L’Auteure et La Bibliothécaire par Cécile Pellault

L’Auteure et La Bibliothécaire  par Cécile Pellault

Lors du Salon du livre d’Ile de France de Mennecy le 4 et 5 février dernier, on va dire pudiquement qu’au niveau « ventes », ce fut extrêmement calme … Mais au point de vue rencontres, très enrichissant et notamment une pétillante à souhait avec Geneviève Van Landuyt !! Je lui avais promis de m’en inspirer et voilà une petite fable détournée pour fêter cette chouette discussion et pour les autres à venir. 

 Et une leçon ne jamais désespérer, amis auteurs, même dans les salons/ rencontres les plus calmes, y toujours quelque chose à en retirer…. C’est ce que j’essaierai de me dire la prochaine fois que je m’ennuierai à ma table

L’Auteure et La Bibliothécaire

(Librement inspiré de la Fable de Jean de la Fontaine : Le Corbeau et Le Renard)

Noyée par le succès d’autrui,
Et Esseulée à son comptoir,
L’auteure en dédicaces,
Tenait en ses mains son roman.
La bibliothécaire affamée, et par les mots alléchés,
Lui tint à peu près ces bonnimensonges:
« Et Bonjour, nouvelle auteure,
Que diable, ne vous ai-je déjà lu !
Que votre livre semble beau,
Si votre couverture se rapporte à votre plume,
Que votre intrigue doit-elle être palpitante. »
La jeune romancière par ses mots chamboulée,
En perdit son langage.
La collectionneuse de livres encouragée par le trouble occasionné,
Continua son abordage :
« Des mots je suis amoureuse,
Et les vôtres me lancent œillades et connivences,
Je frissonne à l’idée de vous lire. »
Tourneboulée après tant d’indifférence,
L’auteure, flattée, par le flirt littéraire,
Tendit sans hésiter son ouvrage.
La Bonnimenteuse récompensée,
S’éloigna rapidement son butin entre les mains :
« Je me leva ce matin fort marri,
Les poches vides après ripailles dans la dernière librairie,
Je n’aurai pas cru,
Que quelques diables de flagorneries,
Me rapporterai un peu de lecture,
Pour mon retour tracté vers la Cité peu romaine.»
Un peu confuse mais peu honteuse d’avoir été dupée,
L’auteure sourit qu’au moins un de ses ouvrages,
Quitta le salon autrement que dans sa propre besace.

Peu de dupes finalement dans cette histoire,
Juste une relation littérairement consentie.

 

L’objet du délit, le livre en question : Le brouillard d’une vie

Quand la famille de Lilly décide de s’installer dans la banlieue de Boston, cette famille d’expatriés français pense avoir trouvé le foyer qu’ils n’ont jamais connu. Cette vie rêvée vole en éclat le soir du bal de promo de Lilly. Comment faire son deuil quand ce en quoi on a cru jusqu’alors n’était qu’illusion ? Comment se reconstruire quand la traque continue ?
10 ans après, Lilly se pose toujours ces questions et espère trouver dans la fuite un peu de paix…

 

 

 

 

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