltraitée par sa mère et son beau-père.
Dans Triple X, la « Cosette » se nomme Sakina, elle pèse cent trente kilos, elle danse, elle vit intensément. Dans la cité, ce n’est pas facile, et dans l’appartement, c’est pire. Triple XL est une nouvelle très sombre, du noir ou le rythme de la langue claque contre les murs de béton.

Business dans la cité

Business dans la cité de Rachis santaki. Paru le 17 avril 2014 au Seuil et chez Raconter la vie,  75 pages – 5,90 € ;  21 x 14 cm
En Seine-Saint-Denis, les frontières entre les mondes de la drogue et de la communication sont très poreuses. Après avoir trempé dans le trafic de stupéfiants, Rayane décide de se racheter en créant un magazine et une entreprise de marketing. Son ancrage à Saint-Denis devrait être son meilleur atout, c’est pourtant ce qui va le perdre.
Fiction dans le 93. Sous la plume de Rachid Santaki, les frontières entre commerce de la drogue et monde de la com’ sont étonnamment poreuses. Après avoir trempé dans le trafic des stups, Rayane – double de l’auteur ? – abandonne le business illégal pour créer un magazine et une boîte de marketing. L’ancrage de Rayane à Saint-Denis devait être son meilleur atout. Pas facile pourtant de tout recommencer quand on a été dealer.

Flic ou caillera 

 

Flic ou caillera de Rachid Santaki. Paru le 6 mars 2013 aux Masques dans la collection Grand Format. 16€ ; (274 p.) ; 21 x 13 cm

Réédité en poche le 5 mars 2014 chez Le Livre de poche.  5€90 ; (258 p.) ; 18 x 11 cm 

Octobre 2005. Deux adolescents trouvent la mort accidentellement alors qu’ils sont poursuivis par la police. Aussitôt les cités s’enflamment et la colère de toute une génération explose. Mehdi Bassi vit à Saint-Denis, sous la coupe du clan Bensama, caïds locaux de la drogue. Alors que la cité s’embrase, Mehdi va croiser la route de Najet, une jeune femme flic et beurette, qui n’en finit pas de se battre avec ses origines. Tandis que l’un essaie d’échapper au puissant clan Bensama, l’autre voudrait le faire tomber une fois pour toutes. Un polar plein de rage et d’énergie, qui aborde sans angélisme les thèmes de la montée des communautarismes, de la solidarité et de la débrouille. Aussi nerveux que mélodieux, Flic ou caillera renouvelle les codes du roman policier avec brio.

 Mon billet sur Flic ou caillera 

Les anges s’habillent en caillera 

 

Les anges s’habillent en caillera de Rachid Santaki. Préface d’Oxmo Puccino. Réédité en poche le 8 mars 2012 au Point. 7€10 ; (282 p.) ; 18 x 11 cm
 Je m’appelle Ilyès. À Saint-Denis, on me connaît sous le surnom du Marseillais. Je suis capable de griller le code d’une carte bleue en un clin d’oeil. Une fois mon travail réalisé, je peux dépenser sans compter. J’ai assumé mes conneries et vu le paquet de fric que cela m’a rapporté, la mise en parenthèses de ma liberté en valait le prix. Saint-Denis a été le théâtre de mes premiers coups. J’ai été assez malin pour passer les diplômes du crime, les autres candidats se sont retrouvés à vendre de la came ou du shit. Certains sont morts, d’autres se sont perdus entre les allers-retours au placard. Au fond de moi, je sais que ma sortie n’est que provisoire et que je vais reprendre la direction de la maison d’arrêt à la moindre erreur. »

Ilyès, le voleur à la ruse le plus doué de sa génération, vient de purger une peine de dix-huit mois à Villepinte. Avant de reprendre les affaires, il doit s’occuper du mec qui l’a balancé, un ancien pote empêtré dans des histoires de drogue et protégé par Stéphane, un flic ripou, narcissique et manipulateur, qui ne recule devant aucun trafic pour faire un billet. Les Anges s’habillent en caillera s’inspire du parcours du Marseillais, devenu à 25 ans une légende en région parisienne. Le roman nous plonge dans l’univers de Saint-Denis, ville-personnage, avec sa galerie d’anges et leurs histoires insolites, drôles, sombres et parfois cruelles.

Des chiffres et des litres

Des chiffres et des litres de Rachid Santaki. Paru le 23 février 2012 chez Moisson rouge-Alvik dans la collection Le syndicat. 16€50  ; (250 p.) ; 22 x 15 cm. 
Arrêt de commercialisation
Au coeur de Saint-Denis en 1998, Karim est un élève brillant, passionné de culture Hip Hop. Il se prépare pour une carrière de journaliste spécialisé. Sa fascination pour Houssine, le caïd du quartier et sa situation familiale lui font emprunter une toute autre voie.

La petite cité dans la prairie

La petite cité dans la prairie  de Rachid Santaki. Préface Bzit. Paru le 14 novembre 2008 chez Le bord de l’eau. 16€30 ; (239 p.) ; 23 x 15 cm.

Premier roman.

Rayane se trouve en bas d’un immeuble en région parisienne et rêve de tutoyer le bonheur : «Jusqu’ici tout va mal… Jusqu’ici tout va mal…», répète-t-il… En banlieue, l’important ce n’est pas l’atterrissage mais le décollage…

La Petite cité dans la prairie nous raconte une tranche de vie et la saga familiale de Rayane. Ses histoires avec ses meufs, ses univers : la boxe, la culture hip-hop et ses potes.

Comment sa famille s’est-elle retrouvée en Seine-Saint-Denis ? Comment Rayane, B.E.P en poche, va-t-il créer le magazine 5styles ?

C’est aussi l’histoire d’un des enfants de la télé, et de toute une génération. Pas n’importe laquelle, celle des années 80. Une culture construite autour de l’émission Achipé Achopé, des séries Starsky et Hutch, Arnold et Willy, Punky Brewster, des dessins animés Albator, Goldorak. Et de musique funk, new jack, et rap.

Voilà, vous savez presque tout sur Rachid Santaki.

J’espère que ce petit article vous a donnez l’envie de découvrir cet auteur que l’on a appelé…

le Victor Hugo des cités.

19 réflexions sur “« Rachid Santaki » à l’honneur #3 – Septembre

  1. Super partage ! J’avoue avec sincérité que je ne me serais jamais penchée sur l’un de ses romans mais ton article touche vraiment… je vais de ce pas le faire lire à ma fille pour qu’elle relaye auprès de son prof de français… car ça donne l’impression que l’auteur arriverait à réconcilier jeunes et lectures…
    Et pour finir, tu ne postulerais pas sur France 2 pour « On n’est pas couché » ? J’aimerais bien que tu mènes les échanges avec les auteurs !!!

    Aimé par 1 personne

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