La légende de la morte de Yannick Gloaguen

Le livre : Une enquête du commissaire Le Bleiz : La légende de la morte de Yannick Gloaguen.  Paru le 13 novembre 2013 chez Yoran Embanner. 12€ ; (317 p.) ; 17 x 11 cm

4e de couv : La légende de la morte

Kerguennec et son port de pêche autrefois florissant. La vie est devenue plus dure, la jeunesse sombre dans la drogue et le soleil a définitivement déserté la ville.

A la maison de retraite, on découvre le corps brisé d’une nonagénaire. Cette ancienne résistante, et maire de Kerguennec, est tondue. On lui a tracé une croix gammée sur le front.

Le commissaire Le Bleiz, entouré de ses habituels « complices », va enquêter sur un passé décidément bien obscur, mêlant les actions des uns et des autres pendant la Seconde Guerre Mondiale. Du Parti National Breton et le Bezenn Perrot, en passant par la Résistance, les maquis et le camp Margueritte à Rennes, les survivants et parfois les morts ont leur mot à dire, jusqu’à ce que… une vérité éclate.

Un polar où les évènements de la Seconde Guerre mondiale remontent à la surface comme tant de souvenirs oubliés et qui font éclater les bulles, parfois nauséabondes, d’un passé secret.

L’auteur : Né en 1959, Yannick Gloaguen habite le Pays bigouden. Passionné de livres, il écrit depuis plusieurs années pour son plaisir et pour celui de son entourage. Après le succès des deux premiers volets des enquêtes du Commissaire Le Bleiz, il publie ici son troisième roman. Yannick Gloaguen est l’animateur d’un atelier d’écriture pour adultes dans une médiathèque.
Extrait : 
Les oranges sales des lampadaires se reflétaient dans les flaques d’eau noirâtre. Novembre, décembre, les mois noirs étaient loin. Mars s’était pointé avec sa pluie habituelle, mais sans chaleur. Au début de la journée, un disque blanchâtre avait peiné à apparaître derrière de grosses circonvolutions grisâtres. Mais celui-là ne méritait pas de porter le nom de soleil.
Sur le quai, des petits tas de copeaux blancs tombés d’une remorque de la glacière achevaient de fondre dans cet hiver de pacotille finissant.
La halle à marée froide résonnait du frottement des caisses de poissons morts que l’on traînait sur le sol cimenté.

 La Chronique De Virginie

La légende de la morte – Yannick Gloaguen

Comment choisissez-vous un bon livre ?

Je me suis souvent posé la question sur mes critères de choix pour me décider à l´achat d´un roman. J´ai le chemin facile de l´auteur, celui que je connais et qui ne m´a pas encore déçue. Celui de la curiosité, par une couverture qui attire mon attention ou un titre qui me fait déjà imaginer les contours d´une histoire possible. Et puis celui de la raison, dirigé par la lecture d´un résumé qui fait naitre l´envie d´en savoir plus. Et il y a l´achat facile, celui qui réunit tous ces critères. « La légende de la morte » en fait partie. Mais qu´en est-il du subconscient ? De ces petits détails qui relient un roman à votre vie personnelle ?

Le troisième roman policier de Yannick Gloaguen est ce genre d´acquisition qui a touché ses sentiments palpables mais indescriptibles : un arrière-plan de seconde guerre mondiale par une croix nazi qui évoque un « paysage » franco-allemand, encore lourd à porter de nos jours et auquel je fais face au sein de ma chair. Des coulisses bretonnes ou tous les traits de caractères des fiers porteurs du Gwenn ha Du sont évoqués sans faux-semblant. Une nonagénaire dont ma première question non véritablement formulée était de savoir si elle allait devenir une Tati Danielle à l´image de ma grand-mère ou une petite mamie innocente dont j´ai toujours rêvée et dont l´assassinat de fiction arriverait à me peiner. La fascination de ces personnes âgées, riches de souvenirs d´une période de nos livres d´histoires. De souvenirs et de secrets. Secrets à taire ou secrets à faire taire ?

Et voilà les bases d´une intrigue que l´on suit, réconforté par la présence d´un commissaire bourru mais sympathique et de son équipe dévouée. On se laisse porter par les détails qui vous font découvrir les lieux comme si vous y étiez. Une écriture fluide, colorée, olfactive, rugueuse et délicate qui vous emmène sur de faux chemins derrière des personnages déjà condamnés mais innocents ou vous fait marcher à côté d´autres, chaleureux mais trompeurs. Le doigté des croisements de l´auteur vous tient en haleine de page en page. On s´attache, on se détache, on aime et on commence à haïr…et puis on sait mais ça, je le garde ici pour moi.

Un troisième roman exceptionnel qui me fera faire un autre achat facile : le nouveau roman de Yannick Gloaguen « L´ile des enfants perdus »

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27 réflexions sur “La légende de la morte de Yannick Gloaguen

  1. J’allais écrire la même chose que belette. En lisant ce résumé et ce qui suit qu’est ce que c’est tentant. J’ai un livre en rade….qui traîne…..par manque de temps. Comment faire ? Il fait si beau, j’en profite.
    J’aime les commissaires bourrus et sympathiques 🙂 Allez zou, je m’en vais aller enquêter sur cet auteur que je ne connais pas. Merci à toi Virginie. 🙂

    Aimé par 1 personne

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