Les spectres de Chicago de Bob Garcia

Les spectres de Chicago de Bob GarciaLe livre : Les spectres de Chicago de Bob Garcia.Paru le 19 mai 2016 au Rocher dans la collection Thriller.19€90 ; (491 p.) ; 24 x 16 cm

4e de couv :

Les spectres de Chicago

Chicago, 1929. Par une nuit d’hiver glaciale, une bombe explose dans le sous-sol du Comedia, détruisant en quelques minutes le célèbre jazz-club. Deux hommes sortent miraculeusement indemnes des décombres après l’attentat : Gerry, l’un des trompettistes du Comedia, et un deuxième homme frappé d’amnésie. Gerry recueille chez lui son compagnon d’infortune, qui part en quête de son identité et de la vérité sur l’attentat. Entre un passé qui lui échappe et un présent hostile, ses questions se font de plus en plus nombreuses. La peur s’immisce en lui : quelqu’un, quelque chose le traque…

Dans un univers étrange et baroque, où rêve et réalité se confondent parfois, on croise Eliot Ness, Sherlock Holmes, un bibliothécaire illuminé, une vieille dame qui vend des jouets extraordinaires, des clochards presque célestes, des méchants bien retors… mais surtout la belle Wendy et ses enfants perdus. En revisitant le mythe de Peter Pan sur fond de guerre des gangs, de misère et de corruption, Bob Garcia signe ici un thriller crépusculaire et angoissant, mené de main de maître jusqu’aux toutes dernières lignes.

 

Bob-Garcia_2586L’auteur : Bob Garcia est née en 1954 à Casablanca au Maroc.  Il est ingénieur diplômé de l’École centrale.
Passionné de littérature populaire, de musique et de bandes dessinées, mais aussi du cinéma de Fritz Lang, Hitchcock, Tim Burton, Terry Gilliam ou encore de Jeunet/Caro, Bob Garcia a publié une dizaine de romans et nouvelles policières, des études tintinophiles, et des essais et articles sur le monde du jazz. Il tient en outre des chroniques littéraires et musicales régulières sur plusieurs médias radios et TV.

 

Extrait :
Des souvenirs émergent du fond de ma mémoire. Des images apparaissent, comme ces paysages aux contrastes durs et aux contours nets, éclairés par la lumière blanche d’un soleil d’hiver.
Je revois.
Notre famille n’était pas riche, mais nous ne manquions de rien. Nous mangions à notre faim, nos vêtements étaient toujours propres et nous tenaient chaud. Chaque Noël, un cadeau nous attendait au bas du sapin.
Papa et Maman trônaient au sommet de la hiérarchie de mes sentiments, comme des demi-dieux, personnages mythiques auxquels je vouais une admiration et une confiance sans limite. Ils faisaient tout pour me rendre heureux et je leur manifestais mon bonheur autant qu’il m’était possible de le faire.
Mon père était un mythe inaccessible. Je lui imaginais un destin exceptionnel. Je le voyais comme un géant, une montagne. Puissance et sérénité. Le seul fait de savoir qu’il existait m’emplissait de fierté et de courage. Sa simple présence me fortifiait.

Coucou Geneviève,

Fidèle au poste, je t’envoie in extremis ma participation au 3e volet de ton concours. J’ai choisi de chroniquer Les spectres de Chicago, l’objet même du lot en jeu!! OK, ce n’est pas très logique mais c’est entièrement de ta faute. Merci encore pour ton blog et tes conseils de lecture.

La Chronique d’Isabelle

Troisième volet

 Les spectres de Chicago, de Bob Garcia, éd. Du Rocher.

 

« – La clé d’une intrigue policière se cache souvent dans un changement de référentiels ! », avait lancé Bob Garcia à son auditoire, lors d’une récente conférence sur les polars. En lectrice avertie, je me suis plongée dans son dernier opus, Les spectres de Chicago, l’ œil rivé sur le référentiel. Las, l’auteur, ce perfide, s’est ingénié à brouiller les pistes.

Lancé dans le récit d’une enquête menée à Chicago en 1929 par le célèbre Eliot Ness, après l’explosion d’une bombe dans un jazz-club, il enchaîne soudain avec les aventures oniriques d’un gamin terrifié, s’interrompt pour donner la parole à un mystérieux amnésique avant de retrouver l’Incorruptible.

A un instant on se croit dans un remake d’Alice au pays des merveilles. L’instant d’après on s’envole avec Peter Pan dans un autre pays tout aussi imaginaire. Chaque univers nouveau amène avec lui sa logique, ses codes, sa cohérence propres. Parmi ces référentiels à la pelle, comment distinguer le référentiel de référence? Quand la boussole joue les girouettes, comment garder ses repères ? Bob Garcia triche, n’ayons pas peur de le dire. Il n’hésite pas à mettre Tintin, Batman et Mandrake dans le même bateau. Avec trois héros de ce calibre, allez savoir qui tombe à l’eau !

Et d’ailleurs, Garcia n’est-il pas un pseudonyme derrière lequel se cacheraient Dickens, Conan Doyle, James Ellroy et Christian Jacq ? Bref, quand la vérité a jailli d’une cascade de renversements de situations, inutile de dire que je n’avais rien vu venir. Le plus remarquable, dans cet enfumage, c’est que l’intrigue se tient.

Ce roman vous balade, certes, mais son fil conducteur reste toujours à portée de main. Sa construction alambiquée défie les lois de la physique littéraire, elle n’en est pas moins parfaitement contrôlée.

Quant à la fluidité de l’écriture, elle contribue à rendre ce livre multigenres prenant et surprenant.

J’ai perdu pied, j’ai adoré !

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6 réflexions sur “Les spectres de Chicago de Bob Garcia

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