Trophée Anonym’us : Armelle Carbonel sous le feu des questions

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Anonym’us

Les Mots sans les Noms

 mardi 27 décembre 2016

Armelle Carbonel sous le feu des questions

 Les questions du Boss.

1- N’y a-t-il que du plaisir, dans l’écriture, ou t’est-il déjà arrivé de ressentir une certaine forme de douleur, de souffrance, dans cet exercice ?

  • Le plaisir avant tout, même dans la souffrance ! Se torturer les méninges quand la page blanche se profile à l’horizon… lutter contre l’attrait du vide… et sentir cet équilibre fragile sous ses doigts… Un cocktail addictif qui prend sa source à chaque page !

 

2- Qu’est-ce qui te pousse à écrire, finalement ?

  • Qu’est-ce qui m’en empêcherait, surtout ?

3- Comme on le constate aujourd’hui, tout le monde écrit ou veut s’y mettre. Sportifs, stars du show biz, présentateurs télé, journalistes, politiques, l’épicier, ta voisine… de plus, des sites proposant des services d’auto-édition pullulent sur le net. Ça t’inspire quoi ?

  • Il y a des lecteurs pour tous les genres, alors pourquoi pas des auteurs en tous genres ? La diversité est une richesse.

4- Le numérique, le support d’internet, les liseuses, les ebook, les réseaux sociaux, sont une révolution pour les auteurs et bousculent également le monde de l’édition. Que penses-tu de ce changement ?

  • Je suis une fervente militante du support papier… mais il faut savoir évoluer avec son temps. Ces modes de communication ouvrent des portes autrefois infranchissables et favorisent les échanges, alors, je m’adapte !

 

5- Il semble que de plus en plus, les auteurs prennent en charge leur communication, font leur publicité, créent leurs propres réseaux, prolongeant ainsi le travail de l’éditeur de façon significative.Te sers tu toi aussi de ce moyen pour communiquer sur ton travail, annoncer ton actualité, discuter avec tes lecteurs ou d’autres auteurs et ainsi, faire vivre tes livres plus longtemps ?

  • Oui, bien sûr ! Pas seulement pour faire vivre mes livres, mais également pour entrevoir d’autres univers artistiques et créer une vraie relation avec mes lecteurs.

6- On dit qu’en 25 ans, le nombre de livres publiés a été multiplié par deux, leur tirage ayant baissé de moitié pendant cette même période. Comment sortir le bout de sa plume de cette masse de publications ? Être visible ? N’est-ce pas décourageant pour les jeunes auteurs ? Que leur dirais-tu ?

  • A ce propos, en tant que jeune auteur, z’avez un tuyau ? Sinon, décourageant ? Non. Tout le monde a sa place sur la scène littéraire. Même les seconds rôles ont leur mot à dire !

7- Les relations entre un éditeur, ou un directeur de collection, et un auteur, pourraient faire l’objet d’une psychanalyse, me disait un écrivain, récemment. Qu’en penses-tu ? Comment analyserais-tu cette relation que tu entretiens avec eux.

  • Si on oublie le divan, je suis en phase avec l’idée ! Je confie à mon éditeur mes doutes, mes peurs, mes angoisses. Et j’ai la chance d’avoir une oreille attentive et compréhensive à l’autre bout du fil ! Je n’en révèle pas autant à mon psy ! (rires !)

8- J’ai pensé longtemps, et ma bibliothèque s’en ressentait, que le noir, le polar, était une affaire de mecs. Les coups durs, la débine et la débauche, les gangsters, la baston, les armes, les crimes et la violence en général… une histoire de bonshommes. Aujourd’hui, les femmes sont de plus en plus présentes dans l’univers du polar. Grâce au Trophée, j’ai pu me rendre compte qu’il y avait de nombreux auteurs femmes dans ce genre. Ce n’était pas le cas il y a quelques décennies.

Quelles réflexions cela t’inspire-t-il ? À quoi cela est il dû, selon toi ? En lis-tu et, si oui, Lesquelles ?

  • Pourquoi les hommes auraient-ils la primeur de la violence en littérature ? Nous sommes avant tout humains, et donc tous susceptibles d’en parler. J’en lis, sans distinction de sexe. Les féminines qui me touchent le plus sont Claire Favan, Karine Giebel et Emma Locatelli.

9- Pourquoi as-tu accepté de participer à ce Trophée ?

  • Pour le concept. J’adore. Etre jugée à l’aveugle… c’est bon ça !

Les questions de Mme Louloute.

1- Vie professionnelle, vie de famille, salons et dédicaces, à l’écriture reste-t-il une place ?

  • Dans mon cœur, une place importante. Dans mon emploi du temps… aussi !

2- A-t-on encore les idées claires, quand tous nos héros broient du noir ?

  • J’adore les clair-obscur… Alors, je préserve ma part de lumière en aimant.

3- La rentrée littéraire approche. Un livre, ça va, 560, où est-ce qu’on va ?

  • En librairie ?

4- Le dicton du jour : À la saint Grégoire, sort un livre de ton placard. Je t’écoute.

  • A la sainte Armelle, jette-toi sur un livre d’elle ?

5- Boire ou écrire, faut-il choisir ?

  • Joker !

6- La littérature est le sel de la vie. Passe moi le poivre.

  • J’opte pour le piment.

7- Lire aide à vivre. Et écrire ?

  • Ecrire, à survivre.

8- Une anecdote à nous narrer, sur un salon, lors d’une dédicace, d’une table ronde, un événement touchant, drôle, étrange… ?

  • Ça, j’ai ! En salon, on me confond continuellement avec Sandra Martineau ! Si bien que nous sommes officiellement proclamées « jumelles » ! Méfiance, on pourrait vous jouer un tour…

Nous te remercions d’avoir répondu à nos questions et d’être présent(e) avec nous, pour cette troisième édition du Trophée Anonym’us.

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